Culture de la voiture et paysage de la soustraction

« Culture de la voiture et paysage de la soustraction » est un texte écrit au milieu des années 1990 par Philip Goff, étudiant de troisième cycle en design urbain à l’Université de l’Oregon (USA). Ce texte effrayant nous rappelle que ce qui appartenait autrefois au public s’est transformé en voies de circulation pour voitures. De concert avec l’industrie automobile, les politiciens obstinés, les urbanistes et architectes modernistes, les ingénieurs de la circulation déshumanisés et les promoteurs démagogues sont reconnus coupables de cette évolution négative. Bon nombre des problèmes les plus urgents de l’humanité peuvent être attribués à la surutilisation de l’automobile et au développement suburbain incontrôlé. Jusqu’à ce que quelque chose dans le comportement humain soit freiné, notre mode de vie décadent continuera à décimer les communautés et les villes, et à précipiter la destruction continue du monde naturel. Lire la suite…

Irréaliste, violente, destructrice. La représentation de la mobilité au cinéma (6/6) : Furious 7

Ouuuuiiiii ! On se rassemble dans le désert et on est excités parce qu’on fait des courses de voitures ! On lève les bras pour brûler du pétrole ouiiiiiii !

« Accrochez-vous » comme on dit, on finit en ‘beauté’ avec le dernier film de notre série qui est de très loin le plus affligeant en matière de transport. Lire la suite…

Irréaliste, violente, destructrice. La représentation de la mobilité au cinéma (5/6) : 007 Spectre

Depuis 1962, la série James Bond raconte les aventures d’un homme blanc ultra riche qui passe son temps à tuer des ennemis de l’occident, séduire des femmes et conduire des voitures hors de prix. 24ème épisode de la série (avec 4 982 985 spectateurs), 007 Spectre est entré dans le livre des records pour avoir supposément brûlé 8418 litres de carburant pour une seule  explosion : ça annonce le niveau. Lire la suite…

Irréaliste, violente, destructrice. La représentation de la mobilité au cinéma (4/6) : Jurassic World

Les choses ne vont pas en s’arrangeant avec ce 3ème film : Jurassic World (5 204 879 spectateurs) a déjà été critiqué sur le site « Le cinéma est politique »,  notamment pour son sexisme et son racisme. En ce qui nous concerne, même si l’action se passe dans un parc et qu’il y a donc a priori peu de déplacements, le film se débrouille très bien pour promouvoir des modes de transport polluants. Lire la suite…

Irréaliste, violente, destructrice. La représentation de la mobilité au cinéma (2/6): Star Wars VII, Le Réveil de la Force

Commençons doucement avec Star Wars, numéro un du box-office 2015 (10 485 154 spectateurs). La série étant une fiction avec son propre univers, les moyens de transports s’éloignent bien sûr de l’ordinaire. Cependant les choix scénaristiques faits témoignent malgré tout d’un rapport assez occidental au monde. Le contexte est une sorte de mondialisation galactique où les plus puissants se déplacent à toute vitesse (de la lumière sans doute) d’un système solaire à l’autre. L’univers semble colonisé dans chaque recoin par diverses civilisations ce qui doit être le résultat d’une expansion du type « toujours plus vite et plus loin » qui ressemble à la sainte croissance infinie de chez nous et dont le transport est un maillon essentiel. Lire la suite…

Irréaliste, violente, destructrice. La représentation de la mobilité au cinéma (1/6): Introduction

Le cinéma est politique. C’est le nom d’un site qui offre des critiques de films sous le prisme de l’analyse politique. Si cette démarche vous paraît inhabituelle je vous invite à d’abord lire le texte «  Pourquoi le cinéma est-il politique ? » en bas de page. Ce qui va être analysé à travers cette série d’articles est la question du transport tel qu’il est montré au cinéma. Lire la suite…

Le choc des cultures

Aux Pays-Bas où il y a plus de bicyclettes que d’habitants (18 millions de vélos pour une population de 16 millions d’âmes), ce qui en France n’est encore considéré que comme un sport ou un loisir du dimanche est un moyen de transport très courant, plébiscité et employé au quotidien par un pourcentage significatif de Néerlandais… y compris par le premier ministre lui-même, Mark Rutte. Lire la suite…