La Ségolénade du vélo à assistance électrique

Bon, encore une fois je vais faire ma mauvaise tête. Actuellement, on dirait bien que l’ensemble des associations plus ou moins proches du vélo semblent s’extasier sur ce qui sera sans doute la dernière mesure de l’électro-dépendante Ségolène Royal, à savoir la prime de 200 euros pour l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE).

Je trouve cela gênant, voire même déplacé. De la même manière que la prime de 10.000 euros pour l’achat d’une voiture électrique est un non-sens, une prime de 200 euros pour acheter ce qui n’est au bout du compte qu’un nouveau mode de déplacement électrique va encore dans le même sens. Derrière ce modèle, il y a toujours plus de batteries électriques à créer avec toujours plus de matériaux polluants à extraire et toujours plus d’énergie à produire, bien souvent nucléaire.

D’ailleurs, on voit bien que le projet n’est pas de favoriser le vélo, car la prime de 200 euros concerne aussi les trottinettes électriques, hoverboards et autres gyropodes. Il sera dit que plus personne ne se déplacera à la force de ses muscles! Est-ce que l’objectif à terme est de nous transformer tous en grosses limaces électriques à l’horizon 2050?

Parmi les arguments retenus par les associations en extase, on trouve également l’emploi, avec l’idée de « conforter une filière industrielle en plein essor et créatrice d’emplois locaux. » Sans nier qu’il existe des fabricants français de vélo à assistance électrique, on a plutôt l’impression que la grande majorité de ces vélos sont importés d’Asie et en particulier de Chine.

Si l’idée était vraiment de créer des emplois locaux, il serait sans doute préférable de mettre de l’argent public dans un programme massif d’aménagements cyclables de qualité. La création et l’entretien de pistes cyclables ou tous types d’aménagements cyclables nécessitent en effet des emplois qui eux, ne sont pas délocalisés.

Par ailleurs, ces mêmes associations semblent penser que le vélo à assistance électrique est la solution en milieu périurbain ou rural pour remplacer la voiture. Cela reste à prouver, car on a plutôt l’impression que dans ces espaces, c’est bien justement plutôt l’absence d’aménagements cyclables et l’insécurité réelle et ressentie des cyclistes qui soient le frein principal au développement du vélo.

Après, on nous ressort le couplet habituel selon lequel la moitié des trajets automobiles fait moins de 3 km et pourraient pour la plupart être faits autrement, c’est-à-dire en vélo électrique! J’ai l’impression de vivre sur une autre planète, car 3 km, cela représente moins de 15 minutes de vélo sans se presser avec un vélo… normal!

Enfin, ces associations tombent dans les mêmes travers que l’industrie automobile, en nous présentant le vélo à assistance électrique comme de la « mobilité propre, durable ». Après la « voiture propre », maintenant le « vélo propre »!

Autant l’indemnité kilométrique vélo avait un sens, pousser les salariés à utiliser le vélo au quotidien, autant avec la prime au vélo électrique on semble dans le gadget, une sorte de Ségolénade finale avant de rendre les clés du ministère de l’écologie.

Image: Wall-e

Marcel Robert

A propos de Marcel Robert

Fondateur du site Carfree France et auteur des livres "Vélogistique", "Pour en finir avec la société de l’automobile" et "Îles sans voitures".

48 commentaires sur “La Ségolénade du vélo à assistance électrique

  1. Alain Pauwels

    100% d’accord avec votre opinion, encore une mesure poudre aux yeux. Pourquoi ne pas limiter l’octroi de cette prime aux personnes qui nécessitent réellement cette assistance électrique ?

  2. Nylnook

    J’ai l’impression que vous ne vivez pas dans les Alpes, ou que vous n’avez jamais utiliser un vélo-cargo… 😉

    D’accord il faut des batteries, mais ça n’a rien à voir en terme d’impact par rapport à une voiture… même si ce n’est pas aussi bien qu’un vélo mécanique, qui ose tout de même utiliser de l’acier.

    Et si il y a plus de cyclistes sur les routes, même électrique, ça favorisera le développement des infrastructures…

    Bref, ce n’est pas extraordinaire, mais c’est toujours ça !

  3. Jean Sivardière

    Le VAE n’est peut-être pas la formule idéale, mais :

    – il élargit le créneau d’utilisation du vélo, en particulier pour les déplacements sur longue distance ou dans les villes au relief accentué ;

    – la prime de 200 euros pour l’achat d’un VAE est 50 fois inférieure à la prime de 10 000 euros pour l’achat d’une voiture électrique ;

    – un VAE peut remplacer une voiture, c’est bon pour la santé publique et cela facilite la circulation des transports publics des bus.

  4. Alain Pauwels

    Je nuance mon commentaire précédent le vôtre (et diminue de ce fait les 100 % d’accord avec l’opinion de départ) : la localisation et le type d’utilisation (j’y ajouterais encore le profil de l’utilisateur) pourraient être des critères d’octroi de cette prime.

  5. Axelos

    Coucou,

    Moi aussi je suis plutôt d’accord avec votre vision de cette nouvelle prime. Même si je trouve un intérêt au vélo à assistance électrique pour certains usages et usagers, je n’arrive pas à saisir l’intérêt de ne subventionner uniquement ceux-ci et non pas également les vélos sans motorisation. Et je ne comprends pas l’intérêt d’aide à l’achat de véhicule électrique sans assistance (gyropode et compagnies), qui n’ont comme déjà indiqué dans l’article rien d’écologique.

    Cordialement.

  6. Pédibuspedibus

    L’article de Marcel est impeccable. Il met en avant les questions de santé publique. L’illustration est un condensé puissant en termes idéologiques :

    tous ces équipements à roulettes, bagnole en tête, nous transformeront à court terme en obèses zinzins à surveiller par un corps merdical robotisé… !!!

    Je tâche de revenir là-dessus ce soir.

  7. mxp

    Le VAE a une utilité dans certains cas : personnes âgées qui ne peuvent plus rouler sur un vélo normal (c’est l’essentiel du marché aux Pays-Bas), trajets pentus, longues distances, vélo-cargo.Mais dans l’immense majorité des cas, un vélo sans assistance est très suffisant, avec un prix bien plus bas, un poids bien plus réduit, une meilleure longévité, moins d’obsolescence programmée (allez trouver une batterie de remplacement  adaptée 5 ans après, les VAE partent en général à la déchetterie quand la batterie est hors d’usage), une meilleure résistance à l’humidité (les VAE sont très sensibles à la pluie, eau et électricité ne faisant pas bon ménage).

    Ce qui est surtout dérangeant est de choisir de subventionner uniquement les vélos polluants (drôle de message, une prime pour polluer), et d’instiller l’idée qu’on ne peut pas se déplacer sans moteur qui est une vraie idée d’automobiliste. Une personne en condition physique normale roule facilement à 25 km/h sur le plat sans assistance, et dans une montée le VAE autoconsomme une grande partie de son assistance pour trainer le poids supplémentaire (au moins 10 kg de plus pour batterie + moteur + électronique+ nécessité de freins plus puissants et cadre plus résistant)

  8. Theron

    Et quelles sont les associations qui s’extasient là-dessus ? La FUB et ses affiliés… Et ils ne disent strictement rien sur la non-aide à l’achat d’un vélo normal… Bel article, sobre et clair, concis et précis.

    Quant à Jean Sivardière, il devrait étudier l’extension inverse de la bagnole à la Rosalie, dénommée « cuiss-tax » en Belgique ; ou des trains à pédale (en attendant les avions).

    L’écologie ne semble pas leur fort.

  9. jean-Louis

    A 66 ans je continue à utiliser un vélo normal c’est à dire mu par la force de mes muscles. Certes j’ai un peu plus de mal pour grimper les côtes , et j’achèterai peut être un VAE quand j’aurai cessé d’être jeune, c’est à dire après 77 ans. Le vélo étant le mode de locomotion autonome idéal pour les jeunes de 7 à 77 ans (avant 7 ans on ne peut pas en faire de façon autonome, il faut être accompagné).

    Il sera dit que plus personne ne se déplacera à la force de ses muscles! Est-ce que l’objectif à terme est de nous transformer tous en grosses limaces électriques à l’horizon 2050?

    Je suis bien d’accord avec cette affirmation, quand on pense à tous les effets bénéfiques avérés de la pratique régulière des déplacements en vélo, on voit que notre classe politique qui cherche à réduire les dépenses de santé est complètement autiste et aveugle.

    L’argent de ces primes pour la mobilité électrique serait plus utile pour augmenter l’indemnité kilométrique vélo qui elle est un vrai encouragement.

  10. Didier Bourquin

    Je ne partage pas le credo anti vélo électrique de cet article. Je possède un vélo électrique hollandais Batavus Stream depuis deux ans. Avec ce vélo, habitant un village de 250 habitants, j’ai retrouvé le plaisir de rouler sur les petites routes de mon département et quand je faisais 25 km avant, j’en fait maintenant 60. Je retrouve aussi le plaisir de me rendre à la boulangerie ou à la poste et à la supérette à vélo à 8 km de chez moi à vélo, alors que je prenais la voiture avant. Le vélo électrique redonne le goût de rouler à bicyclette et j’approuve la prime de 200 € de Ségolène. Bien sûr, cela n’empêche pas de créer des voies cyclab!les et de finir celles en cours comme la Via Rhôna par exemple. Les parkings sécurisés avec des barres pour attacher les vélos sont également indispensables pour inciter à l’usage du vélo. Je dis vive le vélo électrique et son énergie propre, ne vous en déplaise, qu’est l’électricité. Voudriez-vous revenir au tout diesel ou au tout charbon pour les trains ?

  11. Nylnook

    @mxp Si le modèle n’est plus disponible les batteries peuvent être reconditionnés : http://www.velobatterie.fr/ par exemple, de plus on parle de 2kg, pas de 250 kg pour une voiture ! Elles sont étanches comme le moteur et ne craignent pas la pluie ni la boue pour le pratiquer en VTC sur chemin régulièrement. De plus en général ce sont des vélos en général bien fait et plus durable que le prix chez Decathlon, qui lui finit vite à la décharge tellement il est mal fait…

    Enfin on pédale quand même, cela supprime surtout les efforts intenses pour les côtes, et au delà de 25 Km/h, on pédale sans assistance comme le cycliste classique.

    Un peu de modération… le prix d’un VAE restera plus élevé qu’un vélo « simple » même avec 200€ de moins, et ce sont très majoritairement les personnes qui en ont l’usage qui profiteront de la prime.

    Enfin, au lieu de râler, on pourrait se réjouir d’un peu de subvention dans le monde du vélo, c’est quand même pas tous les jours, même si ça ne prends pas la forme idéale…

  12. Nicolas

    Non mais vous avez testé le vélo électrique pour imaginer que ça puisse ne représenter aucune activité physique ? Vous savez qu’il y a une nuance entre « sport » et « activité physique », le VAE nécessite de pédaler hein… Et même que 20 Km à VAE, on transpire quand-même.

    Ce discours intransigeant ressemble à un discours de bigot en fait. C’est tellement dommage de ne pas être plus positif en se disant « Ouais, super ! prochaine étape le vélo à assistance musculaire » ou « on fait le point l’année prochaine pour vérifier l’intérêt de cette mesure ». Non, critiquer en insistant bien au passage sur le fait que le seul vrai vélo c’est celui que vous vous utilisez.

    Quel intérêt de présenter une critique aussi clivante à part de scinder la communauté ? Parfois les discussions avec les cyclistes sportifs m’est encore plus désagréable que celles avec un automobiliste…

  13. Seb.

    Je suis assez d’accord avec les termes de l’article. S’il est vrai que certaines topographies justifient l’usage d’un VAE et qu’il peut permettre à des personnes d’un certain âge de continuer à faire du vélo, le fond du problème.

     

    Dans certaines régions, les distances entre de grandes et les petites agglomérations qui les entourent sont tout à fait envisageables en vélo, seulement l’absence d’aménagement rend cette entreprise dangereuse. L’hivers, lorsqu’il fait nuit avant 17h, sauf à être suicidaire, il faut bien calculer son coup pour rentrer suffisamment tôt. Cela rend impossible certains trajets à vélo, qu’il s’agisse d’un VAE ou non.

  14. pmebc

    Preuve que la société est malade de sédentarité, on ne conçoit pas qu’il soit possible de se déplacer sans moteur. J’ai un VAE. Pourquoi? Parceque j’ai 69 ans, et une côte de 100 m de dénivelé pour arriver à la maison. Mais quand j’ai le temps je préfère, et de loin, me servir d’un vélo sans moteur.

    Ceci dit, avec un poids de 20kg un VAE reste une machine performante puisque son poids n’est que 0,25 du poids du pilote, pour une voiture de 1000 kg (si ce n’est plus) son poids est de 12 fois le poids de l’occupant. Et, question idiote, le but n’est-il pas de transporter la personne?

  15. Pédibuspedibus

    Avec un nom pareil c’est forcé qu’on soit prédestiné à tirer la sonnette d’alarme :

    le Dr Ding Ding* (!), dans un article de la revue The Lancet – Volume 388, No. 10051, p1311–1324, 24 September 2016- prétend que l’inactivité physique a coûté 53,8 milliards de dollars dans le monde pour la seule année 2013…

    Et la situation n’a pas vraiment changé depuis, malgré les programmes internationaux portés par les instances de gouvernance internationales, OMS comprise.

    Un consensus scientifique existe autour de l’idée que l’inactivité physique observée aujourd’hui, dans la population et particulièrement au sein de certains segments, comme les jeunes et les seniors, trouverait son origine dans le choix d’un type d’urbanisme, pensé ces dernières décennies autour de l’usage de l’automobile, ce qui aurait provoqué un déclin de la marche comme mode de déplacement ; sources pour documenter la chose :

     
     David Hupin, Frédéric Roche, Vincent Gremeaux, Jean-Claude Chatard, Mathieu Oriol, Jean-Michel Gaspoz, Jean-Claude Barthélémy, Pascal Edouard, 2015 : Even a low-dose of moderate-to-vigorous physical activity reduces mortality by 22% in adults aged ≥ 60 years : a systematic review and meta-analysis, Br J Sports Med 2015 ; 0 :1 – 8. Doi :10.1136/bjsports-2014-094306.
     
    Simonsick EM, Guralnik JM, Volpato S et al. Just get out the door! Importance of walking outside the home for maintaining mobility : Findings from the Women’s Health and Aging Study. J Am Geriatr Soc 2005 ; 53 :198–203.
     
    Frumkin H, Frank L, Jackson R. Urban sprawl and public health: designing, planning, and building for healthy communities. Washington, DC, USA : Island Press, 2004.
     
    Lavizzo-Mourey R, McGinnis JM. Making the case for active living communities. Am J Pub Health 2003 ;93 :1386–8.
    Srinivasan SR, Dearry A, O’Fallon LR. Creating health communities, healthy homes, healthy people : initiating a research agenda on the built environment and public health. Am J Pub Health 2003 ;93 :1446–50. [1] Malik, V.S., Willett,W.C., Hu, F.B., 2013. Global obesity : trends, risk factors and policy implications. Nat. Rev. Endocrinol. 9, 13–27.

    Pour en revenir à Ding Ding, et en s’attardant à l’hexagone, les coûts directs de l’inactivité physique auraient correspondu en 2013 à 1 040 124 milliers de $ (plage d’incertitude : 313 158–2 607 358) soit l’équivalent de 0·36% des dépenses de santé du pays (plage d’incertitude : 0·11–0·91), accompagnés de coûts indirects pour 350 416 milliers de $ (plage d’incertitude :127 335–689 751)…

    soit un total de près de 1.4 milliards de $ (plage d’incertitude : 0.440 493–3.297 109).

    Autant dire que ces subventions, pour les accus de bicyclette, sont bien mal venues, tant pour la santé publiques que pour les finances de la nation…

    *http://thelancet.com/pdfs/journals/lancet/PIIS0140-6736(16)30383-X.pdf

  16. Theron

    Donc :

    – une IKW à 22 cts du kilomètre, limitée à 200 €/an ;

    – pas d’aide pour 3 des 6 réseaux vélo français, pour les autres des miettes ;

    – aucune aide pour les vélos d’occasion et les vélos neufs ;

    – pas ou peu de concertations sur les aménagements ;

    – des grandes difficultés pour prendre le vélo dans les trains ;

    – aucune aide pour le recyclage, le ré-emploi et les ateliers-vélo ;

    – etc.

    Et on devrait apprécier la prime à l’achat pour les vélomoteurs…

    Pour rappel, 92 % de la population vit dans des villes de plus de 5000 habitant.es, 50 % des trajets automodébiles font moins de 3 kms, 80 % moins de 5 kms, etc.

    Parfois, j’ai l’impression que certains adorateurs des VAE sont pareil à des mouches, le gouvernement ou une commune agite un papier collant…

     

  17. just des rigolos

    tout ce qui fonctionne sur batterie est une escroquerie concernant l’autonomie (smartphone et autres)… le prix d’1 vélo électrique digne de ce nom, c’est à dire une autonomie  supérieure à 40 kilomètres, il faut compter 2000 €, alors les 200€…c’est méprisant…les gogos  vont s’acheter du premier prix,  ils s’apercevront du marketing mensonger du business du vélo électrique, qu’il faut pédaler avec une enclume entre les jambes…le coup de pied au cul est la seule méthode efficace pour mettre les gens en selle…

  18. Vincent

    pmebc > J’ai un VAE. Pourquoi? Parceque j’ai 69 ans, et une côte de 100 m de dénivelé pour arriver à la maison. Mais quand j’ai le temps je préfère, et de loin, me servir d’un vélo sans moteur.

     

    En même temps, pas de honte à mettre pied à terre et pousser le vélo pendant quelques minutes.
    On peut en profiter pour regarder le paysage, humer les fleurs et réfléchir au sens de la vie.

  19. Pédibuspedibus

    oui, mon vieux Vincent…

    je ne te ferais pas l’insigne injure de te signaler l’existence d’un dispositif, bien pratique pour franchir les obstacles de ce genre le cul sur la selle :

    ça s’appelle un dérailleur…

    et en 28 X 28 je défie beaucoup de monde de se trouver en difficulté en-deçà de 10%, si la rampe n’est pas trop longue (par manque d’endurance, laquelle s’acquiert avec le temps, la patience, le cumul quotidien d’activité physique d’une certaine intensité)…

  20. Nicolas

    Vous persistez dans tous vos commentaires à considérer que le vélo électrique est une activité sédentaire, au même titre que la voiture. Vous vous relisez, sérieusement ?

    À la rigueur on pourrait dire que le vélo électrique est au vélo musculaire ce que la marche est au jogging. Mais considérer que ça ne représente pas une activité physique c’est limite méprisant ET c’est faux. l’OMS recommande à tout un chacun de marcher 7000 pas par jour, un truc dans le genre, pas de *courir*, pour améliorer la santé publique le but n’est pas de transformer tout le monde en athlète mais de sortir les gens de leur bus et de leurs bagnoles pour qu’ils prennent l’air en bougeant leurs papattes. Et si bouger leurs papattes impliquent de forcer sur les cuisses et les mollets, les 3/4 ne le feront pas. Le VAE (trop cher aujourd’hui) ouvre l’horizon du vélo à tous ceux-là, et c’est donc une bonne chose pour la société.

    Le VAE est aujourd’hui le meilleur allié qu’on puisse trouver pour aller vers une vie sans voiture (vous savez, le slogan du site). Prenez-le comme un cheval de Troie si vous ne l’aimez pas à ce point, mais quoiqu’il en soit il joue dans notre camp.

     

    Après, là, je réagis aux discours pseudo-élitistes anti-VAE. Sur le sujet de la prime, je trouve aussi qu’elle n’est pas idéale. Mais elle n’est pas négative pour autant. On pourrait faire mieux, on peut toujours faire mieux, mais c’est aussi toujours ça de pris.

  21. lavive

    Merci de m’accorder deux minutes d’attention pour rétablir la vérité, malmenée dans ce texte.

     

    – Seuls les Cycles sont concernés par la subvention, ce qui exclut gyropodes, segway, trottinettes. (réf. http://www.asp-public.fr/node/443)

    – Les batteries au plomb sont exclues, et du même fait les vélos chinois qui utilisent majoritairement cette technologie,

    – Comparer le vélo électrique à la voiture électrique est abusif, la masse et donc la pollution sont dans un rapport de 1 à 50.

    – Les campagnes de subvention de ce type menées à Chambéry par exemple ont eu pour résultat que les bénéficiaires abandonnaient la voiture dans 49% des cas pour leurs déplacements pendulaires

    source Ademe http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/cahier-aide-a-achat-services_velos_ademe.pdf

    – Le vélo électrique est loin de transformer ses utilisateurs en limace, l’effort fourni est semblable à celui d’un marcheur, mais qui se déplacerait 4 fois plus vite.

    – Enfin pour répondre à l’objection de l’absence d’aménagements, l’assistance électrique permet justement une vitesse plus élevée, et donc une insertion plus facile dans la circulation.

     

    N.B. Je parcours annuellement 5000 kilomètres en ville à vélo, en 2007 et en 2011 avec un VAE, acheté pour compenser la perte musculaire provoquée par la pose d’une prothèse de hanche.

     

  22. Pédibuspedibus

    Merci Nicolas de documenter sérieusement tes allégations, au sujet de la possibilité de cesser d’être dans la situation d’inactivité physique avec un VAE :

    je suis preneur de tout article à ce sujet, sans arrogance aucune, tout simplement parce que je n’en ai pas fait encore la recherche.

    Si tu trouves quelque chose et que tu ne puisses pas accéder au contenu intégral de l’article on pourra toujours demander le concours de Marcel pour l’envoyer par messagerie personnelle, avec ma possibilité d’accéder aux ressources en ligne des revues. Toutefois beaucoup de revues à thématique de santé publique sont libres d’accès…

    Ainsi par exemple de « Journal of Physical Activity and Health »

    http://journals.humankinetics.com/journal/jpah

     

    @+

  23. Lucie

    Personnellement, étant « jeune précaire », je préfère utiliser un vélo classique pour me déplacer en ville et aller bosser (moins cher, plus facile à garer, 0€ à la pompe). Cependant, je pense que le VAE peut être un premier pas vers un monde avec moins de voitures, où les agglomérations seront plus respirables et moins bruyantes. La cible avant tout de cette prime sont les personnes qui ne prennent pas le vélo car ne pouvant/voulant pas faire trop d’effort physique. Le VAE peut être aussi pour ces personnes une transition vers le vélo classique après qu’elles ont redécouvert le plaisir de pédaler. Oui, le VAE n’est pas aussi « propre » que le vélo mécanique, mais il l’est beaucoup plus que la voiture, qui est une usine à fabriquer des obèses/fainéants, et il est surtout moins bruyant, moins encombrant et permet de faire un effort physique modéré (car l’aspect santé du vélo n’est pas non plus à négliger). Pour habiter dans une rue très fréquentée par les voitures, je préfèrerais largement voir ma rue envahie par les VAE que par les voitures, mes oreilles y gagneraient en décibels, et mes poumons en oxygène 😉

  24. emmp

    Tout le monde a à la fois raison et tort dans ce débat. Tout dépend de ce que le VAE remplace.

    S’il remplace la ouature, il est certainement préférable à celle-ci. On a tous en tête l’exemple de celui ou celle qui, pour raison de santé ou de dénivelé (voire les deux), ne faisait pas de vélo à muscle et a opté depuis peu pour le vélo atomique. C’est mieux, ne serait-ce que pour sa santé. Il reste à savoir pendant combien de temps ce VAE-là remplacera la bagnole, car rien ne dit que, d’ici deux ou trois ans, les déchetteries ne verront pas arriver ces vieilles petites merveilles par dizaines. Ou leur batterie.

    S’il remplace l’usage des transports en commun, c’est déjà autre chose. Et s’il vient à la place des pieds ou du vélo sec, alors on ne peut pas dire que ça aille dans le bon sens.

    Le nœud du problème, à mon avis, est que l’État ne phynance jamais les décisions les plus simples, les plus économes et les plus durables, dont la première est l’absence d’achat (eh oui), et la seconde, dans le sujet qui nous occupe ici, est le vélo à muscle. Un vélo tout bête mais de bonne qualité (c’est très important, la qualité) dure des dizaines d’années, contrairement au VAE. Il est facile à réparer réparable, réglable, plus léger, moins cher… Bref, il ne relance pas la sainte croissance. Serait-ce l’explication ultime de la décision royalesque ? Je ne prêche pas pour les aides systématiques, je constate simplement qu’elles visent des objets prestigieux.

    Trop de gens se croient incapables de faire du vélo parce qu’ils n’en font pas assez souvent. Une seule balade pique-nique en juillet sur une vieille mule rouillée dont la chaîne saute, c’est décourageant, forcément. Par comparaison, un vélo atomique tout neuf a une allure prestigieuse.

    Alors qu’un bon biclou bien tenu permet de faire le tour du monde à presque n’importe qui.

  25. Seb.

    @ Nicolas,

     

    L’auteur est certes provocateur, mieux vaut effectivement des VAE que des voitures, mais je continue à croire qu’il a raison sur le fond.

    Le VAE peut combler quelques incapacités marginales à utiliser un vélo classique. Cependant, l’argent utilisée pour cette prime favoriseraient davantage l’usage du vélo s’il était employé pour réaliser des aménagements pour cycliste.

     

    Je suis cycliste et j’utilise le vélo quelque soit le temps. En cas d’intempéries, il suffit d’avoir l’équipement adéquat. Il n’y a finalement que les grosses chaleurs qui soient problématiques puisque, à ma connaissance, il n’existe pas d’équipement pour les cyclistes qui permet de s’en prémunir et d’être présentable pour un rdv ou au travail (sauf éventuellement des douches sur les lieux de travail, qu’une aide spécifique pourrait financer).

    Beaucoup de petites agglomérations gravitent autour de plus grandes agglomérations. La distance est souvent inférieur à 5 ou 10km. Une distance tout à fait abordable à vélo pour la grande majorité d’entre nous. Sans forcer, on parvient sur un plat relatif une moyenne de 15 à 20kmh. On ne va d’ailleurs pas tellement plus vite avec un VAE. Seulement, ses routes sont également empruntées par des voitures qui elles roulent à 90kmh sur certaines portions. Autant dire qu’à la sortie de virages, là où la visibilité n’est pas bonne, je ne suis pas très rassuré. La nuit je ne m’y aventure pas à vélo car cela est dangereux. En VAE, le problème serait exactement le même.

    A Copenhage, il existe des autoroutes dédiées aux vélos qui permettent aux agglomérations situées dans un rayon de 20km de se rendre au centre ville sans avoir à s’arrêter. Je préférerais qu’on finance ce type d’infrastructure plutôt qu’une prime pour l’achat d’un VAE.

    Par ailleurs, la prime à l’achat d’un VAE connait un double plafond, 20% du prix du VAE sans pouvoir excéder 200€. Donc, l’acheteur d’un VAE pourra bénéficier de 200€ si son VAE coûte 1000€. Celui qui achètera un VAE 1er prix (750€) pourra bénéficier d’une aide de 150€ et au final son VAE lui coûtera 600€. Je ne suis pas certain que le montant de cette prime soit décisif dans le choix de s’équiper d’un tel engin, d’autant qu’un VAE de qualité coûte souvent plus de 1500€.

    Autre problème, le vol de vélo est un sport fréquent dans les grandes agglomérations. Plus le vélo a de la valeur, plus le risque est important. Faute de disposer d’espace sécurisé, l’une des solutions c’est d’avoir un vélo à 50€ protégé par un gros cadenas. Je ne suis pas certain qu’en l’absence d’espace sécurisé pour ranger son vélo que ceux qui auront acquis un VAE pour plusieurs centaines d’euros, voire au delà de 1500€ soient très disposés à exposer leur investissement à ce type de risque.

     

    Au final, il me semble que cette prime va seulement permettre à ceux qui auraient de toute façon acheté un VAE de faire des économies et qu’au final cela ne va pas avoir une grande incidence sur l’usage du vélo au quotidien car le VAE.

  26. Pédibuspedibus

    Oui Seb, c’est peut être le risque de vol qui sera le frein le plus puissant pour l’acquisition d’un VAE. Rien ne vaut finalement un bon vieux VTP* , mais correctement équipé en dérailleur, porte-bagages et saccoches, et un cadenas en U, pour répondre aux besoins de déplacement dans l’agglo, dans un rayon de dix-quinze km. Le malheur c’est que même un VTP on y tient, et d’autant mieux qu’on lui en a fait voir, et depuis longtemps :

    c’est affectif, fétichiste, mais c’est bon…

    Complètement OK avec ma belle emmp – e aime aime p : je l’ai jamais vue, mais mon imaginaire se la représente très chouette, non d’un hibou ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu – :

    le point de vue féminin est sans doute le plus sûr pour cerner ces questions de la corporéité et du paraître. Encore une fois le char ou le carrosse de nos ancêtres, la bagnole ou même le clou high tech, tout ça renvoie au prolongement de soi, aux artifices correcteurs d’un physique limité, bien loin des performances des équidés, canidés et autres bébettes poilues, et minables relativement à celles à plumes :

    pensez donc à la Sterne artique, qui n’a pas attendue les Sov’ ou les Ricains, au début de la seconde moitié du XXe s., pour boucler un tour de terre, de pôle à pôle, mais avec une orbite plus basse, bien sûr, et dans les airs…

    Rien de mieux donc qu’une prise de conscience de nos limites, une ontologie nouvelle du « sam’suffit », où l’on se satisfait d’un corps-à-corps avec la rugosité quotidienne, « à main nue », ou plutôt « à pied, à cheval (!?) et à vélo »…, au sein de nos agglomérations urbaines, parcourables sur des distances raisonnables, dès l’instant où les habitants, leurs outils urbanistiques et leurs représentants auront mis assez de mixité socio fonctionnelle dans de nouveaux quartiers ou ceux existants requalifiés. Et ces agglos c’est déjà le lot commun d’une majorité de l’humanité, en passe de devenir rapidement les trois quarts de notre habitat plus ou moins organisé.

     

    *Vélo Tout Pourri

  27. Anthony GrégoireAnthony

    lavive : « – Enfin pour répondre à l’objection de l’absence d’aménagements, l’assistance électrique permet justement une vitesse plus élevée, et donc une insertion plus facile dans la circulation. »

    Ce sera donc une excuse pour ne rien changer, pas d’aménagement, pas de diminution de vitesse, la disparition du vélo au bénéfice de l’électrique.

    La plupart des agglos proposant déjà cette aide, cette nouvelle aide de l’Etat ne va pas changer grand chose et toucher peu de nouvelles personnes. C’est juste de la com’.

    Le fond du problème est qu’il faut être électrisé pour être aidé. Il faudrait faire de la pub pour toutes sortes de vélo, à 3 roues pour ceux qui ont un problème d’équilibre, couché pour ceux qui ont mal au dos, électrique pour ceux qui habitent en haut de la cote, VTT pour ceux qui vont bosser en passant à travers champs, cargo pour ceux qui déposent les enfants à l’école ou qui ont du matos à transporter. Le soutien au seul électrique le présente comme une solution miracle, il n’y a pas de miracle, il y a des solutions adaptés pour chacun, qu’on peut électriser si besoin mais pas nécessairement.

  28. REA75

    > Le VAE sans aucun doute est un intermédiaire intéressant entre le vélo classique et un 2 ou 4 roues motorisé. Je l’utilise à Paris pour aller à mon travail, 9 km environ alternativement à la voiture ou aux TC beaucoup plus lents, depuis plus d’un an. Impossible en vélo classique en l’absence de douche au  bureau…

    > Moi j’aurais acheté un VAE même sans la subvention (400€ à Paris) mais peut être pour certains cela pourra être le déclencheur.

    > Tous les efforts sont bons pour basculer notre société automobilistique vers un modèle différent. Le gouvernement n’a pas la main sur les aménagements cyclables qui sont du ressort des communes ; subventionner tous les vélos est juste ingérable : la subvention VAE a donc du sens.

  29. pascal

    @pedibus :

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27299435
    CONCLUSION:
    Participants rode a pedelec in the real world at a self-selected moderate intensity, which helped them meet physical activity recommendations. Pedelec commuting also resulted in significant improvements in 2-h post-OGTT glucose, [Formula: see text], and power output. Pedelecs are an effective form of active transportation that can improve some cardiometabolic risk factors within only 4 weeks.

    autres liens :
    http://electricbikereport.com/electric-bike-cheating/

    http://www.futureacademy.org.uk/files/images/upload/9_Beci2016.pdf

     

    Ceux qui disent que ce n’est pas faire du velo que de faire du VAE n’ont jamais fait de VAE. Là où c’est le plus agréable, c’est au démarrage au feu, que du coup on grille moins…

     

    Le but est d’en finir avec la caisse.

    Vous ne mettrez pas un caisseux sur un vélo « normal », arrêtez de rêver.

    Comme VAE = mieux que bagnole, vive le VAE.

     

    Je vous conseille la lecture de « Le retour de la bicyclette » de Frédéric Héran.

    Vous comprendrez que pour remettre TOUT le monde sur un vélo, il faut commencer par les classes aisées. Et que ensuite les classes populaires prendrons exemple.

    Et les classes aisées, pour les mettre sur un vélo, faut les faire rêver. -> VAE.

     

    Comme dit @Nicolas, c’est un cheval de Troie, c’est une étape. Elle ne vous plait pas, mais elle est utile est nécessaire.

     

    Pascal.

     

  30. Guillaume

    Bah de toute façon cette subvention n’a qu’un seul but et il ne faut pas s’y tromper, c’est : que Ségolène fasse parler d’elle comme à son habitude … Tout comme son aberration de route solaire et son engagement auprès des constructeurs de bagnoles électriques, c’est de la même veine .

     

    Il n’y a aucun autre objectif derrière faut pas se leurrer . Ségolène est la Reine de la comm’ et de la subvention à tout ce qui est électro-mobilité, le vélo elle n’en n’a rien à carrer, son logiciel mental n’est pas calibré pour comprendre les atouts de la petite reine (le vélo) ni même que c’est une partie de la solution . Il n’y a qu’à voir la manière dont les ateliers vélos participatifs Français ont dû aller mendier auprès du ministère de l’écologie pour que leurs subventions ne soient pas tout bonnement supprimées .

    Pour parallèle on peut constater qu’au lieu de se rallier à Hamon (qui a quand même une importante composante écologique dans son programme) elle n’a pas trouvé mieux que soutenir Macron … Ça veut tout dire …

    Bref, pour moi cette mesure ne sert vraiment à rien et ce fric est clairement gaspillé, alors qu’il aurait pu être utile à la création d’infrastructures, qui elles, ont un vrai résultat en faveur de l’usage du vélo comme moyen de transport . Il n’y a qu’à regarder les pays qui l’ont mis en place avec les résultats que l’on sait, soit avant même que les vélos électriques ne soient commercialisés .

     

    Donc voila voila, c’est du Ségo dans toute sa splendeur, elle distribue de la sub en veux tu en voila dès qu’un produit destiné à se déplacer affiche le logo électrique . En revanche se poser les bonnes questions elle ne sait pas faire . Heureusement elle s’en va bientôt, et même si on sait toujours ce qu’on perds mais pas ce qu’on gagne je pense que ça pourra difficilement être pire .

  31. Theron

    « subventionner tous les vélos est juste ingérable »…

    Quand on voit les montants balancés dans les bagnoles (prime à la casse, autoroutes, subventions à l’achat de bagnoles électriques, etc.) on se rend compte que notre pays pourrait largement subventionné l’achat de vélos sans moteur : 1 bagnole électrique = 10.000 € de subvention, soit 50 vélos subventionnés à 200 €…

     

    Sur le passage de la bagnole au vélo sans moteur :  qu’est ce qui interdit à l’état de rendre obligatoire la douche au boulot ? Juste une histoire de volonté politique…

    Qu’est ce qui interdit l’état de limiter dans toutes les zones habitées la vitesse automodébile ? Juste une histoire de volonté politique…

    Qu’est-ce qui interdit à l’état de rendre obligatoire l’accès des vélos dans les transports publics ? Juste une histoire de volonté politique…

  32. alain

    Déjà, ce qu’il y’a de comique, c’est:

    1. Les commentaires de gens qui racontent n’importe quoi, comme le gugusse dont je ne relèverai pas le speudo mais qui dit qu’il faut plus de 2000 euros pour un autonomie raisonnable. Alors qu’on a des marques françaises qui ont des autonomies à plus de 100 kms pour 1500 euros… Mais bon, l’internet, c’est çà, n’importe qui raconte n’importe quoi pour avoir sa petite minute de gloire.

    2. L’auteur de l’article qui s’insurge contre les vélos à assistance électrique mais qui le 6 mai 2015 donnait le lien pour une pétition afin que les vélos cargos électrique soit subventionnés. Se rappelle-il d’un temps (il n’était sans doute pas né) où les triporteurs écumaient les villes et sans électricité? Saura t-il nous dire pourquoi il faudrait subventionner les vélos-cargo électriques et pas les vélos à assistance électrique? Sait-il au moins que le vélo à assistance électrique est fortement conseillé par des médecins pour des gens qui ont des pbs cardiaques ou d’articulation ou musculaire, parce que l’effort est totalement maitrisé, tant au niveau du coeur, que des muscles que des articulations.  Sait-il que par exemple, en Suisse, on rééduque des malades ayant fait des crises cardiaques avec des VAE car le coeur est sollicité mais ne fonctionne plus par pic?

    3. Quant à ceux qui voudraient qu’on subventionne les vélos et les vélos d’occasion… Voilà donc cette France d’assistés du cerveaux pas capable de dépenser 40 euros dans son vélo d’occasion et qui a besoin de l’aide de l’état? Et puis au fait, vos téléphones à l’électricité et aux métaux rares, vous les payez le vrai prix? ou vous vous le faire subventionner par les opérateurs téléphoniques à grand coup de matraquage publicitaire? Et alors? Vous en pensez quoi?

  33. Pédibuspedibus

    Pascal !

    Merci pour ces références. Je n’ai pas fait de recherche documentaire sur l’effet possible du vélo électrique pour un report modal au détriment de la bagnole et, surtout pour le cas qui nous intéresse, l’inactivité physique, s’il peut avoir un « effet d’entraînement »…

    Voici un article qui pourrait aller dans ton sens, bien qu’apportant quelques tempéraments… :

    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0966692316301934

    Au titre : « Motives, perceptions and experiences of electric bicycle owners and implications for health, wellbeing and mobility ».

    C’est une enquête qualitative récente (mai et juin 2013) menée auprès de possesseurs de vélos électriques, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. pour que tout le monde soit de plain-pied (!) voici une affreuse traduction de gougoule translate :

    Dans toute l’Europe, la vente de e-bikes est en hausse. Ce document, à notre connaissance, a fourni le premier aperçu détaillé des motivations, des perceptions et des expériences des propriétaires de vélos électriques aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Des entretiens approfondis avec des propriétaires de vélos électroniques dans deux contextes géographiques et culturels distincts révèlent des motifs communs, des perceptions et des expériences de posséder et d’exploiter des vélos électriques et des enjeux propres à chaque région.

    Parmi les utilisateurs au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, on a l’impression que les vélos électroniques offrent la possibilité de maintenir ou d’augmenter les niveaux de cyclisme pour les déplacements quotidiens et les loisirs sans voiture, en particulier lorsqu’ils sont confrontés à une capacité physique réduite ou à des Le vélo conventionnel est plus difficile. Nos résultats corroborent des études antérieures (MacArthur et al., 2014 et Johnson et Rose, 2015) qui suggèrent que la principale motivation pour s’engager avec le vélo électronique au Royaume-Uni et aux Pays-Bas est l’option qu’il offre pour surmonter des trajets plus longs ou plus compliqués ( Typiquement 10 km ou plus) qui, autrement, empêcheraient le cyclage conventionnel en raison du temps et des efforts physiques requis. En outre, et en ligne avec les études précédentes (Dill et Rose, 2012, Fyhri et Fearnley, 2015, Johnson et Rose, 2015 et Popovich et al., 2014), notre étude a également révélé qu’il existe une perception que l’utilisation personnelle e-bike est de remplacer Voyages personnels qui peuvent avoir été effectués autrement en voiture.

    Nous avons également révélé la perception commune dans les deux régions que le vélo électronique a augmenté l’activité physique personnelle ou au moins permis de maintenir les cycles précédents. Les bicyclettes électroniques sont perçues comme favorisant l’engagement dans le cyclisme en encourageant des trajets plus fréquents et plus longs (Fyhri et Fearnley, 2015) et permettent aux participants de découvrir la géographie précédemment inexploitée par le cyclisme conventionnel. Semblable à l’étude américaine par Popovich et al. (2014), l’effet positif sur le bien-être personnel était évident dans les récits des participants autour de la «joie de l’équitation» – les interviews vidéo nous auraient permis de révéler les expressions gestuelles et faciales non verbales positives démontrées par nos participants. Le vélo électronique pourrait donc avoir des avantages positifs pour le bien-être personnel et, bien que nous ne présentions aucun résultat mesurable, nos résultats qualitatifs pourraient peut-être expliquer la réponse cognitive positive attribuée au vélo électronique dans d’autres études quantitatives (Theurel et al., 2012).

    En dépit de ces atouts positifs, les obstacles significatifs au vélo électronique restent aux Pays-Bas et au Royaume-Uni et reflètent ceux rapportés par les cyclistes de vélo électronique aux Etats-Unis (Dill et Rose, 2012). Les dépenses financières initiales et le poids plus élevé des e-bikes sont les plus remarquables, mais notre étude a également identifié la déception postérieure avec la batterie publicitaire et la performance du fabricant, et le coût inattendu («caché») du remplacement de batterie. Nous avons également souligné que les accidents / incidents mineurs étaient monnaie courante, mais cela n’avait pas empêché nos participants de circonscription. Les interactions semblaient plus problématiques pour les coureurs des Pays-Bas, où la plupart des cyclistes se déroulaient sur des pistes cyclables spécialement construites parmi d’autres cyclistes. Les participants d’Oxford, tout en déplorant le manque d’infrastructures «de style néerlandais», ont suggéré que les e-bikes leur permettent de «se comporter comme un véhicule», d’accélérer hors de jonctions et de suivre le flux de trafic. Toutefois, on ne sait pas si cet avantage perçu est susceptible d’encourager une plus large utilisation du vélo au Royaume-Uni. Enfin, le stigmate social perçu associé au vélo électronique identifié à West Coast USA (Popovich et al., 2014) a également été soulevé au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Bien que cela n’ait pas agi comme un moyen de dissuasion pour les utilisateurs de vélo électronique dans notre étude, il peut dissuader ceux qui ne veulent pas s’écarter des «normes de mobilité» en particulier au Royaume-Uni où il ya une faible part du vélo pour le transport et où le vélo électronique est déjà Une «sous culture dans une sous-culture».

    Le tempérament se trouve au niveau du prix de l’équipement, son poids et les emmerdes techniques liés aux batteries : tout ce qu’a bien su répertorier la communauté clavardeuse de Carfree.  Maintenant il faudrait trouver une étude sociologique plus quantitative pour essayer de démontrer l’ampleur des changements de pratiques de mobilité dans les populations. Peut être nos recensements futurs de population permettront d’y voir plus clair. Quand? C’est déjà une révolution/vélorution que d’avoir distingué – très récemment – dans le foutoir »2 roues » les vélos des motos et vélomoteurs…

    OK pour Frédéric Héran que je me plais à citer autant que je le peux. Et s’il pouvait nous donner quelques minutes de son temps libre, son opinion sur le sujet qui nous divise aujourd’hui serait sans doute bien intéressante…

  34. Theron

    Frederic Heran, le type qui n’a pas vu l’essor des ateliers-vélo, au point qu’ils ont largement plus d’adhérent.es que l’ensemble des assos de la FUB…

    Quant à Alain, qui a dit ceci « 3. Quant à ceux qui voudraient qu’on subventionne les vélos et les vélos d’occasion… Voilà donc cette France d’assistés du cerveaux pas capable de dépenser 40 euros dans son vélo d’occasion et qui a besoin de l’aide de l’état? Et puis au fait, vos téléphones à l’électricité et aux métaux rares, vous les payez le vrai prix? ou vous vous le faire subventionner par les opérateurs téléphoniques à grand coup de matraquage publicitaire? Et alors? Vous en pensez quoi? »

    Il est clair qu’Alain n’a pas compris : on ne demande l’aide au financement des vélos d’occasion, je constate seulement que rien n’est fait pour donner l’autonomie de réparation aux cyclistes, rien n’est fait pour soutenir les ateliers-vélo et les filières de recyclages et ré-emplois associées. Par ailleurs, j’utilise une tour ordinateur, donc pas de batterie… Et pour le téléphone portable j’en ai un très simple, qui fait juste téléphone ! je fais ce qu’on peut pour rester dans mon temps avec des critères éthiques, contrairement aux « assistés du cerveau » auxquels il fait référence…

     

    Vélorutionnairement, Olivier

  35. lomig

    Je réponds au post de @pedibus qui recherche l’effet du VAE et le report modal obtenu depuis la voiture. L’ADEME a publié en septembre dernier une recherche sur les « services vélo ».

    À la page 2 du document Infographie est annoncé un report modal impressionnant de 71% depuis la voiture pour les personnes ayant effectué une location de VAE de longue durée. Le VAE a donc cette vertu, pour ceux qui souhaitent s’y mettre, de leur faire abandonner la voiture. À comparer, page précédente, au vélo simple qui n’obtient que 25% de report modal depuis la voiture.

  36. Theron

    Et rien sur les ateliers-vélo, rien sur le ré-emploi, rien sur l’apprentissage mécanique ni l’éducation populaire…

  37. mitchdu22

    Je pense que le coût élevé du VAE est une incitation à l’usage. Un vélo subventionné qui peut être intégralement remboursé dormira plus facilement au fond du garage sans aucun remords. Alors qu’une fois qu’on a dépensé 2000€, il faut un retour sur investissement. Ensuite, on se devient accro aux prévisions météo pour optimiser ses déplacements. Le vent de face n’est plus un problème, l’insertion dans les rond point est grandement facilité.

  38. Pédibuspedibus

    Merci Lomig pour cette référence récente. Comme quoi il peut paraître superflu d’aller chercher dans la littérature scientifique anglo-saxone ce qu’on peut aller pêcher directement en France, et du frais en plus : septembre 2016…

    La synthèse de la société Inddigo pour le compte de l’ADEME, « Etude d’évaluation sur les services vélos » que tu sites est longue et riche d’infos http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/etude-evaluation-service-velos-synthese-technique-ademe.pdf

    Elle est fondée sur une enquête d’opinion réalisée fin 2015 – début 2016, essentiellement par questionnaire sur le web, pour connaître le ressenti des cyclistes au sujet des services autour de l’usage du vélo, dont le VAE. Il faut donc prendre le temps de la lire pour la digérer et commencer à émettre des commentaires, particulièrement au sujet du VAE.

    Pour ce qui concerne le report modal au détriment de la bagnole je saute tout de suite à la page 20, où il est question d’un potentiel de transfert : 5,5 millions de personnes pourraient accéder au vélo ; mais par la seule entremise du VAE ? Deux groupes d’âge sont potentiellement concernés par une plus forte pratique cycliste :

    – une enquête d’opinion de 2007 et un rapport de 2011 tendraient à prouver qu’un public de 2,7 millions de scolaires pourraient se passer du parent-taxi automobiliste…;

    – l’enquête nationale déplacement de 2008 aurait trouvé 2,8 millions d’adultes désireux de passer au vélo, seniors compris : cette dernière catégorie nous intéresse beaucoup : du fait d’un marché automobiliste qui n’est pas encore mature, c’est-à-dire que les ménages de plus de 60 ans continuent à voir leur taux de motorisation augmenter avec le temps (rattrapage) ; ensuite because les performances physiques et/ou les représentations sur leurs capacités chez les seniors tendraient à les orienter vers une assistance au pédalage…

    Notons toutefois que ces chiffres concernent une marge de progression qu’il reste à concrétiser en termes d’abandon de la bagnole. Page 9 un tempérament serait à apporter à notre espoir autour du VAE comme méthode exclusive pour enclencher un report modal au détriment de la bagnole :

    si 15 % des abonnés à un service de location VAE ont renoncé à l’utilisation d’un véhicule automobile il ne faudrait pas négliger le fait que 14% des abonnés à une consigne en gare et 9% des abonnés à un service de location de vélos classiques l’ont fait également… Cependant il me manque l’aspect quantitatif du phénomène pour tenter d’évaluer la contribution de ces occasions dans l’abandon partiel/total de la bagnole : peut être quelqu’un aura eu le temps de mieux exploiter que moi le document, ou aura eu l’occasion d’aller pêcher ailleurs l’info…?

    Pour ma part je ne négligerai jamais l’aspect anthropologique du technicisme, de la monstration, de l’effet distinctif de la prothèse véhiculaire pour ce qui concerne le déplacement : avant la fordisation (démocratisation… ?) du déplacement, avec le phénomène de l’automobilisme, il y a eu la mise en scène dans la rue des mouvement des puissants (le char) et de la monarchie, puis du « beau monde » (carrosse)  ; une technique comme le VAE pourrait avoir le même effet d’entraînement. Dès lors il deviendrait urgent d’agir de tous les côtés pour conforter d’autres systèmes de valeurs, particulièrement celui où la simplicité et l’efficience sont au pinacle des préoccupations :

    le simple vélo avec les techniques mécaniques actuelles – roulements à billes, dérailleur, roue-libre… – en fait partie, avec ses externalités négatives epsilonesques, et surtout le prétexte qu’il offre pour défendre ces valeurs… Maintenant « praxéologiquement » le VAE pourrait-il être vu comme la part du feu chez certains autombilistes à conquérir à la cause Carfree, avec ce segment senior bien particulier par exemple… ? Au sujet de cette particularité, de ce « segment » en causant mercatique, je ne peux m’empêcher de songer à la situation étrangère, à celle de l’Allemagne et du Danemark, et des Pays-Bas idéalement :

    près d’un quart des seniors néerlandais pratiquaient le vélo, déjà en 2005 (Pucher John and Buehler Ralph, Making Cycling Irresistible : Lessons from The Netherlands, Denmark and Germany, Transport Reviews, Vol. 28, No. 4, 495–528, July 2008).

     

     

  39. Bibinato

    Je suis bien d’accord avec les témoignages enthousiastes des possesseurs de V.A.E en milieu rural, c’est vraiment une alternative à l’enclume pour eux, mais en ville… « suivre le flux du trafic », voilà le noeud du problème, à mon avis. Ce que recherchent les utilisateurs des V.A.E, c’est une certaine vitesse, celle du véhicule le plus utilisé, le plus rapide. Je constate presque tous les jours dans les rues de Paris que c’est ce phénomène qui est à l’origine de bien des accidents, que ce soit des deux roues plus ou moins motorisés ou même de cyclistes trop pressés. Contrairement à ce qu’on croit instinctivement, ne pas aller à la même allure que les autres, en ville, vous met à l’écart de bien des risques. A quoi reconnait-on de loin un V.A.E à Paris ? il s’efforce de doubler tous les autres biclous, surtout si ça monte, et pile dangereusement dès le feu rouge suivant… Je caricature à peine.

    Ce qui est souhaitable, et qui arrive plus souvent qu’on ne le croit, c’est que l’acheteur de V.A.E qui a fait ce choix pour les raisons habituelles : longueur excessive du trajet, peur de sentir la sueur au boulot, se rend compte au bout de quelque temps qu’il est capable de s’en sortir tout seul avec ses petits mollets et ses poumons, et alors là, on peut dire que l’achat de son V.A.E a été une réussite et un pas vers une humanité plus cycliste !

  40. alain

    Bien sûr que le VAE a une utilité pour un bon nombre de personnes. Il a déjà un aspect santé pour tout un tas de personnes qui ont des pb cardiaques ou articulaires, et il détourne un certain nombre de gens de leur voitures.

    Certains ralent et notamment ici parce que c’est nucléaire ou que c’est du lithium et des terres rares. Bof, tu parles… le vélo nucléaire c’est parce que c’est la France, le même vélo au québec, c’est plus du tout nucléaire. Et puis les terres rares, y’en a déjà dans la « transition énergétique » c’est à dire dans les panneaux solaires (entre autres objets tant adulés pour s »affranchir du pétrole).

    Quant à Théron, qui pleure parce qu’on file pas d’argent aux ateliers vélo et à l’éducation populaire, doit-on lui donner des cours sur l’anarchie? Hey, mon pote, l’éducation populaire et s’affranchir du système marchand, c’est aussi s’affranchir de l’état et donc à bas le fil à la patte de l’état. Ces mecs là, ils sont tous le temps à dire qu’il faut réformer le système et ils sont tout le temps en train de vouloir du fric du système mais l’éducation populaire, c’est pas l’emploi aidé et les subventions à tout va. Mon pote, va étudier l’histoire de Machno:

    http://www.socialisme-libertaire.fr/2015/08/nestor-makhno-et-l-armee-insurrectionelle-d-ukraine.html

  41. Theron

    Alain, t’as du mal comprendre.

    Le problème majeur des ateliers-vélo c’est les locaux, qu’ils soient corrects en taille. Ouvrir en squat est vraiment délicat, et se retrouver à la rue n’a rien de « révolutionnaire »… Je le vois avec notre atelier, où nous avons la place pour les projets et la recyclerie, où nous pouvons accueillir dans de bonnes conditions de sécurité.

    Quant aux financements autres, la plupart des ateliers fonctionnent avec peu ou pas de subvention, elles accompagnent mais ne dirigent pas les orientations des assos et elles permettent de développer les réseaux (comme à Grenoble). Il y a eu des évolutions depuis Makhno et le contexte insurrectionnel de l’Ukraine après 1917 ! Le bénévolat peut convenir pour une petite structure, mais en grandissant il faut des salarié.es et reconnaître les compétences, les emplois de mécanos sont amortissables facilement mais on a aussi besoin d’animateurs compétents, de secrétariat et compétences de bureau.

    Sur les terres rares, malheureusement il y a des limites, les panneaux solaires comme les batteries au lithium ne sont pas durables, et les dégâts de l’extrativisme comme des pollutions diverses induites par ces modes d’énergies montrent qu’il faut se méfier fortement des effets d’annonce. Le « bof » montre plus, de ta part, un « jemenfoutisme » propre à l’idéologie consumériste.

  42. alain

    Théron,

     

    C’est toi qui a du mal à comprendre. Tu prônes l’autonomie et l’éducation populaire et tu réclames des subventions pour des locaux et du salariat aidé. C’est le principe de la gauche qui veut montrer à tout le monde  qu’on peut se démerder seul et qu’un autre monde est possible mais qui pleure tout le temps des sous à la collectivité.

    Depuis Machno, oui, il y a eu des évolutions. Machno, c’était l’anarchie et la liberté et çà a tourné à l’emploi aidé et l’assistanat.
    Faut savoir faire des choix dans la vie. En gros, si ton truc, il n’est pas capable de vivre de lui-même alors il mérite pas de vivre et il ferme. On arrête pas de dénoncer les subventions à l’auto, aux avions et à l’agriculture et à la première occasion, plutôt que dire que l’état devrait financer ce qui relève du domaine public, on réclame des subventions pour les associations pas rentables, l’agriculture biologique et les ateliers vélos.

    Ben non, mon, pote, L’état devrait subventionner le bien public, la flotte, la santé, le transport en commun. Le reste que ce soit privé ou associatif, ca devrait se démerder tout seul. Et si çà marche pas parce que çà n’a pas assez de clients ou assez d’adhérents, alors çà devrait mourir.
    Mais voilà, on vit au pays où tout le monde se plaint et tout le monde voudrait que l’état leur file de la thune, pour leur voitures, leur vélos, leur bouffe bio, et pourquoi pas aussi leur papier toilettes et le désherbant pour leur pelouse.
    En bref, si t’as pas les moyens pour ton atelier vélo pour te payer un local et des salariés, c’est pas à l’état de les fournir. Avec cette logique, pourquoi l’état ne paierait pas les locaux des boutiques de fringues et des salariés qui vont avec, pourquoi l’état ne paierait pas les locaux des banques et les salariés qui alimentent les guichets. Avec cette logique, autant ré-inventer l’URSS. et s’éloigner des principes de Machno: se débrouiller ensemble, se passer de l’état, inventer en dehors du système.

  43. Theron

    Ah les « anars »… Ils veulent te donner des leçons mais prenons quelques exemples :

    – le féminisme : ils ne l’ont pas inventé, ils l’ont brandi en étendards mais ne l’ont jamais découvert…

    – l’écologie : là c’est encore plus flagrant, ils ont agité le concept durant des décennies sans savoir ce que c’était, ce n’est qu’au début des années 2000 qu’ils se sont un peu réveillé…

    Les subventions qui vont au pétrole et à la bagnole ne les dérange pas, Alain veut par contre que les associations soient dépourvues de tout moyen face à l’ogre capitaliste. Mais qu’a donc construit Alain pour en arriver là ? Il faudrait des bénévoles à la place des salariés… Et ils mangent quoi les bénévoles ? La vie c’est du bénévolat ? Complètement déconnecté des réalités le pauvre Alain. Et on aurait du salariat en dehors de l’état ? La retraite, la sécu etc. ça passe aux oubliettes ?

    L’idéal révolutionnaire, les anars et d’autres sont forts pour le proclamer, mais dans les faits ils sont où dans les luttes les anars ? Ils sont où dans les alternatives ? Ah oui, ils font la révolution de salon…

    Alain, tu serais pas un « nanar de droite » ?

     

  44. alain

    Nanard de droite…. La bonne blague venant de l’autonomiste et de l’éducateur populaire pas capable de vivre sans l’aide de l’Etat. Moi, je te parle de l’anarchiste libertaire et toi tu vis dans le monde du socialiste assisté.

    Au fait, tu m’expliques pourquoi faudrait subventionner les ateliers vélos et leur payer des locaux et pourquoi les vélocistes devraient payer RSI, loyer, taxe d’apprentissage, taxe sur la publicité, obligation d’être immatriculé à la chambre des métiers, faire valider leur comptes? Enfin, je te parles des vélocistes, mais j’aurais pu te parler des couvreurs, plombiers, enfin bref, tous les artisans…. Tu parles de « secrétariat et compétences de bureau »… Tu crois que les artisans, ils n’en ont pas besoin et tu crois qu’on leur donne?

    Et pendant ce temps là, faudrait payer des locaux et des salariés pour faire plaisir à ceux qui disent que la vélorution, ca se fait pas dans la rue. Tu veux pas aussi qu’on te paye le toyer de ton appart, ton forfait internet et celui de ton téléphone et pendant qu’on y est, faudrait aussi peut-être te rembourses tes factures à la supérette d’à côté…
    Tu crois que le monde se donne à quelques uns pendant que la masse raque à tout va pour gaver 3 clampins et leur beaux idéaux d’autonomie et d’éducation populaire. Faudrait que t’ailles te promener dans d’autres pays. Ca te ferait du bien. Tu verrais que le monde associatif arrive à vivre sans passer son temps à croire que tout doit leur être fourni. Mais bon, je sais… on est en France, alors le Colbertisme même 400 ans plus tard, ca laisse encore des traces..

  45. Theron

    Trop de choses sur lesquelles te reprendre Alain, mais ce n’est pas le lieu.

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