L’autorefoulement et ses limites, ou la dénégation sans limite

L'autorefoulement et ses limites, ou la dénégation sans limite

Les éditions Descartes & Cie ne s’honorent pas en publiant L’autorefoulement et ses limites. Ce texte, aussi abject que court, ne laisse aucune place à l’esprit rationnel, rigoureux qui caractérisait René Descartes. Ici, Mathieu Flonneau se livre à une psychologisation de prisunic pour tenter de discréditer toute critique de l’automobile. Raté. En foulant au pied la droiture cartésienne, c’est lui-même que l’auteur discrédite. Lire la suite…

Ce que le langage nous dévoile sur notre époque


L’air est devenu une matière première. La forêt est devenue un réservoir. Dans la mer, il y a des « stocks » de thons. À l’A.N.P.E. – devenue le « Pôle Emploi » (plus de deux millions d’euros pour changer le logo) – les « conseillers » « gèrent » aussi des « stocks » ainsi que des « lots » de « D.E. ». Chacun a un « portefeuille de D.E. » (prononcez dé-euh, qui signifie « demandeur » d’emploi). Les futurs professeurs qui passent le C.A.P.E.S. découvrent, dans le programme de pédagogie, que les élèves sont en fait des « apprenants ». Et le meilleur pour la fin, les gentils agriculteurs soucieux de leur gentil petit troupeau de moutons mignons font des « prélèvements » de loups. Donc les loups ne meurent ni ne sont tués. Ils sont prélevés. Prélevés sur un fonds disponible. C’est-à-dire, selon le Petit Robert de l’édition 1970 : « pris, ôtés, extraits, retenus, retranchés », mais pour être mis ailleurs. Où donc ? Dans le joli paradis des loups, dans lequel chacun aurait soixante-dix jolies moutonnes vierges et tendres ? Prélever signifie aussi « prendre (une part d’un total, d’une masse) avant un partage » Ce qui signifie que ladite part ne disparaît pas comme par magie. La part va d’un endroit à un autre. Elle ne passe pas de l’être au non-être, ni de la vie à la mort. Donc les loups ne sont pas tués, ils ne sont pas morts. Pourquoi en faire tout un fromage ? Écolos de merde, va… Lire la suite…

Plus d’autoroutes et de TGV égale plus d’inégalités

Il fut un temps où le progrès social rimait avec celui de la technologie malgré les coûts multiples qui pouvaient déjà en résulter. Les avantages tirés du progrès technique pouvaient justifier la dureté de la condition ouvrière comme celle des mineurs, ces soutiers de la première société industrielle. Les transports rapides, l’électricité, l’équipement des ménages profitaient à tous ou du moins, tous pouvaient espérer en profiter. C’est ainsi que Ford incita ses ouvriers à s’endetter pour acquérir une automobile. Cette situation dura en France jusqu’à la fin des « trente glorieuses ». Lire la suite…

Bougez !? La nouvelle obsession de la mobilité

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Dans le domaine de la mobilité des personnes, de leurs déplacements, le thème consensuel par excellence est certainement celui de la mobilité dite « durable ». Réchauffement climatique, dégradation de l’environnement, défis énergétiques, tout concourt à mettre ce thème à l’agenda politique et social, au point de finir par occulter d’autres réalités, d’autres évolutions. Lire la suite…

Hulot et Allègre, même combat!

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On a pu voir en fin d’année dernière deux chancres chantres du capitalisme vert s’étriper en place publique, Claude Allègre traitant dans la presse Nicolas Hulot « d’imbécile »(1) et Nicolas Hulot l’accusant en retour de « mentir sur le réchauffement climatique » (2). Cette querelle très médiatique pourrait laisser croire qu’un désaccord de fond existe entre les deux hommes concernant les grandes crises écologiques de notre planète. Il n’en est rien. Lire la suite…

Cyclisme et ostracisme

« Bien sûr, me voyant arriver, que fait le conducteur? il fonce pour passer avant moi en me regardant lui faire un signe de dépit de la tête du genre “encore un pressé qui s’en fout » (Alain-Carfree). Ces comportements là, on les connaît tous: des voitures qui vous coincent juste avant un feu ou celles qui vous serrent sur le trottoir en arrivant à un rond-point. Lire la suite…