Attentat anti-4×4

ATTENTAT est un 4×4 encore fumant ayant préalablement subi une explosion et auquel a été intégré une bande sonore et une vidéo manifeste. On est donc ici devant une mise en scène hyper réaliste d’attentat terroriste qui accuse d’un même souffle l’industrie automobile, les consommateurs et les gouvernements. Une expérience déstabilisante et sans équivoque, dont la violence conscientise le public sur les effets pervers de la vénération des véhicules énergivores. Lire la suite…

Action terroriste socialement acceptable

Avec Attentat #10, un projet de distribution de fausses contraventions écolos, l’ATSA veut susciter une réflexion sur notre univers paradoxal où, en dépit des menaces climatiques, les gros véhicules s’imposent comme rois et maîtres de la route. Lire la suite…

Le complot anti-tramway exemplaire de General Motors

gm-tramway
Le premier à parler du rôle joué par General Motors (GM) dans la disparition du tramway fut E. Jay Quinby, un simple citoyen amoureux du rail. En 1946, il rédigea une étude montrant comment General Motors, associée à Firestone Tires, Phillips Petroleum, Standard Oil et Mack Truck, utilisait une société écran, National City Lines, pour atteindre ses fins. Il concluait par ces propos prémonitoires : « Vous allez réaliser trop tard combien un tramway électrique est infiniment plus confortable, fiable, sécuritaire et économe qu’un service d’autobus. Mais que pourrez-vous faire quand vous aurez permis que tous les rails aient été arrachés ? Qui pourra reconstruire ce qui aura été détruit ? » Lire la suite…

L’écologie de l’automobile

Compte rendu de l’ouvrage de Peter Freund et George Martin: The Ecology of the Automobile. Montréal, New York : Black Rose Books, 1993, 213 p.

Ecrit par Pierre Blouin

«À l’aube de la Dépression, Henry Ford affirmait que l’assurance-chômage ne servirait qu’à perpétuer le chômage; qui plus est, le fait d’être sans emploi n’était pas une si mauvaise chose. “Eh bien quoi, c’est bien la meilleure éducation du monde pour ces garçons que d’avoir à se déplacer comme cela un peu partout!”, déclara Ford. En quelques mois de ce régime, ils acquièrent plus d’expérience qu’ils ne le feraient en plusieurs années d’école».

David Olive, «Le temps des purs : les nouvelles valeurs de l’entreprise», Éditions de l’Homme, 1989, p. 75. Lire la suite…

La pollution automobile

Pollution automobile

Tous les chiffres s’accordent: le transport automobile et routier occupe une place prépondérante dans les émissions de polluants urbains. Les constructeurs automobiles nous promettent la voiture propre pour bientôt… Lire la suite…

La dépendance à la voiture tue

La Fondation des maladies du coeur (Canada) vient de publier une étude portant sur la différence entre la vie urbaine et périphérique. Cette étude, « Le Bulletin de santé annuel des Canadiens et des Canadiennes 2005: La banlieue, un mauvais rêve? » bat en brèche le mythe qui veut que vivre à la campagne ou en banlieue soit meilleur pour la santé du cœur. Lire la suite…

Toujours plus d’automobiles à Montréal

François Gosselin
mardi 7 septembre 2004
Sur le Web: Le Devoir (2004/09/07)

Toujours plus d’automobiles à Montréal

Chaque année, le mois de septembre est synonyme de rentrée scolaire, de retour au travail, mais, inévitablement, on retourne au travail assis dans une voiture. Et chaque année nous apporte au bas mot 50 000 automobilistes supplémentaires dans la grande région de Montréal. Le royaume de l’automobile se porte très bien. Et pourtant, les rues ne sont pas plus larges et les ponts ne sont pas plus nombreux.

Ce qui doit se produire se produit donc. On assiste à un psychodrame toujours plus important. Des heures d’attente partout, on blâme Transport Québec, la Ville de Montréal, les entrepreneurs, le camionnage, la pluie, le soleil n’importe qui sauf soi-même, assis seul dans une voiture de 1000 kilos. La tendance est claire, cette situation ne va pas s’améliorer. Les Québécois achètent plus de 400 000 voitures neuves par année. En banlieue on compte parfois plus de voitures que d’habitants. Pire encore, la croissance du parc automobile est 25 % plus rapide que la croissance démographique !

Il faut dire que la publicité, omniprésente, fait un très bon travail de persuasion. L’automobile c’est le bonheur, le confort, la performance. En plus de procurer une image de gagnants, on vous assure que vous serez seuls sur les routes… Et à la première sortie, c’est le bordel de la circulation, les factures…

Le corollaire de cette situation c’est le déclin, en proportion, des transports en commun (TC). La part des déplacements effectués en transport collectif décline depuis 15 ans. Grand merci aux gouvernements fédéral et provincial qui se sont retirés du financement des TC. Comme si l’efficacité des transports dans une ville n’avait pas d’incidence sur la performance économique. Dans ce cercle vicieux, moins d’usagers, c’est moins de revenus et ça conduit à une réduction de service qui ne donne pas envie de prendre les transports en commun.

L’autre corollaire, plus agressant, c’est l’atteinte directe à la qualité de vie des citadins. Un arôme sublime se dégage des rues où nous marchons. Les embouteillages serrés empêchent même les cyclistes de circuler. Des dizaines de milliers d’automobilistes impatients, qui n’habitent pas la ville, l’envahissent en sauvage dans le but de la traverser au plus vite pour atteindre ce fabuleux bungalow du boulevard des Hirondelles où le cadre de vie est si bien rangé, où il y a tant de place pour circuler.

Pas de trottoirs par contre. Dès le premier enfant, les citadins moins déterminés vont prendre le chemin de cette minable banlieue et revenir rajouter au problème le lundi suivant assis dans leur voiture. Mais qui mettra fin à cette folie furieuse ? On a beau se réjouir de la flambée du prix de l’essence, ça ne semble pas ralentir la passion pour l’automobile. Où est le maire de Montréal ? Demain matin ils seront encore 300 000 à déferler dans les anciens quartiers de Montréal. Et, encore une fois, le chroniqueur circulation sera hors de lui devant cette situation injuste pour le pauvre automobiliste-contribuable.

Source: Le Devoir (2004/09/07)

Les voitures: le plus grave problème de la planète

Conférence d’Hubert Reeves sur le transport collectif
«Les voitures: le plus grave problème de la planète»
par Benoit Lemay

«L’accroissement du transport routier est un des plus graves problèmes de la planète.» C’est le message qu’est venu livrer l’astrophysicien passionné de l’environnement, Hubert Reeves, le samedi 1er mai dernier, lors d’une conférence organisée à Saint-Eustache par Transport collectif région Deux-Montagnes (TCRDM), un organisme voué à la promotion du transport en commun. Lire la suite…