Cours du pétrole, profits records et catastrophes écologiques

A l’heure où le cours du pétrole a désormais franchi les 110 dollars le baril, les profits des compagnies pétrolières n’ont jamais été aussi importants. Déjà, pour la seule année 2005, 100 milliards de dollars de profits: c’était le montant cumulé des bénéfices qu’avaient dégagé les cinq plus grandes compagnies pétrolières mondiales (ExxonMobil, Chevron, Total, BP et Shell).

Ensuite, plus récemment, le groupe pétrolier Total a annoncé, mercredi 13 février 2008, un résultat net ajusté (hors éléments exceptionnels) de 12,2 milliards d’euros pour la seule année 2007 – de loin le plus important des entreprises du CAC40, mais en baisse de 3 % par rapport aux 12,5 milliards atteints en 2006. En 2005, les profits de Total s’étaient élevé également à 12 milliards d’euros.

Mais le record est atteint probablement par ExxonMobil qui présente en 2007 un bénéfice net de 35 milliards de dollars, soit environ 22,5 milliards d’euros!

La constitution de ces bénéfices exceptionnels provient d’un modèle économique pour le moins singulier : les groupes pétroliers alignent leurs marges amont et aval sur le niveau du cours du baril brut. Dès lors, la flambée du pétrole entraîne mécaniquement une explosion des profits des groupes pétroliers.

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Sources : Wikipédia et Le Monde

Les profits de Total explosent depuis 2005, année à partir de laquelle le cours du pétrole a commencé à battre record sur record. La légère « contre-performance » de Total en 2007 fait presque de la peine quand on sait que c’est en 2007 que le cours du pétrole a flirté pour la première fois de son histoire avec la barre des 100 dollars le baril… Il va falloir que les automobilistes se remobilisent en 2008 pour que les profits de Total repartent à la hausse! Heureusement, avec un baril à plus de 110 dollars en ce début d’année 2008, les choses devraient aller mieux pour Total l’année prochaine… pour les automobilistes, la facture risque par contre d’être salée.

Dans le même temps, l’actualité récente nous rappelle que ces mêmes majors du pétrole provoquent des catastrophes écologiques au moins aussi importantes que leurs profits. L’extraction et le transport du pétrole causent en effet régulièrement des désastres pour l’environnement.

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En décembre 2007, un article du très sérieux journal The Independent, expliquait comment la firme BP (British Petroleum, 16 milliards d’euros de profits en 2006) était en train de préparer le « plus grand crime écologique de l’histoire« . En effet, le géant pétrolier britannique qui promet d’aller « Au-delà du Pétrole » en trouvant des moyens plus propres de produire des carburants fossiles, est accusé d’abandonner son « image écologique » en investissant plus de 2,2 milliards d’euros pour extraire le pétrole de la nature sauvage canadienne, utilisant des méthodes qui, selon les écologistes, font partie du « plus grand crime du réchauffement planétaire » de l’histoire.

L’objectif de BP est de produire du pétrole brut à partir des sables bitumineux, système de production qui génère jusqu’à quatre fois plus de CO2 – le principal gaz à effet de serre – que le forage conventionnel, sans parler de la pollution et de la destruction de la nature sauvage canadienne: des millions de tonnes de vie végétale et de couche arable dégagées en vastes mines à ciel ouvert et des millions de litres d’eau détournés des fleuves et rivières.

Car, il faut bien comprendre une chose, à mesure que la ressource en pétrole se raréfie, les cours explosent et rendent économiquement viables des méthodes d’extraction de plus en plus sophistiquées et coûteuses, en général dans des endroits encore sauvages et au prix de la destruction de l’environnement. C’est particulièrement vrai avec l’extraction du pétrole à partir des sables bitumineux du Canada, véritable catastrophe écologique à grande échelle.

Mais, n’oublions pas que les catastrophes écologiques du pétrole touchent aussi particulièrement les océans, le groupe pétrolier Total est un expert sur ce sujet. Il y a quelques temps, le verdict du procès Erika est tombé. C’est une victoire pour les collectivités qui ont obtenu ce qu’elles demandaient. Total, l’affréteur, a été condamné à la peine maximale pour cette pollution massive assimilable à un écocide.

Le tribunal de Paris a également reconnu le préjudice écologique, une première en France, ce qui était la moindre des choses au regard de la catastrophe écologique de l’Erika.

Selon Greenpeace, la marée noire de l’Erika a été la plus meurtrière pour les oiseaux. Si on la compare à celle de l’Amoco Cadiz, elle a été 130 fois plus meurtrière en terme de rapport quantité de pétrole déversé en mer / nombre d’oiseaux récupérés. La Ligue de Protections des Oiseaux (LPO) a signalé que 61 000 oiseaux mazoutés ont été recueillis, morts ou vivants. Le nombre réel d’oiseaux tués par la marée noire est certainement encore bien supérieur, car beaucoup n’ont pas atteint la côte. On peut estimer qu’il y en a eu 2 à 3 fois plus, soit environ 200 000 à 300 000 victimes.

Le coût total de la marée noire a été évalué à 900 millions d’Euros, dont 50% au titre du préjudice subi par le secteur touristique.

Huit ans après le naufrage du pétrolier et la marée noire, c’est donc une demi-victoire pour les parties civiles (associations et collectivités notamment) qui ont obtenu les indemnisations demandées. Demi-victoire, car les sommes en jeu ne sont pas à la hauteur à la fois du coût total de cette marée noire et des profits gigantesques du groupe Total.

L’affréteur (Total) et la société de classification (Rina) devront s’acquitter d’une amende de 375 000 euros chacun (75 000 euros pour l’armateur et le gestionnaire du navire. Ils devront en outre verser solidairement 192 millions d’euros de dommages et intérêts, le tribunal ayant également reconnu le préjudice matériel et le préjudice d’image. La Région des Pays de la Loire, par exemple, obtient près de 5 millions d’euros en tout. Les villes de Saint-Nazaire et Pornichet recevront 500 000 euros au titre du préjudice d’image. La Bretagne aura 2 574 000 euros pour les réparations matérielles, la Région Poitou-Charentes 1 million d’euros.

192 millions d’euros, cela reste malgré tout une goutte de pétrole dans l’océan de profits réalisés tous les ans par Total. Plus exactement, cela représente en fait environ 1,6% des profits annuels du groupe Total…

C’est l’aumône accordée par le groupe Total à une planète sur laquelle il s’essuie les pieds. Ce décalage entre profits records, catastrophe écologique et aumône médiatique est tout simplement honteux. Il est plus que jamais nécessaire de créer une taxe exceptionnelle sur les bénéfices extraordinaires de Total. Cette idée, développée par Que Choisir en 2005, redevient donc d’actualité en 2008.

L’UFC-Que Choisir avait calculé que, relativement à une rentabilité normale de 15 %, les surprofits de Total atteignaient 4 milliards d’euros en 2004 et 7 milliards en 2005. Ces surprofits sont donc également d’environ 7 milliards d’euros en 2006 et 2007. Il apparaît aussi que les capitaux employés pour l’activité de Total ont légèrement diminué, ce qui renforce le caractère artificiel de ces surprofits. L’absence de concurrence du secteur permet donc au groupe pétrolier de constituer une rente historique.

L’UFC-Que Choisir proposait en effet deux mesures pour que cette taxe exceptionnelle soit redistribuée au profit du consommateur et de la promotion du développement durable :

– une mesure structurelle pour réduire la dépendance au pétrole : 3,7 milliards d’euros doivent être consacrés à l’investissement dans le réseau de transport collectif de proximité qui pourrait alors croître de 25 % par an pendant cinq ans. L’objectif de cette mesure est d’augmenter la fréquence des dessertes et la densité du réseau afin que le temps de trajet des transports en commun ne soit plus systématiquement supérieur à celui du déplacement automobile.

– une mesure pour le pouvoir d’achat : accorder un mois de gratuité des transports collectifs de proximité partout en France afin d’amortir l’impact de la hausse de l’essence supportée par les consommateurs.

En plus de ces deux mesures proposées par Que Choisir, il faudrait également taxer les profits de Total afin de lancer des investissements massifs consacrés aux énergies renouvelables.

Face à ces surprofits, la solution consiste donc à taxer massivement le groupe Total, car ces surprofits ne découlent pas d’une quelconque performance économique de l’entreprise, mais d’une situation monopolistique sur un marché verrouillé et dans un contexte de diminution progressive de la ressource pétrolière.

En attendant que les pouvoirs publics aient le courage d’agir, remercions les millions d’automobilistes qui ne vont pas chez Total par hasard… ils y vont afin d’entretenir un système qui pollue massivement la planète pour enrichir une poignée d’actionnaires.

Ressources :

Affiche de CarFree France
Article Wikipédia sur le groupe Total : http://fr.wikipedia.org/wiki/Total_SA
Le plus grand crime écologique de l’histoire, Par Cahal Milmo, The Independent, le 10 décembre 2007
Sables bitumineux du Canada: du pétrole à n’importe quel prix, Marcel Robert, Carfree France.
Le site de Greenpeace sur l’affaire Erika : www.affaire-erika.org
Prix du pétrole: Pour une taxe exceptionnelle sur les bénéfices extraordinaires de Total, sur le site de l’organisation de consommateurs Que choisir : www.quechoisir.org

Marcel Robert

A propos de Marcel Robert

Fondateur du site Carfree France et auteur des livres "Vélogistique", "Pour en finir avec la société de l’automobile" et "Îles sans voitures".

14 commentaires sur “Cours du pétrole, profits records et catastrophes écologiques

  1. Pirlouit

    Il ne faut pas non plus oublier qu’EDF a fait plus de marges que Total en 2007: 9.3% pour EDF contre 8.3% pour Total (résultat net sur CA). Exxon est quant à lui à 10.4% en 2007.

  2. Flora

    Pour mémoire, le prix du pétrole en dollars courants et 2008, en euros courants et 2008, en valeur du smic, depuis deux décennies :
    Le prix du pétrole depuis 20 ans

    Un site assez intéressant par ailleurs sur les questions d’énergie.

  3. dezdezdez

    Attention! Le principal gaz à effet de serre, c’est la vapeur d’eau et pas le CO2 …

  4. CarFree

    Si nous ne nous occupons pas de la raison pour laquelle les gaz à effet de serre sont dans l’atmosphère, celui qui engendre le plus d’effet de serre est effectivement… la vapeur d’eau. Mais si l’on se limite à l’effet de serre d’origine humaine, que l’on appelle parfois effet de serre « additionnel » (parce qu’il se rajoute à celui d’origine naturelle), ou anthropique, la répartition par gaz est totalement différente. Les émissions directes de vapeur d’eau des hommes (provenant des centrales électriques – pas seulement nucléaires ! – , de l’irrigation, des barrages, de la déforestation…) ne contribuent pas à augmenter l’effet de serre de manière décelable, et ne sont donc pas prises en compte dans les émissions humaines.
    Le gaz carbonique d’origine humaine est responsable d’un peu plus de 55% de l’effet de serre additionnel dû à l’homme . Ce gaz comporte bien sûr des émissions naturelles (la respiration des animaux, une partie de la putréfaction, les incendies naturels, ou encore le réchauffement de l’océan de surface) très importantes, mais elles sont compensées par des « puits » tout aussi importants (le refroidissement d’autres portions de l’eau océanique de surface, et la photosynthèse). Le gaz carbonique venant des activités humaines (on parle d’émissions anthropiques, c’est à dire provoquées par l’homme) provient : pour l’essentiel de la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), pour partie de certaines industries (par exemple pour la production de ciment), enfin pour une part non négligeable de la déforestation, notamment en zone tropicale.
    Source: http://www.manicore.com/documentation/serre/gaz.html

  5. magmat

    article intéressant, mais qui passe à côté de choses essentielles…

    Certes le prix du carburant est gonflé par la spéculation de grosses entreprises (très méchantes) en situations de monopole. Mais à mon avis il ne faut pas s’émouvoir du fait que ces entreprises se font de l’argent sur notre dos : on est assez grand pour faire le choix de ne pas en consommer.

    En revanche, ce qui me semble dommage c’est que ce prix dépend entièrement de la spéculation et très peu de la rareté de cette énergie fossile. Si l’on fixait le prix de l’essence en fonction de l’offre et de la demande (autant dire de la rareté) le prix de l’or noir serait bien plus élevé à la pompe. En théorie il devrait être impossible de donner une valeur à une ressource non renouvelable : ça n’a pas de prix. En bref : le soucis c’est que ce soit la spéculation et non la rareté qui fixe le prix du pétrole.

    Il va de soit que dans ce contexte (prix dépendant de la rareté) les commerces internationaux s’arreterait en partie. C’est peut-être pour cette raison que le prix du pétrole est aussi bas, sans ce prix artificiel une économie de croissance ne pourrait fonctionner.

    Enfin comparons ce qui n’est pas comparable… mais très subversif! Le prix du litre en dessous de 2 euros ce n’est pas cher! C’est moins cher qu’un litre de jus d’orange alors que ça comporte beaucoup plus de calories… (Heureusement le jus d’orange m’aide à faire avancer mon vélo tous les matins, et à vivre localement)

    Et je ne parle pas de « l’idéologie sociale de la bagnole » texte très intéressant d’André Gorz publié dans son livre « Ecologica »

    bonne lecture

  6. CarFree

    magmat, je ne suis pas vraiment d’accord: malheureusement, il est tout à fait possible de donner une valeur à une ressource non renouvelable, c’est le prix qu’on y met pour l’extraire, la transporter, la transformer et la conditionner auxquels on ajoute les profits que l’entreprise en question se fait dans cette opération…
    dans le cas du pétrole, je pense personnellement que le cours du pétrole est avant tout justement une question d’offre et de demande, et donc de rareté: depuis quelques années, l’offre stagne autour de 80 millions de barils/jour et la demande n’en finit pas de monter avec en particulier le développement des pays du sud (chine, inde, indonésie, etc.). La spéculation joue bien sûr également un rôle, mais à la marge, comme un accélérateur de tendances, à la hausse ou à la baisse, en fonction des marchés, des perspectives, de la situation géopolitique, etc.
    Par contre, je suis complètement d’accord avec l’idée que l’essence à 2 euros le litre, ce n’est pas cher! La situation deviendra intéressante avec une essence à 5 ou 10 euros le litre…

  7. magmat

    Je disais bien qu’en THEORIE il était impossible de fixer un prix à une ressource non renouvelable…

    Pour ce qui est de la spéculation : ce que je relate je le tiens d’une émission avec des économistes très chiants sur france inter… mais bon on s’en fout, l’idée n’est pas de donner un argument d’autorité. De toute façon la loi de « l’offre et de la demande » et la spéculation sont liés à partir du moment ou on diminue l’offre pour faire monter le prix : c’est de la spéculation. On est d’accord sur le fait que diminuer l’offre pour spéculer ils ne pourront le faire qu’un temps.

    En fait, ce qui m’inquiete énormément c’est le peu de pédagogie des médias sur ce sujet.
    A les écouter un taux de change euro/dollar fort nous met à l’abris… et ils oublient de préciser pour l’instant. Cette astuce économique est plutôt compliqué à comprendre pour une personne n’ayant jamais fait d’économie, mais les médias préfèrent communiquer là dessus. Circulez y’a rien à voir! c’est un débat d’expert! Ils oublient aussi bizarrement de parler du « pic oil » et de la prospective énergétique en général… par ce biais là (celui de la ressource et non de la théorie économique : le pétrole n’est pas immatériel) l’explication de la montée du prix du baril est plus simple à comprendre. Mais cela n’explique pas tout, sainte économie oblige!

  8. Matheus em Sao Tomé

    Bonjour. J’ai lu au départ cet article pour répondre à la question suivante « Qui fixe réellement le prix du pétrole? ». Question personnelle pour laquelle j’espérais trouver une autre réponse que les producteurs, les revendeurs ou les speculateurs… Je pensais à un groupe de personnes influentes. je vais continuer mes recherches!

    Bref, finallement c’est une autre question qui attire mon attention. En effet la conslusion de l’article est: « En attendant que les pouvoirs publics aient le courage d’agir, remercions les millions d’automobilistes qui ne vont pas chez Total par hasard… ils y vont afin d’entretenir un système qui pollue massivement la planète pour enrichir une poignée d’actionnaires. »

    Mais quelle alternative est proposée au français moyen comme moi-même? parceque c’est vrai qu’il est possible pour une petite partie de la population de se rendre au travail à vélo, de rouler « vert », ou d’envisager d’autre jolies solutions déja proposées par une de nos ministres… Mais soyons réalistes, pour la grande majorité des travailleurs français qui n’ont pas les moyens de se loger à proximité de leur travail, et qui ont déja meme bcp de mal à trouver un travail, et qu’on leur conseil de se rendre au boulot à bicyclette, alors meme qu’ils entamment une journée de 9h de taff manuel, et qu’ils doivent conduire leur enfants à l’école…

    Il faudrait demander à aux ingénieurs de Décathlon d’inventer un porte-bagage pour 4 enfants et obliger tous les français à trouver un logement, un travail, une école pour leurs gosses, et des amis, dans un même quartier !!!! On rêve.

    Bon, mais ma question n’est pas celle là! Total est-il le seul qui n’agisse pas bien? Doit-on abandonner Total (une entreprise française) pour se rendre chez des concurrents étrangers (américains, anglais,…etc) qui finalement n’agissent pas mieux?

    Quelle alternative DONC, pour les millions de français qui roulent??

    Sur ce…

    Mathieu.

  9. CarFree

    Bonjour, c’est le but de ce site que de montrer des alternatives à l’automobile, autant en termes de modes de déplacement qu’en termes d’urbanisme. Bonne lecture!

  10. Berkut

    Bonjour, que penser de l’énergie dite libre, et de l’expérience réussie de Nikola Tesla au début du siècle? Il a fait rouler une voiture avec un moteur éléctrique alternatif qui puiserait son énergie directement de la planète. On pourrait penser à de pauvres performances, or sa voiture a tout de même atteint les 140km/h sans le moindre rejet que ce soit.

    http://www.amessi.asso.fr/La-voiture-a-energie-libre-de

  11. Berkut

    C’est un peu facile d’avancer ce genre de propos. Plutôt que de faire dans la vulgarité pourquoi ne pas avancer des preuves pour appuyer ce que tu dis, tu sembles tellement sûr de toi.
    Le monde qui nous est perceptible (à nous humains) est d’environ 1% par rapport à la globalité du monde qui nous entoure. Je pense qu’on a beaucoup à découvrir.

    Et puis si on a fait oublier ce cher Tesla, c’est qu’il doit bien y avoir une raison. Le préjudice au marché du pétrole par exemple…

  12. CarFree

    En gros, c’est comme le moteur à eau en quelque sorte, une énième version de la théorie du complot… et si tout simplement, on avait jamais inventé mieux qu’une technologie polluante et dépendante du pétrole?

  13. Berkut

    Pour ce qui est de la théorie du complot, j’ai vu le film Zeitgeist, c’est assez parlant de qui tire les ficelles dans le monde.

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