
Tour à tour, Peugeot le 11 février, puis Renault, le lendemain, ont annoncé des réductions massives d’effectifs salariés. Rejouant la comédie de Woody Allen « Prends l’oseille et tire-toi », les deux constructeurs n’auront même pas concédé au plan de relance de Nicolas Sarkozy l’illusion d’une efficacité politique pendant plus de 24 heures. Avec un cynisme extraordinaire, les dirigeants de Renault-Nissan et PSA ont accepté les cadeaux de l’Etat – prêt bonifié et investissements de recherche – contre une promesse vaguement formulée et … déjà trahie pour peu que l’on accepte d’appeler un chat un chat. N’en déplaise au ministre du Budget, Eric Woerth, qui évoque « une maladresse », l’absence de contraintes réelles et sérieuses imposées aux constructeurs se traduit par une prorogation d’une stratégie industrielle qui, pour s’être absoute des contraintes écologiques, débouche sur une crise économique et sociale. Lire la suite…


