Aphekom: une étude européenne qui montre que la pollution automobile tue

Le projet européen Aphekom coordonné par l’Institut de veille sanitaire a rendu ses résultats à l’issue de trois années de travaux. Il conclut notamment qu’une diminution des niveaux de particules fines dans l’air des villes européennes entraînerait un bénéfice non négligeable en termes d’augmentation de l’espérance de vie et de réduction des coûts pour la santé et que habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique. Lire la suite…

Propagande verte

Disons les choses clairement, nous sommes en guerre. En guerre contre le réchauffement climatique, en guerre contre la pollution généralisée, en guerre contre l’exploitation du pétrole et en particulier les sables bitumineux, en guerre contre les gaz de schistes et toutes les formes de pillage généralisé de l’environnement aboutissant à la destruction de la biosphère et des écosystèmes. Lire la suite…

Un Contre-Grenelle le 2 avril : pour l’écologie, contre le capitalisme vert

Un troisième contre-Grenelle est organisé le 2 avril 2011 à Vaulx-en-Velin (69) sur le thème de « décroissance ou barbarie ». Le choix de la ville la plus pauvre du département est un enjeu politique : parler d’écologie et de décroissance aux plus pauvres car ce seront aussi les premières victimes de l’effondrement environnemental, mais aussi parce que c’est auprès des plus pauvres que peuvent émerger des formes de résistance, et mieux encore la construction d’un autre monde comme l’attestent ces lieux de vie que sont les communautés Emmaus en France, le mouvement du « buen vivir » en Equateur. Lire la suite…

Carburant cycliste: prix stables

J’ai vérifié sur le site des Echos. Le cours du blé, notre principal carburant musculaire, ne s’envole pas (en bleu sur le graphique). Contrairement à celui du pétrole (en rose). On peut donc continuer à pédaler sans réserves.

Vivement le litre d’essence à 2 euros !

Le prix moyen du litre de super sans plomb est en train de passer le cap de 1,50 euro. Déjà, à Paris intra-muros, le cap de 1,60 euro a même été franchi. Le cours du baril de pétrole est reparti à la hausse et dépasse désormais les 110 dollars. Pourquoi? Dans le désordre: Libye, fin du pétrole, Irak, pic de Hubbert, Iran, développement de la bagnole en Chine, etc. Le journal La Tribune s’est amusé à estimer à combien faudrait-il que le prix du baril grimpe pour que le litre d’essence dépasse les 2 euros. Lire la suite…

A la Réunion, la bagnole réconcilie le PS et l’UMP!

A La Réunion, l’amour de la bagnole transcende les clivages politiques. Après l’abandon du tram train régional par la nouvelle majorité (UMP) du Conseil Régional, son Président vient  de signer avec le Maire (PS) de Saint Denis une convention permettant de financer une étude d’un montant de 1,5 million d’euros pour déterminer la possibilité de réaliser un boulevard en souterrain au nord du chef lieu. Lire la suite…

1972 : un moment fondateur de l’écologie politique en France

En juin 1972 paraissait un numéro Hors Série du Nouvel Observateur intitulé « La dernière chance de la Terre ». Alain Hervé, directeur de la revue Le Sauvage nous rappelle cet événement historique : c’est lui qui a dirigé ce numéro spécial tiré à 200 000 exemplaire.

A la suite de ce succès Claude Perdriel lançait le mensuel Le Sauvage avec Alain Hervé comme rédacteur en chef. Le premier numéro paraissait sous le titre : « L’Utopie ou la mort ». Lire la suite…

Machines génocidaires et crise alimentaire

Christiana Figueres, responsable des Nations Unies pour la Convention sur le climat, a déclaré que « si la communauté des nations se révèle incapable de stabiliser complètement le changement climatique, cela va menacer (…) où et comment nous produisons de la nourriture », et elle a ajouté que « des climats de plus en plus imprévisibles mèneront à une baisse de la production de l’agriculture » (1). Lire la suite…

Variations motorisées : des voitures, de la mécanique et des fluides


« Dis à ma copine qu’il faut que je l’oublie, que je préfère m’acheter un nouveau carburateur [1]. »
Queen, « I’m in love with my car »

« Des voitures, partout des voitures, et nulle part la moindre issue. » Ce pauvre crétin d’Herman, personnage principal de Car [2] – livre dément du non moins dément Harry Crews, auteur notamment du jouissif Body – rêve, et ce n’est pas folichon. Des bolides parcourent son corps et déroulent leurs courses le long de ses membres, klaxonnent au carrefour de ses poumons, s’introduisent dans chaque partie de son anatomie ; «  jusqu’au moment où, des pieds à la tête », il n’est plus « qu’un énorme embouteillage ». Le périph aux heures de pointe s’invitant dans ton organisme, vision d’horreur. Certes, lui ne va pas tarder à se réveiller, en sueur, cerveau troublé par l’invasion motorisée. Mais ce rêve-là n’est pas anodin pour Herman, cinglé puissance 100 (chevaux-moteur). Depuis sa plus tendre enfance, sa vie se déroule à l’ombre de la chose carrossée, baigne dans l’agressive odeur des pots d’échappement et dans le culte de la mécanique bien huilée. Un enfant des pistons et des carburateurs. Comme nous, en pire. Lire la suite…

Les automobilistes aiment les dictateurs

Notre dépendance à la voiture nous amène à soutenir les pires dictateurs de la planète et les récentes révolutions dans le monde arabe révèlent cruellement au grand jour cette « politique du réservoir de voiture ». Le cas libyen est intéressant. En 2007, Nicolas Sarkozy recevait en grande pompe à l’Élysée « notre ami » Mouammar Kadhafi. En 2011, les photos de cette visite officielle ont été précipitamment enlevées du site internet de l’Élysée pour ne pas montrer trop ostensiblement cette connivence entre le gouvernement français et le régime libyen. Lire la suite…

Mettre les automobilistes dans des autocars

Il y avait une proposition dans le rapport de Sir Rod Eddington au Trésor avec laquelle j’étais entièrement d’accord lorsque je l’ai lu. Il insistait sur le fait que « le secteur des transports, y compris l’aviation, devrait payer son coût environnemental réel« . Dit autrement: chaque fois que quelqu’un décède à la suite des inondations au Bangladesh, un cadre d’une compagnie aérienne devrait être traîné hors de son bureau et noyé en représailles. A la lecture du rapport, j’ai réalisé que ce n’est pas exactement ce qu’il avait à l’esprit. Lire la suite…

La bande des Quatre se fout des gaz de schistes

Allons-y gaiement. Au point où j’en suis avec les associations écologistes officiellement estampillées, je n’ai plus grand-chose à perdre. Ce que je vais écrire n’est pas un bonheur, mais une profonde tristesse. D’abord, et pour vous mettre dans l’ambiance, j’accuse publiquement le WWF, Greenpeace, La fondation Nicolas Hulot et France Nature Environnement (FNE) d’avoir permis le déferlement de l’industrie criminelle des biocarburants – de leur vrai nom nécrocarburants – en France. En 2007, j’ai publié un livre sur le sujet – la faim, la bagnole, le blé et nous (Fayard) – qui annonçait l’essentiel, y compris les famines qui ont éclaté au printemps 2008. Car évidemment, lorsque l’on détourne des millions de tonnes, des dizaines de millions de tonnes de plantes alimentaires pour faire rouler des bagnoles, dans un monde qui compte un milliard d’affamés, il y a des conséquences. Lire la suite…