Dubaï-sur-Loire (2)

Digues, arbres et urbanisme en zone inondable. Géo-ingénierie au Jardin de Babylone (2ème partie)

En introduisant cet article on a parlé de géo-ingénierie fluviale. Il peut être utile de préciser ce que recouvre l’usage de ce terme étant entendu qu’on se situe au niveau anthropologique de l’analyse et non au niveau technique. Pour un quelconque chef de service de la DDT des bulldozers ont été envoyés pour nettoyer le lit de la Loire afin d’améliorer son écoulement. Pour un naturaliste, il y a un saccage de la forêt alluviale. Parlons de géo-ingénierie !

Aux temps mythiques de Prométhée les grecs ignoraient ce qu’était le feu, ils le considéraient comme un des quatre éléments essentiels de la matière et à ce titre ne faisaient que l’utiliser. A l’ère scientifique de la seconde révolution industrielle on sait ce qu’est l’énergie et pour les cyclopes transnationaux, c’est devenu un jeu d’enfant de faire de la géo-ingénierie avec.

En Touraine fin 2013, les services de l’État, la DDT en tête, ont envoyé des engins de foresterie industrielle et des bulldozers nettoyer le lit de la Loire pour améliorer son écoulement. En un clin d’œil, un millier d’arbres sont tombés et les îlots ont été arasés.

Dans la foulée, les milliers d’arbres ont été réduits en copeaux pour alimenter une chaudière de la ville ou faire du paillage pour les espaces verts, ces deux transformations finales de la matière végétale ont été célébrées en des termes dithyrambiques par la presse locale.

Bien ficelé dans un dossier, ce recyclage énergétique et ce paillage d’espaces verts combiné avec le tramway et l’éco-quartier haute qualité environnementale des Deux Lions, le tout bien cadré dans le « quantième paysage » minéralisé décoré Buren, donne toutes ses chances à la ville de Tours pour devenir capitale européenne environnementale.

Espérons que le nombre d’arbres abattus dans la forêt alluviale du Fleuve Royal en vu du recyclage dans la chaudière soit suffisant pour impressionner positivement le jury. Mais ne désespérons pas, si le titre n’est pas acquis cette année, il y a encore de nombreux îlots à raser et à araser. Lorsque toute la forêt alluviale brûlera dans la chaudière, ce sera injustice si la ville ne décroche pas le titre convoité.

A ce moment là, il faudra cependant se poser des questions sur les compétences des services de marketing de la municipalité, savent-ils bétonner un dossier de greenwashing comme la com. d’Aréva sait si bien le faire ? Ou alors le maire ne pourra s’en prendre qu’à lui-même, le budget espace vert de la ville n’a pas été suffisamment consacré au greenwashing…

Nul doute qu’avec sa chaudière bois trônant au milieu du quatrième paysage minéral avec ses dizaines d’arbres empotés rue Nationale, la ville de Tours est tout entière un jardin de Babylone, une des sept merveilles du monde.

Aujourd’hui on fait de la géo-ingénierie comme le bourgeois gentilhomme faisait de la prose.

Elle est une conséquence directe de la seconde révolution industrielle. On en parle beaucoup à propos du dérèglement climatique où elle a refait surface comme une menace écologique planétaire. Les chercheurs scientifiques et les ingénieurs sont débordants de théories et savoir faire pour calorifuger la terre et limiter à titre préventif voire curatif l’élévation des températures moyennes par effet de serre.

Mais ce projet cyclopéen ne doit pas nous faire oublier qu’on fait de la géo-ingénierie sans le savoir depuis plus d’un siècle. Si l’on doit fixer une date historique et symbolique à la fois ce serait la fin de la Guerre des Indiens aux États-Unis d’Amérique.

A ce moment là, les terres épurées de leurs populations d’origine et les restes parqués dans des réserves, le corps des ingénieurs de l’armée débute l’aménagement du territoire avec les barrages et la houille blanche. Dans le même temps, avec la même diligence sur un train d’enfer débute la marée noire du pétrole qui défigure tout autant le paysage.

Aujourd’hui c’est la fracturation hydraulique pour l’extraction des gaz de schiste qui a pris le relai et reconfigure de fond en comble la Pennsylvanie, là ou justement la houille blanche et le pétrole ont jailli dans l’euphorie générale avec le génocide. Une question d’énergie en définitive, qu’elle soit moyen ou fin et aujourd’hui contrairement aux temps mythiques, on sait ce qu’est la puissance motrice du feu.

Mais l’essentiel de la géo-ingénierie s’opère comme on l’a dit sans le savoir, sans conscience comme une conséquence directe des performances irrésistibles de la science et de ses applications dans la seconde révolution industrielle. Elle porte le nom d’anthropocène. Parmi ces nombreuses manifestations citons pêle-mêle comme un inventaire à la Prévert : le « tapis de bombe », innovation majeure du troisième Reich expérimentée à Guernica et reprise en cœur par les Alliés sur toutes les villes stratégiques d’Europe ou du Japon, Hiroshima et Nagasaki, point d’orgue de la Guerre du Pacifique suivie des essais nucléaires.

Il ne faut pas oublier de citer dans cet inventaire la « guerre de 14-18 », des commentateurs critiques ont parlé par erreur de « boucherie » alors qu’on avait réellement affaire à de la géo-ingénierie pour un holocauste. L’Europe savante, l’élite scientifique, l’avant-garde la plus éclairée et la plus brillante de la science faisaient des prodiges dans tous les domaines physiques et chimiques, théoriques et appliqués de l’énergie.

Dubaï est devenu un idéal urbanistique et architectural mondial où la jet-set et la classe créative doivent venir se mettre en scène. A cet endroit désertique improbable en lisière de mer, « une forêt de gratte-ciel » a surgi de la terre et sur les eaux turquoises du golfe Arabo-persique des îlots ont émergé pour former un immense archipel mappemonde sur lequel s’est posé un nouveau Jardin de Babylone.

Ce miracle de l’énergie et de la technologie est devenu le rêve de tous les maires des villes grandes ou moyennes de France, tous veulent atteindre aujourd’hui le « stade Dubaï du capitalisme » « The Dreamworlds of Neo-Libéralism », « Evil Paradises » (1).

Dans l’hexagone, il y a eu dans l’après guerre un second paroxysme de feu de la « Reconstruction » introduit juste avant par la géo-ingénierie du « tapis de bombe ». La reconfiguration territoriale et urbaine a pris l’allure d’un déluge de dimension nationale. Des témoins hallucinés ont parlé de « déménagement du territoire » puis avec le remembrement et l’aménagement du territoire combiné, ce sont les paysages qui ont disparu de la carte de France et ce n’est pas fini.

La géo-ingénierie continue aujourd’hui avec la même furie cyclopéenne prédatrice par la série interminable des GPII. Dans ce déluge ininterrompu depuis un demi-siècle, les services de l’État émergent avec leur savoir faire à Dubaï sur Loire, ils veulent nous protéger des caprices de la nature par de la géo-ingénierie fluviale. Précisons avant de continuer qu’il n’y a pas détournement abusif du mot géo-ingénierie, toutes ces manifestations dépendent intimement des compétences et savoir faire des scientifiques et ingénieurs, en France des polytechniciens et de la Noblesse d’État, tout ce beau monde « travaillait » consciencieusement éclairé par l’élite libre de la nation.

Un témoin médusé des Trente Désastreuses, Bernard Charbonneau, dans « Le Jardin de Babylone » donne une description imagée des métamorphoses de la science géographique. « Il [le géographe traditionnel] parcourait et étudiait des pays [régions] à travers leur paysage, cherchant à discerner dans ceux-ci les raisons de l’équilibre local qui c’était progressivement établi entre le milieu naturel et la société humaines… » Puis arrive la « géographie active » ou géo-ingénierie « La géographie peut enfin devenir une technique, et le géographe satisfaire son désir de puissance. Enfin, lui aussi il agit : il éventre la terre, il déplace les peuples ; et comme un haut ingénieur, par l’État ou par les trusts, il sera payé et respecté en conséquence. Il n’était qu’un médecin, il devient un chirurgien, et demain, pour scalpel, il disposera d’une bombe H. »

Cette description visionnaire peut paraitre quelque peu exagérée aujourd’hui. Elle ne l’était pas à l’époque dans les années 1960, non seulement face à l’horreur environnementale du « déménagement du territoire » mais aussi et surtout parce que les chercheurs scientifiques envisageaient très sérieusement l’utilisation de la bombe atomique à des fins pacifiques de génie civil, pour justement « aménager » le territoire.

Aux États-Unis, on inventait la formule « Atoms for Peace ». Fort heureusement, par miracle devrait-on dire, la puissance de feu du pétrole et la puissance motrice des machines ont été suffisamment dévastatrices pour combler tous les fantasmes de la Noblesse d’État et éviter le désastre atomique.

Bernard Charbonneau continue sa mise en opposition : « si le géographe prenait le temps de penser, l’aménageur du territoire, ou plutôt l’urbaniste de la banlieue totale, n’a plus une seconde à perdre. Mû par des vérités qu’il ne discute pas, qui sont celles de sa société, il fonce en avant comme un bulldozer (2). »

De quoi parlons-nous, le chêne de la Chapelle-aux-Naux a été abattu et des engins de chantier sont allés raser un millier d’arbres de la ripisylve sur des îlots de la Loire. On veut savoir pourquoi. Est-ce pour bétonner un dossier de candidature de la ville de Tours pour devenir capitale environnementale de l’Europe ?

JMS novembre 2013

(1) Mike Davis « Le Stade Dubaï du capitalisme », titre original « Evil Paradises » « The Dreamworlds of Neo-Libéralism » 2006, Les prairies ordinaires 2007

(2) Bernard Charbonneau « Le Jardin de Babylone » 1969, Encyclopédie des Nuisance 2002

Jean-Marc Sérékian

A propos de Jean-Marc Sérékian

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste des questions d'énergie et de biodiversité.

15 commentaires sur “Dubaï-sur-Loire (2)

  1. Alex

    Tsstsstss.

    Quelques arbres de coupés pour permettre à la ville de réinstaurer le tramway ==> pas content

    Une magnifique chaudière Biomasse pour le chauffage urbain ==> pas content

    Un développement sans cesse amelioré pour le vélo ==> pas assez

    Les grognaçons sont à la mode !

  2. Jean-Marc

    « Quelques arbres de coupés »

    Tant que la voiture + camion sont autorisés en ville,
    Couper les arbres est une très mauvaise idée :

    Grâce à leur immense surface de contact avec l air, et leur présence proche de la chaussée, sur leurs feuilles/aiguilles se déposent les particules sortant des pôts d’échappements.

    Dans notre pays, champion mondial du gazole, lui-même le carburant champion en micro-particules cancérogène (plus spécifiquement sur les nouveaux modèles, les pires pour nos poumons, pour notre santé, c-à-d les moteurs avec common rail et filtre à particulier, car les pires niveaux particules inférieures à 3µm, celles passant au-delà de la trachée),

    avoir des arbres, afin que les micro-particules se déposent sur eux, plutôt que dans nos alvéoles pulmonaires, est une question de santé publique.

    Mais, le jour où les voitures+camions+2RM thermiques, seront interdits en ville, les arbres y seront moins nécessaires pour notre santé.

  3. Alex

    Couper des arbres pour le remplacer par du transport en commun, moi j’approuve.

    Le problème du moteur diesel, c’est une autre histoire. Le jour ou il sera taxé à égalité avec l’essence, s’en sera fini, du gazole.

    Le suppression de la voiture en ville, c’est aussi une autre histoire. Mais très difficile à règlementer.

    Les arbres en revanche, je suis triste également lorsqu’ils sont coupés. Pas parce qu’il va absorber 2-3 particules émises par un camion, mais parce qu’il cache le béton des villes. Moches.
    Et qu’enfin, il peut jouer un rôle dans le bioclimatisme des logements de faible hauteur. Là, il est vraiment utile.

  4. dany

    « Mais, le jour où les voitures+camions+2RM thermiques, seront interdits en ville, les arbres y seront moins nécessaires pour notre santé. » Jean-Marc

    A Lyon en hiver, pendant les pics de pollution,jusqu’à 74% des particules sont dus au chauffage au bois des communes extérieures…Avec la crise, on n’ est pas près de baisser…A l’opposé, les pics d’ozone sont à leur maximum à 30 kms de Lyon…Ozone repoussé par la pollution…

  5. Alain

    Alex vivrait-il à Tours? On est des grognacons? Ben voyons, à tours, c’est abattages d’arbres à outrance. Tous les prétextes sont bons. Pas un quartier n’est épargné. Faudrait juste connaitre le dossier avant de venir traiter les autres de grognacons.

    Voilà t-y pas que la pollution ambiante est due au chauffage au bois? Ben à Tours, on dépasse les pics de pollution toute l’année et encore plus en hiver. A10 complétement pourries de bagnoles et de camions et moi, le pauvre riverain qui me chauffe au bois depuis cet hiver, c’est ma faute? Y’a vraiment de quoi rire… Sauf que….depuis des années que l’A10 pollue à tours (dans une indifférence générale), depuis des années sans aucune action, je ne pense pas qu’il y a de quoi rire.
    Mais bien sûr, Tours sort de son chapeau cette année une révision de son PPA (Plan de Prévention de l’atmosphère) et que lit t-on? Des promesses, toujours des promesses, encore de promesses…. Le pire, c’est que c’est presque les mêmes que lors du dernier PPA.
    Et pour ce qui est des actions faites pour réduire la pollution? Ben, en lisant le PPA, on se rend compte qu’est mis en avant toutes les zones urbanisées. Ben oui, c’est des écoquartiers (remplies de bagnoles)…. Le béton, ca réduit la pollution, en somme. Alors, petit écologiste qui chauffe au bois, coupe ta cheminée et va vivre en bagnole dans un éco-quartier, ton bilan pour l’atmosphère n’en sera que meilleur!!! CQFD

  6. Alex

    Abattage d’arbre à outrance… Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! Tu as du confondre avec la taille des rosiers et le tonte de l’herbe…

    A10 pourrie de bagnole, normal c’est un axe majeur en France ==> Paris-Bordeaux.
    Rien n’a été fait ? Limité à 90 depuis quelques années alors que c’est une 2×3 voie !! Pour un autoroute !!

    Arrête ton cinéma.

    Et concernant les quartier qui préservent la planète, il n’y en a pas beaucoup à Tours, ni ailleurs d’ailleurs. A part celui de Tours Nord. Mais entre l’éco quartier politique, et l’éco quartier réel, on est pas obligé de tout gober…

  7. Alain

    Alex:
    Tu n’as donc rien vu:
    1. Abattages d’arbres: Sanitas, Halles, Bergonnerie, bords de Loire, Prébendes, parc grammond+ tous ceux sur le trajet du tramway. Bref, c’est massif. Je ne confods donc pas avec l’herbe et les rosiers. Mais renseigne toi bien. Tu verras qu’un arbre ne ressemble pas à un rosier.

    2. Pollution A10. Plusieurs années de dépassement des normes et ce, malgré le passage à 90 kms/h. Injonction de l’union européenne à trouver une solution pour revenir dans les clous sinon amende de plusieurs millions d’euros pour non respect des directives. 3 ans de réunions à la préfecture de Tours sans aucune solution. Bref, Alex, tu ne maitrises pas là non plus le dossier. Rien n’a été fait. La pollution est bien présente depuis plus de 3 ans et génère si je rappelle bien 60 morts par an à tours (si je me rappelle bien).

    3. Je parlais du PPA qui dit que les écoquartiers sont une réponse à la pollution. Je n’ai pas dit que je gobais. D’ailleurs, je ne gobe pas: les écoquartiers sont juste de l’urbanisation repeinte en vert pour faire croire qu’on fait bien et continuer à faire plaisir aux promoteurs, aux bétonneurs et aux pots de visn qui ne manquent sans doute pas (voir les liens de certains élus locaux avec bouygues…).

  8. Alex

    Abattre quelques arbres dans des zones urbanisées sont de l’ordre du symbole.
    Il n’y avait pas de forêt aux Sanit’ à ce que je sache ! Pas plus ailleurs…

    L’A10 à plus de 3 ans et si la pollution reste la même alors que la vitesse diminue sensiblement, c’est que le problème est ailleurs.

    Mais si en plus on ne peut même pas développer le transport en commun (cf. Tramway) on fait comment ?

  9. Alain

    Mais oui, des centaines d’arbres abattus dans la ville, cela relève du symbolique.
    http://pressibus.org/blogcvl/arbres.html

    Mais oui, l’A10 qui relache depuis des années des PM10 et du NOX au delà des normes sanitaires, ce n’est pas grave.
    http://carfree.fr/index.php/2013/02/26/comment-ameliorer-la-qualite-de-lair-sans-rien-faire/

    Et bien, c’est pas avec toi qu’on va avancer vers du mieux.

    On fait comment si on peut pas faire de tramway? Et bien, tu prends ton vélo ou tu marches à pied. Arffff. T’as du chemin à faire et ca va être long? Alors, commence par éteindre ton ordinateur, comme çà tu prendras de l’avance sur ton trajet et çà t »évitera de raconter des bêtises.

    Moi, je vis dans la zone impactée par l’A10 et la pollution. J’ai arrêté de récupérer l’eau du toit tellement elle est noire de suies des rejets de bagnoles et j’ai sans doute la même chose dans les poumons. Alors, les mecs comme toi, ils me révulsent avec leur « bof, c’est pas si grave » ou leur « t’as qu’à déménager »

  10. Alex

    Tu fait donc aussi partie de ceux qui on campé sur les branches pour protester sur l’abattage ?!! De toute façon, cela ne fera pas avancer le problème.

    Quand je lis ton discours, qui réfute toute solution pour le bien commun, je ne vois pas comment tu peux convaincre un citoyen de s’engager en faveur de la planète. Les esprits tordus auraient même tendance à aggraver le processus, juste pour provoquer un « fou » comme toi.

    Bref, ton combat pour 3 arbres relève plus du délire que de la préservation de la planète.

  11. Alain

    Je te donne un lien parlant d’au moins 600 arbres, et toi tu ramènes le pb à 3. Mon discours ne t’es pas audible. J’en conviens. Bouddha disait qu’on ne pouvait pas convaincre ceux qui se refusent à écouter.

  12. Struddelstruddel

    Pour le Tram, disons qu’ils auraient au moins pu tracer un autre trajet en prenant la place aux bagnoles plutôt qu’aux arbres.

    Peu importe qu’il y ait 600 ou 3 arbres, quand on a le choix entre tracer un chemin de tram sur la route des voitures ou un chemin qui oblige à jarter des arbres, on choisit de virer la voiture, sinon ce n’est pas crédible.

    Le tramway permet précisément de se passer de la voiture en ville puisqu’il offre les mêmes avantages que la bagnole (protection contre les intempéries, possibilité de se déplacer pour tout le monde, même personnes diminuées physiquement ou handicapées, possibilité de transporter des charges, possibilité de se déplacer à plusieurs) tout en offrant un maximum d’avantage (en ne parlant que des avantages individuels : pas de coût d’entretien de son propre véhicule, pas de nécessité de se garer, possibilité de rentrer en état d’ébriété sans accident, temps de trajet optimisé si on souhaite lire par exemple), donc quel est l’intérêt de préserver la voirie automobile ?

    Le tramway est selon moi l’un des meilleurs transports en commun qui puisse exister mais tout dépend énormément de la façon dont il est conçu et placé et la modification de l’urbanisme qu’il engendre est aussi importante que le transport lui-même.

  13. Alain

    Entièrement d’accord avec Struddel. Sans compter que Alex parle de bien commun mais que dans certains quartiers, les habitants en majorité étaient contre l’éradication des arbres sur le tracé du tram de Tours. On pouvait aisément prendre sur l’espace bagnole, mais non, on bousille les arbres contre la majorité des habitants. Et on appelle çà le bien commun.
    Le bien commun a été jusqu’à envoyer des escadrons de CRS pour passer en force sur l’éradication de ces arbres.

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