Le mensonge vert

Le greenwashing, parfois appelé aussi éco-blanchiment ou verdissage, on en parle souvent sur Carfree France. Il s’agit d’un procédé utilisé par les entreprises pour faire croire que leurs produits ou services sont respectueux de l’environnement, ce qui n’est bien évidemment pas le cas. Le but pour ces entreprises est de maintenir ou développer leurs profits en surfant sur l’attente du public en matière d’écologie. Un film documentaire sur le greenwashing sort en salles ces jours-ci. Lire la suite…

« Le génie de l’industrie automobile »

A l’occasion des 110 ans du magnifique journal nommé « Les Echos, » le génial dirigeant du groupe Peugeot PSA, Carlos Tavares, a accepté (il est trop bon, merci à lui) de réfléchir à la place de l’automobile dans 20 ans. Du haut du tremplin permettant d’accéder à sa puissance visionnaire, il se projette donc en 2038… et se dit persuadé que la soif de liberté et de mobilité l’emportera sur ce qu’il appelle les « décisions irrationnelles » actuelles. Lire la suite…

Le compteur Hulot est-il remis à zéro?

L’événement que toute la presse attendait au mois de juillet pour animer la chronique de l’été est survenu à l’avant-veille de la rentrée: fin août, Nicolas Hulot se sortait de l’ornière où il s’était lui-même embourbé en démissionnant du ministère de la « transition écologique et solidaire. » Le suspens de l’été cessait. Indéniablement, il s’agit d’un événement qui, survenu peu de jours à la suite de notre précédent article (1), appelle quelques nouvelles réflexions sur le cas Hulot et la situation de l’environnement en France. Lire la suite…

Biocarburant ?

Le terme manipulateur

Nul besoin d’aller fouiller bien loin pour trouver la raison de l’usage du terme « Biocarburant », Wikipédia le faisant très bien: « L’expression « biocarburant » (formée du grec bios, vie, vivant et de « carburant ») indique que ce carburant est obtenu à partir de matière organique (biomasse), par opposition aux carburants issus de ressources fossiles. L’appellation « biocarburant » a été promue par les industriels de la filière et certains scientifiques. Biocarburant est la dénomination retenue en 2003 par le Parlement européen. » Lire la suite…

Biocarburant, la France ivre d’huile de palme

La FNSEA l’avait bien compris, l’avenir de l’agriculture française, c’est l’industrie des biocarburants. Rien n’avait été laissé au hasard et tout est allé très vite. En une décennie le décor était planté dans le paysage français. Les trémolos et envolées lyriques des élus dans l’hémicycle sur « l’indépendance énergétique » et l’emploi, les succions assurées des subventions de la PAC et de l’Etat, sans oublier l’image de marque affinée au greenwashing… bref le package promotionnel de lancement de son nouveau réseau de biocarburants fut très tôt irréprochable à tous les points de vue. Lire la suite…

Ni de droite ni de gauche, juste pour Total et ses 10 milliards de bénéfices annuels

Nicolas Hulot avait promis que l’huile de palme, c’était du passé: « Nous allons fermer une fenêtre qui donnait la possibilité aux biocarburants d’y incorporer de l’huile de palme » disait le ministre de la transition écologique le 6 juillet 2017 dans le cadre de la sortie en fanfare du Plan Climat. Aujourd’hui, la France s’apprête à importer massivement de l’huile de palme pour en faire du carburant automobile… Lire la suite…

De quoi Macron est-il le nom ?

L’An 01 du Parti unique

En agitant l’épouvantail Le Pen, les patrons du CAC 40 et de la presse ont réussi à faire plébisciter Macron. Plus que l’âge du candidat qui fait les Une unanimes des journaux, un tel niveau de manipulation de l’opinion publique pour élire un président conçu comme un produit marketing est sans nul doute une première dans l’histoire. Grande victoire politico-médiatique, en effet, le « people style » triomphe du populisme. Ainsi la nouvelle farce vire au tragique pour la démocratie. Et les fastes de la mise en scène au pied d’une pyramide confinent à celui d’un sacre impérial. Le parti unique de l’ordre est « En Marche. » Lire la suite…

L’effondrement, c’est maintenant!

On connaît déjà plutôt bien le pic de pétrole (Peak Oil), à savoir la décrue prévisible des ressources pétrolières une fois le « pic » de production atteint puis dépassé, ce qui est désormais le cas. Un peu moins connu est le Peak Everything, que l’on pourrait traduire par le « pic de tout ». Sur le même modèle que le pétrole, toutes les matières premières non renouvelables pillées dans le sol vont chacune atteindre progressivement leur pic d’extraction, pour ensuite devenir de plus en plus rares et surtout, de plus en plus difficiles à extraire à des coûts de plus en plus élevés. Au bout du chemin, il y a l’effondrement, de l’économie, de la société, de l’environnement. Lire la suite…