L’homme qui fait voler les voitures

Voici Jan Kamensky. Il fait voler des voitures. Et il en profite pour planter des arbres. Vous vous demandez pourquoi ou comment?

Jan Kamensky est une sorte de designer utopiste. Il réalise des courts métrages d’animation qui sont des utopies visuelles, car il est convaincu qu’il est important de voir ce qui se passe si nous transformons des rues dominées par les voitures en lieux accueillants pour les humains. Et, ce faisant, agir en harmonie avec notre environnement. Ses animations utopiques présentent des arguments visuels en faveur de ce changement. Avec ses vidéos, il veut ouvrir une fenêtre sur nos opportunités et rendre les possibilités visibles. Ses visualisations ludiques sont destinées à éveiller la joie et la confiance dans notre avenir commun.

Il réalise ses animations depuis 2019. Elles sont publiées sur les réseaux sociaux et atteignent ainsi le monde entier. Et elles font exactement ce que Jan veut qu’elles fassent: inspirer le changement. Dans le monde entier, il y a des rues qui se prêtent à la transformation, des lieux qui méritent d’être changés. De nombreuses personnes aspirent à une nouvelle façon de vivre ensemble, y compris dans l’espace public. Et surtout d’un point de vue écologique, il est urgent d’agir. C’est pourquoi Jan Kamensky considère les animations utopiques comme une contribution importante et il aimerait intensifier son travail sur les arguments visuels en faveur du changement.

Voici un exemple de ses créations concernant le « boulevard utopique de Paris »

Le concept des « voitures volantes » a même donné lieu à la création du hashtag Twitter #FlyingCarMovement (#MouvementDesVoituresVolantes) regroupant ses créations ainsi que celles d’autres personnes ayant toutes pour objectif de voir les voitures s’envoler et disparaître très loin…

Son site: https://www.patreon.com/jankamensky
Sa chaîne Viméo: https://vimeo.com/jankamensky

7 commentaires sur “L’homme qui fait voler les voitures

  1. Pédibuspedibus

    toutes les initiatives intellectuelles, artistiques, médiatiques… sont les bienvenues pour faire fuire définitivement cette horde de criquets mécaniques puants encombrants et nécrosociétaux que sont les véhicules motorisés dans nos villes…

    des dix plaies d’Egypte c’est bien celle de Ste-Gnognole qui frappe le plus durement le monde urbain, et il est facile de détourner un peu le texte de l’Exode pour mieux encore chambouler les imaginaires… :

     Il dit, et parurent les sauterelles, des sauterelles sans nombre, qui dévorèrent tout l’espace public des villes, qui dévorèrent dans les rues activités et liens sociaux.

    Source : Psaumes 105:34-35.

     

     

  2. Bernard

    Vous avez remarqué ? Quand les bagnoles s’envolent, il y a des marioles qui éprouvent le besoin de dépasser tout.e.s les autres;

  3. Prolo

    J’ai pas compris pourquoi il vire les panneaux.. je suppose que c’est pour parachever le tableau : ne peuvent circuler dans le quartier que les gens du quartier et des quartiers alentours. C’est dans la continuité de la gentrification et de l’augmentation des loyers. L’aboutissement ultime du résidentiel : non seulement l’activité économique n’est plus, mais elle n’est même plus de passage.

  4. Bernard

    Parce que ce sont des panneaux disposés avant tout à la destination des automobilistes, pardi !

    Ils indiquent les directions en tenant compte des sens uniques qui s’imposent aux bagnoles, (mais pas aux piétons, ni aux cyclistes). Il est vrai que dans le carrefour représenté ici, toutes les voies paraissent à double sens, et l’argument tient moins « la route ».

  5. Pédibuspedibus

    la p’tite vidéo est pas mal, manque juste un peu plus d’arbres, histoire de fabriquer une solide canopée pour mitiger les solides cagnards promis par le GIEC avant longtemps…

    mais peut-être que des images trop « buissonnantes » ne rendraient pas comme le souhaite l’artiste ?

    les allées de tilleuls en ce moment c’est l’enivrement garanti en ville ; avec à la clé dix à quinze degrés d’écrétés les jours les plus chauds sous les sujets au houppier le plus dense et une véritable climatisation naturelle de la rue si les couronnes se rejoignent de façade à façade…

    dans ces conditions la circulation motorisée est à proscrire, avec la tendance à l’accumulation des gaz d’échappement et l’amplification du boucan sous la voute végétale, comme dans une cathédrale…

  6. Bernard

    Au fait (adresse à MM les Parisiens), arrivez vous à identifier ce carrefours, svp ?

  7. Prolo

    @Bernard :

    « Parce que ce sont des panneaux disposés avant tout à la destination des automobilistes, pardi ! »

    « À destination » certes, mais utiles quand on débarque dans une ville, pour s’orienter à pieds ou à vélo. Ça m’a servi plus d’une fois pour (re)trouver mon chemin.

    Évidemment quand on est du quartier on s’en fout des gens de passage. On s’en fout déjà de polluer le reste de la planète pour faire fabriquer des voitures toutes neuves (qui enfument moins le quartier) à la place des vieilles voitures qui marchent encore (mais enfument un peu plus le quartier). Virer les panneaux c’est dans la continuité de cette politique. Ça ne m’étonne pas.. et les mêmes habitants ayant les moyens de vivre en centre-ville se comportent un peu partout comme s’ils étaient chez eux, que ce soit à la campagne ou à l’étranger..

    Vous inquiétez pas, on vous laissera tranquille dans votre quartier.

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