« Le vélo coûte cher »

Incroyable! On aurait pu penser que les pires attaques du vélo viendraient du lobby automobile, alors que c’est la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT) qui sème une fois de plus le trouble avec une étude expliquant que le vélo coûte plus cher que le covoiturage… Où est le problème avec la FNAUT? En peu de temps, cette association censée représenter les « usagers des transports » ruine peu à peu le crédit qu’elle pouvait avoir.

Il y a peu, son président Jean Sivardière déclarait de manière totalement démagogique que la gratuité des transports collectifs urbains était « une idée dangereuse qui favorise l’étalement urbain ».

Nous avions pu montrer dans cet article que cette déclaration hasardeuse n’était rien de plus qu’une charge idéologique contre la gratuité des transports collectifs urbains. Entendons-nous bien, la FNAUT est libre d’être opposée à la gratuité, même si cela peut paraître bizarre pour une association défendant les intérêts des « usagers des transports », mais elle se doit alors de l’expliquer sur la base d’arguments sérieux.

Aujourd’hui, on apprend par Vélomaxou que la FNAUT soutient à bout de bras les conclusions d’une étude qu’elle a commanditée à un cabinet d’études économiques et qui donne un coût kilométrique moyen du vélo de 15 centimes d’euros!

Cette étude, destinée à comparer le coût kilométrique des différents moyens de transport, arrive ainsi à conclure que le vélo coûte aussi cher au kilomètre que le covoiturage (à partir de deux personnes) et même plus cher que le covoiturage (à partir de trois personnes dans la voiture).

Selon cette brillante étude, le vélo coûte ainsi au kilomètre plus cher que le covoiturage, mais aussi plus cher que le TER ou les transports collectifs urbains. Et même par rapport à la voiture, la comparaison n’est pas vraiment flatteuse pour le vélo, à savoir 15 centimes/km contre 27 centimes pour l’automobiliste seul dans sa voiture…

Comment est-ce possible? Tout simplement parce que les chiffres utilisés dans ce rapport sont complétement bidons! On savait déjà que les économistes racontaient à peu près n’importe quoi sur la mobilité, mais là on atteint un nouveau sommet.

En effet, le cabinet d’études économiques s’est contenté de cumuler l’ensemble des dépenses d’achat de vélos sur une année donnée, y compris les pièces détachées et les accessoires, et de diviser cela par le nombre total de voyageurs/km à vélo sur une année.

Premier écueil, les achats de vélos et de pièces détachées concernent tous les types de vélos (VTT, vélo de course, vélo de ville, etc.), autrement dit de nombreux vélos qui ne servent jamais au déplacement, mais seulement au sport ou aux loisirs. Or, ce sont très souvent les vélos qui coûtent les plus chers. Les véritables passionnés du vélo sur route ou sur les chemins peuvent mettre parfois des milliers d’euros dans leur vélo. A titre d’exemple, tous les vélos de compétition dont les prix peuvent dépasser les 10 ou 20.000 euros sont intégrés dans le calcul…

Inversement, ceux qui utilisent le vélo tous les jours pour leurs déplacements et qui les garent un peu partout en ville préfèrent en général des montures moins chères, moins risquées en cas de vol…

Second écueil, les voyageurs/km utilisés pour le calcul proviennent de l’enquête nationale transports et déplacements (2008). Sauf que la méthodologie atteint ici vite ses limites. Si on s’intéresse aux motifs de déplacements retenus dans le cadre de cette enquête, on peut constater qu’il n’existe pas de motif  « faire du sport avec son vélo ». Donc, en toute logique, les cyclistes qui se tapent des centaines de kilomètres tous les week-end ne sont pas pris en compte, ce qui semble d’ailleurs plutôt normal pour une enquête « transport et déplacement ».

Le problème, c’est que l’indicateur calculé par le cabinet d’études prend en compte tous les vélos achetés à des fins uniquement sportives et qui ne servent pas aux déplacements, mais très probablement pas le kilométrage réalisé par ces vélos dans le calcul du coût kilométrique…

Autrement dit, pour déterminer le coût kilométrique du vélo, il y a de fortes probabilités pour que l’on divise ici des choux par des carottes! En toute logique, pour déterminer un coût kilométrique réel du vélo, pour les gens qui s’en servent comme un mode de déplacement et non pas pour les automobilistes qui font du vélo le dimanche, il faudrait diviser les dépenses d’achat et d’entretien des vélos utilisés réellement pour le déplacement par les kilomètres parcourus à vélo pour les déplacements.

Troisième écueil, le cabinet d’études économiques avoue lui-même que les chiffres relatifs aux voyageurs/km à vélo sont « sous-estimés ». Pourquoi sont-ils sous-estimés? Voir écueil numéro 2… Ils sont en fait sous-estimés car historiquement, ils sont très mal pris en compte. Les logiques à l’œuvre depuis des années privilégient systématiquement les modes motorisés, que ce soit pour les enquêtes de trafic ou de transport. En fait, les pouvoirs publics connaissent très mal la pratique réelle du vélo.

C’est pourquoi, le cabinet d’études applique « un coefficient de redressement de 1,77 » afin de gonfler un peu plus les voyageurs/km, sans que l’on sache d’où ce coefficient provient et comment il est déterminé… Pourquoi ne pas multiplier par 2,2 ou 3,3 par exemple?

Bref, la méthode de calcul du coût kilométrique du vélo paraît bien approximative. En fait, elle fournit juste une indication, très partielle, de la réalité. Sauf qu’ici, elle fournit un chiffre rond, qui sonne bien à l’oreille, à savoir 0,15 euro/km, et dont les médias vont ensuite se délecter, comme par exemple les Dernières Nouvelles d’Alsace. Et après le buzz est lancé et on retrouve l’info sur tous les forums de bagnolards sous l’angle « vous voyez bien on a raison de continuer à bagnoler vu comment ça coûte cher le vélo! »

C’est pourquoi, on pourrait tout aussi bien utiliser d’autres chiffres tout aussi officiels, qui disent tout autre chose. Ainsi, l’ADEME calcule un prix annuel pour une petite voiture d’environ 4000€, le prix annuel d’un vélo étant de l’ordre de 280€, soit un rapport de 1 à 14! (Source: VERS UNE PRATIQUE QUOTIDIENNE DU VÉLO EN VILLE – Au delà de la piste cyclable, comment favoriser le choix individuel pour le vélo?).

A moins d’entrer à 14 dans une voiture en covoiturage, le vélo reste ici nettement moins cher que la voiture…

Mon coût kilométrique du vélo est donc de… 2 centimes par kilomètre! »

Mais, il y a mieux que les chiffres de l’Ademe ou de l’enquête transports. Il y a mon propre vécu. Le dernier vélo neuf que j’ai acheté date de 2004, je l’ai payé à l’époque environ 400 euros, soit une moyenne de 40 euros par an (j’arrondis). Je crève en moyenne une fois par an (j’arrondis). On peut donc estimer en comptant très large que le vélo me revient à 50 euros par an (j’arrondis), soit environ 4,16 euros/mois. Je fais en moyenne 6 kilomètres par jour (sauf le dimanche, repos!), soit environ 144 kilomètres par mois. Mon coût kilométrique du vélo est donc de… 2 centimes par kilomètre! Et pourtant, mon kilométrage quotidien est particulièrement faible…

Précision: un cycliste quotidien qui roule avec un vélo d’occasion et fait plus de kilomètres que moi peut encore faire baisser ce coût kilométrique…

Faites vos calculs et lançons même un grand jeu: comment arriver à payer un coût kilométrique du vélo de 15 centimes? Faut-il installer une sonnette en or massif ou faire moins de 5 kilomètres par an?

A moins qu’il s’agisse d’une stratégie délibérée de la FNAUT dans le cadre de la mise en place de l’indemnité kilométrique vélo! Maximiser le coût kilométrique du vélo pour obtenir le maximum le jour où un gouvernement mettra en place, peut-être, une telle indemnité… Sauf qu’à ce compte-là, il aurait fallu y aller plus fort, les Belges ont déjà une indemnité kilométrique vélo de 21 centimes/km! En Autriche, elle est de 24 centimes par kilomètre puis de 47 centimes par kilomètre à partir du sixième kilomètre… Avec 15 centimes/km, on va apparaître comme des petits joueurs…

La FNAUT refuse donc les transports collectifs urbains gratuits et veut faire passer le vélo pour plus cher qu’il n’est. Est-elle fâchée avec les chiffres ou avec les alternatives à l’automobile? Ce qui serait fâcheux pour une association censée représenter les « usagers des transports »…

Marcel Robert

A propos de Marcel Robert

Fondateur du site Carfree France et auteur des livres "Vélogistique", "Pour en finir avec la société de l’automobile" et "Îles sans voitures".

89 commentaires sur “« Le vélo coûte cher »

  1. julien

    J’ai une petite feuille excel ou je note mes dépense vélo.
    Je compte tout, vélo, habits que j’utilise uniquement pour le velo, piece de rechange, entretien (que je fait parfois faire par des professionnels), outils spécialisé.

    achat debut 2006 pour 400 EUR
    Cout total 2100 EUR
    27.000 Km fait depuis (9 Km par jour en moyenne)
    ce qui fait un prix au Km de 7.9 Centimes( c’est pas 15c, mais c’est pas 2c non plus)
    ou 260 EUR par an (ce qui est tres proche du chiffre de l’ademe de 280 EUR)

  2. Struddelstruddel

    De toute façon, il est assez évident qu’il n’y a qu’en prenant des chiffres choisis de façon pernicieuse que l’on peut arriver à un résultat même pas 2 fois inférieur entre le vélo et la voiture ….

    Le prix d’achat d’une voiture est bien plus cher que le prix d’achat d’un vélo, la personne qui dit le contraire ne peut être prise au sérieux (prix bas d’une voiture neuve : 7000 €, prix bas d’un vélo neuf : 200 €, prix parmi les plus bas d’une voiture d’occasion : 200 €, prix parmi les plus bas d’un vélo d’occasion : 5 €)

    Ajoutons au vélo le prix des accessoires les plus fréquemment achetés : un kway/cape de pluie, un antivol, une pompe, un gilet jaune, on arrive en tout à 150 € de plus, donc même pas le prix d’une voiture d’occasion qui roule à peine.

    Le prix des consommables est également plus cher avec la voiture de par la fréquence à laquelle il faut repasser à la caisse : pour une utilisation moyenne de voiture utilitaire, c’est le passage à la pompe, pour une utilisation moyenne d’un vélo, c’est le remplacement des chambres à air, le reste est aussi rare sur l’un que sur l’autre et correspond le plus souvent à l’ajout d’accessoire par désir et non par nécessité (dans tous les cas, les accessoires pour voiture sont bien plus chers que les accessoires pour vélo, il suffit de comparer le prix d’un pneu, ou d’une selle par rapport à un siège auto).

    Pour l’entretien, soit on le fait soi-même, soit on le fait faire :

    Si on le fait soi-même les outils pour voiture son bien plus chers que les outils pour vélo, et dans tous les cas, le contrôle technique est obligatoire pour la voiture, pas pour le vélo.

    Si on le fait faire, la note est bien plus chère chez le garagiste que chez le vélociste …

    Et enfin, pour la voiture, il faut payer une assurance, ce qui n’est pas le cas pour le vélo.

    Le reste ne peut pas être pris en considération : si on parle du remplacement d’un vélo, il faut parler du remplacement d’une voiture, si on parle d’un vélo très cher, il faut parler d’une voiture très chère, etc.

    Quant à comparer le prix au km, je suis absolument contre cette norme stupide : cela encourage à expliquer que plus on roule, moins c’est cher (seul le prix du consommable augmentant dans ce cas), et justifie donc les dizaines de km de déplacement en voiture par l’explication « oui la voiture c’est plus cher mais on va plus loin et on roule plus longtemps », le fameux argument « évidemment que je paie plus que toi mais ça ne rend pas les mêmes services ! » or je ne pense pas que le problème soit le prix de revient au km mais la nécessité ou non de faire tous ces km et la démonstration que le prix moindre du vélo A RÉELLEMENT une signification.

    Quant aux transports en commun, l’abonnement RATP annuel le moins cher revient à 570 €, donc même la première année d’achat d’un vélo revient moins cher (200 € d’achat + 150 € d’accessoire + 20 € de chambres à air = 370 €, ce qui laisse même la possibilité d’acheter un vélo à 400 €)

  3. Pédibuspédibus

    D’après la FNAUT le vélo coûterait plus cher que le covoiturage, rapporté par Marcel : je suis idéologiquement braqué contre le covoiturage, nous laissant ainsi dans l’ornière du chemin de dépendance à l’automobile, le « système automobile » de Frédéric Héran. Pour l’instant pourtant je n’ai pas décidé de me soigner…

    Il faut croiser les chiffres des différentes sources disponibles, et marier les disciplines des sciences humaines et sociales dans un bilan socio environnemental ; rien qu’à partir de cet article je m’y mets dès que le temps me le permet.

  4. Alain Geerts

    Effectivement, c’est assez étonnant comme chiffre. Perso, je roule en gros 3600 km/an (2400 déplacements utilitaires et 1200 déplacements de loisir) avec une vélo acheté pour 600 euros dont la durée de vie est de 6 ans (c’est, sur 30 ans, ce que je constate : on me vole ou on me démolit mon vélo à ce rythme). Pour les frais, il faut tout de même compter, outre les crevaisons, des changements de câbles (freins et dérailleur), de pneus (ben oui, ça s’use) et de pignons/pédaliers/roulement (ça s’use aussi) : en arrondi, ça fait 150/euros/an sachant que je fais tout moi-même (ce serait un peu plus élevé si je faisais entretenir mon vélo par un professionnel). J’ai aussi investi dans du matos pour la pluie (disons 300 euros pour 10 ans) et dans un casque (sorry, j’en porte tout le temps un). Donc, à la grosse louche : 280 euros par an pour 3600 km = 0,078 euros/km. Sachant que je retouche 480 euros par an pour mes trajets professionnels (domicile/travail), je gagne 200 euros par an 😉
    Se déplacer a un coût, qu’on le veuille ou non – même la marche (les godasses) – qui mérite d’être correctement estimé.

  5. vélomaxou

    J’applaudis évidemment des deux mains à cet article qui me rassure car j’ai cru m’être trompé devant le ton condescendant de Jean Sivardière.
    Mais je crains encore que le mal soit pire.
    En effet à aucun moment dans cette étude, il n’est question de comparer le coût réel des transports à base de thermique (gaz, pétrole, nucléaire,…) à celui du vélo ou à celui du marcheur à pied.
    Prenons donc en compte l’impact sur l’effet de serre, les dégâts sur l’environnement et la santé et pas le prix subventionné voire gratuit d’une place dans un Tram ou un TER avant de le comparer à celui du vélo.
    Je crois vraiment que la FUB se trompe en collaborant avec la FNAUT.

  6. Marcillat

    Et avec velov (15€par an) à raison de 6km(20min aller et 20min retour) par jour, 6j/7, hors vacances scolaires, jarrive à 1296km soit 1, 1cents/km. Je n’ai besoin d’aucun équipement spécifique au vélo car le velov est deja équipé .
    Le calcul est vite fait.

  7. Alain Geerts

    @marcillat
    Disons que là on pourrait tomber dans les mêmes travers (mais dans l’autre sens) que ce qui est dénoncé : le 1,1 cent ne représente pas les coûts du vélo, mais du velov pour son utilisateur (le reste étant à charge des gestionnaires du velov qui le paient en partie par la pub). Faut comparer des pommes et des pommes et pas des choux et des carottes…

  8. Bicy

    Cette étude ne fait pas bien les choses. Ils prennent des chiffres nationaux sans grand sens pour essayer de calculer quelque chose qui en a pas tellement plus.

    On ne peut pas comparer le prix au km entre ces différents moyens de transport à moins de les ramener par type d’utilisation. Comme le dit Marcel on englobe tout et on voit ce que ça donne (vtt, vélo de course, voiture de commercial, voiture personnelle, etc.). De plus en utilisant un vélo comme moyen de transport on parcourt moins de km qu’avec n’importe quel moyen de transport pour aller d’un point A à un point B (surtout en ville). Un cycliste qui parcours 3000 km par an en déplacement urbain devrait normalement être comparé à un automobiliste qui en parcourt au moins 4000 (détours, périphérique, sens unique, temps pour trouver une place de parking, etc).

    J’avais faits un article sur le calcul du budget vélo : http://www.bicy.fr/blog/pratique/comment-determiner-budget-velo.html
    Sur mes trois dernières années je suis à environ 0.09€/km pour quelque chose comme 10 000 km et en comptant l’achat de mon vélo (sachant que je me fais plaisir).

  9. Nicolas

    Avec l’achat d’une remorque, d’un compteur (GPS), d’une bonne béquille, d’une paire de pneu (les anciens avaient 10 ans de bon et loyaux service), de deux lampes de vélos, je m’en sors à 900€ de dépense en septembre 2013.
    Avec un total de 1100km/mois j’en suis donc à un coût de 0,20€/km. Tada !
    Fin ramener à la date d’achat du vélo, c’est un autre chiffre pour ce vélo. 0,00957€/km

  10. Emilie

    Sans compter le fait que faire du vélo tous les jours représente des gains en terme de santé (il existe des études à ce sujet), ce qui a des retombées économiques à l’échelle de la personne comme des entreprises et de la sécurité sociale. Sans parler de l’économie que l’on fait du coût de l’abonnement à la salle de sport, des divers régimes et crèmes très onéreux que beaucoup entreprennent pour perdre 300g et 3000 balles…

  11. Struddelstruddel

    De ALAIN GEERTS  » Pour les frais, il faut tout de même compter, outre les crevaisons, des changements de câbles (freins et dérailleur), de pneus (ben oui, ça s’use) et de pignons/pédaliers/roulement (ça s’use aussi) : en arrondi, ça fait 150/euros/an sachant que je fais tout moi-même (ce serait un peu plus élevé si je faisais entretenir mon vélo par un professionnel). J’ai aussi investi dans du matos pour la pluie (disons 300 euros pour 10 ans) et dans un casque (sorry, j’en porte tout le temps un). Donc, à la grosse louche : 280 euros par an pour 3600 km = 0,078 euros/km. Sachant que je retouche 480 euros par an pour mes trajets professionnels (domicile/travail), je gagne 200 euros par an 😉 »

    Il peut y avoir des frais annexes, évidemment, mais la moyenne des gens ne changent jamais de pneus, et pour ceux qui les changent, cela reste faible en fréquence (je change les miens une fois tous les deux ans alors que je freine en faisant glisser mon pneu).

    J’ai donc classé ça dans l’entretien et non dans le consommable fréquent (idem pour les câbles et autres éléments de la transmission, tous ces changements n’étant effectués que lors d’entretiens lourds même s’il est bien plus aisé de le faire seul dans son jardin avec un vélo : dans le cas de la voiture, l’entretien lourd est encore plus visible) et je reconfirme que l’entretien d’une voiture est autrement plus onéreux que l’entretien d’un vélo, ne serait-ce que par le prix des pièces/outils, mais également par le prix de la main d’oeuvre pour ceux qui n’ont pas les connaissances (de plus en plus compliquées à posséder sur les véhicules récents bourrés d’électronique).

    Je n’ai pas pensé au casque pour les accessoires couramment achetés, en effet, cela rajoute une cinquantaine d’euro en moyenne.

  12. Theron

    Jean Sivardière, avec l’âge le vieux devient sénile mais est-ce qu’il y a quelqu’un pour le remplacer ?
    Il semblerait que la FNAUT soit passée dans le camps opposé, alors on fait quoi ?
    Perso :
    – adhésion à un atelier de vélo : 10€/an
    – vélo : trouvé
    – entretien/réparations : tout d’ocaz, 15€/an (et encore je suis large)
    – kms parcourus (5000 minimum, je compte pas le retour de NDDL à Toulouse en 4 jours sans forcer)
    – Total : 0.5 cts du kilomètre, hors compétition !

  13. VéloTaffeur

    Et si les gens utilisaient un peu moins leur voiture pour des trajets inutiles, cela augmenterait le coût de la voiture

  14. Vincent

    VÉLOMAXOU > En effet à aucun moment dans cette étude, il n’est question de comparer le coût réel des transports à base de thermique (gaz, pétrole, nucléaire,…) à celui du vélo ou à celui du marcheur à pied.

    C’est aussi ce que je me suis dit.

    Comme souvent, les économistes simplifient trop parce qu’ils n’ont pas toutes les données mais doivent quand même pondre une équation.

    Et s’ils regardaient un peu plus loin que le bout de leur nez et prenaient en compte le coût pour le pays de dépendre autant du pétrole?

    Idée : investiguer combien la Hollande et le Danemark ont économisé depuis en promouvant le vélo comme moyen de transport, non seulement en barils de pétrole non-importés mais aussi sur les dépenses de santé (sédentarité)…

  15. Tom34

    Question : est-ce que dans les calculs, la FNAU a aussi comptée que l’automobiliste achetait une voiture par an ?

    Soyons sérieux !

    A+
    TOM.

  16. raph

    J’ai fait un calcul rapide :
    J’aime le beau matos, je claque 1000 € tous les 4 ans dans un super VTT qui va plus vite et qui est plus beau que les autres.
    50€ de pneus + 100€ divers (crevaisons, plaquette/purge freins) + graisse + chaine + cassette.
    J’arrive à 400€/an pour 8000km (taff + promenade + courses), soit 5 cts du km. Sachant que je ne suis ni obligé de changer de monture au bout de 4 ans, ni de dépenser autant pour acheter un vélo…

  17. Alain Geerts

    @struddel
    Pas de problème avec le raisonnement, c’est un exemple pratique. Je roule avec des pneus les plus fins possibles sans être des boyaux because les frottements inutiles ça me fatigue (je crève 3X par an en moyenne, donc une fois/1200 km).
    Pour ma voiture (une petite peugeot 106 de plus de douze ans), je pratique de la même façon, je fais moi-même. Résultat : 0,21cents/km en prenant tout en compte. Donc : 0,078 >< 0,21, il n'y a pas photo!! Et il est évident que la voiture est subsidiée par la sécurité sociale et l'Etat en général du fait qu'elle n'internalise pas ses coûts externes.

  18. Struddelstruddel

    De VÉLOTAFFEUR
    « Et si les gens utilisaient un peu moins leur voiture pour des trajets inutiles, cela augmenterait le coût de la voiture »

    De BICY

    « Un cycliste qui parcours 3000 km par an en déplacement urbain devrait normalement être comparé à un automobiliste qui en parcourt au moins 4000 (détours, périphérique, sens unique, temps pour trouver une place de parking, etc) »
    _______________________________

    Exactement, le prix « au km » prendrait une toute autre ampleur, d’où l’absurdité de cette méthode de calcul.

  19. Struddelstruddel

    Oui ALAIN, je comprends bien, je souhaitais simplement insister sur le fait que si on prend la moyenne des gens, on tire les prix vers le bas, que ce soit pour la voiture ou pour le vélo, car la plupart des gens ne sont ni passionnés d’auto, ni férus de voiture, et ne sont pas nécessairement consciencieux sur l’entretien de l’un ou l’autre (à ceci près que la loi oblige à un minimum d’attention avec une voiture – ce qui soit dit en passant, devrait être de même avec un vélo selon moi) et que même en tirant les prix vers le bas, la voiture reste bien au dessus des coûts d’un vélo (loin d’être gratuit à l’usage, on est tous d’accord là-dessus -sauf certains cas exceptionnels)

  20. PMeBC

    Tout comme Julien (le premier de la liste) je note chaque semaine le coût et le kilometrage parcouru sur chacun de mes vélos. Le coût rapporté au km varie, pour commencer il diminue au cours du temps. Exemple premier kilomètre avec le vélo couché 1500 euros/km (c’est ce qu’il aurait couté si à ce stade il serait devenu inutilisable). J’en suis au 10000ème kilometre donc en considérant uniquement le prix du vélo ça fait 15 centimes par km, en ajoutant les frais annuels ce vélo revient EN CE MOMENT à environ 18 ct/km. Un autre qui a coûté moins cher revient à son kilometrage actuel à 6 ct/km et bien entendu ce coût tend à la baisse.
    Pour les voitures le même type de calcul doit être fait. Mais pour les voitures on décide que leur durée de vie sera de 10 ou 12 ans. On ne dit pas comment est estimée la durée de vie d’un vélo, en fait bien entretenu il peut durer toute le vie. Donc comparaison totalement impossible.

  21. psychelau

    à vrai dire, même si le vélo était plus cher que le covoiturage, je préfèrerais deux cyclistes que deux passager dans une bagnole qui nous balance de particules fines au visage…
    Ca commence à me gonfler ces études économiques qui tiennent pas compte de tout… Combien ca coute les cancers? combien ca coute, l’asthme de mon fils? combien ca rapporte la joie de vivre, ou combien ca coute?
    Moi je suis piéton et cycliste, et c’est pas pour des questions de fric, c’est pour des questions de bien etre!!!!!!!!!

  22. Anthony Grégoirebaillecycliste

    Et si on rajoutait le coût collectivisé pour la voiture et le vélo, c’est-à-dire l’entretien des routes (très différent si empruntée par des vélos, des voitures, des camions), la construction de parking voitures ou vélos en intégrant un coût lié à la perte d’espace, la prise en charge des accidents (soins, enlèvement de la voiture ou du vélo), les subventions pour réaliser des pédibus et sensibilisation aux pollutions atmosphériques sur le compte de la voiture car c’est elle qui les a rendu indispensable, les primes à la casse et subventions aux voitures électriques, les points de recharge de voitures électriques aux frais de la collectivité, le coût de la répression nécessaire pour la circulation automobile (panneau, radars, aménagements, policiers…), les coûts de santé liés aux pollutions et au manque d’activité physique. Et j’en oublie certainement! Qui veut faire le calcul comparatif?

  23. Jeannot

    Bin moi je trouve que Marcel Robert s’est un peu emballé…

    D’une part la méthodologie employée par l’auteur me paraît correcte et d’autre part, il n’est écrit nulle part dans l’étude que le « vélo coûte plus cher que le covoiturage ». Je dis bien « écrit »: les chiffres sont bien là mais aucune conclusion alarmiste ne le dit avec des mots (et pour cause: voir paragraphe suivant). C’est Marcel Robert qui tire cette conclusion pour nous (pour nous liguer contre la FNAUT?).

    Après avoir trouvé ce chiffre de 0.15 euro/km, les auteurs concluent :
     » Une dépense unitaire de 15 centimes est supérieure à ce qu’on attendait. Cela tient au fait que le coût d’acquisition d’un vélo n’est pas négligeable et surtout que les parcours sont faibles, non seulement parce que la vitesse est réduite mais aussi parce qu’une partie significative du parc n’est pas utilisée quotidiennement.  »

    Dans la suite l’auteur ne fait pas le fanfaron et nulle part ne reprend ces chiffres pour en tirer une conclusion défavorable au vélo. En effet les deux seules conclusions de l’étude sont :
    1/ Se déplacer en transport collectif revient, en moyenne, moins cher que se déplacer en voiture ;
    2/ Les coûts unitaires du transport [motorisé] sont plus importants en courte distance qu’en longue distance.
    … et c’est tout!

    Le seul problème à mon avis vient des médias qui reprennent et diffusent aveuglément ce chiffre de 0.15 euros/km… mais quel gogo peut le croire?

  24. alfred

    ILS ONT RAISON !

    Je change mes patins de freins 2 FOIS par semaine, mes pneus tous les 5 jours et ma roue libre et chaîne tous les 8 jours.

    Je fais 2 km par jour.

    Et ben, faites le calcul, ça dépasse bien les 15 centimes par kilomètre…

  25. Alain Geerts

    @Jeannot
    Merci pour cette « prise de distance ». J’ai, il y a plusieurs années utilisé pas mal de travaux de la FNAUT pour des articles sur les problèmes multiples liés à la voiture et donc la nécessité d’en diminuer largement l’usage en l’encadrant strictement et il s’agissait souvent de travaux de qualité. Et on reconnait bien le grand esprit critique des médias qui passent beaucoup de temps à chercher le chiffre qui tue, en l’isolant de son contexte, pour faire d’jaser comme on dit chez nous. Globalement, la FNAUT est un partenaire fiable dans la lutte contre les excès le la bagnole, non? Et personne ne maîtrise ce que la presse voudra bien faire de ce que l’on produit.

  26. BromptonAddictBromptonAddict

    Pour être encore plus pertinent, il faudrait calculer le coût /km en considérant le taux d’occupation.
    Si je veux me déplacer avec ma femme et mes 2 enfants à vélo au lieu de la voiture: mon coût est de 2 vélos + 1 remorque 2 places avec l’entretien associé aux 3 équipements.

  27. BromptonAddictBromptonAddict

    Mais comme le dit Psychelau, le coût n’est pas la vraie question.
    Le plaisir est d’être dehors, d’entendre, de voir et de sentir le monde dans lequel nous vivons (et aussi de faire des pieds de nez à ces asservis de la voiture).
    Même si j’achète des vélos et équipements chers, je fais un choix sociétal en dépensant cet argent dans l’économie que je souhaite (sociétés respectueuses payant correctement leurs salariés, ne délocalisant pas,…). Et plus je dépense en vélo, plus je favorise ce virage économique.
    Ma conclusion serait : achetez des vélos! (Ce sera toujours moins chers que ce que coûte une voiture en sortant du concessionnaire, et ça pollue peu ensuite)

  28. kw

    @jeannot quel gogo peut le croire?
    Tu n’as jamais entendu les automobilistes dire que d’aller à tel endroit çà coûte tant en prenant juste en compte le coût de l’essence ? (les mêmes qui considèrent se faire racketter par je ne sais quelles taxes)…
    Comment expliquer que nous soyons si peu (à vélo) s’il n’y avait pas tant de gogo ?

  29. Florent

    « il y a de fortes probabilités pour que l’on divise ici des choux par des carottes »
    Euh… mathématiquement, rien n’empêche de diviser des choux par des carottes. Ca donne des choux/carottes, aussi appelés choux.carotte-1 (-1 en exposant).
    Unité reconnue du système SI. 😉
    On peut aussi les multiplier, ça donne des choux.carottes .
    Tout comme on divise des km par des heures pour donner des km/h
    Ou bien qu’on multiplie des ampères par des volts pour donner des … Watts ! (ou des volts.ampères aussi si vous préférez).
    Après, c’est le sens qu’on donne à l’unité qui importe (et qui a, ou non, du sens).
    Mais littéralement, et il y a une raison à cela, c’est additionner (ou soustraire) des choux et des carottes qui n’a pas de sens (ça s’appelle l’homogénéité).

    Blague physico-mathématique à part (excusez mon esprit par trop cartésien donc forcément dérangé 😉 )…
    Je suis entièrement d’accord avec Jeannot. Trop souvent, on fait dire par média interposés à un auteur ce qu’il n’a pas dit (cf http://www.manicore.com/documentation/articles/relecture.html). C’est un procès d’intention… Effectivement, c’est la source qu’il faut lire si on veut la critiquer. Si c’est le média dans lequel on a lu un article à propos de la source qui nous convient pas et qu’on n’a pas pris le temps de lire la source, c’est le média qu’il faut critiquer. Mais cette critique n’est elle-même recevable que si on a lu la source ! En définitivement, c’est soi-même qu’il faut remettre en question… (et arrêter de lire les médias dans lesquels on a plus confiance !)
    La FNAUT n’est pas parfaite, son président (c’est un humain !) encore moins. Ce n’est pas pour autant qu’il faut lui sauter dessus pour tout ce qu’il n’a pas dit !

  30. Theron

    Le bureau de la FNAUT : moyenne d’âge digne d’un conclave ou du polit-buro sous brejnev… ceci expliquant peut-être cela. par ailleurs, ils prétendent aussi défendre les 2 roues motorisés, et là c’est encore du plantage… Ah la FNAUT ! Vu la gueule de leur immeuble je sais même pas si ça vaut le coup de les infiltrer…

  31. Jean Sivardière

    Lorsqu’elle s’est adressée à Jean-Marie Beauvais, un économiste des transports reconnu, la FNAUT avait un objectif clair : bien connaître les coûts d’usage des différents modes de déplacement, y compris le vélo, afin de mieux comprendre le rôle de la tarification dans le choix modal du consommateur. Les coûts déterminés par Jean-Marie Beauvais ne sont donc pas les coûts pour la collectivité (coûts d’infrastructures, coûts d’exploitation, subventions ou coûts externes) : ces derniers ont toute leur importance, car la tarification en dépend largement, mais ils ne constituaient pas l’objet de l’étude. La FNAUT a rendu compte des résultats de l’étude relatifs au vélo dans son bulletin mensuel FNAUT Infos n°212 de mars 2013.
    Les données macroéconomiques suivantes étaient disponibles pour 2011 : le total des dépenses des cyclistes, soit 1,4 milliard d’euros, et le nombre de cyclistes.km, soit 9,7 milliards (estimation à partir des résultats de l’enquête nationale transports et déplacements 2008). D’où le coût complet moyen d’usage du vélo, 14,5 centimes par km, compris entre le coût marginal d’usage de la voiture lors des déplacements de proximité (9,5 centimes) et son coût complet (27 centimes) (le coût marginal d’usage du vélo est quasi-nul).
    Jean-Marie Beauvais a analysé ainsi ce résultat inattendu mais incontestable : le coût d’acquisition d’un vélo est loin d’être négligeable et, surtout, la longueur moyenne d’un trajet est faible et une part significative du parc n’est pas utilisée quotidiennement, car l’essentiel de la pratique cycliste reste liée aux loisirs. Or les données macroéconomiques disponibles n’établissent aucune distinction entre cycliste occasionnel (qui ne roule que lors de ses loisirs), cycliste régulier (pour qui le vélo est un mode de transport) et cycliste « polyvalent ».
    Francis Papon, chercheur à l’IFSTTAR, a donné en 2000 une évaluation « micro-économique » du coût complet du vélo recensant de manière détaillée les dépenses de chaque type de cyclistes : 12 centimes par km pour un cycliste occasionnel effectuant 207 km par an (soit 1500 km pendant la durée de vie moyenne du vélo, 7,5 ans) et 11 centimes pour un cycliste régulier effectuant 2000 km par an, soit respectivement 15 et 13 centimes aujourd’hui. Par km parcouru, le vélo coûte cher au cycliste occasionnel car ce dernier roule peu (ses dépenses autres que l’achat du vélo sont négligeables) ; il coûte dix fois moins cher au cycliste régulier qui roule dix fois plus, mais ce dernier a des dépenses (entretien, achat d’accessoires, alimentation supplémentaire, habillement spécifique) qui compensent le moindre coût d’amortissement de l’achat du vélo.
    Patrice Nogues, ancien vice-président de la FUB, a repris cette analyse en considérant un cycliste régulier, effectuant entre 5 et 10 km par jour et utilisant un vélo acheté entre 250 et 400 euros. Il estime que le coût complet moyen d’usage du vélo utilitaire est d’environ 7 centimes par km. Conclusion de la FNAUT : le vélo n’est pas gratuit mais, en dehors de la marche, c’est le moins cher des modes de transport de proximité.
    Je ne comprends pas pourquoi la publication de ces évaluations bien étayées déclenche autant d’hostilité à l’égard de la FNAUT.

  32. Florent

    @Theron: ils sont certainement pas tous comme ça.
    Je connais assez bien le vice-président régional de la FNAUT de ma région et c’est quelqu’un de très bien, lecteur occasionnel de carfree soit-dit en passant, et qui ne dédaigne pas de monter sur un vélo… (euphémisme).
    Donc bon… les généralités…

  33. Theron

    Allons, un rapport ne sort pas tout seul… Avoir commandé cette étude sans même poser la question aux associations concernées… D’autre part, les positions de la FNAUT sur le vélo et la ville datent, de plus en plus éloignées des positions des associations d’usagers :
    – faire des « pistes » sans concertation ce n’est pas valable, ors c’est ce que font la quasi-totalité des communes et agglo ;
    – les ateliers-vélo ont révolutionné la place des cyclistes dans la ville, en les confortant ; résultat, très peu obtiennent des aides et des appuis pour leurs locaux, récups et tentatives de concertation ;
    – voir l’âge canonique des membres du bureau, voir tous ces encravatés, cela ne me rassure absolument pas sur la bonne représentation de nos doléances ;
    – à voir l’état du réseau SNCF, les trains supprimés, l’argent gaspillé dans les Grands Projets Inutiles et toujours rien de la FNAUT…

  34. Pédibuspédibus

    Enfin j’y pense… Si je dois calculer le coût de revient annuel de mon auguste personne ça va faire cher le kilomètre péripatéticien:

    – les godasses
    – les chaussettes
    – le savon…
    – mais les fringues en général pour ne pas attenter à l’ordre public à cause de ma nudité
    – la boustifaille et le repos – manque à gagner par rapport à une activité directement productive – nécessaires à ma progression pédestre
    – l’émotion mal gérée durant la marche en ville à cause de l’automobilisme
    – le préjudice moral permanent dû au mépris rencontré chez les 4 roues
    – l’envie refoulée d’en avoir une grosse (bagnole) – malgré les fils de pub – qui m’envoie chez le rebouteux de la cervelle à la dernière mode lacanienne relookée post post moderne…

    … enfin bref, je me demande si je ne vais pas finir par me renseigner au guichet pour connaître les tarifs d’abonnement des transports en commun!

  35. LomoberetLomoberet

    Je roule avec un vieux vélo de 50 ans d’âge que m’a donné un copain (son vélo de première communion).
    Comment je calcule le cout kilométrique ?

  36. Marcel RobertMarcel Robert Auteur

    Concernant Jeannot et Florent, je ne vois pas où est le problème… Le plus drôle c’est quand Jeannot affirme: la Fnaut n’écrit rien, mais les chiffres sont bien là… On joue sur les mots là! Enfin, content de voir que tu confirmes au moins les chiffres dont il est question: dans le rapport, le vélo apparaît bel et bien plus cher à l’usage que le covoiturage (à partir de 3 personnes)… Dont acte. Et Florent, c’est quoi ce délire sur la nécessité d’aller aux sources, complétement hors-sujet! L’article cite justement la source en question (l’étude) et se propose de la critiquer sur le plan méthodologique…

    Pour Jean (le président de la FNAUT), un préalable, il ne s’agit p as de taper sur la FNAUT, ce n’est pas le propos. Déjà parce qu’on a mieux à faire, ensuite parce que je ne remets pas en question tout ce qu’a pu apporter la FNAUT et apporte sans doute encore aujourd’hui. Mais quand les chiffres ne sont pas bons, ils ne sont pas bons… Je constate que vous donnez les mêmes arguments déjà proposés sur le site de Vélomaxou ou dans votre « mise au point » dans le bulletin de la FNAUT, mais vous ne répondez absolument pas aux critiques de fond sur la méthodologie du cabinet d’études. Je pense avoir démontré que la méthode qui consiste à diviser les ventes totales de vélos tous types par le kilométrage uniquement destiné aux déplacements ne rime à rien. Or, le chiffre obtenu de 0,15 euro/km repose entièrement sur ce biais.

    Et franchement, que ce soit dans le rapport ou dans votre mise au point, on sent bien que ce chiffre, il vous gène un peu aux entournures! Affirmer que le vélo coûte plus cher au km que le covoiturage, le TER ou les transports en commun, cela questionne quand même un peu.

    Or, il ne s’agit pas de dire ici que le vélo est gratuit ou ne coûte rien. Bien sûr qu’il a un coût, variable selon les personnes et les usages. Mais, quand on tente d’établir une moyenne macroéconomique, il est préférable de s’appuyer sur une méthodologie et des données indiscutables, ce qui n’est visiblement pas le cas ici.

  37. Pédibuspédibus

    De Jeannot:

    « […]le coût d’acquisition d’un vélo est loin d’être négligeable et, surtout, la longueur moyenne d’un trajet est faible et une part significative du parc n’est pas utilisée quotidiennement:

    à mettre sur le compte des externalités négatives de l’automobile qui pourrait, par son impact socio environnemental négatif, rebuter trop de pratiquants potentiels de la bicyclette, en ville particulièrement?

    Le débat reste ouvert et le président de la FNAUT garde toute mon estime, toute mon admiration, en particulier pour l’oeuvre pionnière de lobbying qu’il a pu entreprendre, dans sa ville ou en France, contre le système routier qui s’est trop souvent fourvoyé avec des choix aménagistes délirants que beaucoup ici connaissent et dénoncent en permanence…

    Le débat pour moi reste ouvert car il me semble que les mobilités actives ne peuvent être évaluées à la seule aune économétrique ou technique. Nous avons besoin de nous perdre dans le flou des sciences « inexactes » (!), du flou réparateur des postures péremptoires assises sur le scientisme ou réducteur ou hégémonique : il nous faut chausser les bésicles sales de l’anthropologue, se broyer les méninges avec les analyses psychosociologiques, se tenir à équidistance de science po et de l’éthologie animale…

    Bref il faut laisser tomber un instant la calculette et tâcher de mesurer les flux de crainte qui brident une pratique de mobilité, a contrario essayer de comprendre les systèmes de représentation, les pulsions qui gouvernent les aficionados de la motorisation individuelle, disséquer leur culture, les cultures. Alors Jean-Marie Beauvais oui! Les labos techniques sans doute également. Mais ça ne suffira pas! Des enquêtes qualitatives, de la littérature grise ou verte, des échanges pluridisciplinaires obligatoirement avec des engueulades et empoignades épistémologiques! Mais qu’on s’abstienne de verser dans le simplisme et qu’on n’enferme pas définitivement un phénomène social comme un nuage de particules dans un champs de forces électromagnétiques : les hommes, leurs interactions et les champs culturels sont bien trop complexes pour ça…

    Le reste c’est bon pour l’INSEE, pour renseigner également les « sciences molles », autant que le trésor public…

  38. Jean-Marc

    @Lomoberet :
    c.f. Theron :
    http://carfree.fr/index.php/2014/01/29/le-velo-coute-cher/#comment-29580

    Si ton vélo ne t as rien coûté à l achat, tu ne comptes que les autres dépenses.

    Je suis comme toi et Theron :
    2 vélos, un donné par un ami (vélo de son grand-père) et un trouvé à coté d’une benne (et révisé par mes soins)

    d ailleurs, nous sommes loin d être une exception : contrairement aux VTTistes et cyclosportifs,
    de très nombreux vélo-taffeurs n’ont pas de vélos neufs

    estimation annuelle :
    15€ d atelier-vélo
    25€ de pièces diverses
    30€ de sacoches-chaussures spécifiques (150/5ans)
    5€ d outils (50€, mais j espère bien qu’ils dureront 10 ans, voire bien plus)
    soit 75€ pour 3 000km, soit 2.5 cts/km

    en comptant des extras exceptionnels (donc pas chaque année), certaines années, celà doit approcher les 7.5cts/km.

    Après, chaque km supplémentaire (coût marginal +/- nul) fait chuter le prix de revient kilomètrique.
    Si bien que des cyclistes non quotidiens, atteignent, voire dépassent les 15 cts.
    Hors, ils sont actuellement plus nombreux que les cyclistes quotidiens (même si celà évolue, on trouve plus de vélos rouillant dans les caves/sur les balcons/dans les greniers que sur les routes).

    Bien sûr, plutôt qu’une moyenne mélangeant tout, un travail plus pertinent serait de comparer les vélotaffeurs, TEC et voitures pour les trajets du quotidien : habitat-travail habitat-courses habitat-lieux de sociabilition/habitats des amis.

    Prendre en compte les personnes ne faisant pas de vélo (mais ayant un vélo rouillant) dans le coût moyen du kilomètre à vélo n a pas de sens.

  39. Zeed

    De ALFRED: »Je change mes patins de freins 2 FOIS par semaine, mes pneus tous les 5 jours et ma roue libre et chaîne tous les 8 jours.
    Je fais 2 km par jour. »

    Non sérieux?C’est pas possible!Ou alors votre matos c’est du TOP SHIT de chez Carrefour,lol!!

  40. Struddelstruddel

    De PÉDIBUS et Jeannot:

     » […]le coût d’acquisition d’un vélo est loin d’être négligeable et, surtout, la longueur moyenne d’un trajet est faible et une part significative du parc n’est pas utilisée quotidiennement »

    à mettre sur le compte des externalités négatives de l’automobile qui pourrait, par son impact socio environnemental négatif, rebuter trop de pratiquants potentiels de la bicyclette, en ville particulièrement? »

    A ne mettre sur le compte de rien du tout, c’est précisément ce que ce genre de chiffre et ce genre de valeur (le fameux coût par kilomètre) veut nous faire croire : que le vélo serait cher par rapport au « peu de services qu’il rend » par rapport à « l’infinité de services » que rend la voiture, ce qui est bien entendu ridicule et dont l’inverse est démontré chaque jour en ces lieux.

    Si demain tous les déplacements nécessitent de prendre l’avion pour se rendre à l’autre bout de la planète, le vélo sera sûrement bien cher par rapport à la logistique à mettre en place mais pour quel gain ?

    Est-ce qu’on peut raisonablement dire que mon budget transport est moins intéressant que celui de mon voisin qui travaille à l’autre bout du département sous prétexte que j’ai choisi d’habiter un logement à 5 min de mon lieu de travail ?

    Car si la FNAUT ne fait que citer un chiffre sans en tirer de conclusion, le chiffre fait malheureusement tirer ce genre de conclusion :

    « Cela tient au fait que le coût d’acquisition d’un vélo n’est pas négligeable et surtout que les parcours sont faibles, non seulement parce que la vitesse est réduite (mais aussi parce qu’une partie significative du parc n’est pas utilisée quotidiennement.)  »

    J’ai mis la fin entre parenthèse car elle n’a absolument aucun intérêt, on parle de quel parc ? Le parc de vélo ? Le parc de vélo utilisés pour le transport ? Est-ce qu’on compte les formule 1 quand on parle du parc automobile ? Le tricycle de mon fils doit-il être compté dans le vélo ?
    A combien revient le prix moyen d’un déplacement automobile si on prend en compte les voitures faisant le Paris-Dakar ou les 24h du Mans ?

  41. obgoblin

    Dans le même genre d’asso bidon il y a la FUBCY qui devient de pire en pire.

    Son « Guidon d’or » délivré à La municipalité de Tours pour des soi disant progrès dans les aménagements cyclables consécutifs aux travaux du Tram. Ceux qui circulent dans la ville à vélo vous dirons tous que la situation est globalement pire qu’avant le tram.

    Ses tests de résistance des antivol qui son risibles de par la méthodologie utilisée pour les forcer.

  42. Thomas

    Il faut comparer ce qui est comparable, le vélo est la meilleure solution pour une distance domicile travail de 0 à 10 km (voir 15km pour les motivés). Le covoiturage pour les distances supérieurs.
    Quand au coût du vélo il est vrai qu’il est supérieur (en tous cas dans mon cas) à celui annoncé sur beaucoup de site, car quand on fait 20 bornes tout les jours et par toutes conditions (les températures varient entre -20°C à +35°C à Berlin) il faut prévoir des vétements adaptés et du matériel adapté (pneu clous, huile pour l’hivers …)

  43. Struddelstruddel

    De Thomas « Quand au coût du vélo il est vrai qu’il est supérieur (en tous cas dans mon cas) à celui annoncé sur beaucoup de site, car quand on fait 20 bornes tout les jours et par toutes conditions (les températures varient entre -20°C à +35°C à Berlin) il faut prévoir des vétements adaptés et du matériel adapté (pneu clous, huile pour l’hivers …) »

    C’est un choix qui vous est propre, donc un cas particulier, de mon côté je fais ces 20 km sans accessoire particulier, c’est un choix qui m’est propre.

    Mais faire 20 km à vélo ne demande pas d’accessoire particulier pour réaliser ce trajet mis à part des chambres à air et une pompe en cas de crevaison et un éclairage réglementaire : je ne dis pas que tout autre accessoire est inutile, mais il s’agit simplement d’accessoires de confort, que chacun choisira selon ses propres besoins, ses moyens financiers et ses priorités, tout comme la voiture qui n’est qu’un accessoire de confort et qui n’a absolument RIEN d’obligatoire pour un trajet d’une vingtaine de bornes.

    Au delà, sur les longs trajets ou un engin tel qu’une automobile commence à prendre un sens, le train est bien plus adapté que le covoiturage sur la plupart des trajets : le covoiturage prend un sens dans les endroits dépourvus de gare mais il rend alors extrêmement dépendant car il faut trouver la personne qui fait le bon trajet à la bonne heure, tout en espérant qu’il n’y ait pas d’annulation au dernier moment (pour un train, on pourra toujours prendre le prochain même si une annulation est toujours contraignante) alors que le train permet de prévoir des mois à l’avance un trajet puisque les horaires et les trajets sont fixes. A l’inverse, avec un train, on peut également annuler son trajet au dernier moment sans craindre de mettre quelqu’un dans l’embarras.

    De plus, le train permet d’embarquer son vélo pour être complètement indépendant une fois arrivé à destination, ce que permet très rarement le covoiturage.

    Et enfin, le covoiturage permet rarement de partir à plus de deux personnes (personnes qui désirent partir ensemble, je ne compte évidemment pas les autres participants au covoiturage), il n’est donc pas adapté aux déplacements en famille.

  44. Pédibuspédibus

    Où placer dans un « bilan économique » du vélo l’effet psychologique certain d’une pratique assez forte pour faire percevoir autrement la ville?

    Au-delà de l’effet d’apaisement de cette mobilité, du seul fait d’obliger le flux automobile à ralentir, la vision de la ville change : l’espace public cesse d’être perçu dans cet aspect monofonctionnel du déplacement/transport. On peut dire que bicyclette et cycliste humanisent, esthétisent et requalifient l’espace public.

    WELL HOW MANY DOLLARS PLEASE?

  45. Bertrand

    Excellente gueulante. Il manque toutefois le plus évident : le coût des infrastructures, les externalités liées à la pollution… Il n’y a rien à débattre. La FNAUT (que je ne connais pas, et n’ai pas envie de connaître) s’essaie à l’écran de fumée. 🙂

  46. Helmut

    Voilà, j’ai presque tout lu, y compris la réponse mesuré de Jean Sivadiaire. J’ai quand-même deux remarques, qui me semblent pas avoir été faits pour l’instant:
    – l’article des DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace) parle bien du vélo, mais n’en fait pas du tout son choux gras. J’ai du lire tous les détails pour la citation de 15 centimes. Peut-être ils ont corrigé entre temps un article trop polémique ? (bravo aux DNA alors)
    – la volonté de beaucoup de gens, et surtout des économistes, d’exprimer des situations complexes par un chiffre unique (ici le prix du km.voyageur) mène dans une impasse. Si une partie significative des gens n’utilisent pas le vélo qu’ils viennent acheter, alors le prix moyen par kilomètre ne fait plus aucun sens. Si le prix « vélo » varie, selon l’utilisation, entre 1 centime et 100€, et le prix « transport commun » entre 3 centimes et 1€50 (j’invente des chiffres pour l’illustration), alors comparer les moyennes, ou publier un rapport qui ne contient que ces moyennes, est une aberration.

  47. alain

    Pour ma femme: en comptant large et très, très large en fait, on doit être au alentour de 10 centimes du kms mais l’équipement est au top: veste, casque, vélo, composants changés, protections pluie, sacoches. C’est que du haut de gamme.

    Pour le mien, j’ai pas fait le calcul car petite distance. Mais j’ai tout changé en 4 ans en ne conservant quasi que le cadre. Transmission, roues, manettes, guidon, selle. Tout y est passé en quelques années afin de l’améliorer au maximum et j’ai pas lésiné sur les composants.

    Mais si je compare avec ma voiture qui ne roule presque pas (10 kms par semaine) et qui doit bien me couter 500 euros par an même sans rouler, c’est pas mon vélo qui va couter plus cher.

    La FNAUT s’est noyé dans la bêtise.

  48. Zeed

    En tout cas,la pub pour le vélo,ne coûte strictement rien,et pour cause,ON N’EN VOIT JAMAIS!!
    ha haaaaaa,mdrrrrrrrr,mais par contre,des pubs pour ces sales tas de ferraille bruyants et puants pas de problème,en veux-tu en voilà!!!!!

  49. Barnabé

    Bonjour,

    L’étude de la FNAUT annonce clairement la couleur et les limites : il s’agit de déterminer non le coût, mais les DÉPENSES moyennes réalisées par modes en 2011, avec les biais notamment pour le vélo dont l’auteur ne se cache pas.

    Plutôt que de taper sur la FNAUT (ce qui semble être récurrent ici), dénonçons les médias négligents qui détournent les propos de l’étude, qui reste modeste dans son approche et qui est néanmoins peu scrupuleusement reprise comme la Bible. Je rejoins Helmut sur l’article de DNA, la mention du vélo semble avoir disparu et de mémoire quand elle y était, ça n’était pas spécialement mis en exergue. Vélomaxou sur son blog s’est un peu excité pour pas grand chose.
    Je pense que la dénonciation qui est aussi reprise ici participe à la diffusion erronée du message de l’étude en lui faisant dire plus que ce qu’elle dit.
    Oui, EN MOYENNE, les dépenses par voyageur.km étaient inférieures pour les usagers du covoiturage que pour les usagers de la bicyclette en 2011.
    Oui, c’est biaisé par les arguments très pertinemment déployés dans le présent article (mélange des achats de vélos loisirs non comptabilisés dans le kilométrage, coût d’achat moyen bien trop fort de ce fait), mais c’est dit dans l’étude.
    Oui, les moyennes sont moyennes.
    Oui, un indicateur unique n’est pas toujours très pertinent.
    Et, faute de mieux, ce n’est pas plus faux que vos calculs personnels, l’anecdote restant non représentative.
    En effet il faudrait une enquête ciblée sur les dépenses pour les déplacements utilitaires à vélo avec un gros échantillon pour avoir un point de départ fiable (1361€ à l’achat, c’est une belle bête)

    Souligner les limites de l’étude et apporter des éléments contradictoires, comme cela est fait, pour démontrer la portée de ces limites, comme c’est fait, me semble tout à fait sain et souhaitable, mais ne vous faites pas un ulcère.
    Si les drogués de la voiture sont assez bêtes pour reprendre ça à leur avantage, alors que le coût général est bien supérieur, sans parler des portées qui sont en général plus importantes et les détours plus longs (donc km supérieurs, dépenses en plus), tant pis pour eux. Laissez-les dépenser leurs 3300€ moyens par an hors amortissement, vous pourrez pendant ce temps vous acheter plusieurs vélos « moyens » à 1361€ par an pour ce tarif.

    Cordialement,

    PS : personne n’a réagi sur le fait que le plus économique de tous transport était l’avion low-cost ?

  50. SautdeChaine

    Un autre secteur « inattendu » où le vélo se fait attaquer sur son coût, c’est le secteur du VAE (qui en faisant la promotion de l’assistance électrique, se retrouve à argumenter énormément sur les défauts du vélo). Ainsi, dans un article sur les coûts des différents mode de transport dans une revue d’association de cyclistes de Nantes, le vainqueur est le VAE. Et pourquoi le vélo est-il plus cher que le VAE ?

    Parce que « il y a des chances pour que les jours de pluie, de vent ou la nuit, vous hésitiez à prendre votre vélo; vous prendrez alors votre voiture, sauf si vous êtes un inconditionnel absolu. Et dans ce cas votre budget transport va croître énormément. Ce ne sera pas le cas si vous possédez un VAE, car on craint moins les situations pénibles, pluie ou vent de face, en sachant que l’assistance va grandement vous soulager. De même la nuit un bon VAE profite de sa batterie pour vous procurer un éclairage bien plus performant que la meilleure des dynamos. »

    Le VAE se répandra, c’est le sens de l’histoire, mais il est dommage que ca soit souvent promu en parlant des prétendus défauts du vélo…

  51. Zeed

    Une fois de plus le vélo est stigmatisé,car de nombreuses personnes qui adoptent ce moyen de transport,s’imaginant qu’il ne coûte rien vont être démotivées en voyant les chiffres,parce qu’aujourd’hui,TOUT COÛTE CHER!!!
    Non mais n’importe quoi!

    Et alors tant qu’on y est:à combien revient le prix du kilomètre de celui ou celle qui se déplace en roller ou en trottinette?

  52. tjpsi

    Effectivement, pour une vraie étude comparée, il faut comptabiliser tous les coûts indirects (pollution, activité physique, infrastructure, …) ; coûts à ajouter aux modes de transports motorisés, ou à retrancher aux modes actifs.
    Et pour être vraiment irréprochable sur la démarche, il faut ajouter, pour les modes actifs (vélo, marche, …), le coût supplémentaire de l’alimentation (la bouffe quoi) induite, qui dépendra du rythme (sportif ou non) du déplacement.

    Sinon voilà pour mon cas, sur 5 ans :
    achat vélo + accessoires 700€
    entretien 500€
    distance 30.000km
    >> 0,04€/km

  53. laurent

    Petite objection concernant le propos selon lequel le vélo ne nécessite pas d’assurance, en fait elle est incluse dans l’assurance souscrite généralement pour le logement (et même obligatoirement si l’on est locataire) mais il ne faut pas oublier que le risque de tuer ou blesser quelqu’un en roulant à vélo n’est pas strictement nul. Il peut être aussi intéressant pour le cycliste de s’assurer pour ses propres blessures sans tiers responsable.

  54. Gab

    Vélo récupéré dans la cave de ma boite; changement deux deux chambres à air et achat d’huile de chaine; 30 euro chez decat depuis un an plus aucunes dépenses.(j’avais déjà le casque 30 e aussi) donc cout total 60 euros par an de circulation dans Paris.

  55. levelopetitcanard

    Ben non, le VAE (Vélo Anti-Ecologique) ne se répandra pas très longtemps :
    – ressources en lithium sur la planète : environ 25 millions de tonnes
    – consommation annuelle : 600.000 tonnes (pour les bagnoles, les portables, etc.)
    Faites le calcul, il n’y aura pas de lithium éternellement.
    Quand il n’y aura plus de batterie alors les VAE auront un poids et un encombrement qui les feront chuter…

  56. François Fatoux

    A 63 ans, je suis d’un âge à être membre d’un Politburo ou d’un conclave. Ce qui a au moins l’intérêt de parler au nom de mon expérience plutôt que de considérations fumeuses. 51 ans de vélo quotidien dont 36 sur Paris et sa proche banlieue, le reste dans diverses villes de province. Au minimum 150 000 kms en ville plus quelques dizaines de milliers de kms en rase campagne pour le loisir, le sport. 21 ans de militantisme dans une association de cyclistes urbains dont je suis le fondateur. 11 ans d’animation de la principale vélo-école française. Outre ma propre expérience, je connais un peu celle de nombreux cyclistes grâce à cette vie militante. Ca vaut bien les calculs fantaisistes d’un économiste probablement sorti d’une grande école, non ?
    Donc, exemple de cyclistes pas très bricoleurs mais qui savent quand même réparer une crevaison, changer un pneu, un câble de frein et de dérailleur :
    PA + entretien annuel – PV = 900 + 100 x 10 – 100 = 1 800 euros pendant 10 ans à raison de 3600 kms par an = 5 centimes.
    Ou 1700 + 100 x 15 – 200 = 3 000 euros pendant 15 ans à raison de 5 000 kms par an = 4 centimes.
    Ou 350 + 50 x 10 – 70 = 780 euros pendant 10 ans à raison de 1000 kms par an = 7,8 centimes.
    Ou 350 + 60 x 15 – 50 = 1 200 euros pendant 15 ans à raison de 800 kms par an = 10 centimes.
    Ou 50 + 20 – 20 = 50 pendant un an à raison 500 kms = 10 centimes.
    Conclusion provisoire ; un coût moyen n’a pas grand sens avec une fourchette aussi large. 10 centimes est un maximum mais avec un vélo de qualité dont on assure soi-même la totalité de l’entretien et qu’on utilise au-delà de 5000 kms par an, on peut descendre nettement sous les 4 centimes du km.
    Quant à la comparaison avec le covoiturage, ça n’a aucun sens puisqu’on va où l’on veut à vélo alors que le covoiturage est très fortement contraint.

  57. Barnabé

    Je ne me suis pas livré à l’exercice du coût de vélo pour ma pomme.
    Sachant que ça reste anecdotique, que l’amortissement futur n’est pas pris en compte.
    Je mets de côté le vélo loisir.
    Je compte uniquement mon vélo principal et le kilométrage réalisé avec icelui.
    Coût + entretien, sur les 3 dernières années (achat il y a 3 ans), à la louche 2000+500€ (ben oui c’est un vélocargo)
    Kilométrage sur les 3 dernières années (depuis l’achat) ~17000km
    Soit environ 15ct/km -> ça rejoint la moyenne très moyenne de l’étude FNAUT.

    MAIS.
    Sur la moitié du trajet quotidien, j’oscille entre 2 et 3 voyageurs (passagers + moi). Bon faut faire des moyennes à la louche, au point où on en est…
    Disons, 1/5e du linéaire à 3, 1/4 à 2
    J’ajoute donc, pour transformer mon savant calcul en voyageurs.km :
    2 x 1/5 x 17 000 et 1 x 1/4 x 17 000 (je ne fais pas respectivement 3x et 2x car je me suis déjà compté 1x dans les 17 000)
    Soit 17000+6800+4300= 28 000 km

    Du coup un vélocargo bien utilisé tombe à 9ct/km par voyageur au bout de 3 ans.

    My 9 cents.

  58. Struddelstruddel

    De SAUTDECHAINE
    « Parce que « il y a des chances pour que les jours de pluie, de vent ou la nuit, vous hésitiez à prendre votre vélo; vous prendrez alors votre voiture, sauf si vous êtes un inconditionnel absolu. »

    Ou sauf si on n’a pas de voiture parce qu’on se rend compte qu’il est tout à fait inutile d’en posséder une pour la très grande majorité de la population.

  59. Jean-Marc

    @ Laurent

    il s agit de l assurance responsabilité civile,
    et elle s’intéresse exclusivement aux degats fait aux tiers,
    dont les éventuels blessés et bris matériels qu’on peut causer lors d’une collision.

    c.f. http://www.ffsa.fr/sites/jcms/c_47593/fr/la-responsabilite-civile-du-particulier-et-son-assurance?cc=fn_7313#corps2

    (ainsi, ton « MAIS » n a pas lieu d être : tu opposes 2 choses identiques).

    Par contre, ta dernière phrase pourrait se justifier :
    ses propres dégats, en cas d accidents fait seul (en particulier si vous faites du DH ou autre forme de VTT), ou les degats qu’on se fait (matériels et médicaux) ne sont pas pris en compte, en cas d accident seul ou 100% responsable.

    (mais le 100% responsable, pour un vélo, en ville, c est statistiquement rien…
    ainsi, statistiquement, nos degats vont être pris en charge par la personne conduisant le véhicule motorisé avec qui on a eu eu une collision, soit directement, personnellement, si sans assurance (ce qui est illégal pour un véhicule motorisé), soit -le plus souvent- par son assurance au tiers obligatoire)


    remarque :
    les degats intentionnels) sont exclus de la resp. civile :

    exploser un rétro d’une personne qui vient de nous faire une queue de poisson ultra dangereuse, qui nous a fait froller la mort, ou celui d’un squatteur de piste cyclable, ne sont pas couverts.

    ainsi, comme un doubleur de près ne peut physiquement pas avoir respecté la distance latérale minimale (1.5 ou 1m en agglo), et s être retrouvé au contact,

    légalement, niveau couverture, il ne vaut mieux pas éviter l accident, et après avoir une explication houleuse avec l automobiliste qui nous a mis en danger par un dépassement de trop près; mais plutôt être cascadeur et avoir un vélo avec des lames saillantes (pour les degats sur portières, aile,.. : de véritables écarteurs de dangers : écarteurs de dépassements dangereux), et, en cas de mise en danger par un automobiliste, aller à l accident…
    = tourner légèrement son guidon à gauche, vers l automobile qui double de trop près, plutôt que de se rabattre vers le caniveau… où on risque d être de plus en plus serré, et d avoir finalement un accident tout seul, donc non couvert.

    (ce n est -bien sûr- pas un conseil de mise en danger de votre vie*, en recherchant les accidents… mais juste une constatation sur la façon de fonctionner de la législation française niveau assurance… ainsi, autre cas de degats volontaires : face à un automobiliste qui veut fuir, alors que vous voulez appeler les flics, s attaquer à son rétro (ou autre), pour qu’il desire lui aussi appeler/attendre les flics au lieu de fuir, n est pas légal ni couvert par l assurance… mais après, ce sera au juge, pas à l assurance, de juger qui doit payer quoi, sur ces éventuels degats volontaires)

    * par contre, pour éviter ces 2 pbs, celà doit vous inciter à rouler dans votre voie (entre 1/3 et 1/2 de voie), pas dans le caniveau, afin d’empêcher les dépassements de près : qu’on vous double dans la voie à votre gauche, pas dans VOTRE voie :

    vous avez le droit d être sur la chaussée, occupez l espace de votre voie, et celà vous protége des doubleurs
    (et celà vous éloigne d autant des portières, personnes sortant d’une voiture, véhicules sortant d’une place de parking/d’un bâtiment et des piétons)

    donc, pour revenir sur le sujet, sur le coût du vélo :
    sauf vélo en mode sportif (VTT encore plus que cyclo-sportif), où on risque plus les accidents fait par soi-même,
    l assurance spécifique pour le vélo n est pas une nécessité, la responsabilité civile suffit.

  60. Jeronym Palec

    Ce qui est le plus ridicule, c’est la comparaison de deux modes de transports qui n’ont pas les même visées … Je vais quand même pas faire du covoiturages sur une distance de 5 km, tout du moins sur un trajet quotidien hors loisirs, en ville ! Sinon, j’ai fais le calcul, j’en suis à 0.03€/km …

    Avec un vélo suisse acheté 70€ il y a deux ans, sur lequel je n’ai eu aucun frais (freins à tambours, vitesses dans le moyeu), mais juste des visses à reserrer, et des gardes boue à détordre … Allé j’avoue, je vais devoir changer ma béquille parce qu’un autre cycliste a fait tomber mon vélo en garant le sien.

    Trajet de 6 km qui n’est pas effectué tous les jours. Trajets de loisirs n’ont pas été comptés.

  61. benchaouche

    depuis des années je fait du vélo à nantes et agglomération,mon vélo est d’occasion acheté depuis plus de 15 ans,à part quelques frais d’entretiens(à peine 25 euro,pour changer mes pneus usés et chambre à air en 10 ans) mon vélo ne me coute pas un rond..Par contre la défiance des automobilistes sur les cyclistes est lamentable ,presque dangereux,de plus les pistes cyclabe que je prend si cela m’arrangent sont dangereuses,truffées d’haricots cimenté,de bites meme en acier sur les rives,de surplombs bétonnés,de nid de poule,et surtout pas de priorités au vélo surtout en pentes,bref du n’importe quoi.Je finirai surtout sur l’agressivité des voitures,au risque de vous faire tomber et souvent prennent la place réservée aux cyclistes lors de démarrage aux feux,un conseil si vous etes coincés par la circulation,ne pouvant rouler à droite sur piste ou non souvent encombrés,doublez toujours à gauche de façon que bus et poids lourds vous voient..

  62. MOA

    Comme c’est intéressant une telle étude. Passionnant même !

    Bon sinon, perso, depuis que je me suis mis au vélo (min. 5000 km par an), je suis dans la dêche ! j’ai dû faire des crédits, je m’en sors plus. Je songe à me remettre à la bagnole.

    Me vient une idée brillante et si la prochaine étude se penchait sur le diamètre moyen des trous entraînant la crevaison d’un pneu 26*1.9 puis pour une taille 700, etc…

  63. Le Vélo Petit Canard

    Je ne sais pas si ça été dit mais il y a une fédération adhérente depuis de longues années à la FNAUT c’est la FUB… Soit elle laisse passer cela soit elle l’a pas vu… Dans les 2 cas ils sont une nouvelle fois à côté de la plaque ! Déjà qu’ils sont pour les ghettos « cyclables » et les VAE (vélos anti-écologiques)… Mais de leur part plus rien ne m’étonne, ils ont collaBOBOré avec tous les politiques, au détriment des cylistes, ils ont même accusé les ateliers de piquer le boulot des artisans et commerçants pendant des années, et à Toulouse ils soutiennent la MDV qui vend des pièces neuves en concurrence directe, détourne l’argent des adhésions à l’atelier-vélo, etc.

  64. Thibault

    Je tombe sur cet article au fil de mes lectures. Et je dois dire que je suis très surpris (et déçu) de constater que comme d’habitude on cherche à opposer tout les gens. En réalité il faudrait arrêter d’essayer d’estimer des coûts chacun dans son coin… En tant que grand défenseurs du vélo, forcément, vous trouverez que votre coût kilométrique est moins élevé que la moyenne… Si vous avez la chance de pouvoir vous rendre tous les jours au travail en vélo, forcément le coût est plus faible que le mec qui ne va utiliser son vélo que de temps à autres (et qui représente une bien plus large part des gens)…

    Quand je bossais à 5 km de chez moi, le vélo était vraiment la meilleure idée. Puis j’ai travaillé à 30 km. En étant en région parisienne (où les transports sont centrés sur Paris), il m’aurait fallu 2 heures en transports en commun. En voiture : 45 min. Le choix était tout fait.

    Puis j’ai changé de boîte dans une ville qui se trouvait sur la même ligne de RER que moi (25 minutes de RER + 30 minutes à pied).

    Dans tous ces cas de figure, je n’ai fait que prendre le meilleur rapport faisabilité * temps / prix.

    Si vous habitez à 5 km de votre boulot, tant mieux pour vous, le vélo est tout indiqué. Triplez le nombre de km et la problématique ne sera plus du tout la même. Vous n’utiliserez votre vélo que 2 jours par semaine. Peut être même moins.

    Beaucoup de gens ne sont pas dans votre cas optimal. L’étude ne parle pas de vous en particulier, mais fait des statistiques moyennes… Faites déjà la différence.

    Plutôt que d’opposer les types d’usagers, réfléchissez aux moyens d’améliorer leurs conditions de transport. Croyez-moi, les gens en caisse préfèrerait utiliser un vélo tous les jours que leur caisse ou les transports…

    Mais faire 30 km à vélo, sur route non protégée, sans éclairage public, avec des dénivelés de fou, ça n’est pas à la portée de tout le monde.

    Et c’est bien dommage.

    Conclusion : merci de ne pas cracher sur des études statistico-économistes en donnant comme contre exemple votre cas particulier (et celui de vos lecteurs)…

  65. Struddelstruddel

    De THIBAULT « Si vous avez la chance de pouvoir vous rendre tous les jours au travail en vélo, forcément le coût est plus faible que le mec qui ne va utiliser son vélo que de temps à autres (et qui représente une bien plus large part des gens)… »

    Ce n’est pas de la chance, c’est un choix.

    La plus large part de gens dont vous parlez ont choisi un mode de vie qui les rend dépendant de la bagnole. Ce n’est pas de la malchance, c’est un choix.

    Ils se permettent d’habiter loin de leur emploi CAR ils ont une voiture.

    S’ils n’avaient pas de voiture (pas assez d’argent pour passer le permis de conduire, incapacité à conduire), ils n’auraient pas le choix et seraient OBLIGÉS d’habiter près de leur emploi : soit chercher un emploi près de leur habitat, soit déménager plus près de son emploi, soit déménager dans un endroit ou le bassin d’emploi est concentré, soit choisir une autre voie que le salariat.

  66. JiBOM

    Quand je bossais à 5 km de chez moi, le vélo était vraiment la meilleure idée. Puis j’ai travaillé à 30 km. En étant en région parisienne (où les transports sont centrés sur Paris), il m’aurait fallu 2 heures en transports en commun. En voiture : 45 min. Le choix était tout fait.

    Fondamentalement, le choix n’est pas là mais plutôt dans le lieu d’habitation et le lieu de travail. Si vous habitez près de votre boulot, c’est très pratique en effet. Mais si un jour vous en changez et que votre maison/appartement est mal situé question transports en commun, vous risquez évidemment ce qui vous est arrivé : ne plus avoir le choix en matière de mode de transport (ou presque plus, car certains oseraient quand même le vélo !) parce que les deux endroits sont isolés ou mal reliés entre eux.
    Attention, ceci est un exemple inspiré de ce que j’ai lu de votre expérience et certainement pas un reproche. Vous avez bien le droit d’habiter où vous voulez.

    Croyez-moi, les gens en caisse préféreraient utiliser un vélo tous les jours que leur caisse ou les transports…

    Peut-être quelques-uns mais pour la majorité… rien n’est moins sûr. Je ne vous croirai donc pas sur parole. Pour étayer mon propos, j’ai plusieurs exemples passés et présents.
    Une de mes soeurs a habité à 800 mètres de son travail pendant trois ans et a toujours pris sa voiture pour s’y rendre, sous prétexte que « le vent, ça décoiffe » (et puis l’eau, ça mouille, le feu, ça brûle, tout ça…), et que « marcher [la] fera transpirer ». Alors, je précise qu’elle était hôtesse d’accueil dans un hôtel… mais quand même, pour 800 mètres !
    Et puis j’ai des connaissances qui ne se voient pas dans les transports collectifs pour des raisons sociales (standing ou autre) et qui, pour les mêmes raisons, refusent le vélo et lui préfèrent la moto ou la voiture.
    D’autres encore qui sont prêts à habiter loin de tout, rien que pour pouvoir justifier indéniablement l’usage de la caisse à savon.
    En ce qui me concerne, j’habite et travaille dans le même arrondissement parisien. Je mets entre 15 et 20 mn à pied. Le vélo n’est donc pas indispensable mais parfois, ça m’amuse de le prendre. La voiture est évidemment une solution luxueuse et disproportionnée mais c’est le choix qu’a fait une de mes collègues qui est dans la même situation que moi. Elle a acheté une voiture mais a finalement renoncé à l’utiliser en semaine au vu des complications. Un autre collègue, toujours dans les mêmes conditions de départ, prend tous les jours le métro alors qu’il est en pleine forme physique et qu’il se coltine un changement de ligne juste pour une station. Et il met le même temps que moi à pied…

    Alors tout ça, ce ne sont que des expériences personnelles (ou presque) mais elles me font dire que « les gens » préfèrent dans l’ordre, la voiture (la leur bien évidemment !), le métro (et les TC en général) et en dernier seulement le vélo/les pieds.

    « merci de ne pas cracher sur des études statistico-économistes en donnant comme contre exemple votre cas particulier (et celui de vos lecteurs)…

    Je pense surtout qu’il faut savoir critiquer une analyse ou un résultat statistique car les chiffres ne veulent bien dire que ce qu’on leur fait dire. En l’occurrence, les exemples de chacun, s’ils ne permettent pas de créer de nouvelles statistiques pertinentes, ont au moins le mérite de montrer les limites du résultat présenté et préciser en quelles circonstances celui-ci peut être vrai ou faux ou, pire encore, mal interprété.

  67. Struddelstruddel

    de JIBOM « Peut-être quelques-uns mais pour la majorité… rien n’est moins sûr. Je ne vous croirai donc pas sur parole. Pour étayer mon propos, j’ai plusieurs exemples passés et présents.
    Une de mes soeurs a habité à 800 mètres de son travail pendant trois ans et a toujours pris sa voiture pour s’y rendre, sous prétexte que « le vent, ça décoiffe » (et puis l’eau, ça mouille, le feu, ça brûle, tout ça…), et que « marcher [la] fera transpirer ». Alors, je précise qu’elle était hôtesse d’accueil dans un hôtel… mais quand même, pour 800 mètres ! »

    Exact, j’habite à 2 km de mon travail parce que je l’ai CHOISI (j’ai d’abord cherché une ville avec un bassin d’emplois concentrés, PUIS j’ai cherché un emploi à moins de 15 km de mon habitat, PUIS une fois trouvé, j’ai déménagé juste à côté).

    Une collègue habite à une rue de chez moi, elle habite ici POUR habiter près de son travail, elle l’a choisi alors qu’elle habitait à plus de 30 km au début et qu’elle prenait sa voiture quotidiennement.

    Eh bien maintenant qu’elle habite à 2 km de son travail … el y va toujours quotidiennement en voiture !

    J’ai fait du vélo avec elle le long de la sèvre nantaise : elle est capable de faire 20 bornes à vélo d’une traite sans problème.

    Sa réponse au fait de ne pas utiliser son vélo pour aller au boulot ? « oh, la flemme »

    dans ma boîte, on est nombreux à habiter dans la même ville que son implémentation : c’est une petite ville de la banlieue nantaise dans laquelle n’importe quel endroit d’habitation permet d’aller dans cette entreprise à vélo : pourtant, nous sommes 3 à venir à vélo (sur 150 employés) …

    Quand on se rend à la zone de restaurants située à 4,5 km, TOUT LE MONDE y va en voiture, et quand je prends mon vélo pour y aller, certains sont sur le cul « mais tu vas pas y aller à vélo !! »

    Question d’argent ??

  68. Vélo Petit Canard

    On va bien rigoler quand le pétrole sera à 200$ le baril, tous ces imbéciles qui font à 80% moins de 5 kms en bagnole seront alors le cul rivé à la selle…
    On va bien rigoler quand le pétrole sera à 200$ le baril, tous ces imbéciles qui allaient au supermarché acheter leurs produits de merde venus de l’autre bout de la terre, gavés d’OGM et huile de palme, ils se mettront à faire un potager et diront qu’ils avaient anticipé…
    C’est fou comme il y a des résistants après la bataille, mais avant ils sont tous terrés dans leur trou à rat !

  69. Jean-Marc

    Jibom : »En ce qui me concerne, j’habite et travaille dans le même arrondissement parisien. Je mets entre 15 et 20 mn à pied. Le vélo n’est donc pas indispensable mais parfois, ça m’amuse de le prendre »

    en fait, pour 700m (dont moins que ta soeur pour aller au boulot), j ai une boulangerie,
    et bien, 90 à 99% des fois, j y vais en vélo, et pas à pied :

    c est « politique » :
    les autres gens, qui viennent surtout à pied ou en auto, voient que je me gare à l entrée, et que je repars aussi vite,
    les automobilistes voient que je les double sur mon vélo, eux à pied (ou en voiture), marchant vers leur voiture, alors que j’ai été servis après eux :

    non seulement celà me fait gagner plusieurs minutes par rapport à la marche, non seulement celà me plais,
    mais en plus, celà fait de la pub pour l utilisation du vélo. et montre ses performances.
    Tous ceux que je croise auront plus de mal à ignorer qu’on peut se déplacer à vélo, en ville.

    Parfois, d autres vélos sont accrochés devant la boulangerie, utilisés par des enfants (surtout le dimanche matin) ou des adultes.

    Je ne sais pas si j ai un peu contribué à leur présence, ou pas;
    mais qu’importe :
    L essentiel, c est de voir qu’il y en a d autres, en espérant qu’ils soient encore plus nombreux dans l avenir.

  70. Pédibuspédibus

    De Jean-Marc : « en fait, pour 700m (dont moins que ta soeur pour aller au boulot), j ai une boulangerie,
    et bien, 90 à 99% des fois, j y vais en vélo, et pas à pied »…

    Ici je ferai le pinailleur de service en rappelant le leitmotiv des porteurs de message de santé publique : 1/2 heure d’activité physique par jour au minimum pour garder la forme. Si tu laisses les piétons vaquer à leurs affaires dans le cas particulier évoqué c’est déjà 21 minutes que tu leur garantis à l’allure de promeneur de 4 km/h!

    Je rêve d’une panneautique rappelant nos devoirs envers notre corps, c’est-à-dire qui puisse nous rappeler les bénéfices de certains actes faussement anodins, mais réellement bénéfiques. Qu’on plante dans un rayon d’ 1/4 d’heure de marche pépère des commerces de proximité ce genre de propagande sanitaire et sans doute verrons-nous par la même occasion leur santé financière s’améliorer à vue d’œil…

  71. BromptonAddictBromptonAddict

    Pour ajouter à ce que dis « Vélo Petit Canard », en plus du coût du baril qui va augmenter, on sait que les réserves de pétrole sont finies, et donc que le prétrole va devenir de plus en plus précieux.
    J’aurais souhaité qu’on l’économise, pour les véhicules de secours, transporter des médicaments rapidement…
    Mais en fait, on le gaspille en faisant des trajets en voiture inutiles, en achetant des voitures toujours plus puissantes qui consomment à peu près pareil, voire beaucoup aux USA (gros pick-up et compagnie).

    Alors gaspillons donc, arrêtons de nous poser des questions, Bousillons les derniers espaces naturels pour fournir l’énergie qu’on a tant besoin de gaspiller, et précipitons-nous plus rapidement dans le mur…

  72. Thibault

    Voilà clairement le type de réaction des privilégiés… Du travail, il n’y en a plus messieurs. Donc on prend ce qu’on nous donne et on ne fait pas la fine bouche. C’est sûr que si vous avez créez votre situation professionnelle pendant les 30 glorieuses ou au début des années 80, c’était un choix. Du boulot, il y en avait. Se loger, c’était relativement simple.

    Aujourd’hui trouver un logement, c’est la croix et la bannière. Trouver un travail, idem. Alors trouver l’un à côté de l’autre, laissez-moi rire. Quant à multiplier les complications par deux quand on est en couple et qu’on a des gamins…

    Sortez un peu de votre petit monde… Ca vous ferait du bien.

    Non, prendre la bagnole n’est pas toujours un choix. Tout comme certaines personnes n’ont pas non plus le choix de prendre leur bagnole pour aller à 5 km de chez eux, tout simplement parce qu’il n’y a aucun bas côté, pas d’éclairage publique et que les gens en caisse roulent comme des dingues sur les routes qui les sépare de leur taf…

    Non, prendre le vélo n’est pas votre choix, c’est votre chance. Cessez de cracher sur les autres comme si vous aviez fait *le* bon choix. Le meilleur choix c’est déjà celui d’accepter que tout le monde ne peut pas faire comme soi. Mais en effet, à la lecture des nombreux commentaires, j’ai plus l’impression d’être sur un blog de secte religieuse que sur un blog visant à faire évoluer les mentalités… Sinon vous parleriez avant tout des pouvoirs publics qui eux, ne font clairement aucun effort pour améliorer les transports en commun et les voies vertes (il n’y a qu’à voir notre retard par rapport au Royaume-Uni)… Et ça n’était que ça… Les handicapés moteurs se voient encore une fois privés d’accès aux bâtiments publics des communes les plus « feignantes » jusqu’à au moins 2022 !

    Le vélo, c’est très bien. Si vous avez la possibilité de l’utiliser, c’est vraiment top. Mais ne crachez pas sur ceux qui ne l’utilisent pas comme vous. De même, si vous ne pouvez pas comprendre que certaines personne, lorsqu’il pleut des cordes, préfèrent changer de moyen de locomotion (que ce soit prendre le métro, le bus ou leur caisse), bah grand bien vous fasse : vous êtes la perfection incarnée et eux des gros nuls. Votre ouverture d’esprit le démontre.

    Cordialement,

  73. Mirkorne

    @ Thibault:
    Ne pas aller dans les zones commerciales : ce n’est pas un choix, c’est une chance!
    Ne pas aller dans les magasins de bricolage le dimanche : ce n’est pas un choix, c’est une chance! […]

    Je ne sais pas si je dois continuer à toucher du bois ou de la peau de singe… mais qu’est que je suis chanceux… A moi les millions et la chance de m’offrir une TESLA!

    Je ne sais pas de quelle secte vous êtes mais tout ne tient pas de la chance…

  74. Struddelstruddel

    Allons bon, le poncif des privilégiés qu’on doit nous ressortir 10 fois par jour et qui n’a toujours aucune valeur.

    Exemple de ma situation personnelle (certes, pas extensible à tout le monde, mais relativement dans la moyenne des « jeunes » de mon âge à mon avis, et, au passage, je n’étais pas né pendant les trente glorieuses) :

    http://pasdevoiture.wordpress.com/2014/02/17/les-idees-recues-sur-la-necessite-de-lautomobile/comment-page-1/#comment-247

    J’ai trouvé mon boulot actuel en 2011 et je n’ai que le bac.

  75. Struddelstruddel

    « . De même, si vous ne pouvez pas comprendre que certaines personne, lorsqu’il pleut des cordes, préfèrent changer de moyen de locomotion (que ce soit prendre le métro, le bus ou leur caisse), bah grand bien vous fasse »

    Ça, ça s’appelle un luxe, les gens qui n’ont pas les moyens d’avoir une voiture ou qui habitent des zones sans transport en commun prennent leur vélo même quand il pleut des cordes parce qu’ils n’ont pas le choix, comme des pauvres pommes.

    Et ma foi, ils assument.

  76. Mirkorne

    @ Thibault:
    Enfin, il est assez drôle de mettre dans le même paragraphe le rôle des pouvoirs publics et Royaume-Uni.

    Vous omettez le pouvoir du PUBLIC à faire bouger les choses. Les pouvoirs publics ne sont que très rarement à l’initiative des choses, ils suivent le courant. De plus, vous remettez en cause leur inactivité , ce qui est un grave raccourci car bon nombre de collectivités ont pris en main le dossier de la mobilité active…

    Alors certes, on peut déplorer que cela n’aille pas assez vite … mais on pédale de l’avant pour montrer que le vélo a une VRAIE place dans le choix de la mobilité de chacun.

    Si vous n’aimez pas le ton de Carfree, je vous invite à suivre le fil-conducteur, forum de 40 millions de conducteurs de caisses de savon. Vous pourrez connaître leurs points de vue sur les mesures anti-voitures des pouvoirs publics!

  77. Flipper07

    @ Thibault
    « Tout comme certaines personnes n’ont pas non plus le choix de prendre leur bagnole pour aller à 5 km de chez eux, tout simplement parce qu’il n’y a aucun bas côté, pas d’éclairage publique et que les gens en caisse roulent comme des dingues sur les routes qui les sépare de leur taf… »

    Ca me fait toujours bizarre de lire que le velo est dangereux parce que les gens roulent comme des dingues et donc, on roule en voiture a la place du velo…. ce qui ne fait que rajouter des voitures sur la route et augmenter le danger…
    Le bon vieux cercle vicieux…..

  78. Gari

    @Thibault :

    Je rappelle à tout hasard l’objet de l’article, qui était de critiquer une étude et notamment ses hypothèses de base, de manière à réfuter les coûts astronomiquement chers attribués au vélo (en tant que moyen de déplacement).

    La critique principale venait du fait que l’étude mélange choux et carottes :
    – d’un côté la dépense totale des français dans les vélos (y compris accessoires, réparations, etc.) sur une année
    – de l’autre l’ensemble des kilomètres parcourus à vélo sur cette année

    Deux problèmes induits :
    – Les dépenses prises en comptes incluent celles pour les vélos « loisirs » ou « sportifs », alors que les kilomètres parcourus sont ceux déclarés dans le cadre de déplacements « utiles », donc n’incluant pas le loisir ou le sport – on divise « coût(sport+loisir+déplacement) » par « distances(déplacement) ».
    – Les achats de vélo semblent « amortis en un an », c’est à dire que l’étude semble considérer qu’on achète un vélo par an (sinon, pour un vélo à 600€ utilisé pendant 3 ans avant d’être changé par exemple, on n’attribuerait qu’une valeur de 200€ par an).

    Autrement dit : Il n’est nullement question de s’arc-bouter sur une position « sectaire » et sortie de nulle part, en disant que le vélo « ne coûte pas cher ». La position tenue est que « l’étude, en l’état, s’appuie sur des hypothèses farfelues qui ne tiennent pas : nous réfutons donc ses conclusions ».

    Les commentaires qui suivent se bornent à offrir des cas particuliers d’utilisation du vélo qui semblent également aller dans le sens de l’article.

  79. Jean Sivardière

    Réponse à GARI.
    La FNAUT souhaitait connaître les coûts d’usage de tous les modes de déplacement afin de bien comprendre le rôle de la tarification dans le choix modal du consommateur. L’étude a été réalisée par Jean-Marie Beauvais, un économiste des transports reconnu pour sa rigueur méthodologique et sa minutie.
    Les coûts déterminés sont les dépenses supportées directement par le consommateur ; 
d’autre part les résultats obtenus sont des valeurs moyennes car les seules données statistiques disponibles sont elles-mêmes des valeurs moyennes (dépenses totales des consommateurs pour un mode de transport donné, kilométrage correspondant de leurs déplacements et taux d’occupation des véhicules).
    Dans le cas du vélo, les données macroéconomiques suivantes étaient disponibles pour 2011 : le total des dépenses des cyclistes, soit 1,48 milliard d’euros, et le kilométrage total parcouru, soit 9,7 milliards de km (estimation à partir des résultats de l’enquête nationale transports et déplacements 2008). D’où le coût complet moyen d’usage du vélo, 15 centimes par km.
    Jean-Marie Beauvais a expliqué lui-même ce résultat supérieur à ce qu’on pouvait attendre : le coût d’acquisition d’un vélo est loin d’être négligeable et, surtout, la longueur moyenne d’un trajet est faible et une part significative du parc n’est pas utilisée quotidiennement, car l’essentiel de la pratique cycliste reste liée aux loisirs. Or les données disponibles n’établissent malheureusement aucune distinction entre cycliste qui ne roule que lors de ses loisirs, cycliste régulier et cycliste « polyvalent ». Le consultant a souligné lui-même les limites de sa méthodologie dans le cas particulier du vélo : ce n’est pas lui qui mélange des choux et des carottes, mais les statistiques disponibles, qui n’explicitent pas la grande dispersion des comportements cyclistes.
    Contrairement à ce que vous affirmez sans preuves :
    – le résultat de l’étude ne repose sur aucune hypothèse farfelue pour la bonne raison qu’il ne repose sur aucune hypothèse ;
    – le kilométrage parcouru concerne tous les types de déplacements à vélo et non les seuls déplacements utilitaires ;
    – enfin l’étude ne suppose en rien que le prix d’achat d’un vélo est amorti en un an ; la durée moyenne d’amortissement est inconnue, mais elle est prise en compte indirectement par la dépense annuelle moyenne du cycliste.

  80. CarfreeCarfree

    M. Sivardière, je pense que vous n’avez pas bien lu la méthodologie des enquêtes nationales transport:
    http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Themes/Transports/Transport_de_voyageurs/Deplacements/Mobilite_reguliere_et_locale/Definitions%20et%20concepts.pdf
    Car sinon vous sauriez qu’il n’y a pas de motif « j’me tape 80 bornes à vélo le dimanche ».
    Donc, les gens qui achètent des vélos très chers pour faire du sport ont leur coût du vélo pris en compte dans le calcul mais pas leur kilométrage de type « cyclo-sportif »…

  81. Jean-Marc

    « L’étude a été réalisée par Jean-Marie Beauvais, un économiste des transports reconnu pour sa rigueur méthodologique et sa minutie« 

    tiens, celà me fait penser à Eric Woerth disant
    « Est-ce que j’ai une tête à couvrir la fraude »

    Dans les 2 cas, les phrases employées, faites pour défendre une personne, mais qui la déserve très fortement…

    Au lieu de répondre par des arguments, en prouvant que telle ou telle chose dite ou faite a été bien faite, on se retranche sur des « arguments » intangibles, indéfinissable, et aussi consistant que du sable… (la réputation (auprès de qui?), ou la tête d’honnête homme*).

    Celà carillonne très fort à mes oreilles comme argument d autorité
    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Argument_d'autorité )
    « je suis honnête »/ »il a bonne réputation », alors, circulez, y a rien à voir… et ne vous avisez plus de Nous importuner avec vos remarques insignifiantes.

    (plus précisément, argumentum ad verecundiam : «argument de respect», dans ces 2 cas)

    On n a aucune idée de qui est monsieur Beauvais, et on n a pas fait une critique exhaustive de tous ses travaux, ni même de tous ses travaux sur les transports.
    Il n est ici question que de CE travail.

    Peut-etre a-t-il fait un très bon travail il y a 10 ans, et, peut-etre -en particulier s’il lit les commentaires sur son travail ici et en tient compte- fera-t-il un meilleur travail dans 10 ans,
    mais bon… c est hors sujet ici.

    Et, pour le travail fait ici, par lui, sur le coût du vélo…
    Carfree (et d autres avant lui) vient de vous répondre, juste au-dessus de moi.

    * en sachant, pour Woerth, que le principe même de l escroc (c.f. Madoff ou Rocquencourt) est -JUSTEMENT- d avoir les apparences de l honnête homme :
    il FAUT inspirer confiance, pour réussir une arnaque…
    Pour que des gens vous confient leur argent sans aucune garantie solide en retour…

    Chercher à se défendre sur son apparente honnêteté… c’est justement la défense d’un escroc… qui ne veut pas montrer le livre de compte ou le contrat signé, mais juste détourner l attention sur une futilité.

    Rien de nouveau, que ce soit à l’époque de Voltaire (Tartuffe) ou de Giraudoux (Ulysse).


    @ Pédibus
    Par mon vélotaf quotidien, je fais plus de 30 min. d act. physique en dehors de mon déplacement à la boulangerie…

    donc je n ai vraiment aucune raison de ne pas faire de la pub pour le vélo, en y allant en en chevauchant un.

    Ton argument n est pas faux.. s ‘il est appliqué à une personne qui passe son temps couché dans son lit, puis assis dans son sofa, puis dans sa voiture, puis derrière son ordi, puis dans sa voiture, puis dans son sofa, puis dans son lit.

    mais ce n est pas mon cas.
    (et je parlais de mon cas; après, qu’un taxi ou un VRP aille chercher son pain à pied, pour enfin se dégourdir les jambes, serait une très bonne chose pour lui)

  82. Pédibuspédibus

    Sans doute l’économie des transports « classique » n’est-elle pas suffisante pour évaluer le coût global de la pratique du vélo : outre la typologie foisonnante des cyclistes reprise par Carfree il faudrait réinternaliser sous forme de « crédit public virtuel » tout ce qu’entraîne de bénéfique à la ville, aux sociétés et aux individus le seul matériel ainsi trop sommairement disséqué. Mais gloire quand même à Jeannot, JM Beauvais et d’autres encore qui nous manqueraient cruellement s’ils venaient à se taire.

  83. Pédibuspédibus

    Plutôt que « réinternaliser » j’aurais dû dire « subventionner à bon droit » du fait des externalités positives engendrées par la pratique cycliste… Et cette aide ne pourrait qu’enclencher un phénomène de spirale vertueuse du fait de son encouragement à pratiquer plus nombreux jusqu’à évincer la motorisation à 4 roues comme celle-ci a pu le faire à la fin du premier tiers du XXème siècle en direction du tram et du piéton par exemple…

  84. Gari

    de Jean Sivardière : « l’étude ne suppose en rien que le prix d’achat d’un vélo est amorti en un an ; la durée moyenne d’amortissement est inconnue, mais elle est prise en compte indirectement par la dépense annuelle moyenne du cycliste. »

    Effectivement, ce contre-argument me parait pertinent, en partant du principe que les achats de vélos sont peu ou prou correctement répartis au fil des années (pour caricaturer, en prenant une durée d’amortissement de 3 ans, cela signifie que chaque année 1/3 du parc est renouvelé, et donc que les dépenses liées à l’achat pour l’année choisie ne représentent que 1/3 du parc : les 3 ans d’amortissement sont bien pris en compte).

    Marcel, ça vaudrait peut-être le coup de « barrer » cet argument de l’article original puisqu’il n’est plus valable ?

  85. CarfreeCarfree

    Gari, l’article ne parlait pas de « vélo amorti en un an », en fait c’est toi qui le traduis comme ça. Mais, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, j’ai supprimé le paragraphe en question.

  86. Struddelstruddel

    De JEAN-SIVARDIERE « – le kilométrage parcouru concerne tous les types de déplacements à vélo et non les seuls déplacements utilitaires »

    Mais du coup, ça a quelle valeur pour quelle étude comparée à quelle autre utilisation ?

    Les transports en commun n’offrant pas autre chose que du déplacement utilitaire ou de loisir, il est difficile d’établir une comparaison.

    Les critérium de TGV ou de tramway sont plutôt rares finalement et si les VTT de Downhill font le bonheur des cyclistes aux 2 Alpes, je ne suis pas persuadé que les remontés mécaniques puissent être assimilées à des transports en commun …

    Là où c’est encore plus vicieux, c’est les transports en commun … permettent de transporter un vélo … et que les vélos … permettent d’accéder aux transports en commun (multimodalité, toussa), et là, ça complique vachement les choses en terme de comparaison.

  87. Jean Sivardière

    Réponse à Carfree (commentaire du 3 mars 2014)

    Il est exact que les enquêtes nationales transports déplacements ne tiennent compte que des déplacements réguliers et ignorent donc les déplacements cyclosportifs. Mais Jean-Marie Beauvais a tenu compte de cette lacune.
    L’enquête nationale transports et déplacements 2008 donne 5.454 millions de voyageurs x km pour les deux-roues sans moteur. En utilisant le même facteur correctif que pour les deux roues à moteur, qui conduit à un résultat plausible pour le coût d’usage de la moto, Jean-Marie Beauvais a retenu dans son calcul 9.700 millions de voyageurs x km, précisément pour tenir des déplacements à plus de 80 km (rares) et aussi des déplacements non signalés lors des enquêtes (plutôt des déplacements courts). Voyez son rapport pages 30, 31 et 32.

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