Vers la gratuité des transports en commun

Une mesure qui combinerait diminution du coût de la vie et amélioration du pouvoir d’achat, mobilité harmonieuse et volontarisme environnemental serait de rendre les transports en commun, et notamment, le trafic national passagers de la SNCF entièrement gratuit.

Il faut tendre vers la gratuité des transports publics tout simplement parce qu’on ne pourra pas résoudre les problèmes climatiques, les problèmes liés à la raréfaction de la ressource en pétrole et les problèmes d’encombrements de nos routes et de nos villes sans passer par là. Dans les cinq à dix années qui viennent, il faudra entamer une réflexion plus fondamentale sur le chemin de fer et les transports en commun, à l’échelle nationale et à l’échelle des agglomérations françaises.

La gratuité des transports en commun est une mesure de bon sens dans le contexte actuel, susceptible de contribuer aux deux objectifs centraux de toute politique sérieuse aujourd’hui : lutter contre la dégradation de l’environnement et réduire les inégalités sociales. A l’heure où le cours du pétrole atteint record sur record, la gratuité des transports en commun revient sur le devant de la scène.

Loin d’être saugrenue, cette idée est appelée à s’imposer dans un avenir relativement proche. Simple exemple : elle est aujourd’hui au centre des débats dans plusieurs villes françaises, notamment à Toulouse, à Nantes ou à Nice… quand elle n’est pas tout simplement appliquée, comme dans un nombre croissant de villes françaises (Colomiers près de Toulouse, Compiègne dans l’Oise, Vitré dans l’Ille-et-Vilaine, Châteauroux et Issoudun dans l’Indre, ainsi que Mayenne). Dernière sur la liste : Cluses en France). Également, des projets de gratuité des transports en commun  sont prévus à Bar-le-Duc ou à Castres.

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Réseau pour l’Abolition des Transports Payants (RATP)

Dans la région parisienne, la vente des tickets n’est à la RATP qu’une recette mineure : 22% du budget. Cette somme rembourse à peine la fabrication des billets, l’entretien des machines à composter, les contrôles… On achèterait donc un ticket pour qu’on vérifie qu’on en a bien un !

De plus, nous payons déjà le ticket au travers des impôts directs et indirects. Il n’est pas normal que nous ayons à payer deux fois les transports. Et pourtant, les dirigeant-es de la RATP et le gouvernement nous appellent « client-es », et non pas « usager-es » niant que nous finançons, nous participons au bon fonctionnement des transports. Un tel discours n’est pas anodin : la RATP au lieu d’être au service du public préfère être une entreprise privée qui ne raisonne qu’à travers le profit.

Cette logique est soi-disante inéluctable, alors que l’Etat fait le choix de financer le tout automobile : 15 milliards d’euros sont dépensés chaque année pour la voiture contre 1,5 milliard pour les transports publics ! Avant d’être un problème financier, les transports sont une question de choix politiques et sociaux.

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Une politique mercantile et sécuritaire

Seulement 17% de nos voyages sont liés aux loisirs, c’est-à-dire que 83% de nos déplacements sont contraints (pour aller au travail, faire des courses…) Les entreprises et les grandes surfaces sont les premiers bénéficiaires des transports publics. Le remboursement de la moitié de la carte orange aux salarié-es, par exemple, montre la finalité des transports publics : le productivisme et la consommation. Les plus pauvres (chômeur-ses, précaires, etc.), déjà exclus géographiquement du centre ville et des quartiers riches, payent bien plus chers le droit de se déplacer (pour un service souvent moindre : absence de lignes inter-banlieues, fréquences inférieures…)

Est également pauvre celui ou celle qui n’a pas la possibilité d’aller voir ses ami-es ou sa famille, de développer les liens sociaux qu’il souhaite. L’immobilisation forcée d’une partie de la population est un forme d’apartheid social où les plus pauvres sont maintenus dans leurs quartiers. Les dispositifs sécuritaires mis en place par la Ratp en sont la traduction : une milice privée – le Gpsr – nous encadre, plus de 5000 caméras disséminées sur l’ensemble du réseau nous surveillent, sans parler des portes anti-fraude toujours plus perfectionnées.

Cette transformation de l’espace public en un espace policé criminalise les fraudeur-ses en situation d’autodéfense sociale. (la fraude est depuis peu passible de prison !) La liberté de circulation est sans cesse bafouée, les titres de transports servant à contrôler la population (en premier lieu les sans-papiers).

Des transports collectifs gratuits pour transformer nos vies

La gratuité aujourd’hui n’est pas un rêve, mais une réalité dans plusieurs villes : Hasselt en Belgique, 70 000 hab., Châteauroux, 70 000 hab., le centre-ville de Seattle, 500 000 hab. D’autres l’ont mis en place pour les chômeur-ses et précaires : Midi-Pyrénées, Caen…

Au-delà de la gratuité, la réorganisation de l’espace urbain est aussi en jeu, par exemple, en offrant un service égal en centre ville comme en banlieue. La gratuité favoriserait et généraliserait l’utilisation des transports collectifs pour lutter contre les nuisances urbaines : accidents routiers, bruits, pollution, effet de serre, maladies respiratoires…

Exiger la gratuité est aussi une manière de lutter contre la marchandisation de notre quotidien. Comme la santé et l’éducation, les transports sont un service collectif où chacun-e doit avoir un libre et égal accès. Pour se dégager de toutes pressions politiciennes et financières, leur gestion doit se faire par ceux et celles qui permettent de se déplacer, les salarié-es de la Ratp, et ceux et celles qui se déplacent, les usager-es. Cette gestion directe pourrait faciliter la réappropriation de l’espace, notamment en éliminant les pollutions visuelles comme l’agression publicitaire.

Dès maintenant, il nous faut exiger des transports gratuits pour tout-es, demander l’arrêt immédiat des contrôles, amendes et poursuites.

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Plus loin que les transports gratuits

Apparue dans les années 60 pour des raisons écologiques, la revendication des transports gratuits réapparaît sous un volet social à la fin des années 90. La lutte se réunit d’abord autour d’une pratique collective affichée de déplacements en trains gratuits. Au début du 21ème siècle, la fin progressive du pétrole et les menaces sur le réchauffement de la planète rendent cette revendication plus que jamais impérative.

La question de la gratuité s’avère alors un prisme idéal pour analyser les évolutions de notre société, et dépasse la simple justification d’urgence sociale. La marchandisation des services publics, le désastre écologique de politiques favorisants les transports individuels, les dérives ultra-sécuritaires des gouvernements successifs, la gestion de la misère pratiquée par les « élus du peuple » : au-delà du slogan s’articulent des problématiques que chacun rencontre au quotidien. Des collectifs locaux se forment, tentant de faire de la fraude un acte collectif s’inscrivant dans une logique de « désobéissance civile quotidienne ». La lutte dépasse donc le simple aménagement du capitalisme mais se pose bien en rupture.

A la revendication initiale s’ajoutent de nouveaux mots d’ordre comme : liberté de circulation, égalité d’accès, réappropriation de l’espace urbain, gratuité des services collectifs… On s’aperçoit alors que la force de cette lutte est de ne pas avoir de centre. Elle repose sur une nécessité hexagonale aussi bien que locale, sur une lutte personnelle comme collective, sur un combat écologique ainsi que social, développant pratique de désobéissance et discours théoriques approfondis. La revendication pour la gratuité des transports s’appuie à chaque instant sur les ravages de la société capitaliste.

Source: http://metro.samizdat.net/

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Actualité de la gratuité des transports publics

18 commentaires sur “Vers la gratuité des transports en commun

  1. K_az

    C’est clair que la gratuité des transports en commun ça serai le rêve.
    Qui pairait tout ça ?? A moin d’augmenter nos impôts de 300% je voix pas trop comment payer l’entretien, les chauffeurs et SURTOUT la sécurité. Plus de monde sur les réseaux ça va créer des problèmes sociaux.
    Je suis pas contre les transports gratuits, bien au contraire. Mais les gens paieront pas plus d’impôt, on en a marre. Alors comment ? Moi je sais. On va mettre 10 fois plus de publicité dans les transports et on va se faire encore plus agresser mentalement. ça va créer un flux de volonté de consommer des produits inutile et polluant, comme la voiture. Vous voyez où je veux en venir ?? C’est du paint béni fourni au industrie. Les agences de communication ne voit pas  » des transports en commun  » mais  » un réseau de distribution d’informations « .

  2. Fab

    pourquoi augmenter les impôts quand il suffit juste d’utiliser les sommes gigantesques claquées tous les ans dans le tout-routier?

  3. K_az

    Ben parce qu’on quoiqu’on fasse de tout-routier, comme tu dis, sera toujours là :s T’imagine quand même pas qu’un jours nos infrastructure routière seront laissé à l’abandon! mdrr

  4. Fab

    ça s’imagine assez bien… quand il n’y aura plus de pétrole, c’est-à-dire dans quelques années…
    d’ici là, sans même parler d’abandon, on pourrait dégager des sommes considérables en arrêtant les investissements routiers qui servent à construire toujours plus de routes et d’autoroutes pour lutter contre la congestion… et qui finissent toujours congestionnées!

  5. K_az

    Oui c’est vrai. Mais je doute qu’on soi à court de pétrole avant la fin du sciècle, donc l’idée du transport en commun gratuit devrai atteindre aussi longtemps ? Et si l’on croit cette rumeur mondiale farfelu et malhonnête disant qu’il nous reste 30 ans de ressource, l’idée devrait attendre 30 ans ?

  6. yo

    « pourquoi augmenter les impôts quand il suffit juste d’utiliser les sommes gigantesques claquées tous les ans dans le tout-routier? »

    Et l’on peut rajouter à cela tous les « couts externes » (ou cachés) liés aux nuisances automobiles.
    Excellent article. J’essaie de collecter depuis peu des documents liés à la gratuité des transports, n’hésitez pas à faire tourner vos liens.
    On ne peut plus dire aujourd’hui que cette idée est utopique puisque des expériences concr^tes ont lieu en France et que

  7. yo

    oups…

    et que cela fonctionne. Enfonçons le clou et mettons nos politiques face à leur responsabilité. Justice sociale.

  8. Sucre

    “pourquoi augmenter les impôts quand il suffit juste d’utiliser les sommes gigantesques claquées tous les ans dans le tout-routier?”

    Ben, d’après vous, sur quoi ils vont rouler les bus, si ce n’est pas sur une route ? Pire, le poids des bus et leur largeur les rend plus destructeur des chaussées, leur interdit l’accès à certaines routes tant qu’elles ne seront pas réaménagées. Bref, la gratuité des transports publics, oui, je suis pour, mais je suis parfaitement conscient que cela ne se fera qu’en augmentant les impôts, puisque le but sera notamment d’augmenter les fréquences et les dessertes. L’économie faite sur la billettique est trop faible pour absorber l’augmentation du coût. Il suffit de voir à Nice et dans les Alpes-Maritimes l’impact financier énorme qu’a provoqué le « ticket à 1 € ». Après, l’article le dit bien, c’est une question de choix politique : doit-on financer le transport en fonction de son utilisation (plus tu l’utilises, plus tu paies) ou en fonction de son pouvoir d’achat (plus tu es riches, plus tu paies). Jusqu’à présent, les élus ont répondu en grande majorité « les 2 », une partie des recettes proviennent des tickets, une partie des impôts. De nombreux services publics fonctionnent sur ce principe. Le financement de tous les services publics par l’impôt, pourquoi pas, cela s’appelle le collectivisme, c’est défendu par les anti-capitalistes, mais alors, il ne faut pas demander une augmentation du pouvoir d’achat qui n’aurait pas de sens. Visiblement, les tenant de cette vision de la société n’ont pas encore réussi à convaincre les français… à suivre

  9. Fab

    ce je voulais dire, c’est qu’une part importante des investissements routiers, et surtout autoroutiers, ne sert qu’à alimenter le système automobile, l’offre d’infrastructures routières générant toujours plus d’utilisation jusqu’à la congestion, qui nécessite à son tour la création de nouvelles infrastructures… la boucle est bouclée, c’est ce qu’on appelle aussi le cercle vicieux de l’automobile.
    je suis bien d’accord avec l’idée qu’il faut quand même un réseau routier, en particulier pour les bus, mais aussi pour les vélos d’ailleurs, mais il est quand même possible de dégager des sommes considérables en arrêtant une grande partie des projets de nouvelles autoroutes, rocades et périphériques en tout genre…
    pour le reste, je suis également favorable à l’augmentation des impôts dans le but de créer de nouveaux services publics ou d’améliorer ceux qui existent déjà.
    par contre, en france, l’armée, la justice ou la police, par exemple, sont entièrement financées par l’impôt et on ne dit pas pour autant qu’on vit dans un pays collectiviste! Et il ne s’agit pas non plus de dire que tous les services publics doivent être collectivisés… En fait, il faut se poser la question de la bonne échelle de résolution d’un problème collectif et trouver la solution adaptée qui y répond: dans le cas du transport public, je ne vois pas ce qu’il y a de choquant à envisager un système qui fonctionnerait uniquement à partir des impôts… Face aux enjeux sociaux (inégalités, pauvreté, etc.), énergétiques (fin et coût du pétrole) et environnementaux (pollution, bruit, accidents, etc.), la société doit assurer collectivement et solidairement des moyens de traiter ces questions. Faire payer l’usager des transports en commun, c’est lui faire payer son comportement responsable vis-à-vis de la collectivité. Ce qui paraît proprement scandaleux, surtout si on replace cela dans le contexte des bonus donnés aux acheteurs d’automobiles soi-disant « peu polluantes » ou des « frais réels » qui permettent aux contribuables de payer moins d’impôts quand il utilisent leur voiture pour faire des dizaines de km par jour pour faire du domicile-travail!

  10. K_az

    Fab, tu fais quoi dans la vie ?
    Peu importe… Rien contre le fait d’augmenter les impots? ça va ? T’a pas de problème avec ton égoïsme ? Tu veux mettre tout les nécéssiteux dans le caniveau ou quoi ?
    « Faire payer l’usager des transports en commun, c’est lui faire payer son comportement responsable vis-à-vis de la collectivité » Moi je dirai plutot « Faire payer l’usager des transports en commun, c’est lui permettre de prouver sa motivation ».

  11. Fab

    t’es hors-sujet Kaz! si tu es pauvre, tu ne payes pas d’impôts pour cause d’exonération que je sache… En France, presque la moitié de la population ne paye pas d’impôts. Quand on parle d’augmenter les impôts, on parle de faire payer plus ceux qui en payent déjà…

  12. K_az

    Tu vi à DysneyLand Fab…
    Alors les gens qui vont au taf en vélo ou à pied devrait aussi payer plus d’impôts?

  13. Nicolas

    Comme indiqué dans le texte, les transports à Châteauroux sont gratuits depuis 2 ou 3 ans. La mairie s’est aperçu que la part des usagers payant plein tarif était très faible, la majorité étant des billets « subventionnés ».
    La part de financement a rajouté n’était pas très importante et il me semble que l’année ou cette mesure a été mise en place, la fréquentation a augmenté de 150%.

  14. Fab

    oui je vais au boulot en vélo et ça ne me dérangerait pas de payer plus d’impôts pour les transports collectifs. Au passage, cela m’arrive aussi de les utiliser, que ce soit dans le cadre de mon travail ou pour raisons personnelles…

  15. kob'

    K_az, tu devrais te renseigner sur la notion d’impôt progressif sur le revenu, espèce en voie de disparition…
    Au passage, creuse aussi le sujet des services publics. Si tu as vraiment quelque chose contre l’égoïsme, milite pour la défense des deux notions citées et contre la TVA, et toute autre forme de mise à contribution indifférenciée des usagers.

    Sucre, faudrait voir à ne pas oublier que, dans une certaine mesure, l’opinion publique, ça se construit, s’oriente et se façonne. Si un sondeur demande à un smicard ou à un rmiste s’il préfère préserver la planète ou avoir plus de pouvoir d’achat (question fermée accompagnée de peu de pédagogie), que crois-tu qu’il répondra…? De là à dire que les français seraient nécessairement contre les services publics si on leur en rappelait le véritable sens et si toute leur utilité leur apparaissait, il y a véritablement un gouffre.

    Bref +++ pour Fab 😉
    Enfin, c’est c’que j’en dis, hein.

  16. Fab

    merci kob, au passage, je te félicite pour ton blog qui est très intéressant, j’y vais régulièrement faire un tour.

  17. Olivier

    Vu le niveau des taxes pour financer les transports publics, cela serait la moindre des choses d’avoir des transports gratuits, au moins pour les habitants de la ville…

  18. aurelinfo

    Pourquoi je suis contre la gratuité des transports en communes pour tous dans communautés urbaines et d’agglomération ?

    La raison principale de mon opposition à cette idée certes populaire est une recherche d’égalité entre concitoyen.

    Pourquoi est ce que la gratuité pour tous des transports en commun des agglomérations et communautés urbaines est injuste ?

    L’injustice est dû au financement de celui-ci en effet aujourd’hui le financement de ces transports provient des impôts locaux des concitoyens et de la TPU (taxe professionnel unique) des entreprises occupant le territoire des communautés d’agglomérations ou urbaines. Seulement il n’y a pas que les habitants de ce territoire qui empruntent ces transports en communs.
    En effet les personnes à la périphérie et à la campagne autour de cette zone profitent aussi de ce réseau de transport. Aujourd’hui ces derniers contribuent financièrement uniquement par l’intermédiaire de leurs tickets ou abonnements.
    Demain si le transport en commun devient gratuit pour tous alors seuls les concitoyens vivant à l’intérieur de la communauté contribueront par leur fiscalité à ce réseau certes pour eux mais aussi et surtout pour les autres, ce que je considère anormal.

    C’est en ça que la gratuité pour tous des transports en commun provoque une injustice entre ruraux et urbain.

    Je peux être pour cette gratuité des transports en commun mais à certaines conditions.

    Tout d’abord pas pour tous, sinon le problème d’injustice reste le même. Cette gratuité peut être, selon moi, accordée uniquement aux habitants de la communauté d’agglomération ou urbaine.
    En effet la gratuité est possible et administrativement faisable en mettant en place des cartes d’abonnements spécifiques pour les concitoyens de cette communauté qui fournissent un justificatif de domicile lors de la création de leur dossier. Ce qui permet donc d’accorder la gratuité pour les concitoyens qui résident dans la communauté et qui contribuent déjà au financement par leur fiscalité.
    Pour les autres ils continueront à contribuer au financement de ces transports par leurs tickets.

    Le maintien de tarifs préférentiels pour les catégories spécifiques de population (étudiants, demandeurs d’emplois…) qui résideront hors communauté est bien sûr nécessaire.

    Pour moi la gratuité pour tous des transports en commun est une mauvaise chose car elle crée une injustice entre urbains et ruraux.
    Il est loin de moi l’idée de monter les urbains contre les ruraux ou inversement. Cependant je suis contre l’idée qu’uniquement les urbains contribuent au financement des transports en communs qui profitent à tous et que les ruraux de leurs cotés ne contribue plus à ce financement.

    Etant pourtant rural moi-même ce système serait tout à mon avantage.

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