Le développement durable a échoué

Personne n’en parle, mais 2017 est l’anniversaire des 30 ans du développement durable. C’était en 1987, avec la publication du rapport Brundtland, qui présentait officiellement le développement durable comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Trente ans après, la fumisterie a vécu. Lire la suite…

Débat avec Paul Ariès sur la gratuité

Le troisième débat autour de la question de la gratuité le 5 Novembre 2015 à Saint-Martin d’Hères a été une nouvelle fois une belle réussite. Comme c’est maintenant l’usage à chaque débat organisé par les collectifs, le public a été invité à s’exprimer avant les intervenants. Les participants ont donc largement pris la parole posant les bases des interventions qui allaient suivre. Lire la suite…

Capitalisme, emploi et nature: sortir de l’engrenage destructif

« Le monde possède le rêve d’une chose dont il lui suffirait de prendre conscience pour la posséder réellement » (Karl Marx, lettre à Arnold Ruge).

Il y a plusieurs définitions possibles du capitalisme. Du point de vue des exploité-e-s, le capitalisme est ce système dans lequel les ressources de la terre nourricière sont monopolisées par une minorité qui possède aussi les autres moyens de production. Du coup, pour vivre, la majorité n’a d’autre moyen que de vendre sa force de travail – pas d’autre moyen que de se vendre, en fait. Lire la suite…

Gaz de schiste, le choix du pire

La Grande Guerre à l’ère du déclin pétrolier

Les visiteurs assidus du site carfree ont eu l’exceptionnel privilège de lire en avant première quelques-uns des chapitres de cet excellent livre faisant le point sur l’imposture historique des gaz de schiste. Le mythe de « l’Age d’or du gaz » a fait long feu, seuls éclatent aujourd’hui au grand jour la bulle spéculative et son désastre environnemental… Lire la suite…

Einsatzgruppen en Ford Falcon Verte

Aux origines totalitaires du Big Business automobile (2e partie)

Le passé sud-américain peu glorieux d’un grand constructeur automobile européen a refait surface en automne 2015. Des victimes de Volkswagen ont porté plainte pour « crime contre l’humanité. » L’accusation est grave en elle-même, et au moins à deux titres pour ce constructeur. Par son activité d’après-guerre, censée être purement industrielle et donc respectable dans ses fins, officiellement satisfaire des besoins et élever le niveau de vie des classes moyennes au standard européen, la firme automobile se retrouve dans un télescopage historique, soudainement replongée dans son passé nazi. Pour nous, dans notre réquisitoire, il n’y avait que confirmation de la liaison originelle entre totalitarisme et automobilisme. Continuons notre investigation factuelle… Lire la suite…

Das Auto Kapital.

Le scandale VW mériterait de figurer dans une anthologie d’exemples concrets montrant l’impossibilité du capitalisme vert. On connaît les faits: le géant allemand de l’automobile a triché pour faire croire que ses véhicules diesel respectaient les normes américaines de pollution aux NOX (différents oxydes d’azotes qui contribuent à la formation du smog). La tricherie est grossière et délibérée: les voitures sont équipées d’un petit logiciel qui, en situation de test, active le dispositif de recirculation des gaz d’échappement et le désactive en conditions normales. La limite de l’émission de NOX aux Etats-Unis est fixée à 0,04g/km par le Clean Air Act. Au laboratoire, grâce à la recirculation des gaz, elle est respectée – la voiture est « propre »; sur la route, elle est dépassée plus de quarante fois – la voiture est (très) sale. Le pot-aux-roses a été révélé le 18 septembre par l’Agence US de l’environnement (EPA). Onze millions de véhicules sont concernés au niveau mondial. Le choc est énorme. Lire la suite…

Aux origines totalitaires du Big Business automobile

Du 3e Reich à nos jours, le passé éclaire le présent

On apprend aujourd’hui que Volkswagen est poursuivi en justice au Brésil pour « crime contre l’humanité » (1)… La belle affaire. Quel grand constructeur automobile pourrait plaider « non coupable » face à des accusations de collaboration avec un régime totalitaire ou une junte militaire ? Probablement aucun. Lire la suite…

« La gratuité est un saut de civilisation »

En 1995, Jean-Louis Sagot-Duvauroux publiait Pour la gratuité. Des années après, on est tombés sur ce petit livre qui articule, en montrant la cohérence qui les sous-tend, à peu près tous les grands combats actuels : pour l’accès aux soins, pour le droit au logement et aux transports, pour la libre circulation de l’information et des œuvres… Surtout, la réflexion de Jean-Louis Sagot-Duvauroux aide à lever la malédiction qui, depuis l’échec des régimes communistes, pèse sur tous les désirs de changement. Non, dit-il, l’empire de la marchandise n’est pas partout : le croire, c’est aussi céder à la propagande libérale. Et on peut, à partir des failles bien réelles du système, à partir d’îlots préservés de gratuité et d’autonomie, agir pour renverser la tendance ; avancer des propositions circonscrites, mais efficaces, qui permettent de prendre de nouveaux bastions, au lieu de se cantonner à une attitude défensive en rêvant à des lendemains qui chantent. Lire la suite…

Pour la décroissance de la naïveté

Les limites à la croissance (dans un monde fini) est un livre assez récent qui a une longue histoire. Écrit en 2004 par Donella Meadows, Dennis Meadows et Jorgen Randers, il connaît une traduction française en 2012. Ce livre possède une longue histoire car il s’agit en fait d’une mise à jour, la troisième en l’occurrence, d’un livre célèbre de 1972 intitulé « The Limits To Growth » et imparfaitement traduit en français sous le nom de « Halte à la croissance?: Rapport sur les limites de la croissance ». Lire la suite…