Quelques théories de la « ville à pied »

La « ville à pied » est à l’échelle du piéton. Tous les habitants de la ville sont des piétons. Il est insensé de l’oublier. Construire une ville en omettant sa propre place est suicidaire. Par conséquent, la route que nous avons nous-même conçue nous tue. Cette démarche est morbide.

Problématiques de « la ville routière »

Je voudrais rendre l’espace volé aux piétons par la voiture. Les moyens de rééquilibrage ne se limitent pas aux transports en commun, contrairement aux idées reçues.

Les symptômes de la « ville routière » sont les suivants :
• des habitants mécontents par le décalage entre la ville souhaitée et la ville réelle ;
• des élus souvent découragés qui fournissent beaucoup d’efforts pour peu de résultats ;
• des techniciens désorientés par les questions relatives à l’environnement et la qualité de vie ;
• des phénomènes de congestion routière.

La maladie est l’excès d’automobile, qui provoque la vitesse excessive et l’occupation sauvage des trottoirs. Je considère qu’il est normal pour un ménage de posséder un véhicule, mais je m’oppose à l’excès de son usage, qui est nuisible.

En vingt ans, nous avons consommé autant d’espace pour l’urbanisation en France qu’en vingt siècles, sans commune mesure avec la croissance de la population. Une partie de l’espace est donc gâchée. Nous nous étendons plus que nos voisins européens. Pour concevoir une ville durable, il faut faire de la planification urbaine puis foncière.

Les véhicules-kilomètres suivent une évolution exponentielle. Cet indice se calcule en multipliant la population, la mobilité, la part du trajet en véhicule et la longueur du trajet. Le résultat est ensuite divisé par le taux d’occupation des voitures. Or tous les indices augmentent sauf le taux d’occupation des voitures. La tendance est donc contraire à la notion de développement durable puisque l’inflation des véhicules-kilomètres accroît la pollution.

Un indice de véhicule-kilomètre qui progresse de 3% par an doublera en 23 ans. S’il augmente de 5% par an, il doublera en 14 ans. Enfin, s’il progresse de 7%, il ne doublera qu’en 10 ans.

La place réelle de la marche

Les chiffres sont trompeurs et ils nous sont présentés comme si la voiture était un élément incontournable de notre vie. Il est souvent avancé que le nombre d’automobilistes équivaut à la part de la population qui n’utilise pas les deux-roues ou les transports en commun. C’est totalement faux. La voiture n’est pas le mode de transport universel ; seule la marche l’est réellement. Trop longtemps, la notion de déplacement a été ramenée aux modes de transports motorisés exclusivement. Cette conception est dangereuse et tendra à éliminer complètement les espaces de marche de nos villes et les commerces de proximité. Le problème est que les techniciens élaborent des stratégies politiques à la place des élus. Il ne faut pas oublier que tout déplacement est lié à un motif et non à un mode. Les déplacements à pied sont sous-évalués. Les conducteurs et les passagers de voiture sont également assimilés à des automobilistes. Or le passager est un piéton qui se fait conduire. En province, il existe plus de passagers piétons que d’usagers des transports en commun, le covoiturage étant moins onéreux que les transports en commun. Ces idées fausses nous sont inspirées par le lobby des transporteurs, qui s’intéresse davantage à ses finances qu’à l’urbanisme.

En réalité, 25% des déplacements en France se font à pied. Ce chiffre est de 52% à Paris intra muros et de 50% à Lyon. La marche était le mode principal de déplacement dans les villes françaises il y a encore quinze ans. Le vélo ne représente que 3% des déplacements, étant devenu trop dangereux en ville. 10% des déplacements se font en transports en commun et 2% en deux-roues motorisés. Dans 14% des déplacements, les personnes sont de simples passagers d’une voiture. Par conséquent, la voiture ne représente pas 80% des déplacements mais seulement 46%. Ce mode de transport n’est donc pas le moyen majoritaire de déplacement comme le lobby routier essaye de le faire croire aux élus.

A Paris, les problèmes de congestion concernent moins de 20% des voitures car les transports en commun représentent plus de 20% des déplacements et les vélos 6 à 7%. En 1925, il existait en région parisienne 125 lignes de tramway pour 1 000 kilomètres de rail. L’action du lobby automobile et routier a mené à la quasi-disparition du tramway. Je pense que nous devrions réinstaller au moins 20 kilomètres supplémentaires de lignes de tramway. Nous devons davantage tirer profit de l’existence des structures de transports en commun à Paris, notamment du métropolitain. Zürich a le meilleur réseau métropolitain du monde alors qu’il avait été unanimement rejeté à l’époque.

Dans les villes de taille plus modeste, la situation est différente. A La Rochelle, la route s’impose tellement qu’elle rétrécit la ville. Je préconise d’installer au milieu de la ville un tronçon de tramway d’environ cinq kilomètres pour permettre à la ville de se redéployer.

La marche, contrairement à l’automobile, étant le seul mode de transport universel, nous devons reconquérir l’espace public pour réduire progressivement l’excès d’automobile. Il existe actuellement en France 100 voitures pour 220 habitants. Nous devons associer les habitants à cette reconquête de l’espace public, qui doit devenir enfin un territoire propice aux relais de la marche.

Nous devons donner au piéton les armes de la « ville à pied » pour qu’il puisse reconquérir l’espace public. Ce dernier doit être aménagé comme un garde-fou contre l’excès d’automobile en y créant par exemple davantage de trottoirs pour éviter le stationnement sauvage.

Genève a suscité un réel courant de sympathie pour son plan en faveur des piétons. Nous devons nous en inspirer.

Nous devons inverser la hiérarchie actuelle qui consacre la suprématie de la voiture sur le piéton. Notre méthodologie doit être de réduire progressivement la part de l’automobile dans l’ensemble des déplacements pour la redistribuer à d’autres modes de transports plus souhaitables, notamment la marche. L’effort n’est pas si considérable et notre objectif est réaliste. A ce titre, il est très dommageable que nous ayons relâché nos efforts à Nantes.

De la voirie à l’espace public « roulable »

La voirie doit être considérée comme un patrimoine. Cependant, les politiques de retraitement des voies principales sont encore trop timides. Le PDU (Plan de Déplacements Urbains) a pour objectif d’améliorer la sécurité de tous les déplacements urbains et de partager de manière équilibrée la voirie entre les usagers des différents modes de transport. Néanmoins, les excès de vitesse et l’insécurité routière demeurent. L’automobile est largement favorisée sur les axes de transports.

La voirie est nécessaire mais nous subissons un excès de voirie automobile. Nous devons respecter les trois principes suivants :
• diminuer la voirie lorsqu’elle est excessive ;
• utiliser l’espace public pour la contenir ;
• réhabiliter la voirie comme tout patrimoine public.

Par conséquent, il convient de diminuer le gabarit des voies au profit des piétons, des cyclistes et des usagers des transports en commun. Nous devons construire des points de ralentissement pour réguler les excès de vitesse. Enfin, nous devons veiller à l’amélioration des performances de l’espace de voirie.

Ces mesures impliquent une démarche qualitative en mettant le temps au service de l’espace. Adopter une démarche paysagère ne signifie pas forcément inscrire la circulation dans un paysage vert. Le gabarit de la voie et le confort des piétons doivent être la première des préoccupations paysagères.

Le vocabulaire de la « ville routière » est composé de mots tels que circulation, voirie, heure de pointe, modèle, véhicules, deux-roues, grands giratoires, métro, budget, ouvrages, sens unique et niveaux séparés. La « ville à pied » renvoie plutôt aux termes de déplacements, espaces publics, journée, qualitatif, piétons, vélos, petits ronds-points, tramway, économie, existant, double sens et à niveau. Il s’agit de deux mondes différents.

Yan LE GAL, Ingénieur consultant (France)
L’Esquisse verte – Conférences 2004-2005 – Concours co-organisé par L’Arene et l’Ademe IdF
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15 commentaires sur “Quelques théories de la « ville à pied »

  1. stoppeur

    Voilà un « discours » qui fait à la fois preuve de bon sens et d’une clairvoyan ce optimales(je manque de vocabulaire).Il y a une logique en matière d’oc cupation de la voie publique:plus les modes de déplacement sont divers,+ la gestion en est « alambiquée ».La présence de la voiture individuelle en zo ne urbaine,habitée est aberrante et génératrice de conflits.En France,de la période des années 60(<>) à aujourd’hui, que n’a-t-on tenté pour convaincre les consommateurs que la voiture est ce qui manque à l' »homme moderne » pour augmenter son confort:on se dé place vite;on peut emmener des affaires:c’est un second domicile;on écu me les grandes surfaces commerciales;et on va au stade avec sa voiture. Pour avoir l’exemple inverse,regardons du côté du Japon…

  2. stoppeur

    Une des mesures prises par la mairie de Kyoto,par exemple,ça a été de réserver la voie publique à tout ce qui bouge;et d’en exclure les véhicules en stationnement.A ce que je peux voir à la télé,dans les grands centres urbains,piétons et cyclistes ne sont jamais mêlés.Les transports en com mun font le reste.C’est une logique qui permet au moins à tout-un-chacun de pouvoir circuler sans craindre un accident et qui évite bien des amalga mes très fâcheux à certains égards(accidents-obstacles) sur la voie publi que,permettant ainsi à tous de circuler librement et dans les meilleurs dé lais…!!!Je pense donc que l’urbanisation bien élaborée doit faire la part des choses,et ne plus laisser au « hasard » la liberté de quelques irréductibles automobilistes dégrader au pire l’espace public et son environnement.

  3. Pim

    On devrait reposter cet article. Je ne l’avais jamais lu, et il est plein d’objectivité. Je cite notamment l’intro :
    « Les symptômes de la « ville routière » sont les suivants :
    • des habitants mécontents par le décalage entre la ville souhaitée et la ville réelle ;
    • des élus souvent découragés qui fournissent beaucoup d’efforts pour peu de résultats ;
    • des techniciens désorientés par les questions relatives à l’environnement et la qualité de vie ;
    • des phénomènes de congestion routière.

    La maladie est l’excès d’automobile, qui provoque la vitesse excessive et l’occupation sauvage des trottoirs. Je considère qu’il est normal pour un ménage de posséder un véhicule, mais je m’oppose à l’excès de son usage, qui est nuisible. »

  4. URB

    une partie de solution pour tout ça :

    Travailler dans la même ville que celle de l’habitation.

    Les problèmes (en autre) :
    – le prix des logements
    – le travail des différents conjoints (pas forcément très proche)
    Et bien d’autres.

  5. stoppeur

    La meilleure des solutions pour les habitants des villes,c’est de ne plus a voir de véhicules perso(sauf 1 vélo,1trottinette);et d’utiliser des véhicules d’ « appoint »(de location);ou encore d’en passer par les taxis,les tricycles-taxi et mieux:les motos-taxis,qui sont très mobiles en circulation…L’avantage serait considérable au niveau de la création d’emplois…

  6. Pim

    @URB : tu pointes du doigt un vrai problème : le travail des 2 conjoints.
    Ceci dit, à y réfléchir, on peut se demander quel est l’intérêt de travailler à 50km de son habitation pour gagner durement 1 SMIC dans une usine, soit 12 000 eur/an et avoir besoin d’une voiture qui coute 6 000 eur/ an. Ne vaut il pas mieux chercher un mi temps à côté de chez soi et abandonner sa voiture pour un vélo ? Cela offre l’avantage de plus de temps pour soi, pour le même prix.

  7. stoppeur

    A peine sorti du thème,j’y retourne;pour répéter un argument que j’ai déjà utilisé:il faut concevoir les déplacements urbains pour les plus fragiles de notre « belle » Société de Consommation:les handicapés,les mamans encei ntes et avec landaus,enfants en bas âge,les vieux(sans esprit réducteur à leur égard).En fait,il faut partager tout en ville,un peu comme en milieu ru ral:une place pour chaque chose,chaque chose à sa place…

  8. URB

    Pourquoi aller plus loin ?
    Tout simplement parce que les conditions pour avoir un logement ne tiennent pas compte des frais de déplacement.
    Les conditions sont : 33% des revenus – les crédits.

    En plus selon les villes les loyers en ville sont exorbitant et il y a la situation de chacun.
    Les façon d(avoir un logement etc…

    Je vais te donner mon exemple :
    Je vis en couple et j’ai deux enfants.
    Avant la naissance des mes enfants nous vivions donc à deux dans un studio, pas de soucis à 2km et 2,5 km de nos boulots.
    Nous payions un loyer de 550 €.

    Quand ma femme est tombé enceinte, nous avons cherché plus grand, car le studio ça allait faire léger niveau place.
    Les 2 pièces sont en moyenne dans les 800/900 € et les 3 pièces dans les 1000/1200 €.
    Nous avons obtenus un 3 pièces via le 1% patronale pour 650 €, mais à 10km de nos boulots.
    Nous avons pris le 3 pièces, même si les frais de déplacements coûte cher.

    Mais qu’aurions nous f

  9. URB

    Reprise du message :

    Qu’aurions nous faire ?

    Rester dans un studio, voir un 2 Pièces ou prendre le 3 pièces ?
    Ha oui j’ai oublié de dire que les revenus ne permettait pas de prendre un 3 pièces dans un mode de location classique.

    Sachant que l’on vit quand même dans l’appartement, nous ne sommes pas toujours au travail et toujours en mode « balade ».

    En plus maintenant nous sommes quatre, alors dans un studio…

    Bien sur, certains diront que l’on a privilégié le confort, mais bon, sommes nous obligé de vivre dans un placard ?

  10. Pim

    Ta situation est plutot pas si mal…. Tu vis à 10km de ton boulot et ta femme aussi. Ces distances sont raisonnables pour y aller avec de nombreux moyens de transports autres que la voiture…
    Et je ne crois pas que quelqu’un te reprochera ton choix!

  11. stoppeur

    Ce que je privilégie toujours avant de me décider de louer un appart’,c’est la proximité des TC.Avec l’ « ascension » de l’Immobilier depuis 5 ou 6 ans, « quelques » anciens résidants des campagnes autour de Lyon ont vite com pris l’intérêt de retourner aux sources…Ainsi,quelques « petites gares » du début de ce siècle ont vu leurs parking se remplir dès 6h du matin,jusque les 19h…C’est tellement mieux de « partir » se mettre au vert tous les jours, même si,en hiver,ça pose quelques problèmes;et en cas de grève,aussi…! Par contre,ça fait 1 heure de train aller et autant au retour avec décalages de départs,le soir, depuis Part-Dieu,en raison des priorités données aux TGV.Il y a encore beaucoup à faire pour que la voiture ne soit plus utilisée systématiquement avant de prendre le train.

  12. stoppeur

    Là où j’habite,c’est un gros bourg dont le centre-ville réunit les écoles publi ques + privées;idem pour les collèges,la mairie,la médiathèque,tous les p’ tits commerces,les médecins,les pharmaciens,les banques,la poste,etc… Le samedi,en fin de matinée,c’est un vrai bouchon(lyonnais) pour trouver 1 place de stationnement…Le dimanche matin,les 3 supermarchés sont ou verts.Pour aller en ville,Roanne est à 25km,à 20mn par le train.C’est une ville très facile à circuler;les loyers sont abordables,même dans le neuf.C’ est une ville aérée,traversée par la Loire,ceinturée par la déviation de la RN 7 à l’Est;un boulevard de ceinture à 2X2 voies à l’Ouest.Roanne,c’est en bordure du Beaujolais,du Brionnais,des premières montagnes auvergnates .Demandez le programme!!!Ca fait rêver une si belle campagne…!

  13. URB

    On va dire OUI, mais malheureusement il y a quelques soucis dans l’histoire.

    Ma femme s’occupe des enfants (amène à l’école, crèche etc…) et ils ne sont pas encore grands (3ans et 10 mois).
    Ensuite l’utilisation du vélo n’est pas évidente à cause du dénivelé, quelque soit la route, ben ça monte.
    Pour aller quelque part c’est bon, car en toute logique ça descend, mais dès qu’il faut rentrer c’est une autre histoire.
    Les bus, ben il ne faut pas se louper car 1 bus toute les heures, ou sinon il faut prendre plusieurs bus ce qui fait un temps de trajet plus long que l’attente, donc…
    En plus les horaires sont limité le soir (avec nos horaires c’est limite voir pas compatible)

    La voiture c’est pour ma femme et les enfants.
    Pour ma part je suis en moto et, ayant déjà essayé le vélo pour le trajet maison-boulot ou le matin pas de problème et bloquer pour le retour à 2km de chez moi à cause du dénivelé, je vais normalement bientôt me prendre un VAE pour m’aider au niveau des montées (et me réhabitué au vélo).

    Mais la moto je la garde, du moins une moto qui me coutera moins cher en assurance et qui consommera moins.

    Pour le reproche de mon choix, merci de ta réponse.

  14. stoppeur

    Le seul point noir de ce bourg,c’est la mauvaise desserte de la SNCF le samedi après-midi,pour descendre à Lyon:1 train à 13h10,le suivant à 18h 15.Pour aller voir l’équipe de basket de Pro A de la Chorale de Roanne,il n’ y pas de train au retour après 20h00.Depuis Lyon,après 21h00…J’ai pas de moyen de locomotion personnel,et ça me « gave » assez de ne pas pou voir sortir le soir le w-e,au moins…Pour le reste,je ne me plains pas,ayant 1 gentil petit marché le mardi à 50m de mon job;et plusieurs supérettes à 10mn et – :ED,Franprix,Super U,1 Leader Price à 15mn à pied…Je sens que vous allez bientôt aimer Lyon et sa région…St-Etienne est à 50mn en train,avec un retour de Lyon en soirée à plus de 23h00,en semaine com me le w-e…Les Alpes sont à 45mn par le train.

  15. Gilles ChomelLécoLomobiLe

    C’est vrai que c’est un bon article qui avait aussi échappé à mon attention.

    Il souligne bien l’expansion en besoin de surface apportée par l’automobile particulière.

    Pour la mobilité domicile/travail, je trouve qu’on ne prend pas assez en compte les mutations actuelles et potentielles de la notion de travail (salarié ou pas) induites par les gains de productivité d’une part, mais aussi par la mutation numérique, d’autre part.

    Je pense que le schéma de mobilité quotidienne domicile/travail pourrait être considérablement reconsidéré pour les nouveaux métiers:
    télé-travail, télé prospection, télé-collaboration devrait nous permettre de se rencontrer « en vrai » qu’une fois par semaine. On économiserait ainsi énormément de déplacements « obligés » mais inutiles.

    Les rencontres inter-relationnelles humaines seraient plus rares, plus resserrées sur des plages de temps réduites autorisant des délais de déplacements plus lents et donc d’aller plus lentement à vélo ou en motorisé mais à des vitesses beaucoup plus faibles.

    Une mesure pourrait consister à intégrer dans le temps de travail rémunéré le temps de transport lent (15 km/heure: la vitesse d’un vélo 😎 ). … et d’obliger les voitures à rouler à 15 km/heure avec des pointes à 30 km/heure !

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