La France ringarde « qui travaille »

Il y a en France une génération vieillissante qui n’est pas encore entrée dans le XXIème siècle. Elle continue de prendre l’automobile particulière comme un objet naturel lui permettant d’affirmer sa puissance individualiste sur les faibles et les vulnérables.

Tous les moyens lui sont bons pour maintenir sa position prédatrice sur l’espace public routier dont sa « victimisation » qui est une belle ficelle idéologique populiste et électoraliste bien comprise par des députés UMP qui sont en train de l’exploiter politiquement pour renforcer leurs mandats.

A mes yeux, le comble de l’ignominie est atteint lorsque les automobilistes, qui se présentent toujours comme « victimes » de la « répression aveugle » des pouvoirs publics, mettent en avant leur statut de travailleur ou leur « outil de travail ».

Chiche! prenons-les au mot, réservons l’espace routier aux professionnels! je ne crois pas que les concessionnaires ou que notre vieille industrie nationale soit d’accord pour se spécialiser dans ce seul créneau commercial.

Quant à l’indignation feinte des fabricants de GPS, elle me paraît d’autant plus abjecte qu’ils ont toujours préféré prévenir les automobilistes de l’imminence d’un radar plutôt que de celle d’une école.

GC,
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Gilles Chomel

A propos de Gilles Chomel

Administrateur des sites Agonie automobile, LécoLomobiLe et du Laboratoire Alternatif et Coopératif de Prospective Automobile

19 commentaires sur “La France ringarde « qui travaille »

  1. Yefka

    En dehors de toute polémique sur le sujet, je me demande quelles seront les conséquences réelles de la suppression des panneaux, et l’impact effectif sur la sécurité routière.
    Les habitués continueront à ralentir à l’approche du radar et ré-accélérer derrière, tandis que d’autres, surpris par le radar se mettront à piler en le voyant au dernier moment (y compris en étant déjà en deçà de la limitation, je vois cela couramment sur le périphérique parisien).
    Cela m’effraie d’autant plus que les radars étant supposés placés dans des zone accidentogènes, l’effet dissuasif du panneau incitant à ralentir ne fera plus effet.

    D’un autre côté, c’est très bien d’alourdir les peines pour l’utilisation du mobile au volant et la consommation d’alcool, mais s’il n’y a pas de contrôle en parallèle, c’est du vent.
    En moyenne, un français subit un contrôle d’alcoolémie une fois tous les 10 ans !

  2. Legeographe

    Moi, j’aurais dit (mais je crois que c’est abandonné) que c’eût été très bien d’abaisser le taux d’alcoolémie admis à 0,2g par litre de sang. Mais j’ai eu une discussion avec des « jeunes » (j’étais quasiment le plus jeune autour de la table) et on s’est bien engueulés. Le 0,1g me paraîtrait permettre une bonne prise de conscience. Prendre le volant, il faut prendre conscience que c’est dangereux. Et boire, c’est perdre conscience. On ne peut pas prendre conscience pleinement d’un danger quand on perd conscience… CQFD pour aller très vite.

  3. MOA

    1- Vive les radars non signalés et placés y compris (surtout) dans les endroits non accidentogènes ! faut que ça crée du bouchon, faut que ça raque…

    2- – 6 points et 220 euros d’amende mini à chaque fois qu’on chope un gars/gazelle en train de téléphoner au volant.

    3- Le litron à 8 euros.

    …et tout ça indexé sur la grosseur de la bagnole !

    Je serai jamais élu ? et merde….

  4. Tassin

    @ Legeographe :

    Là tu fais ton réac. C’est pas l’alcool entre 0,2 et 0,5g/L qui pose problème. C’est au dessus!

  5. Legeographe

    Pas du tout, il me semble, Tassin (et je resterai campé sur ma position de réac, je pense, sauf s’il y a ici des gens qui me convainquent bien).
    J’ai appris (sauf si c’est propagande), quand je passais mon code de la route, que le risque d’accident est multiplié par 2 quand on est à 0,5g/L.

    Les accidents de gens sous alcool sont des accidents qui a fortiori arrivent à des vitesses au sujet desquelles on a moins conscience de la dangerosité (l’alcool nous désinhibe ; ou si l’on veut traduire autrement, l’alcool inhibe la peur).

    Un accident qui a 2 fois plus de chances de se produire ; avec une vitesse de « fou saoûl » (l’ébriété est une folie, on ne contrôle plus tout de ce que l’on fait, de ce que l’on pense, de ce que l’on projette de faire) ; avec une hilarité qui peut amener à moins prendre peur de la fragilité du piéton ; avec une vue qui devient trouble (les « troubles de la vue » chez l’automobiliste ne sont pas l’ami du piéton), et qui dit « trouble » dit « moins d’attention aux petits détails [piéton], le reste de l’attention pouvant encore se porter un peu sur les gros éléments du paysage routier à la vue de l’automobiliste (la route et la voiture devant pour faire très court) » ; avec tout ceci, je pense que multiplier par 2 des accidents d’auto qui peuvent être plus dangereux pour les usagers fragiles de la route à l’entour, je pense que c’est assez important.

    On est d’accord, l’alcool augmente encore plus ses ravages au-dessus de 0,5g/L. Multiplication du risque d’accident par 10 quand on est 0,8g/L

    Plein de chiffres à voir ici :
    http://www.linternaute.com/auto/questionnaire/resultat/3/718/1/d/f/

    Mais, ensuite, libre à chacun de faire la fête comme il l’entend, me dira-t-on toujours. Oui, cet hymne à la légèreté ou à la fête oublieuse, est un argument que les gens réclament (c’est d’ailleurs dans l’air des médias, avec l’affaire DSK-Sofitel). Mais comme le montrent bien les pratiques dans les dernières décennies, c’est de plus en plus loin que l’on est allé passer nos week-ends de fête intense, et c’est de plus en plus fort que les jeunes ont bu pendant des soirées à cuite unique (et je suis d’accord que les jeunes d’aujourd’hui, en majorité, se bourrent plus fort la gueule que leurs parents, mais je ne suis pas d’accord pour ne taper que sur les jeunes).

    Le seul argument que je n’ai pas apporté (auquel on est venu tout de suite dans la discussion à table), c’est le fait que les jeunes étaient, il me semble, les seuls visés par cette proposition des 0,2g/L.
    Un peu du genre : attention, il te faut faire attention avec l’alcool, jusqu’à 25 ans. Après, fais ce qu’il te plaît puisque ce n’est pas si dangereux que ça…

    Les vieux n’ont pas plus le droit que les jeunes de me shooter à cause d’un prétendu droit à faire la fête, un droit à tester le Baujolais Nouveau, ou un droit à fêter de façon arrosée le mariage de la nièce !!!

    Les « vieux » devraient alors aussi être à 0,2g/L (et rapporter ce chiffre à 0,1g/L pourrait largement être envisageable, ça voudrait juste dire qu’on ne boit pas de verre dans les deux heures avant la conduite : pour des gens qui ne prennent pas ou quasiment pas la voiture, on ne devrait pas avoir trop de problèmes. Pour les autres, eh bien, ils changeront leurs pratiques festives ou de transport… Ne plus prendre sa voiture, [un jour, ça arrivera pour tous], c’est aussi un changement de pratiques).

    En fait, dire que l’alcool peut être toléré jusqu’à une limite qui n’est pas minime en termes de conséquences, ce serait un peu comme dire que l’humour raciste serait toléré jusque dans une certaine limite : on accepte une 0,5 blague raciste par heure et par personne. Ben, si quelque chose n’est pas drôle, c’est pas drôle, c’est tout (je précise qu’il m’arrive de sortir des blagues spontanées visant tel public ou tel autre public et je suis conscient que cela peut heurter des gens ; si je heurte des gens, je reconnais que c’est naze de sortir de telles blagues et que c’est avoir un humour de merde). Pour la conduite sous alcool, si c’est drôle que pour le conducteur et son copilote, eh ben, c’est naze. C’est pas drôle pour les autres mis en danger.

    Réactionnaire, moi ? je ne sais pas. « Réagissant » par rapport à du vécu ? Oui, assurément.

    Bon, on est carrément sorti du sujet « radars », mais pas du sujet « proposition de loi ».

    Et en étant à 0,1 g/L, on n’a pas normalement les effets pervers de la Prohibition. C’est la dose lors du contrôle qui fait l’abus. C’est pas la présence de bouteilles dans ta cave ; donc il circule des bouteilles en toute légalité.

  6. Tassin

    Là on va rencontrer une limite. C’est celle qui sépare les « bon-vivants » pour faire court et les « hygiénistes », ceux qui veulent une société sous cellophane, ultra sécurisée. C’est propre, y’a pas de risque, mais ça n’a aucun goût.

    Loin de moi l’idée de faire l’apologie du risque engrangé par l’omniprésence de la bagnole. Au contraire je peste quotidiennement contre les rues rendues invivables et souhaite sa disparition.

    Par contre je ne suis pas sur qu’interdire jusqu’à l’excès certains comportements soient une chose souhaitable pour une société agréable à vivre (c’est ce que nous souhaitons tous n’est-ce pas?). Sans même parler du flicage nécessaire à l’application de mesures toujours plus restrictives.

    Ce modèle de société hyper-optimisée, sécurisée à l’extrême, sans tolérance me dégoute. C’est le capitalisme vert.

    Tout ça me fait penser à cette chanson : http://www.deezer.com/listen-5696497

    Je dois y aller j’ai des Couchsurfers en bas de l’appart. Quand est-ce que tu passes chez nous qu’on discute de tout ça ? 😉

  7. Legeographe

    Je te souhaite un bon hébergement, Tassin.

    Bon, je suis d’accord que l’on touche à une question délicate. « Délicate » est le mot parfait aujourd’hui car j’allais te répondre en parlant d’épicurisme (le Carpe Diem est l’objet de tous les contresens possibles) et j’ai une entorse qui vient juste de me noircir le tableau et mon calendrier (j’avais prévu une rando ce week-end, puis le Mont Ventoux dans 2 semaines : raté !).

    L’épicurisme (mais aussi le stoïcisme) a un concept-clé qui est l’ataraxie (l’absence de douleur) ; c’est raté pour moi ce soir. L’absence de douleur « désigne la tranquillité de l’âme résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence » (eh ben, cette citation, elle vient de Wikipedia : je ferai pas de grandes recherches ce soir, avec mon entorse !).

    Donc, tranquillité de l’âme pour une quiétude, ce n’est peut-être pas la façon qu’on a d’évacuer la surcharge de pression de la semaine, dans notre société.

    Mais bon, je suis prêt à bouger ou à t’accueillir pour en parler plus posément, et sans douleur…
    En attendant, je sais pas comment je vais héberger cette amie de CS avec qui on prévoyait de randonner, en toute ataraxie ! 😉
    (Hé, finalement, l’épicurisme, on en fait une overdose de conscience quand toute notre santé semble s’écrouler au moindre pépin !)

  8. dominique

    entièrement d’accord avec tassin.
    et le gros, très gros problème derrière cette polémique des radars, c’est surtout que ce gouvernement, dans TOUS les domaines, n’agit que par effet d’annonce, met du flic partout, des caméras, des interdits, des amendes à tour de bras, des contrôles dans la rue au faciès, traque les pauvres qui touchent le RSA ( alors que TOTAL , après 10 milliards d’euros de bénefices ne paye pas d’impôts en France !!! ), les clandestins,
    culpabilise tout le monde ( sur le tabac, la bouffe, le sexe )Alors, évidemment, on est sur Carfree, normal que certains applaudissent des mains et des pieds quand on emmerde les automobilistes.
    Mais au delà de la voiture, la tendance de fond de ce gouvernement est réellement inquiétante, non ???
    bonne soiréé

  9. Le cycliste intraitable

    Un collègue passionné de conduite et de voiture m’a expliqué qu’un des effets pervers de la non-signalisation des radars et de la répression de la vitesse excessive est que les automobilistes passent trop de temps à surveiller leur compteur et les panneaux, et plus assez à se concentrer sur la circulation, ce qui est fondamental lorsqu’on conduit.
    D’où des erreurs de conduite bien plus dangereuses qu’un simple excès de vitesse.

    On peut se demander si verbaliser pareillement une bagnole à 140 km/h sur une autoroute dégagée en milieu de journée et une bagnole à 60 km/h dans une zone 50 en agglomération vers 16 h 30, à deux pas d’un collège, a du sens…

  10. Yôm

    « Quant à l’indignation feinte des fabricants de GPS, elle me paraît d’autant plus abjecte qu’ils ont toujours préféré prévenir les automobilistes de l’imminence d’un radar plutôt que de celle d’une école ».
    Bien vu, bien résumé.
    Ce n’est pas la conscience du danger que représente son auto pour autrui qui relève le pied du conducteur. C’est la peur de la punition qui déleste la pédale d’accélérateur.
    La plupart des automobilistes sont à ce niveau de conscience morale, le plus bas.
    La présence d’avertisseur avant un radar le maintient à ce stade et l’y enfonce car il ressent de la fierté et de la maitrise à chaque fois qu’il en gruge un., tout comme l’élève qui, à force de tricheries, obtient de bonnes notes. Cela revient à dépénaliser les excès de vitesse hors zone de radar sur la quelle peut ricaner l’automobiliste.
    Seulement 25% de la population adulte a acquis une conscience morale qui ferait d’eux des conducteurs prudents, attentifs à la vie et à la santé d’autrui. Sauf que parmi eux nous retrouvons tous les refusant de la bagnole.
    Je m’avance donc à estimer que 90% des automobilistes sont au stade conventionnel et pré-conventionnel de développement moral (http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_09/i_09_s/i_09_s_dev/i_09_s_dev.html).
    Cela signifie qu’un automobiliste peut renverser un piéton et prendre la fuite tandis que les suivants ne s’arrêteront pas par conformisme, tant que personne n’est encore auprès du blessé.
    Mieux vaut-il rouler alors sur des axes fréquentés où passent plus de 10 voitures en 5mn?
    Quant aux radars, les dissimuler revient à laisser l’avantage au Dieu, à ce maître d’école qui, tapis dans l’ombre est prêt à punir le contrevenant et force le petit excité du volant apeuré à bien se conduire.
    Bien sûr, cela ne suffit pas. Il faut surtout éduquer, responsabiliser afin que chacun soit capable de respect et de mesure.
    Quand bien même si l’on considérait les automobilistes en adultes, nul code de la route ne serait utile. En cas d’accident, la faute reviendrait à celui qui avait accumuler le maximum d’énergie cinétique (poids et vitesse) au moment de l’impact. Et comme tout citoyen connaîtrait alors les risques inhérent à la vitesse et à la constitution de son auto, il devrait toujours être en mesure de s’arrêter puisqu’il aura anticiper tout danger pour autrui ou lui même.
    Dans ces conditions, tout automobiliste renversant un piéton ou un cycliste devra en assumer l’entière responsabilité, la totale culpabilité d’avoir risquer volontairement la vie d’autrui de par sa conduite à vitesse excessive. Rien d’involontaire, peine maximale à son encontre.
    Car le risque est pour le cycliste totalement lié à la conduite de l’automobiliste. Ne nous y trompons pas.
    Et gare aux amalgames Dominique.
    Car je doute qu’aucun de ceux qui manifestent contre la dissimulation des radars ne soit prêt à faire de même pour s’opposer au sort réservé aux demandeurs d’asiles.
    Cette « France qui se lève tôt » maintes fois trahie par son flagorneur national se fout de tout sauf de son portefeuille.
    Et je jubile autant que cela me désole de les voir pleurnicher quand la gougoutte noire dépasse l’euro cinquante.

  11. Gilles ChomelLÉCOLOMOBILE

    Ne nous leurrons pas: si Sarkozy ne cède pas devant les députés de sa formation, c’est uniquement pour des considérations politiques.

    La levée de bouclier des députés UMP est une aubaine pour NS: une occasion rare de prendre de la distance avec son parti, de s’en démarquer, de s’en détacher avant les présidentielles.

    Sur le fond: ma position c’est que tout ce qui embête les automobilistes est bon à prendre.

  12. arno

    Tassin: non, la limite n’est pas entre les « bon-vivants » et les « hygiénistes ». Elle est entre ceux qui, pour leur plaisir, sont prêts à prendre des risques, et ceux qui sont prêts, pour leur plaisir, à en faire courir aux autres.

    Je ne rêve pas particulièrement d’une société sécurisée sous cellophane. Et c’est vrai que l’idéologie actuelle du risque zéro me débecte. Le risque existe, il fait partie de la vie.

    J’accepte d’ailleurs moi-même de de prendre des risques, surtout si c’est pour faire des trucs marrants 🙂

    Par contre, ce que je n’accepte pas, c’est que quelqu’un me mette en danger, uniquement pour son propre plaisir.[

    C’est pour ça que quand j’ai bu, et peu importe combien, je prends toujours le vélo, je ne prendrais jamais la voiture, même avec 0.1g d’alcool. Parceque je n’accepte pas de mettre *les autres* en danger pour mon petit plaisir.

    Le risque de se faire tuer par un automobiliste ivre, c’est un risque inutile et égoïste. Ce n’est pas être un hygiéniste que refuser ce type de risques.

  13. dominique

    YOM, je ne fait pas d’amalgames : je n’ai jamais dit que ceux qui contestent les radars vont gueuler pour protéger les sans papiers.
    Je parlais uniquement du gouvernement actuel, lis moi !
    Quant aux fabricants d ‘ avertisseurs de radars, en effet, si ils voulaient commencer à être crédibles, il faudrait que leur bidule sonne aussi :
    à proximité de lieux scolaires
    hopitaux ( sorties SAMU )
    casernes de pompiers ( idem )
    endroits réputés dangereux mais non équipés de radars ( parcequ’en courbe par exemple, les radars ne fonctionnant qu’en ligne droite )
    etc, etc, etc
    Mais pour revenir sur ce gouvernement, et paradoxalement, peut être
    que certains cyclistes de Carfree pourraient aussi manifester avec les automobilistes, je m’explique, ne me gueulez pas dessus tout de suite :
    après les autos et les motos , ça va être le tour de qui ??
    dans la logique repressive de Guéant, pour moi c’est tout vu :
    il y a des accidents avec les Vélib ? hop, de suite on fait un texte rendant obligatoire gilet fluo et casque pour les cyclistes; c’est gros comme une maison ( avec pv de 135 euros à la clé comme les motos )
    Ainsi, se forcer à défendre des voitures aujourd’hui, peut aider en fait à défendre les vélos demain. C’est une théorie par l’absurde, certe, mais ce que je veux dire surtout, depuis ma première intervention, c’est qu’il faut signifier à ce gouvernement, toutes catégories de personnes confondues, que STOP ! ça déborde, trop , ras le bol, y en a marre !
    Pour ceux de mon époque, je reprendrai volontiers la longue liste
    de Coluche invitant les gens à voter pour lui aux présidentielles de 1981. Ceux qui s’en souviennent me comprendrons !
    tienez, la voilà, pour les plus jeunes :http://jcr3.free.fr/coluche-hebdo/pages/votez-coluche-appels-historiques.html

    Bonne soirée

  14. Legeographe

    Tassin, je connais Saez, je trouve que son album « J’accuse » est vraiment le meilleur et très bon, mais j’aime moins cette chanson « Cigarette » que tu me donnes en lien. Néanmoins, j’admire la phrase « Aujourd’hui on n’ose plus que sauver son cul / En marchant sur celui d’à côté » dans cette chanson.

    Arno, votre réflexion rejoint en effet la remarque de Yôm et son lien vers le site parlant du cerveau. Très bon site que je connaissais déjà et qui est bien fait. J’adore par exemple les différents degrés de complexité et de richesse des articles (d’ailleurs, Yôm, tu nous as présenté les complexité et richesse intermédiaires, comme si on n’était pas assez intelligents pour du plus élaboré… ^^).

    Pour ce qui est du vécu dont je parlais, je précise que des cuites, je n’en ai jamais pris. J’ai déjà certainement pris le volant à plus de 0,1g, mais à mon avis jamais à plus de 0,2g.
    Mon plaisir est ailleurs, c’est tout ! D’ailleurs, un pote qui, lui, aimait bien boire m’a croisé un jour sur la route (lui en voiture, me voyant ; moi à vélo, ne le voyant pas derrière son pare-brise) ; le soir, il me croise, me dit que j’avais un sourire jusqu’aux oreilles et me fait la remarque qu’on aurait dit un camé… Ca m’a fait plaisir… Le vélo fait partie de ces actions qui permettent un lâcher d’endorphines !

    Et, effectivement, si l’on prend beaucoup de risques, je ne suis pas sûr qu’on en fasse courir beaucoup aux autres (si ce n’est aux piétons, même si on s’arrête mieux qu’en voiture et qu’on a un meilleur contact visuel avec eux que quand on est automobiliste).

    On est carrément sur un autre sujet, il faudrait carrément un article sur l’éthanol (pas le nécro-éthanol qui va dans le réservoir de la voiture), mais celui qu’on boit pour faire la fête.
    Comme Guy Debord est de retour ici, on peut publier aussi ce qui constitue en quelque sorte ses mémoires, au sujet de l’alcool :
    http://library.nothingness.org/articles/4/fr/display/271

  15. Tassin

    Interlude cinématographique :

    « Excuse-moi, mais nous autres, on n’est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour dieu le père!

    -Mais c’est bien ce que je vous reproche! Vous avez le vin petit et la cuite mesquine… dans le fond, vous ne meritez pas de boire! »

    http://www.youtube.com/watch?v=8DHLZPSGawo&t=51s

  16. Yôm

    Merci Legéographe pour ce lien avec le texte de Debord que je ne connaissais pas.
    Flûte, je me languis de goûter nos deux dernières bières, « la vaginale » brassée par nos femmes et la « Sara Zin Zin » au faciès usé mais dont les mamelles généreuses semblent si douces. Patience, elles ne sont au frais que depuis une heure. Une ouverture prématurée se solderait par un geyser, sorte d’éjaculation précoce.

    « le jeu des divers règlements étatiques qui désormais prohibent presque tout ce qui n’est pas fabriqué industriellement »
    Pour ceux qui se demandent pourquoi et à quoi ressemblerait une société anarchiste, il suffit d’imaginer des producteurs fédérés aimant faire et faire partager à chacun sa bonne manière.
    L’amour de la bière, l’amour du fromage, l’amour des brocolis et des poireaux, l’amour du repas… tout cela échappe au procédé industriel.
    Plus petite est l’unité de production, plus est concentré l’amour dans le produit.
    Moins sont nombreux les producteurs associés, plus harmonieuse et particulière sera leur oeuvre.
    Un petit nombre de collaborateurs est nécessaire et suffisant à l’accomplissement des tâches primordiales.
    Nul besoin de gadgets ou artifices quand le plaisir vient en mangeant, en créant, en dormant, en buvant et en se mouvant.
    Que peut-on attendre d’un produit passé par des centaines de mains contraintes et indifférentes?

  17. Legeographe

    citation de Yôm : « Que peut-on attendre d’un produit passé par des centaines de mains contraintes et indifférentes? »

    Quelle communion que ce produit-là procure ! C’est une eucharistie de la mondialisation, en effet ! Et le top du plus ultra, c’est que la multiplication des pains se fait tous les jours pour nourrir encore et encore la foule incrédule…

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