Rocard, la taxe carbone et la décroissance

Michel Rocard, pigiste de Sarkozy pour égayer ses vieux jours, était ce matin sur France Inter, essentiellement pour parler de la “taxe carbone” dont il présentera les détails à son patron ce vendredi. La première partie de l’émission, consacrée à la “taxe carbone”, a été calamiteuse. Débit lent, silences qui en disent long, explications vaseuses : ce n’est pas avec une telle prestation que cette taxe carbone va devenir populaire ! D’ailleurs ce n’est pas sa vocation, d’être populaire. Mais l’explication concernant les “compensations de pouvoir d’achat”, confuse et embrouillée, ne rassure pas sur la viabilité du projet… Lire la suite…

Et si les transports publics étaient gratuits ?

Compiègne, Châteauroux, et depuis peu Aubagne… une dizaine de villes moyennes ont décrété la gratuité totale des transports publics. Simple et généreuse en apparence, cette décision est plus compliquée qu’il n’y paraît, comme le raconte le mensuel « Regards« . Un journaliste de Télérama a joint au téléphone Emmanuelle Cosse, rédactrice en chef (en vacances) de la revue pour parler de cette question de la gratuité des transports publics. Citons seulement la conclusion de l’entretien: « La gratuité est aussi un moyen de développer les transports en commun »…

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Le « Business Model » du vélo publicitaire: fric, exploitation et pollution mentale

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Au détour d’un article de Business Garden, on apprend que le Vélo en Libre Service (VLS) cherche son « Business Model« . En France, c’est principalement la société Cyclocity, filiale du groupe JC Decaux, qui occupe le terrain très convoité des parcs de vélos en libre service. En l’occurrence, le Business Model de Cyclocity est basé sur un contrat avec les communes desservies par les parcs de vélo et permettant à JC Decaux de vendre des espaces publicitaires. Le deal est donc le suivant: vélos contre publicité, exploitation des salariés et pollution mentale… Lire la suite…

Geovelo, un service d’itinéraires pour cyclistes

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Géovélo est un nouveau service internet qui a l’ambition de devenir le mappy du vélo ou le viamichelin version cycliste. Depuis 2 ans, Benoît Grimberg (directeur de l’association « Autour du train ») se fait aider par un ingénieur en informatique, Gaël Sauvanet, et par 5 à 6 intervenants de l’Université de Tours pour plancher sur ce projet. Lire la suite…

Le vélib est-il vraiment à nous ??

Madame, Monsieur, Je vois depuis quelques temps votre nouvelle campagne d’affichage en ville, sur le thème : « Vélib’ est à vous, protégez-le » , et je souhaiterais faire quelques remarques sur le sujet.

Je pense que cette publicité est mensongère : les Vélib’ ne sont pas à nous, ils appartiennent à l’entreprise JC Decaux qui nous permet de les louer. Les associations cyclistes avaient proposé lors de la phase d’étude des solutions indépendantes, gratuites ou non. Celle de JC Decaux est l’une de celles qui permettaient le moins à l’utilisateur de se sentir responsable du vélo qu’il loue. J’insiste sur le fait que le client loue un vélo sous contrat, et non pas qu’il l’emprunte. Lire la suite…

Détruire les autoroutes permet d’améliorer le trafic et d’embellir votre ville

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Yonah Freemark et Jebediah Reed ont examiné quatre grandes autoroutes urbaines qui ont été démolies, en créant des rivières et des parcs à leur place. Il y a la Cheonggyecheon highway à Seoul (Corée du Sud), le Harbour Drive à Portland (USA), l’Embarcadero Freeway et la Central Freeway de San Francisco (USA). Dans tous les cas de destruction d’autoroutes, la ville est logiquement beaucoup plus jolie. Ce qui est étonnant, c’est que leur étude montre que la situation du trafic s’est améliorée depuis la destruction des autoroutes et leur remplacement par des parcs ou des rivières… Lire la suite…

Detroit, le paradis du vélo?

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Après la mise en faillite de General Motors (en attendant celles de Chrysler et Ford ?) la ville de Detroit change de visage et ambitionne un nouveau modèle économique en devenant un nouveau paradis du vélo.

Effet Obama ou pas, les États-Uniens dont les innovations culturelles traversent généralement l’océan atlantique pour nous parvenir quelques années plus tard, ne cesseront de nous étonner par leurs capacités de rebondissement… Lire la suite…

VroooooOum ! Pourquoi nous restons accros à l’auto

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Si la crise de l’industrie automobile nous touche tant, ce n’est pas seulement à cause de ses conséquences économiques et sociales. C’est aussi parce que nous entretenons avec la voiture une relation singulière. Expression ultime de l’individualisme selon la London Review of Books, elle symbolise également la réussite sociale. Ne serait-ce que virtuellement, comme en Chine, où les cols blancs, raconte le Jingji Cankao Bao, s’offrent les véhicules de leurs rêves sur le Net. Mais, pour le magazine autrichien Falter, l’automobile, loin de nous libérer, nous asservit. C’est une drogue, dont on peut toutefois décrocher, comme en témoigne le reportage du Hamburger Morgenpost dans un quartier sans voitures de Hambourg. Lire la suite…

Un Jardin de la France en béton armé (2)

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Résumé : Urbanisme et Totalitarisme

Cette série d’articles est partie d’une question simple : pourquoi, dans un contexte général de crise écologique on continue à abattre des arbres dans la ville de Tours? En janvier 2009 une allée de 65 platanes centenaires est abattue, puis on découvre qu’il ne s’agit pas d’un événement isolé mais d’un programme d’abattages systématisés.

La réflexion menée à partir de ce fait incompréhensible vise à montrer les mobiles cachés et les intérêts économiques soutenus par la politique municipale : création d’un bassin de chalandise, spoliation de la population, confirmation de l’emprise de la circulation automobile sur la ville, privatisation de l’espace public, fonctionnalisation économique des habitants comme « usagers » d’une « ville supermarché »…

Le texte est long, mais se présente sous forme de tableaux pouvant être lus de manière individuelle après l’introduction. Lire la suite…

Villes en transition: le futur des transports en 2030

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Les voitures à propriétaires uniques ne sont plus la norme. Dans la plupart des villes, le développement extensif des réseaux de transport public et la reconfiguration des voies urbaines au profit des cyclistes, des marcheurs, des trams et des autobus, fait paraître l’usage individuel de la voiture comme un geste positivement anti-social. Lire la suite…

Palmarès de l’altermobilité 2009

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Après avoir décerné récemment le bagnolo-trophée 2009, Carfree France propose le palmarès de l’altermobilité 2009. Ce palmarès a pour fonction de mettre en valeur les villes les plus favorables aux alternatives à l’automobile. Les agglomérations de Besançon, Bordeaux et Avignon occupent les trois premières places de l’édition 2009 de ce palmarès de l’altermobilité. Lire la suite…

Pollution

« Pollution, polluer, polluant »: ces mots ont pris leur sens actuel vers 1950 et ont « enrichi » la langue française. Mais cette accumulation de mots désigne ce qui étouffe l’homme dans les villes, asphyxie les poissons dans l’eau et englue les ailes des oiseaux dans la fange du mazout. Lire la suite…

Initiative des villes pour la mobilité douce

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Le canton de Genève table officiellement sur une augmentation de 42% du trafic d’ici l’année 2020 ! L’initiative des villes a pour objectif que la plus grande part de cette augmentation n’aille pas vers la voiture mais vers la mobilité douce (mobilité piétonne et cycliste). Si l’initiative est acceptée, les déplacements sans voitures seront sécurisés et attractifs pour les habitants de tout âge, habitant en ville ou à la campagne. Lire la suite…