Ordre d’importance

Au détour d’un article intéressant du Monde diplomatique sur les conséquences du réchauffement climatique dans la ville des millionnaires Miami en Floride, on découvre une installation d’art contemporain de l’artiste argentin Leandro Erlich consacrée à l’impact de la civilisation de l’automobile sur le climat.

L’article du Monde diplomatique est intitulé « En Floride, les riches n’auront pas les pieds dans l’eau. » Il parle du phénomène de « gentrification climatique » consistant pour les plus aisés à quitter les quartiers chics, mais submersibles, au bord de l’eau pour aller se construire de magnifiques villas quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, un peu plus en retrait de la mer, dans des quartiers occupés jusque là par des populations pauvres.

Très souvent, les illustrations du Monde diplomatique sont excellentes et en particulier la photo de cet article, présentant une oeuvre d’art de l’artiste argentin Leandro Erlich.

Il s’agit d’une installation dont le titre est Order of Importance (« ordre d’importance ») et qui représente 66 voitures — à taille réelle — sculptées dans le sable d’une longue plage à Miami Beach. Cette oeuvre a été exposée du 1er au 15 décembre 2019 lors de la foire d’art contemporain de Miami, Miami Art Basel.

Selon Leandro Erlich, ce travail a pour but d’éveiller les consciences sur la crise climatique qui a selon lui atteint un point de non retour. « Le réchauffement climatique et ses conséquences ne sont pas une affaire de perspective ou d’opinion personnelle » explique le sculpteur originaire de Buenos Aires. « Cette crise est une préoccupation objective qui requiert des solutions immédiates. En tant qu’artiste, j’essaye de faire en sorte que le public prenne conscience de cette réalité et réalise qu’on ne peut pas fuir notre responsabilité, qui est tout simplement de protéger la planète. »

Source: https://soleilrougemagazine.com/art-basel-miami-le-sable-est-une-facon-de-mesurer-le-temps

2 commentaires sur “Ordre d’importance

  1. Pédibuspedibus

    les artistes aujourd’hui ce n’est pas du luxe superfétatoire, s’il s’agit de sculpter rapidement une nouvelle « manière de voir », suivant la formule du Diplo, pour sortir de leur léthargie nos sociétés de lemmings abrutis par le babillage nombriliste irresponsable des zoziaux sociaux…

  2. Pédibuspedibus

    ce n’est même pas « l’anthropocène » que nous inaugurons :

    nous retournons plutôt cinq millions d’années en arrière, avec désormais le taux atmosphérique de CO2 du pliocène à l’ère tertiaire, bien avant l’éclatement du tronc commun des primates ayant donné naissance aux espèces homo et aux singes actuels…

    https://reporterre.net/Record-de-CO2-dans-l-air-vers-un-retour-en-arriere-de-15-millions-d-annees#forum1548

    en espérant que le monde des arts, du spectacle et de la littérature nous mette vite, très vite en scène ce que l’on sait mais qu’on ne semble toujours pas croire…

Les commentaires sont clos.