Quand cessera la farce des COP ? (2/2)

Deuxième partie

Après la tonitruante et triomphale COP 21 de 2015 à Paris suivie du discret intermède touristique marocain à Marrakech de la COP 22, la conférence des Etats au chevet du climat est revenue en Europe, à Bonn. Mais l’ambiance était morose, le cœur n’y était plus… Les deux années d’inaction passées pesaient de plus en plus lourd. Le fameux « accord de Paris » obtenu « au finish » était resté lettre morte… La COP 23 est passée… Elle a accouché d’une souris et botté en touche avec un « Dialogue Talanoa » à débuter en janvier 2018 et le rappel du calendrier des nombreux événements futurs. Bref la routine des COP et rapports du GIEC continue. (…)

Et le Mozambique devient pays pétrolier

Pas de chance pour la Tanzanie, le Mozambique, son voisin du sud, se hisse au rang de pays pétrolier. Elle écopera des pollutions tandis que les élites politiques à Maputo empocheront des royalties. Une poche de gaz de 5000 milliards de mètres cubes a été découverte à l’extrême nord dans les eaux territoriales du Mozambique.

Sans gêne, la presse célèbre l’événement et sans sens de la mesure elle annonce l’émergence du « futur Qatar africain (4) ». Rappelons pour comparaison des ordres de grandeurs, que les réserves du Qatar découvertes à la fin des années 1960, c’est 24 000 milliards de m3… Avec sa poche de gaz le Mozambique se hissera dans le meilleur des cas au niveau du Nigeria…

Depuis quelque temps, à l’ombre des COP, les tractations sont allées bon train et sont aujourd’hui sur le point de la conclusion… durant la COP23. Seul l’intermède de la chute surprise du prix du baril a quelque peu ralenti le projet.

Mais maintenant que le cours du fluide précieux remonte vers les 100 dollars le baril, la mise en chantier s’annonce imminente.

Pas de chance non plus pour les pêcheurs et paysans mozambicains du nord du pays, le spectre de l’expropriation et de la déportation domine la région. Le complexe industriel de liquéfaction du gaz et ses annexes logistiques doivent s’étendre sur quelques 7 000 hectares. Tout est prévu dans le package, les habitants n’ont pas été oubliés, le projet a prévu de les « reloger ».

Mais qu’est que ça veut dire « relogé » pour des paysans et des pêcheurs dont le mode de vie est intiment lié à la terre, au rivage, à la mer et à la biodiversité spécifiques à ces lieux ? Encore des réfugiés !

A la suite d’ENI, la compagnie pétrolière italienne, et de ses nombreux partenaires pour ce premier projet, tous les géants du pétrole se sont donnés rendez-vous pour d’autres prospections le long de la très longue côte du Mozambique.

En vrac, ENI et ses partenaires : Galp (Portugal) CNPC (Chine), Kogas (Corée du Sud), ensuite Exxon, Rosneft (Russie), Sasol (Afrique du Sud) et Total.

Criblé de dettes, le Mozambique est prêt pour être dépecé et défiguré par les éléphants blancs du développement.

L’Equateur, plus que jamais pays pétrolier

Souvenons-nous, en 2007 était lancé le Projet Yasuni ITT. Pour « sauver le climat », conformément à la volonté affichée de la « communauté internationale », le gouvernement équatorien reprenait à son compte une revendication des indiens d’Amazonie. Il se proposait de renoncer à l’exploitation du pétrole dans le bloc ITT du parc national Yasuni.

Indéniablement on était devant une initiative originale et louable face aux enjeux définis par le GIEC. A priori, elle ne pouvait qu’être bien accueillie, unanimement avec le plus grand enthousiasme. En contrepartie, l’Etat équatorien, dont le pétrole représentait 50% des exportations, demandait une modique compensation financière à la « communauté internationale » censée être préoccupée au plus haut point par le dérèglement climatique.

Une somme de 3,6 milliards de dollars devait être avancée sur 12 ans par les pays les plus pollueurs. Autant dire rien, comparée aux budgets militaires annuellement consentis par la plupart des Etats.

En 2013, l’initiative était abandonnée. Au cours des cinq premières années passées, la collecte des fonds n’avait pas pu atteindre la moitié de la somme espérée. Par une déclaration officielle extrêmement désolée, Rafael Correa, le président équatorien, s’empressait de mettre un terme à l’initiative : « C’est avec une profonde tristesse, mais aussi avec une absolue responsabilité envers notre peuple et l’histoire que j’ai dû prendre l’une des décisions les plus difficiles de mon mandat. » (…) « Le monde nous a laissé tomber ». Mais si la « communauté internationale » se fout du climat, restaient les revendications des indiens de son pays. Pour eux l’abandon s’abattait comme une trahison et voulait dire : le retour des compagnies pétrolières… l’Enfer (5)!

L’Equateur venait en effet de subir durant 30 ans un désastre écologique majeur dans la forêt amazonienne lié à la délinquance environnementale de la compagnie pétrolière étasunienne Texaco. Par son extension géographique, la catastrophe fut comparée à Tchernobyl et par la quantité des boues toxiques délibérément déversées dans la nature on l’estima à trente Exxon Valdez, soit un échouage de supertanker tous les ans durant la durée de la concession qui prit fin en 1990. Un procès fut intenté à la compagnie pétrolière immédiatement après l’exploitation en 1993. Il débuta aux Etats-Unis puis fut renvoyé en Equateur. Il dura presque un quart de siècle et la délinquance environnementale de Texaco, absorbée par Chevron en 2001, fut reconnue.

Malgré toutes les tricheries juridiques de la compagnie, elle finit par être condamnée à payer 9,5 milliards de dollars en dédommagement des victimes (6). A juste titre après ce long traumatisme et ses séquelles indélébiles en forêt amazonienne, les indiens pouvaient espérer un « plus jamais ça » en Equateur…

Circonstance aggravante pour Rafael Correa, en avril 2010, eut lieu à Cochabamba en Bolivie un contre-sommet de la Cop 15 de Copenhague. Actant déjà la supercherie de ces conférences de la dite « communauté internationale » et donc de l’échec de la Cop 15, le président bolivien Evo Morales prit l’initiative de réunir une « Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Mère-Terre ». Ici les deux grands problèmes environnementaux du moment c’est-à-dire de l’Anthropocène – l’effondrement de la biodiversité et le dérèglement  climatique – étaient traités dans le même temps.

En conséquence logique, le capitalisme, le productivisme, le consumérisme et l’extractivisme furent sans difficulté mis en accusation. « Le système capitaliste nous a imposé une logique de concurrence, de progrès et de croissance illimitée. Ce régime de production et de consommation est la recherche de bénéfices sans limites, tout en séparant l’être humain de l’environnement, établissant une logique de domination sur la nature, convertissant tout en marchandise : l’eau, la terre, le génome humain, les cultures ancestrales, la biodiversité, la justice, l’éthique, les droits des peuples, la mort et la vie elle-même (7). » 

Sans nul doute après ce moment fort de la prise de conscience et de la résistance, les peuples indigènes d’Amazonie pouvaient légitimement espérer qu’une page historique venait d’être tournée. « Les veines ouvertes de l’Amérique latine » pouvaient enfin se cicatriser en paix…

En Décembre 2015, lors de sa visite à Paris dans le cadre de la COP 21, le leader et président équatorien encore en fonction avait nettement changé de ton et de physionomie. Tout en conservant son double langage il déchirait le voile, montrait son vrai visage d’économiste pragmatique et ainsi confirmait sa respectabilité politique retrouvée au sein de la « communauté internationale ».

La parenthèse environnementale équatorienne était fermée. Dans le même temps de cette métamorphose, il confirmait au monde son allégeance aux compagnies pétrolières. Interrogé par la presse, en une seule phrase s’alignaient à la fois son credo et son populisme pour justifier le pire : « L’Équateur exploitera jusqu’à la dernière goutte de pétrole pour sortir de la pauvreté (8) ». Sans mauvaise conscience pour se justifier il inventait une « exploitation pétrolière respectueuse de l’environnement ».

Mais si l’on a quelques notions techniques sur l’extraction des énergies fossiles cela veut dire : la multiplication sans entrave des forages, la stimulation des puits en fin vie et si besoin le recourt à la fracturation hydraulique, puisqu’en dessous des gisements conventionnels il y a forcément de la roche mère. Autant dire, comme pour les « gaz de schiste, le choix du pire ».

Pour mettre en perspective la gravité de cette allégeance, rappelons ici que dans l’Histoire globale du pétrole, l’Équateur, en tant que « pays producteur », est un sous-produit tardif de l’exacerbation des prospections et forages survenus dans les années 1960 à l’initiative des compagnies pétrolières étasuniennes… A cette époque, elles forent tout azimut dans leur « pré carré » sud-américain.

Les poches de pétrole de la jungle amazonienne y furent découvertes, au choix : l’année précédente du premier choc pétrolier en 1973 ou l’année suivante du passage du pic pétrolier étasunien en 1970. Deux dates à garder en mémoire dans l’histoire du fétichisme des énergies fossiles unifiant la dite « communauté internationale ».

Depuis, l’Equateur est pour ainsi dire en plein boum pétrolier, quadrillé et prospecté de fond en comble. Le gisement pétrolier du bloc ITT dans le Parc national Yasuni fut découvert en 1990.

Dans le cas de l’Equateur, on sait désormais, par les vingt ans du procès contre Texaco, l’exacte vérité. Pour trouver et exploiter ces misérables poches, la compagnie étasunienne n’a jamais été effrayée par la criminalité environnementale de ses méthodes. Le livre « Un Brin d’Herbe contre le Goudron » rapporte le témoignage de Maria Aguinda, Indienne Quechua protagoniste dans le procès. « Nous étions au Paradis, nous sommes tombés en enfer » C’est en effet, pour les communautés indiennes d’Amazonie, l’histoire d’une apocalypse au sens commun du terme : la fin violente d’un monde, la destruction d’un écosystème. Au nord-est de l’Équateur, la descente aux enfers des peuples indigènes commence avec l’arrivé des géologues prospecteurs de Texaco.

Une pétromonarchie en mer de Barents

Comme on le sait, la Norvège est une pétromonarchie finissante avec l’épuisement de ses puits en Mer du Nord. L’aventure avait commencé à la fin des années 1960 avec la découverte d’un gisement au beau milieu de la Mer du Nord.

Par chance il se situait dans la zone économique exclusive de la Norvège. Quelques dizaines de miles nautiques plus à l’Ouest c’est la pétromonarchie britannique avec sa future Dame de Fer qui bénéficiait des royalties du pétrole. Pour le pays Scandinave la manne pétrolière non monopolisée, les pétrodollars non détournés vers les paradis fiscaux ont plutôt favorisé les largesses de l’Etat providence…

Mais toute bonne chose a une fin, le social biberonné au pétrole arrive au moment du sevrage. Avec l’épuisement des gisements, un savoir-faire accumulé dans l’offshore des conditions difficiles de la mer du Nord se retrouve en friche. Une page de l’histoire du pays est en train de se tourner. Que faire ? Prendre enfin conscience du désastre environnemental de l’industrie pétrolière et tourner la page du pétrole ou faire comme la France et sa friche nucléaire, s’accrocher en rêvant à de nouveaux horizons pétroliers?

La question a été immédiatement tranchée après la COP 21. En bon stratège du Greenwashing, la Norvège signait l’Accord de Paris mais, un mois plus tard, les démons du grand large et du pétrole offshore avaient repris le dessus à Oslo. Plus loin, plus profond, plus dévastateur mais aussi plus guerrier… Au-delà de la Mer du Nord et du Cercle polaire, vers l’Est il y a l’Eldorado de la Mer de Barents. En ce lieu, cependant, le Welfare State se transforme en Warfare State. Dans ses prospections extrêmes le travailleur scandinave s’avance discrètement sous la bannière de l’OTAN.

Mais par une plainte de deux ONG environnementales contre l’Etat norvégien, on découvrait à la veille de la COP 23 l’unité du monde sous le modèle pétrolier étasunien.

Les deux ONG « accusent le gouvernement d’avoir violé la Constitution du royaume ainsi que l’accord de Paris sur le climat en autorisant, le 18 mai 2016, la prospection pétrolière dans une zone jusque-là inexploitée, en Mer de Barents. Trois licences couvrant au total 40 blocs ont été attribuées à treize compagnies, dont le norvégien Statoil, dans une région longtemps disputée à la Russie, jusqu’à la signature d’un accord en 2010. » (9) L’Etat providence d’un temps s’efface et s’inscrit désormais en première ligne dans la nouvelle géostratégie polaire de la Guerre du Pétrole.

Les GPII survivent à l’Accord de Paris

Après ce tour du monde Candide des bonnes intentions, retour dans l’Hexagone avec l’œil lucide de Voltaire. Les « éléphants blancs » prolifèrent, on est donc loin du « meilleur des mondes possible ». Accord de Paris ou pas, l’indéboulonnable status quo des affaires est à la manœuvre. Autour des juteux marchés publics, les spéculations foncières et immobilières vont bon train, la routine du désastre durable de l’aménagement du territoire. Pendant les négociations les bulldozers sont à l’œuvre… Que dire face à autant d’inconséquences environnementales ?

Rappelons avec calme le b.a-ba et les lignes de front des combats en cours. Plutôt que de lever le nez au ciel pour quantifier les nuées menaçantes, c’est vers la terre ferme qu’il faut porter un regard lucide, car en définitive la question fondamentale de l’instant c’est quelle place laissons-nous à la biodiversité pour qu’elle chasse la menace proche du dérèglement climatique.

A ce jour et après le dit « Accord de Paris » l’Etat français est passé sous la houlette de la clique « République En Marche » mais n’a toujours pas renoncé au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes et aux nombreux Grands Projets Inutiles Imposés (GPII) comme EuropaCity dans le Triangle de Gonesse. Passons sur les très innovants projets d’autoroutes en métropole et la future « nouvelle route littorale » prévue sur l’Ile de la Réunion…

Pour ne rien arranger, à la vingtaine de chantiers inutiles et « climaticides » déjà répertoriés dans « Le Petit Livre noir des Grands Projets inutiles (10) » est venue s’ajouter la bombe climatique des « Jeux Olympiques de 2024 » et la ruée vers l’or de Guyane. Business as usual, sans surprise, le triomphal « Accord de Paris », n’a pu en désamorcer aucun. Pour l’or en Guyane, on entre par son ordre de grandeur dans le modèle dévastateur d’extraction des « terres rares » en Chine : récupérer 0,6 gramme de métal jaune par tonne de roche pulvérisée… Avec un cratère de 400 mètres de profondeur en pleine forêt vierge amazonienne française, inutile de faire le bilan carbone de l’exploit. Dans tous les cas la Chine peut désormais s’estimer vertueuse dans ses pratiques extractives domestiques.

Avec ces Grands Projets Inutiles Imposés, ces « éléphants blancs » de la République française généreusement offerts au BTP, on a la caricature brutale de ce qu’il faut au plus vite cesser de faire, des chantiers doublement climaticides. Dans leur principe, eu égard aux origines de l’effet de serre, on détruit ce qu’il faut préserver  – la biodiversité puits de carbone par excellence – pour ériger à la place des structures artificielles massivement énergivores et émettrices de gaz à effet de serre…

Qu’aurions-nous pu espérer ? En plus de la souris Fidji, le gouvernement français dit « antisystème » aurait pu lui aussi créer la surprise et sauver in extremis du fiasco prévisible la COP 23. L’avenir du fameux « Accord de Paris » était en jeu. Au nom de la France souvent consciente des moments décisifs où s’écrit l’Histoire et au bord du précipice climatique, le chef de l’Etat annonçait l’abandon définitif de tous les GPII. Des experts auraient fait le calcul et les chiffres astronomiques cumulés par la perte des puits de carbones de la biodiversité détruite et les installations émettrices auraient réussi à convaincre le gouvernement d’agir dans le bon sens et sauver les écosystèmes… Par le sacrifice historique des « éléphants blancs » devant la communauté internationale, La France reprenait le leadership et sauvait l’Accord de Paris.

Après ce tout d’horizon de Candide sur l’état du « meilleur des mondes possible », revenons à nos moutons puisqu’une brebis galeuse mène le troupeau.

Quand cessera donc la farce des COP ?

Le 1er juin 2017, sans réelle surprise, le gouvernement des Etats-Unis annonçait officiellement son retrait de « l’Accord de Paris ». A en juger par les commentaires dans la presse, la nouvelle, même prévisible, avait fait l’effet d’une bombe. Dans les chancelleries l’émotion était à son comble et beaucoup d’Etats, Chine en tête et pays européens ne se sont pas privé de condamner la position délibérément désastreuse des Etats-Unis.

Puisque ce grand pays, première puissance pétrolière militaro-industrielle et plus grand pollueur du monde depuis un siècle, se retire de l’Accord de Paris, la question qui se posait, pour être à la hauteur de cet affront, était : quand les pays d’Europe se retireront-ils du pacte climaticide de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord ?

Car ne nous y trompons pas, à Washington, ce n’est pas la Maison Blanche qui a décidé de se retirer de l’Accord de Paris mais bien le Pentagone. Derrière l’énergumène Trump de service il faut voir l’Etat profond (11), l’union sacrée des compagnies pétrolières et du complexe militaro-industriel étasunien toujours à son aise au stade du capitalisme du désastre.

Rien ne s’est passé de cet ordre à la COP 23. Comme l’unité foncière du monde se maintient sur le modèle Black Friday des Etats-Unis, on en est réduit aujourd’hui à une interrogation désabusée : quand cessera donc la farce des COP ?

Jean-Marc Sérékian
Novembre 2017

(4) Le Monde Samedi 24 juin 2017 Adrien Barbier « Le Mozambique se rêve en « Qatar africain » du gaz. »

(5) Le Monde | 17.08.2013 Thomas Diego Badia et Pierre Le Hir « L’Equateur renonce à sanctuariser le parc Yasuni pour en exploiter le pétrole »

(6) Peuple Quechua contre Chevron
https://www.gitpa.org/Autochtone%20GITPA%20300/GITPA300-153%20ACCES%20%20JUSTICE%20QUECHUA%20.htm

(7) Reporterre 30 avril 2010 « Cochabamba : le texte de l’« Accord des peuples »
https://reporterre.net/Cochabamba-le-texte-de-l-Accord

(8) Le Monde.fr | 09.12.2015 | Par Paulo A. Paranagua et Stéphane Foucart : « Rafael Correa : « L’Equateur exploitera jusqu’à la dernière goutte de pétrole pour sortir de la pauvreté »

(9) LE MONDE | 14.11.2017 | Par Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale) : « La Norvège attaquée en justice sur le climat »

(10) Camille « Le petit livre des grands projets inutiles » Ed. Le Passager clandestin 2013

(11) Peter Dale SCOTT « L’Etat profond américain La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle » Ed. Demi-Lune 2014.

Jean-Marc Sérékian

A propos de Jean-Marc Sérékian

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste des questions d'énergie et de biodiversité.

4 commentaires sur “Quand cessera la farce des COP ? (2/2)

  1. Toto

    Très agréable à lire (quoique laisse un sérieux goût amer), merci pour cet article éclairant.

     

  2. velokirch

    Le texte, toujours aussi soigné et documenté.

     

    Merci beaucoup pour ce travail salutaire.

  3. Pédibuspedibus

    après la raison d’Etat celle des gros tas de profits de l’activité extractiviste d’un capitalisme lemming, qui va foutre à la mer toute une frange littorale urbaine mondiale, et le reste de nos espoirs en l’intelligence collective :

    bravo, chapeau bas l’artiste JM Sérékian, pour cet exercice pédagogique, recension géographique des désastres… !

  4. Pédibuspedibus

    Question : quelle est la relation entre le cancer du sein et la voiture ? La réponse qui vient en premier à l’esprit est encore la pollution ; c’est possible ! Alors autre question : quelle est la relation entre la voiture « écologique non polluante » des écotechnocrates et le cancer du sein. La réponse est cette fois-ci démontrée, c’est l’obésité ; la voiture, avec la télé, participe on ne peut plus activement à l’engraissement général de la population par le mode de vie sédentaire qu’elle impose, et l’obésité n’est pas bonne pour la santé du sein [2]. En terme technique, la prévalence du cancer du sein augmente avec l’obésité et les scientifiques enfoncent le clou en constatant que l’obésité aggrave le pronostic du cancer du sein. Le même raisonnement et les mêmes réponses peuvent être faites pour d’autres maladies spécifiques des sociétés industrielles : diabète, pathologie cardio-vasculaire…

    Je viens de me rendre compte que le même auteur, dans son premier article* dans Carfree France, en 2006, mettait à l’époque le doigt sur l’argument majeur à mobiliser contre la bagnole :

    puisse-t-on continuer dans cette veine-là, sans doute moyen le plus efficace pour mobiliser chacun d’entre  nous, individus ultra sensibles aux questions de santé de leur petite personne…

     

    *http://carfree.fr/index.php/2006/11/27/vivre-ou-conduire-il-faut-choisir/

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