L’Archipel Carcéral

panopticon

Les arbres ne sont d’aucune utilité pour le bon fonctionnement d’une prison, et il est très facile de généraliser cette évidence de « bon sens » à tout univers concentrationnaire. Alexandre Soljenitsyne, dans « Le Premier Cercle » rappelle que même la strate herbacée peut poser problème. Trop haute, un prisonnier peut avoir la mauvaise idée de s’y dissimuler, échapper à la surveillance des gardiens et tenter des choses répréhensibles. Obligeant l’administration du camp à rappeler son autorité, ce qu’elle veut par-dessus tout s’épargner, ce genre de tentation désespérée et parfois mortelle doit être prévenue. Le règlement exige une herbe toujours tondue rase pour éviter tout problème… Lire la suite…

La responsabilité des professeurs d’histoire devant le présent et l’avenir

La communauté historienne – c’est la qualification que ses membres se sont donnés eux-mêmes – entretient une obsession pour le concept de mutation. Mais cette communauté ne voit pas, ne veut pas voir la mutation des mutations: celle de la modernité, de l’ère industrielle, de l’avènement du nihilisme. Elle nie cette mutation qui a fait que l’Être n’est plus une évidence, et qui, du coup, nécessiterait de penser, plutôt que de faire du constat historique glacial — constat qui est tout sauf de la pensée, malgré son déguisement. Lire la suite…

L’Anti-Manuel du Cycliste urbain

Attention, sortie prochaine d’un OVNI (Objet Vélocipédique Non Identifié). Cet « Anti-Manuel du Cycliste urbain » est en effet l’œuvre d’Hugues Serraf, journaliste et ancien rédacteur en chef dans la presse automobile… Il n’a plus de voiture, ne se déplace qu’à vélo, mais n’a demandé ni nouvelle identité ni protection de la police pour éviter les représailles de ses anciens confrères… Lire la suite…

Eh mec, elle est où ta caisse?

Ou comment Hollywood créa le raccourci « pas de voiture = Loser! »

Dans Greenberg Ben Stiller joue le rôle de Greenberg, un ancien charpentier reconverti en musicien à la dérive, qui traverse une période de dépression. C’est le genre de connard dans le besoin, râleur, profiteur et complètement asocial. Et s’il y a un indice qui montre à quel point sa pathologie de loser en est à un stade avancée, en voici un : il ne conduit pas!
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Contre le despotisme de la vitesse

En 1991, l’ « Alliance pour l’opposition à toutes les nuisances » s’efforçait de fédérer les résistances menées aux quatre coins de la France contre les aménagements autoritaires (autoroutes, lignes TGV, grands barrages sur la Loire, carrières, décharges…). Cette agitation, « terrain d’un redéploiement de la critique sociale », a réinsufflé une critique radicale de l’aliénation engendrée par la toute-puissance de l’économie. Le « relevé provisoire de nos griefs contre le despotisme de la vitesse » constitue un uppercut direct, pour réveiller les consciences face à la « démence organisée ». Lire la suite…

La voiture électrique est à l’automobile ce que le minitel est à l’internet

Paris, le 28 septembre 2010 : A quelques jours de l’ouverture du Mondial de l’automobile, l’association Agir pour l’Environnement diffuse un rapport sur les freins au développement de la voiture électrique. Le démarrage poussif de la voiture électrique s’explique pour une large part à cause de trois freins que l’association juge quasi rédhibitoires : Un prix excessif, une autonomie médiocre et un bilan carbone loin d’être satisfaisant. Le choix fait par certains constructeurs d’une voiture 100% électrique accroît de fait le risque d’un échec rapide et immédiat. Lire la suite…

La voiture: un objet symbole

La symbolique de l’automobile n’échappe à personne, surtout pas à ceux qui l’utilisent tous les jours. C’est dans la relation entre le conducteur et l’automobile que celle-ci prend vie et devient voiture. La portée symbolique de cet objet peut s’appréhender autour de deux pôles que sont l’aspect identitaire et l’aspect émotionnel. Lire la suite…