Mes grosses boules touchent les pédales

Elles veulent nous émasculer, toutes ces féministes aux cheveux bleus et aux vélos pourris, ces gauchistes et ces écologistes qui écrivent des livres sur le « génie lesbien », ces hystériques climatiques à la Greta Thuneberg ou Sardine Ruisseau. Ca suffit, respectons-nous les gars!

Elles veulent brûler nos bagnoles pour sauver le climat et imposer une dictature trotsko-cycliste. Il est temps de mettre un terme à ce matriarcat de mantes religieuses à bicyclette. On ne peut même plus manger un bon steak frites sans se faire traiter de nazi génocidaire de la biodiversité! Bordel de merde, si je veux je mange un steak frites le matin, le midi et le soir et même un hamburger au goûter!

Et vos bouquins sur le « génie lesbien » ou autre conneries sur le patriarcat, je m’en sert pour essuyer mes pneus après avoir roulé trop longtemps sur les bandes cyclables… Parce que faudrait voir à arrêter de venir nous faire chier sur nos places de stationnement en double-file!

Si je veux, je prends mon 4×4 pour aller acheter mes clopes chez le buraliste à 150 mètres de chez moi, et je vous emmerde. Pourquoi? Parce que moi j’ai des grosses boules qui me servent à appuyer sur la pédale d’accélérateur. Alors, je vois pas pourquoi j’irais marcher à pied comme une tapette pour aller boire un ricard au bar du coin pour refaire le monde.

En plus, j’en ai marre de me faire harceler dans la rue par des cyclistes qui se faufilent entre nos bagnoles quand on est bloqué dans les embouteillages…

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Car moi aussi je suis #MeToo. Moi aussi j’ai une conscience. Moi aussi je veux bien sauver votre climat ou votre planète. Enfin, je dis ça, mais un peu de réchauffement climatique en ce moment, ça nous ferait pas de mal vu comment on se gèle les couilles cet hiver. Mais ça, Greta Thuneberg elle peut pas comprendre vu qu’elle est trop occupée à compter sa Thune. Et Sardine Ruisseau non plus vu qu’elle vient de lancer une fatwa contre les mangeurs de steak-frites…

Moi aussi, comme Sardine Ruisseau, je lance une fatwa contre tous les mangeurs de tofu que je croiserai sur une bande cyclable pour les transformer en steak-frites!

Elles n’auront pas notre masculinité!

Image: Georgette Du Lac

9 commentaires sur “Mes grosses boules touchent les pédales

  1. M

    Étrange cet article, quand on sait que Sandrine Rousseau ne parle presque jamais du vélo, et plutôt dans un sens peu élogieux quand elle le fait. A-t-elle déjà dénoncé la voiture individuelle ?

  2. jean h.

    Ne pas oublier qu’il y a des blaireaux friqués et des blaireaux fauchés, et qu’ils n’ont pas forcément les mêmes motivations hormonales… donc, un peu de nuances !

    Cela dit, j’ai toujours pensé que la substance la plus dangereuse au volant n’était ni l’alcool, ni le cannabis, mais la testostérone.

  3. Martoni

    Cela dit, j’ai toujours pensé que la substance la plus dangereuse au volant n’était ni l’alcool, ni le cannabis, mais la testostérone.

    D’expérience de cycliste : la connerie n’est pas réservé aux mecs, c’est vraiment quelque chose de général dès qu’on se met derrière un volant.

  4. mat b

    Oui, un peu hors sujet et surtout hors propos. Mais j’ai appris un truc, les filles aux cheveux bleus sont des lesbiennes féministes. Chose que je n’avais jamais tilté auparavant.

    Peut être qu’un jour je leur ferai remarquer de la même manière que je signale au gens que  leurs roues sont sur le trottoir mais j’en doute, ça me gêne moins.

  5. Raph

    Ce billet me permet de rebondir sur ce genre d’initiatives nauséabondes : atelier-sans-hommes. Je me dis que je suis bien, tout seul, à graisser mes chaines dans mon garage ou à tailler les petites routes, libre et sans risquer de croiser vos semblables policiers de la pensée.

  6. Raph

    @Hdkw
    Le texte suivant un lignage vertical de sorte que le tract soit illisible me laisse penser qu’il s’agit soit d’un complot, soit d’une connerie… cette dernière étant courante, le complot exigeant un esprit rare.
    Je les laisse dans leur délires normatifs et préfère rester dans mon cis-goulag outrageusement patriarcal avec le peu de libertés qui me restent, sans avoir à intellectualiser la moindre flatulence ou à anticiper le caractère potentiellement ostensiblement genré du moindre de mes gestes.

  7. Bibinato

    Pour Raph, dont Google ou tout autre moteur de recherche, n’est pas l’ami, le lien vers la page du wiklou qui parle des questions de genre dans les ateliers vélos d’auto-réparation, et des ateliers non-mixtes

    Mais étant donné sa réaction, on imagine bien qu’il ne va même pas y jeter un oeil dédaigneux et phallocrate (si, si, les yeux aussi souffrent souvent de phallocratie incurable) 😉

    Donc, ce sera pour toutes celles et ceux qui ont envie d’en savoir plus.

    On n’ose du coup à peine évoquer un livre qui risque de lui faire saigner les yeux : Le coût de la virilité, de Lucille Peytavin, car il risque de nous faire le coup de la virilité en danger !

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