Télé, bagnole et autres prothèses du sujet moderne

Deux grandes machineries modernes suppléent aujourd’hui notre pouvoir être défaillant : les télévisions (la télé, l’internet, le téléphone et la myriade de technopodes récents) et la « bagnole ». Ces deux technologies et les pratiques qui les accompagnent ont modifié l’existence contemporaine à une profondeur difficile à estimer : elles font l’objet d’un discours tour à tour dépréciatif, laudatif, manichéen ou dépourvu de charpente analytique. Lire la suite…

Ne soyons pas des écologistes benêts

Dans les années 60 et 70, les précurseurs de l’écologie étaient dénigrés, tournés en ridicule par les firmes et autorités politiques. Il ne fallait surtout pas les prendre au sérieux, ces lanceurs d’alerte trop subversifs (1). Mais progressivement, devant des périls environnementaux de plus en plus prégnants, les dirigeants ont arrêté de se voiler la face. Alors les pollueurs ont massivement investi dans l’écoblanchiment, les médias ont évoqué les menaces, et les gouvernements ont pris en main la question. L’écologie banalisée a été vidée de toute critique trop radicale. « Il ne s’agit plus de se désintéresser du discours écologiste, mais de l’intégrer, de le digérer, pour continuer à faire le même business, la bonne conscience en plus. » (2)  Lire la suite…

L’abandon de la voiture fait très vite un heureux: soi-même ! (Hello Goodbye)

Eh oui, n’en déplaise à nos 4 Beatles, j’ai le sens de la contradiction déjà rien qu’en moi-même. Pour paraphraser le groupe de Liverpool dans sa chanson Hello Goodbye (1967), « I say no and I say yes », « I say goodbye then I say hello ».

Je dis non à la voiture ; mais par ce renoncement, je dis oui à mille autres plaisirs oubliés par la société. Et hop, comme un archéologue, on retrouve des trésors d’avant le présent (« Before present », ou « BP », est une définition temporelle que les archéologues utilisent en datant le début de leur nouvelle « ère » à 1950, date choisie arbitrairement et qui correspond à l’année des premiers essais de datation au Carbone 14). Lire la suite…

Propagande verte

Disons les choses clairement, nous sommes en guerre. En guerre contre le réchauffement climatique, en guerre contre la pollution généralisée, en guerre contre l’exploitation du pétrole et en particulier les sables bitumineux, en guerre contre les gaz de schistes et toutes les formes de pillage généralisé de l’environnement aboutissant à la destruction de la biosphère et des écosystèmes. Lire la suite…

Un Contre-Grenelle le 2 avril : pour l’écologie, contre le capitalisme vert

Un troisième contre-Grenelle est organisé le 2 avril 2011 à Vaulx-en-Velin (69) sur le thème de « décroissance ou barbarie ». Le choix de la ville la plus pauvre du département est un enjeu politique : parler d’écologie et de décroissance aux plus pauvres car ce seront aussi les premières victimes de l’effondrement environnemental, mais aussi parce que c’est auprès des plus pauvres que peuvent émerger des formes de résistance, et mieux encore la construction d’un autre monde comme l’attestent ces lieux de vie que sont les communautés Emmaus en France, le mouvement du « buen vivir » en Equateur. Lire la suite…

1972 : un moment fondateur de l’écologie politique en France

En juin 1972 paraissait un numéro Hors Série du Nouvel Observateur intitulé « La dernière chance de la Terre ». Alain Hervé, directeur de la revue Le Sauvage nous rappelle cet événement historique : c’est lui qui a dirigé ce numéro spécial tiré à 200 000 exemplaire.

A la suite de ce succès Claude Perdriel lançait le mensuel Le Sauvage avec Alain Hervé comme rédacteur en chef. Le premier numéro paraissait sous le titre : « L’Utopie ou la mort ». Lire la suite…

Mettre les automobilistes dans des autocars

Il y avait une proposition dans le rapport de Sir Rod Eddington au Trésor avec laquelle j’étais entièrement d’accord lorsque je l’ai lu. Il insistait sur le fait que « le secteur des transports, y compris l’aviation, devrait payer son coût environnemental réel« . Dit autrement: chaque fois que quelqu’un décède à la suite des inondations au Bangladesh, un cadre d’une compagnie aérienne devrait être traîné hors de son bureau et noyé en représailles. A la lecture du rapport, j’ai réalisé que ce n’est pas exactement ce qu’il avait à l’esprit. Lire la suite…

Le guide du Salon d’Otto 2011

A l’occasion de l’autre-salon automobile de Genève, ne manquez pas le premier guide du Salon d’Otto, disponible auprès de tous les bons concessionnaires ! Premier guide en suisse-allemand, traduit en français fédéral, destiné à nos ami(e)s d’outre-Sarine qui visitent Genève et son authentique Salon de l’Auto, et qui souhaitent (re)découvrir une ville digne des années 1950 dans laquelle la voiture est toujours la Reine !

Source: L’Autre Salon

Dire « merci » quand on ne peut plus rien dire d’autre

Publicité automobile: l'ours polaire qui dit merci à l'automobiliste !
Publicité automobile: l’ours polaire qui dit merci à l’automobiliste !

Les signes de la délégation du pouvoir d’organiser la cité aux forces économiques, qui elles-mêmes ne jurent que par la sacro-sainte liberté du consommateur, se laissent à voir dans les remerciements, spatialement distribués, pour l’un ou l’autre comportement considéré comme « bon ». L’automobiliste qui respecte le seuil de vitesse autorisé, se verra signaler la qualité de sa démarche par un message automatique le remerciant de rouler à la vitesse permise ; durant les nombreux pics de pollution, les sociétés de transport remercieront les usagers d’avoir opté pour leur service ; lors de leur achat, les individus-consommateurs seront gratifiés pour avoir choisi les produits du « commerce équitable »… Lire la suite…