Pourquoi les Zadistes ont perdu

Depuis quelques années, on voit fleurir les « zones à défendre » (ZAD), qui sont des espaces de lutte contre des grands projets inutiles, comme des barrages, centres de loisirs, aéroports, etc. La plus célèbre ZAD est sans doute celle de Notre-Dame-des-Landes contre le projet d’aéroport.

L’idée est simple, des citoyens se réunissent sur le lieu d’un grand projet pour empêcher sa réalisation, en squattant la zone jour et nuit. Au-delà du projet, les ZAD défendent aussi un « autre modèle de société », en général contre le capitalisme, contre l’industrie, le productivisme, les multinationales, l’état sécuritaire, la répression, etc. Selon le site internet zad.nadir.org, il s’agit de mettre en place « une expérimentation de rapports sociaux plus libres et plus égalitaires, de formes d’existence plus autonomes vis-à-vis du capitalisme et de l’industrie. »

On le voit, on ne peut qu’être favorable à un tel projet. Les grands projets inutiles représentent sans doute la quintessence de l’impasse dans laquelle nous mène le système capitaliste: toujours plus de destruction, toujours plus de pillage des ressources, toujours plus de pollution pour enrichir une minorité. Par ailleurs, il y a effectivement un lien évident entre grands projets inutiles, structure politico-gouvernementale et système capitaliste mondialisé. Dit autrement, les politiques et les gouvernements sont les alliés objectifs des multinationales dans l’exploitation forcenée des ressources naturelles pour le bénéfice des élites.

Ces grands projets inutiles sont en effet destinés à servir une minorité, ceux qui veulent aller en avion aux Seychelles par exemple, et à enrichir une poignée, la « crème de la crème ». Pour tous les autres, appelez-les le 99% ou l’immense majorité de la population, ces grands projets inutiles provoquent la disparition d’espaces naturels de plus en plus rares et le développement généralisé de la pollution.

Ces grands projets inutiles ont surtout pour objectif de maintenir à flot un capitalisme mondialisé à la dérive. Il faut toujours plus de croissance et donc de pillage et de destruction pour que le système continue à tourner en roue libre. On remarquera au passage que très souvent ces grands projets inutiles relèvent des transports. Car, il faut toujours plus d’aéroports, d’autoroutes et de lignes à grande vitesse pour que le capitalisme mondialisé continue à exploiter les gens à un bout de la planète pour gaver une minorité à un autre bout.

Or, on présente souvent ces grands projets inutiles comme pourvoyeurs d’emplois pour la population, ce qui constitue une belle hypocrisie. En effet, ces grands projets sont des outils du capitalisme mondialisé. Dit autrement, en développant les autoroutes, les lignes à grande vitesse ou les aéroports, on permet d’étendre les possibilités de la mondialisation, ce qui se traduira immanquablement par la destruction d’emplois locaux à terme.

Tout ceci semble évident et devrait donc alerter l’immense majorité de la population. Pourtant, quand un référendum est organisé en Loire-Atlantique sur le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes, c’est le OUI qui l’emporte à plus de 55%. On peut bien sûr contester le principe même du référendum, ce que font d’ailleurs les Zadistes. Citons-les: « Qui décide du moment, de la question, de celles et ceux qui peuvent voter ? Le référendum est un dispositif qui par essence est détenu par un pouvoir vertical et concentré. Si les décisions étaient discutées autrement, à la base et entre égaux, il n’y aurait jamais besoin de référendum… »

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Les résultats du référendum sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en fonction de la distance à Notre-Dame-des-Landes

On peut aussi parler de l’appareil de propagande mobilisé par le gouvernement et les élus locaux favorables au projet, sans commune mesure avec ce que peuvent déployer les opposants. Toujours est-il que le OUI l’a emporté.

Un intéressant article de la Revue Politique et Parlementaire décortique les résultats du référendum. Et ce qui apparaît, c’est que plus on s’éloigne géographiquement du projet d’aéroport et plus le OUI est massif. A l’inverse, le NON reste majoritaire uniquement dans une zone de moins de 10 kilomètres autour du projet. C’est réellement un résultat qui confirme toute la validité de la théorie du NIMBY, Not In My Backyard (Pas dans mon arrière-cour).

Au passage, il est possible de constater que les opposants au projet qui ont critiqué le périmètre trop restrictif du référendum (certains plaidant pour une consultation de l’ensemble des habitants des Pays-de-la-Loire et de la Bretagne) auraient peut-être été encore davantage pénalisés si un périmètre élargi avait été retenu dans la mesure où cette « loi de la distance » a très nettement joué à la défaveur du « non. »

Si c’est le principe du NIMBY qui s’applique, alors ce n’est pas le principe même de ces grands projets inutiles qui pose problème à la majorité de la population. Tout au plus, les gens seront hostiles aux nuisances provoquées par ces grands projets quand ils se produisent à proximité de chez eux (« dans leur arrière-cour »).

De fait, les Zadistes ont donc perdu la bataille des idées. Là aussi, la grande lessiveuse médiatique produit ses effets: seuls les habitants proches du projet ont voté contre, dès qu’on s’éloigne de la zone du projet, les habitants ont voté OUI, sans doute illusionnés par les promesses de modernité, d’emplois, d’activité économique, etc. Le véritable problème, c’est que le système politico-économique vend un rêve, celui d’un projet « moderne » qui va « créer de l’emploi » et qui, cerise sur le gâteau, vous permettra de dépenser tout l’argent que vous allez gagner dans des séjours paradisiaques à l’autre bout de la planète. Tout ceci est bien entendu faux, mais vous avez déjà vu un rêve qui soit réel?

Que vendent les Zadistes? A vrai dire pas grand chose mis à part « une expérimentation de rapports sociaux plus libres et plus égalitaires« . Du point de vue de la majorité de la population biberonnée à la société de consommation, cela ressemble fort à un « truc bizarre » du genre qui se pratiquait dans le Larzac dans les années 1970…

Au-delà de la boutade, et cela devient ici plus grave, le projet des Zadistes semble inconsistant car il est surtout contradictoire. Ils veulent expérimenter d’autres types de rapports sociaux en rupture avec le capitalisme, l’industrie ou le productivisme. Très bien, ont-ils pour commencer abandonné la voiture qui représente justement peut-être la première chaîne de l’esclavage de l’Homme face au capitalisme mondialisé? C’est peut-être une évidence, mais il faut quand même rappeler que la voiture constitue probablement le summum du produit industriel massif dont la fabrication a nécessité des dizaines de tonnes de matières premières provenant des quatre coins du monde. Par ailleurs, ce produit industriel a ceci d’extraordinaire qu’une fois acheté, il ne vous sert à rien si vous n’allez pas l’alimenter régulièrement avec du pétrole émettant du CO2 et des produits toxiques et provenant de monarchies pétrolières médiévales ou de dictatures sanguinaires. Tout ceci pour le plus grand profit des… multinationales.

A vrai dire, bien peu ont sans doute abandonné la voiture et beaucoup ont même un bon camion diesel pour se rendre dans les rassemblements des ZAD avec l’auto-collant anti-aéroport collé sur la vitre arrière. Il y a même un site internet qui recense de nombreuses bagnoles avec leur auto-collant anti-aéroport. Bien sûr, il y en a sans doute qui y vont à pied ou à vélo, mais que représentent-ils par rapport à la masse des automobilistes anti-aéroport qui viennent provoquer même parfois des embouteillages lors des grands rassemblements de ZAD?

Que l’on soit clair, il ne s’agit pas ici de décerner des brevets de « pureté » aux uns et aux autres. On vit tous plus ou moins de petits accommodements avec nos convictions. Il s’agit ici d’expliquer en quoi les projets des Zadistes sont difficilement lisibles pour les gens, qui trouvent plus ou moins « normal » d’avoir des routes ou des autoroutes pour faire circuler « leur bagnole ». Est-ce que les Zadistes ont aussi besoin de routes et d’autoroutes pour faire circuler leur voiture avec leur auto-collant anti-aéroport? Si la réponse à cette question est oui, quelle est la différence entre Zadistes et la population dans son ensemble?

Il n’est tout simplement pas crédible de porter un « autre projet de société » quand on fait la promotion de ce projet alternatif sur le premier symbole de la société de consommation, la voiture.

Du seul point de vue des émissions de CO2, si l’aviation est une hérésie (l’équivalent des émissions d’une voiture sur un an pour aller à l’autre bout de la planète en quelques heures), la grande masse des émissions de CO2 liées au transport relève de la voiture. Car, c’est le principe de la massification qui est à l’œuvre. A part si tout le monde finit par aller au boulot en avion, les déplacements en avion resteront en masse moins émetteurs de CO2 que les 36 millions de voitures françaises, sans même parler du milliard de voitures en circulation sur Terre.

On parle aussi des atteintes à la biodiversité que provoquerait l’aéroport sans même parler de la diminution des terres agricoles. Qui se soucie de ces atteintes et de cette diminution liées aux dizaines de milliers de kilomètres de routes ou d’autoroutes créées en France?

La véritable Zone à Défendre, c’est de commencer par ne pas avoir de voiture. Quand nous serons des millions à ne plus en avoir, le système politique et économique qu’on nous impose s’effondrera de lui-même.

Marcel Robert

A propos de Marcel Robert

Fondateur du site Carfree France et auteur des livres "Vélogistique", "Pour en finir avec la société de l’automobile" et "Îles sans voitures".

9 commentaires sur “Pourquoi les Zadistes ont perdu

  1. Rémi

    Analyse pas inintéressante, mais qui a le tort de se baser essentiellement sur un article très partial de la Revue Politique, et qui méconnaît deux aspects essentiels de la consultation (et non référendum, puisqu’il n’y a aucun pouvoir).

    Premièrement, la propagande du camp du Oui a peu porté sur l’utilité de l’aéroport lui-même, mais a beaucoup surfé sur la peur des « casseurs ». Si on remet dans le contexte de juin dernier : on est encore en pleine contestation anti-« loi Travail », les vitrines de nombreuses banques du centre-ville ont été brisées, permettant aux médias et aux politiques d’en faire des tonnes sur « Nantes dévastée, etc. », ce qui était loin de la réalité.

    En discutant de NDdL dans la rue avec pas mal de gens de tous milieux, j’ai été impressionné par le nombre de personnes pas du tout convaincues par l’utilité de l’aéroport, mais prêtes à voter Oui « pour virer les Zadistes ». Zadistes qu’ils ne connaissent que par le prisme des médias dominants, donc allègrement amalgamés à de bêtes casseurs cagoulés. Le camp du Oui ne s’y est pas trompé, et a mis sur ses tracts plusieurs photos de casse et en gros un tag « 1 balle = 1 flic », pour déplacer l’attention sur l’aspect sécuritaire et non sur le fond du sujet… Pas étonnant après cela que le vote Oui soit raccord avec le vote FN-LR du département !

    Deuxièmement, l’analyse des résultats révèle qu’il n’y a pas une mais deux « poches » où le Non a été majoritaire : près de NDdL donc, mais aussi autour de l’aéroport actuel. L’argument sur la gêne sonore, sur l’inquiétude des riverains et leur hâte de voir partir l’aéroport Nantes-Atlantique s’est écroulé : sur l’ensemble Nantes-Rezé-Bouguenais, les trois communes survolées par les avions à basse altitude, le Non l’emporte ! Quand on regarde le détail des bureaux de Nantes, c’est même sur la ligne de survol qu’on a le plus voté Non !

    Donc si l’aspect NIMBY est toujours fort avec ce genre de projet, la lutte de NDdL ne s’arrête pas à ça, loin de là. Elle est même exemplaire pour ce qui concerne la convergence entre les personnes locales qui se sont d’abord battues pour préserver leur lopin de terre, et celles qui sont venues de loin pour défendre un idéal… Tous, toutes ont beaucoup appris les uns des autres.

    Et s’il est clair qu’une bataille médiatique a été perdue avec cette consultation (conçue comme un traquenard pour le camp du Non), je ne pense pas que l’on puisse affirmer que les zadistes ont perdu la bataille des idées. Je crois même – et là c’est très subjectif – que l’inutilité du projet et le bien-fondé du combat contre l’aéroport et son monde ont progressé dans les consciences ces derniers temps.

    Mais il faut continuer la lutte médiatique, montrer que les Zadistes sont des gens qui construisent ; que c’est Vinci, le PS et LR qui détruisent, qui cassent. Il faut mettre en valeur les actions déterminées mais non violentes contre l’aéroport. Il faut montrer le nombre et la diversité des opposants.

  2. Vincent

    MR > Que vendent les Zadistes? A vrai dire pas grand chose mis à part « une expérimentation de rapports sociaux plus libres et plus égalitaires« . Du point de vue de la majorité de la population biberonnée à la société de consommation, cela ressemble fort à un « truc bizarre » du genre qui se pratiquait dans le Larzac dans les années 1970…

    Et on peut les comprendre : la société de consommation, la grande majorité de la population la veut. Voir les flux de migrants vers le nord, notamment du Maghreb.

    Je m’étonne toujours de l’hypocrisie des décroissants : rien  ne les retient de prendre un aller-simple pour aller vivre dans un petit village africain, loin, très loin de la société de consommation.

    Et très loin de…

    la nourriture sûre, abondante et bon marché
    l’eau courante
    l’électricité
    la santé dans des hôpitaux qui fonctionnent et sont approvisionnés
    des infrastructures qui existent et fonctionnent
    etc.

    Ça pourrait faire l’objet d’un documentaire passionnant : un swap définitif entre un groupe de décroissants européens et un groupe d’Africains.

  3. hdkw

    Pourquoi cette réflexion méchante Vincent? Les décroissants disent justement que on peut très bien avoir:

    la nourriture sûre, abondante et bon marché
    l’eau courante
    l’électricité
    la santé dans des hôpitaux qui fonctionnent et sont approvisionnés
    des infrastructures qui existent et fonctionnent
    etc.

    pour tous en sortant de la société de consommation. Il faut arrêter avec les « retour a la bougie » et autres clichés, Claude Allegre nous en assez donné a l’époque!

  4. vivec

    L’article est plutôt bon jusqu’au premier quart, tant qu’il récapitule des faits sur les raisons de la contestation. Ensuite, ça part dans des extrapolations assumées comme des faits « probables », alors que ça n’en est pas :

     

    ► « Au passage, il est possible de constater que les opposants au projet qui ont critiqué le périmètre trop restrictif du référendum (certains plaidant pour une consultation de l’ensemble des habitants des Pays-de-la-Loire et de la Bretagne) auraient peut-être été encore davantage pénalisés si un périmètre élargi avait été retenu dans la mesure où cette « loi de la distance » a très nettement joué à la défaveur du « non. » »

     

    Or… Non. Rien ne permets de le dire. Cette logique du « NIMBY » ( Not In My Backyard ) qu’il évoque par le biais des courbes ( votes selon la distance ) n’a pas vocation à être purement linéaire : Rien ne dit qu’une fois un éloignement suffisant, au contraire, les gens ne se remettraient pas à se prononcer avec un « NON » massif… Ce qui ne contredirait même pas le « NIMBY » : En effet, trop près, les gens n’en veulent pas, à distance intermédiaire, comme ils ont peur que ça leur retombe dessus, ils votent « oui », mais plus loin… Ils n’ont plus besoin d’avoir peur et peuvent voter « idéologiquement ».

     

    ► « De fait, les Zadistes ont donc perdu la bataille des idées. »

    Ben non, justement, ce n’est pas un fait, ce n’est qu’une assomption de sa part. Ne pas (encore) avoir gagné ne signifie pas avoir perdu.

     

    Etc…

  5. vivec

    …Pour ce qui est de se passer des voitures, ce qu’il dit n’est pas complètement idiot, mais reste quand même très discutable, ici :

    Entre des gens qui les prennent matins et soirs, pris dans des embouteillages, pour faire une cinquantaine de kilomètres chacun-e, et chaque jour ( et ça parfois pour contribuer à « l’économie » de façon très superflue – gadgets, applis, etc… – voire même carrément de façon dégueulasse – fabrication d’armes, etc… ) ET des zadistes, qui viennent parfois de loin à plusieurs afin de grossir les rangs des militant-e-s et ne touchent ensuite plus à leurs véhicules – fussent-ils des vans diesels moins chers !!! – une fois sur place à part pour dormir ou pour bloquer les routes… Il y a une énorme différence.

    Les gens à qui ça brouillerait la visibilité de ce qui est proposé ( pour reprendre ses termes ) sont clairement de mauvaises foi et ont déjà à la base un parti pris négatif pour mettre ça en avant 😉

  6. MAt

    petite erreur dans cette article :  le principe « plus on est loin de Notre Dame des Landes, plus on répond « oui » à la question de la consultation » ne semble pas vrai.

    En effet, les sondages réalisés avant la consultation indiquaient que le périmètre où le « oui » était le plus fort était celui du département Loire Atlantique (comme par hasard c’est ce périmètre qui a été retenu!)  alors que si on prenait le niveau régional, le « oui » l’emportait mais moins nettement, et au niveau national, le « non » l’emportait.

    http://www.marianne.net/referendum-notre-dame-landes-si-gouvernement-avait-choisi-autre-echelle-100244013.html

  7. Morskoul

    Tout d’abord, ce n’était pas un referendum mais une consultation, c’est différent!

    Votre analyse concernant la distance par rapport au referendum est fausse, dans la mesure où s’il y avait eu consultation avec les département bretons, la Maine et Loire et la Vendée, ce qui aurait été logique avec un aéroport dit du Grand-Ouest, le résultat aurait été bien différent avec je suis sûr, un NON !

    Pourquoi Valls et Ayrault ont choisi de le réaliser sur la Loire-Atlantique ? Car ils ont eu des sondages qui disaient qu’avec les autres département, ça virait au NON ! C’est un simulacre de démocratie, le peuple de NDDL va gagner contre Vinci et ses alliés et ce ne sera que justice !

  8. Pédibus?

    […] des zadistes, qui viennent parfois de loin à plusieurs afin de grossir les rangs des militant-e-s et ne touchent ensuite plus à leurs véhicules – fussent-ils des vans diesels moins chers !!! – une fois sur place à part pour dormir ou pour bloquer les routes… […]

    boaaaaaaaaaaaa c’est la part du feu quoaaaaa…

     

    mais y a pas de fumée sans feu :

    déesse Gnognole couve dans les mentalités de nos Zadistes…

  9. Psychelau

    Les zadistes n ont pas convaincu car ils ont une approche globalisantes. S ils s étaient contente de dénoncer un aéroport inutile coûteux et polluant plutôt que de vouloir renverser le systeme, ils auraient rallié des gens comme moi, non anticapitalistes mais respectueux de la nature. que les zadistes arrêtent de jouer aux puristes, on peut dénoncer les excès de la société de consommation sans s habiller comme des clochards… On peut dénoncer le tout bagnole sans se prendre pour un illuminé qui a tout compris…

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