Le monde selon Hulot

Cela n’aura pas traîné longtemps, le nouveau ministre de la Transition écologique (et solidaire) Nicolas Hulot vient de sortir son « plan climat ». Dans le domaine des transports, il a annoncé la fin des véhicules diesel et essence à l’horizon 2040.

En marche donc vers le tout-électrique! Ce dont Ségolène Royal rêvait, Nicolas Hulot va le réaliser, enfin surtout ses successeurs vu qu’on est censé y arriver dans 23 ans. Une France remplie de voitures électriques subventionnées pas l’Etat, qui n’a pourtant plus un sous. C’est triste et pitoyable, surtout de la part de quelqu’un comme Hulot. Pas un mot sur la marche, le vélo, les transports en commun, l’urbanisme ou l’aménagement du territoire. Tout se résume, une fois de plus, à un énième plan pour généraliser la voiture électrique…

Et comme on fait les meilleures soupes dans les vieilles gamelles, on nous ressort la prime à l’achat de voitures dites « propres ». Les ménages les plus modestes devraient bénéficier d’une prime pour se débarrasser de leurs voitures polluantes au profit d’un véhicule plus « propre ». M. Hulot n’a toutefois pas précisé le montant de cette « prime de transition ». Elle sera proposée pour remplacer les voitures à essence d’avant 1997 ou à diesel d’avant 2001. Après les balladurettes et les juppettes, voici donc ce que l’on appellera peut-être les « hulettes ».

En fait, ce sera peut-être la seule trace laissée par Nicolas Hulot au ministère, un nom de prime pour l’achat de voitures…

Passons sur le fait que généraliser la voiture électrique à l’échelle française suppose quelques évolutions substantielles du système actuel: une autonomie des batteries qui permette de ne pas tomber en rade à tout bout de champ, un réseau national de bornes de recharge conséquent coûtant des milliards et financé probablement avec de l’argent public, des temps de recharge des batteries qui permettent de ne pas passer autant de temps à la station-service que sur la route, un coût de la voiture électrique acceptable sans financements massifs d’argent public, une production d’électricité suffisante dans un contexte où on va fermer les centrales à charbon et des dizaines de réacteurs nucléaires…

Passons aussi sur le fait qu’un parc de voitures électriques provoquera autant d’embouteillages qu’un parc de voitures essence ou diesel.

Et donc, arrivons-en à ce qui est censé être la plus-value du passage à un parc automobile entièrement composé de voitures électriques. Selon Hulot, ce sera bon pour le climat avec moins d’émissions de CO2.

Ceci semble faire l’impasse sur le fait que toute voiture neuve, électrique ou thermique, nécessite une trentaine de tonnes de matières premières pour sa seule fabrication. Ces matières premières proviennent des quatre coins du monde, sont transportées à travers les océans pour arriver dans des usines elles-mêmes situées aux quatre coins de la planète. Une fois les pièces détachées fabriquées, on repart pour un tour à travers les océans, pour finir dans les usines d’assemblage des constructeurs de voitures, elles-mêmes situées plus ou moins loin des bassins de consommation.

Par ailleurs, un parc de voitures électriques nécessitera probablement encore plus de matières premières rares, pour les batteries entre autres, exploitées à l’autre bout du monde, et au prix sans doute là aussi de fortes émissions de CO2…

Toutes ces émissions de CO2 seront portées au débit des pays producteurs de matières premières ou fabricants de pièces détachées, c’est-à-dire de moins en moins la France.

Comme nous n’aurons plus de centrales à charbon et de moins en moins de nucléaire, comment allons-nous faire pour faire rouler toutes ces voitures électriques? Sûrement pas en développant l’hydro-électricité qui pourrit déjà un nombre considérable de fleuves et de rivières en nuisant à la biodiversité.

Probablement en développant massivement les éoliennes et les panneaux solaires produits en Chine? Autant de solutions elles-mêmes fortement émettrices de CO2, car ces technologies souvent complexes ne se produisent pas avec du vent et de la lumière… Mais bon, là aussi, l’exploitation des matières rares nécessaires à la production et au transport d’éoliennes ou de panneaux solaires n’affectera pas le bilan carbone de la France.

Ceci dit, il y a une véritable cohérence politique entre le programme libéral de Macron et le programme environnemental de Hulot. D’un côté, le libéralisme débridé et la mondialisation provoquent les délocalisations massives de l’emploi industriel vers les pays à moins-disant social et environnemental. De l’autre, toutes ces productions industrielles qui ne se font plus en France, y compris les voitures, nous permettent de baisser nos émissions officielles de CO2 et de nous donner le beau rôle dans le cadre du respect des Accords de Paris sur le climat.

Le monde selon Hulot ressemble ainsi à une jolie cage dorée, celle des pays comme la France qui délocalisent leurs émissions de CO2 dans ce que l’on appelle les pays en développement. Ces pays peuvent ainsi périodiquement organiser de grandes conférences sur le climat pour donner des leçons au reste de la planète. La mauvaise nouvelle pour Hulot, c’est que le climat de la Terre se fout de savoir si les émissions de CO2 proviennent de France, de Chine ou du Bangladesh.

Dans le monde de Hulot, nous aurons en France des villes bien propres remplies de voitures électriques « n’émettant pas de gaz à effet de serre ou autres polluants. » Dans le monde de Hulot, nous serons les champions de la propreté et des bons conseils gratuits aux autres.

Dans le monde de Hulot, l’industrie automobile dite « française » (qui produit désormais pourtant plus de voitures à l’étranger qu’en France) deviendra forcément la championne mondiale de la voiture électrique, car en France, dès qu’on se lance dans quelque chose, on vise toujours la première place mondiale même si ça se termine souvent comme le minitel…

Cette industrie automobile « française » va forcément conquérir le monde avec ses voitures électriques largement financées par l’État français et donc, vendre à terme des millions de voitures électriques en Chine ou dans la plupart des pays du monde où l’électricité est massivement produite avec du charbon. Mais, ce n’est pas notre problème puisque nous, nous aurons fermé nos centrales à charbon d’ici là.

Dans le monde de Hulot, nous serons les champions du climat avec nos millions de voitures électriques. Parce que la France le vaut bien…

Marcel Robert

A propos de Marcel Robert

Fondateur du site Carfree France et auteur des livres "Vélogistique", "Pour en finir avec la société de l’automobile" et "Îles sans voitures".

30 commentaires sur “Le monde selon Hulot

  1. Vincent

    > Cette industrie automobile « française » va forcément conquérir le monde avec ses voitures électriques largement financées par l’État français et donc, vendre à terme des millions de voitures électriques en Chine ou dans la plupart des pays du monde où l’électricité est massivement produite avec du charbon. Mais, ce n’est pas notre problème puisque nous, nous aurons fermé nos centrales à charbon d’ici là.

    En même temps, les centrales à charbon en France sont à présent presqu’anecdotiques, que ce soit en nombre ou en émissions de GES vu le nombre d’heures qu’elles fonctionnent chaque année.

  2. tefouflo

    Merci pour cet article, moi aussi j’aimerai prendre mon vélo en sécurité et pouvoir prendre le train plus régulièrement (j’habite à côté d’une gare à 9min de Rouen qui n’est plus desservi après 19h,triste)

    Par contre je suis certain que la majorité de la population n’est pas prête à abandonner son indépendance.
    Un petit commentaire sur notre production d’énergie. Notre réseau et notre production nous permettrait d’organiser le rechargement de tous les véhicules si nous avions tous fait la transition. En effet, notre production actuelle occille aux heures de pointes ce qui nécessite des efforts lourds (allumage centrale fuel…) et inversement aux heures creuses (on ne peut pas arrêter un barrage ou une centrale nucléaire). Avec une organisation de la recharges des véhicules (avec linky notamment), les conséquences sont donc minimes, voir même bénéfiques.

  3. Franck

    Une petite citation de Saint Pol Roux : « Qu’Est-ce qu’une auto ? : Une strophe à la recherche de sa cata ».

  4. JN

    A quand une prime pour ceux qui acceptent de se passer de bagnole plutôt qu’une prime à la consommation, c’est à dire à la pollution ? Evidemment, on ne peut s’attendre à cela dans un pays où le lobby automobile est si puissant. Hulot ou un autre qu’importe, face au chantage à l’emploi aucun ministre de l’écologie ne fera le poids quelle que soit sa bonne volonté.

  5. bruno le hérisson

    Merci pour cet article.

    C’est merveilleux  cette décision,  les français  vont partir en vacances à moins de  100 km de chez eux à cause des limites d’autonomie des engins ou alors   pour un nordiste un séjour de 15 jours  sur la cote d’azur sera transformé en un voyage allé de 6 étapes, 3 jours de farniente sur la côtes d’azur  et un voyage retour en 6 étapes.

     

  6. Milou

    bruno le hérisson, c’est sûr que si vous partez du principe que toutes les absurdités faites aujourd’hui doivent encore l’être dans le monde de demain, on avancera à rien.

    D’ailleurs, le jour où les avions seront à court de kérosène, comment les touristes français se rendront à Bali ? Vous vous rendez compte, y’a pas assez de 15 jours pour rejoindre l’Indonésie à la rame ! Vite vite, pétrole et gaz de schiste, sables bitumineux et tout le tintouin pour que nous puissions continuer à profiter de vacances bien méritées !

    Au passage, vélo-sacoches et petit tour des Flandres, c’est quand même autrement plus agréable que 2×1.000 km pour aller s’entasser sur des plages à cramer au soleil.

    Et sinon, y’a un truc qui s’appelle le train.

     

    Sur le sujet de la voiture électrique, j’ai pu entendre plusieurs ingénieurs plutôt calés sur le sujet (Bihouix, Jancovici, Meilhan entre autres) dire que le voiture à 1L aux 100 peut exister dès demain : encore faut-il convaincre (ou contraindre ?) le consommateur. Petit format, faible vitesse, pas de climatisation, pas de chauffage, confort sommaire, tout est à l’avenant. Impact positif immédiat en terme sanitaire, climatique, partage de la route avec les autres usagers, emprise du stationnement, sans oublier la balance commerciale, l’emploi et les bouchons. Ça permettrait d’avoir un peu de temps pour repenser l’urbanisme (on couple ça à un moratoire total sur l’artificialisation des terres, et là on commence à bosser).

  7. moimeme

    tefouflo >

    Primo: une bagnole, quelle que soit sa source d’énergie pour se mouvoir, ne peut ontologiquement PAS être écologique. La majeure partie de ses nuisance environnementale (dont les ges) viennent de sa construction, destruction, entretiens, stockage, infrastructure routière, consommation de place, etc… Peux importe l’énergie utilisée pour son déplacement, ce n’est que marginal.

    deuxio: si cette énergie marginale est électrique, ce n’est probablement pas mieux que l’essence. Les batteries sont ultra polluante, avec peux de capacité d’évolutions, malgres toutes les prières qu’on peux adresser à la sainte technologie. Par ailleurs l’idée d’utiliser les batteries comme stockage pour le réseau électrique est ridicule, d’abord parce qu’elle implique qu’un automobiliste accepte de voir sa voiture être a plat à n’importe quel moment (avec plusieurs heures de temps de charge), ensuite, parce qu’a chaque fois qu’on utilise une batterie, on l’use, ce qui veut dire que le seul stockage a un coût (tres) élevé en GES, qui ruine tout l’intérêt des énergie moins polluante. Enfin parcequ’a chaque fois que l’energie transite de la centrale, à la batterie, au lieux de consomation, on en perd un partie.

    Enfin, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas bloquer la production d’un barrage pour le reprendre ensuite. En faite , c’est meme le principal interet d’un barrage.

  8. tefouflo

    Moimeme –> tu prêches un convaincu, la voiture ne sera jamais écologique. Moi même j’utilise tous les jours pour aller au travail les transports, mais c’est marginal, surtout en province. J’explique uniquement que les mentalités ne changerons pas en 10ans. Impossible.

    Pour les batteries, il y aura des nouvelles générations arriverons (batteries à flux organique notamment)

    J’insiste sur le fait que CE N’EST JAMAIS PARFAIT ÉCOLOGIQUEMENT, même pour les transports en commun.

    Nos fournisseurs d’électricité, se basent sur les consommations typiques pour démarrer / arrêter les centrale de production. En cas de surcharge, seul quelques barrages peuvent assurer une mise en route rapide (la plus rapide met 2 min à démarrer).

  9. kervennic

    L’etat est en faillite, car si il fallait faire payer le cout veritable des pollutions industrielles et des consequences humaines de la societe industriel (chomage, depression etc) a ces memes industrielles, l’aventure ne serait plus du tout rentable.

    Alors on sait comment cela se terminera: ce sont ceux qui roulent en velo mais qui possedent un bout de terrain ou une bicoque acquise apres des decennies de vie sans voiture et d’economies laborieuse, qui vont etre assomme fiscalement, sans qu’aucune aide sociale ne leur soit consenti.

    Le but du secteur bancaire, du credit agricole a la BNP , est comme aux etats unis, de faire de l’entrisme au sein de l’etat pour se saisir progressivement en etouffant les gens, de tous les biens monnayable (maisons, terres agricoles etc).

     

    Il y’ a en france un potentiel enorme de bien a spolier, notamment de gens pauvres improductif comme moi (ruines a detruire pour faire de l’immobilier, petits appartements miteux pouvant etre transforme en bien locatif de standingterrain a batir, etc), qui permettrait de faire redemarrer l’economie. C’est le plan Macron, ennonce clairement: taxer lourdement tout ce qui est immobilier pour relancer l’economie speculative, virer les pauvres de chez eux afin de faire payer du loyer et assurer de la rente aux plus riches (constitues en societe d’investissements immobilieres).

    La plupart des revolutions ont emerge suite a une pression fiscale parfaitement injuste et intenable, et contre les profiteurs en tous genre speculants sur les penuries (logement, nourriture). A nous de ne pas nous laisser spolier, quitte a utiliser la violence pour se defendre contre la france des banques et de l’holocauste ecologique. Refusons l’impot et les taxes par tous les moyens. Que Microsoft et Carrefour paient leur du d’abord.

     

    En attendant il serait bien que tous ceux qui refusent la voiture se rassemble, y compris geographiquement. J’habite dans le nord aveyron et recherche des resistants anti bagnole (qui ne soit pas un indic de la maison poulaga, de preference).

  10. Metalrod11

    @tefouflo > Une voiture n’est pas écologique. On est d’accord. Est-ce qu’une voiture électrique répond à l’ensemble des problèmes posés par la voiture actuellement ? Non. Le nucléaire est-il une solution ? Rien que pour la problématique des déchets (sans parler du reste), la réponse est non. La meilleure énergie pour se déplacer est musculaire. Il faut se donner les moyens de pouvoir l’exploiter, notamment en recréant de la proximité physique. Pour les distances plus longues, les transports collectifs sont une bonne solution (sauf l’aérien…).
    Une fois qu’on a partagé ces éléments, on peut regarder les choses objectivement sans, normalement, être taxé de pro-bagnole et/ou pro-nucléaire.

    Pour analyser le bilan environnemental, le plus intéressant me semble être l’analyse en cycle de vie. Or, une comparaison a été faite par l’ADEME en 2013 entre voiture thermique (essence/diesel) et électrique. Elle montre que la voiture électrique à batterie (VE) est plus polluante à produire qu’une voiture thermique (VT). Elle montre aussi qu’elle est moins polluante à l’usage qu’une VT. 

    Conclusions : toutes choses égales par ailleurs, celui qui empruntera un VE à la place d’un VT et fera au moins 100.000 km avec avant de l’envoyer à la casse aura une empreinte environnementale moindre. Est-ce que ce cas de figure est réaliste ? Oui. Pour l’acheteur/conducteur, le surcoût du VE est plus ou moins compensé sur les économies à l’usage. Un profil d’acheteur est, par exemple, quelqu’un qui habite en maison (c’est plus facile de recharger son véhicule) et qui fait un certain nombre de kilomètre quotidien entre son domicile et son lieu de travail (notamment depuis le périurbain).

    Est-ce que ce modèle du VE est acceptable et transposable à l’échelle de l’humanité ? Je pense que non. Notamment parce qu’il est intimement lié à l’éparpillement périurbain qui rend les gens « dépendants » de la bagnole. Il est juste « moins pire ». « Moins pire », c’est déjà ça mais c’est loin d’être suffisant ! Mais je pense que si on veut dire que quelque chose n’est pas du tout suffisant et ne résout pas tous les problèmes, on n’est pas obligé, pour autant, de dire que ce serait pire (puisque ce n’est pas le cas).

  11. vu de sirius

    Tout ce que vous dites est exact , ajoutons en prime que notre grand « écolo » maintient la prime à l’éradication de 40 loups, espéce protégée…quel imposteur cet « hélicopteriste » …

  12. moimeme

    Metalrod11>Surtout, le plus gênant dans cette étude, c’est qu’elle indique qu’en France, un VE produirait deux fois moins de GES sur sa durée de vie. Or cette affirmation est particulièrement douteuse, puisque l’on sait déjà que moins de la moitié du GES d’une voiture à essence sort de son pot d’échappement. La majeure partie restant les « couts fixes » ; fabrication, destruction, construction des routes, des garages, des produits d’entretien, climatisation des villes entièrement bétonnée, etc…
    Cela semble particulièrement douteux.
    Dans tous les cas, même si les VE polluaient moins que les essences, la différence est suffisamment faible pour que l’écart soit rattrapé rapidement à cause de l’augmentation du parc automobile. Autrement dit, même avec des investissements massifs pour renouveler ce parc automobile, la pollution continuerait à s’accroitre chaque année de manière exponentielle.
    Or on a déjà passé depuis longtemps le seuil nécessaire à l’effet de serre.
    Et bien entendu, je ne parle même pas de la montagne de nuisance que provoque une bagnole, électrique ou non, que les génies du marketing sont arrivés à réduire à sa face la plus effrayante, l’effet de serre.

  13. wazabiii

    Ne vous inquiétez pas. il est la pour 5 ans. quand il partira on entendra plus parler de son plans.

  14. Vince

    Vous êtes jamais donc jamais contents ? Un ministre annonce la fin de la voiture à essence et il se trouve des gens pour râler sur Carfree. Faudrait savoir.

    Bien sûr c’est un pur effet d’annonce mais qui a le mérite de lancer ouvertement le message. Ici au boulot j’ai eu droit à nombre de remarques étant le seul à venir en vélo (normal je suis celui qui habite le plus loin 😉 ).

    Passons sur le fait que bon nombre d’information dans l’article sont inexactes retenez bien un truc : on n’en est pas à la loi ou à l’homme politique qui va résoudre tout, on en est à mobiliser les esprits et tant que cela n’aura pas lieu, rien ne fonctionnera. Les (mauvaises) habitudes sont tenaces.

    Alors évitons de cracher dans la soupe.

     

     

     

     

  15. Pédibuspedibus

    chez la chouette hulote :

    45.000.000 d’automobiles électriques et moaaaaaaaaaaaaaaa et moaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa…

     

    en Chine :

    200.000.000 d’automobile électriques et moaaaaaaaaaaaaaaa et moaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa…

    … en attendant 700.000.000 ?

     

    https://www.youtube.com/watch?v=3wgJ2W-NUCU

     

    pas glop, pas glop quand même cette histoire…

     

  16. Vince

    Sauf que le vélo électrique semble avoir beaucoup plus le vent en poupe que la voiture électrique.

     

    Sinon tu proposes mieux ou on fait rien ?

     

     

     

  17. moimeme

    Vince>

    excellente idée, ne faisons rien plutôt.

    La bagnole nucléaire n’as pas été prévu, et n’est en aucune façon moins polluante que la bagnole à pétrole. Son seule est unique objectif est de perpetuer le désastre environnementale  sociétal et humain provoqué par l’automobile une fois que les dernières ressources en pétrole ne seront plus techniquement et commercialement exploitable.

    Alors donc, ne faisons rien, strictement rien. Je ne demande mème pas que l’on interdise la bagnole au lithium, non. J’espère juste que l’on ne fera rien. C’est a dire que l’on ne l’as subventionnera plus, qu’elle ne bénéficie plus d’investissement massif de l’état . Au fond laissons la main invisible gérer ca. Ci cela avait ete le cas pour la bagnole à essence, si elle n’avais pas etais soutenue massivement par l’etat, elle n’aurait jamais fait partie de la panoplie de la consommation de masse.

  18. Vince

    « Ne faisons rien »

    Certes, donc je continue à polluer avec mon gros 4×4, youpi.

    Selon Sciences et Vie (n°1192 janv 2017) la pollution nuit au développement cérébral et provoque des pertes de point de QI chez les enfants exposés, sans parler des 48.000 décès etc…

    Ne rien faire, c’est promettre l’enfer. Pareil pour les voitures électriques, vous avez raison de le signaler.

    On est d’accord il faut réduire considérablement la prédominance de la voiture dans notre société mais avant cela, il faut amener le débat sur la place publique, car elle n’est pas du tout prête.

  19. kervennic

    Mon experiences des associations est que ce sont quasiment systematiquement des coquilles vides, montés par une ou deux personnes a l’ego surgonflé et qui ont souvent pour but de ramasser legalement de l’argent public. En gros on y perd son temps.

    C’est une structure légale faite justement pour empecher tout contact direct et canaliser les individus un peu remuants.

    Non je recherche des individus qui font reellement du velo et qui n’aiment pas la bagnole. Vous pouvez me contacter via ma page youtube.

  20. Vince

    Une partie des commentaires ici semblent faire l’impasse sur la limite physique du pétrole.

    Hulot on pas, qu’on le veuille ou non le rythme actuel de développement mondial de la voiture à pétrole n’est pas tenable.

    Les réserves conventionnelles s’amenuisent et l’exploitation généralisée des sables bitumineux et du pétrole de schiste risque d’engendrer de nouvelles catastrophes écologiques sans nom. Je ne sais pas comment on peut s’en satisfaire.

     

  21. Le cycliste intraitable

    Et l’autopartage ou la mutualisation des véhicules motorisés ? Je suis atterré que personne n’en parle même ici car dans les zones à forte densité de population c’est un bon moyen de réduire la possession d’automobiles car nombre de personnes se débarrasseraient de leur voiture s’ils trouvaient un véhicule adéquat à leur disposition quand ils en ont besoin.

    Par exemple l’ouverture des flottes d’entreprises ou de services publics à l’utilisation par des particuliers hors des heures de travail rendrait caduc le fait de conserver une voiture juste pour sortir le soir, le WE et les vacances.

  22. Bocvel

    Extrait du journal de l’agglo « Rambouillet Territoires » de Juin 2017 : « Des bornes sont installées sur tout le territoire afin de favoriser la mobilité électrique. Le coût de l’investissement, qui représente 569K€, est subventionné par la Région et l’ADEME. »

    Au total 23 bornes pour un coût unitaire de 24 739€ ! Pour ne pas faire de jaloux, chacune des 19 communes a eu droit à la sienne installée auprès du foyer rural ou équivalent, autrement dit au milieu de nulle part dans une région d’habitat étalé et dispersé. Ces bornes sont accessibles moyennant un badge spécifique que tous nos visiteurs vont avoir à coeur de se procurer… des fois qu’on leur interdirait de se brancher chez nous pour pouvoir rentrer sur Paris ! Ceci prouve que le public visé est local. Or celui-ci a forcément un copain compatissant à proximité en cas de panne… On n’est pas en Sibérie orientale ! Tout a donc été pensé pour rassurer le peuple de la communauté d’agglo : l’ex-président d’agglo, ex-candidat à la Présidence, ex-député Poisson nous a bien fait prendre la route de l’avenir (ir)radieux !

    Vous n’auriez tout de même pas voulu qu’on dépense nos sous pour le vélo ! On n’a même pas pensé à mettre des VLS pour permettre d’aller prendre un verre chez le copain à la périphérie du village pendant que la voiture recharge ! Par contre, on a prévu deux prises permettant de recharger les VAE. Les cyclotouristes électrifiés vont bien sûr laisser montures et bagages à proximité de la borne sans pouvoir les attacher (pas d’arceau prévu) et aller visiter les environs à pied… Comme si la batterie n’était pas amovible sur tous les VAE et que l’on ne pouvait pas demander au tenancier du dernier café-restaurant du coin l’aumône de quelques kilowatts le temps de casser la croûte !

    Bref, tout ceci est une politique mûrement réfléchie au niveau national comme au niveau local,  une absurdité à la Be-Bop (pour ceux qui se souviennent de l’ancêtre mort-né du GSM) et à la française.

    Dans un récent salon, un fabricant suisse de bornes de recharge m’a confié, l’air quelque peu narquois, que ces bornes étaient uniquement là pour rassurer le client de la voiture électrique sur le fait qu’il trouverait toujours une borne de recharge quelque part… Allez donc savoir pourquoi la France est le premier pays européens pour les immatriculations électriques, ce dont l’AVERE, le lobby des constructeurs se glorifie ? Nos voisins se pressent plus pour acheter des VAE : les allemands en achètent 4 fois plus que nous ! Beaux joueurs , on va leur reconnaître une belle aptitude à la transition : après avoir appris à passer des panzers à la BM, ils sont entrain de passer de la Merco au VAE ! Bravo

    PS : ouf ! le véhicule électrique le plus vendu en France sera encore cette année le VAE !

     

     

  23. Jean-Marc

    « 1- Et l’autopartage ou la mutualisation des véhicules motorisés ?

    2- Je suis atterré que personne n’en parle même ici

    3- car dans les zones à forte densité de population »

     

    2- plusieurs sujets ont été fait dessus, sur carfree

    « recherche » peut t aider à les trouver

     

    3- dans une zone à forte densité humaine (une ville…)

    le mieux c est la marche ou le vélo.

    la voituire est bien moins rapide que le vélo, en ville : c etait dejà vrai au temps de Joe Dassin, quan dil y avait 5 à 10 fois moins de voitures qu’actuellement, et donc qu’on pouvait rouler à 60 et même 70-80km/h en ligne droite, car il n y avait pas d autre voiture à moins de 200m devant nous.

    Ce n est plus vrai maintenant, avec une voiture devant la tienne à moins de 30m (et 4 devant toi qui attendent au feu rouge):

    la voiture utilisée massivement est ce qui rend l usage de la voiture moins intéressant : les autres automobilistes bloquent « ta » voiture.

     

    Et, pour les villes plus étendues que Paris (qui ne fait que 10km2, soit une distance à portée de toute personne capable de monter sur un vélo, ou sur un handbike), comme marseille, les TEC et surtout le multi-modal mode actif-TEC est alors idéal.

    1- l’autopartage ou la mutualisation des véhicules motorisés ?

    toute utilisation d un système/toute absence d utilisation de système alternatif, renforce ce systeme et évite que les modes alternatifs n émergent :

    pour que les pouvoirs publics mettent des arceaux vélos, il FAUT que des cyclistes posent leurs vélos où il n y a pas d arceaux : si tout le monde utilise une voiture,

    qu’il l a loue, l emprunte, la vole, la sous-loue, la partage,

    qu’elle soit essence, à gas-oil, hybride (les plus polluantes.. c.f. une étude récente de l’UE), électrique, à air comprimé, ou autre mode de propulsion,

    elles vont toutes utiliser l infrastructure voiture, et inciter les pouvoirs publics, les commerçants et les constructeurs de logements et de lieux de travail et de commerce, à augmenter cette infrastructure voiture (routes, parkings, garages (parkings et réparations)).

    C est en n utilisant pas la voiture à chacun de ses déplacements, plutôt qu’en utilisant une voiture volée, qu’on permet aux autres modes de déplacements de se développer

  24. Pédibuspedibus

    salut Jean-Marc… !

    pour éviter que ne te gourmande trop fort emmp, comptable intransigeante des quantités et proportions, en rondelles, cubes et surfaces… corrigeons la superficie de notre petite capitale :

    ce sera donc 100 km2, toujours facilement accessible à vélo, et même à portée de guiboles si on ne confond pas vitesse et précipitation…

  25. emmp

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    Dis donc Pedib’, quitte à correctifier les autres, fais-le au moins sans te réclamer de moi ! Non mais des fois !

    À propos des bornes de recharge dans le secteur de Rambouillet : je n’ai encore jamais vu le moindre engin à la recharge, seulement les bornes vides qui patientent sagement. Seul point positif à mes yeux : elles sont entourées de barres en métal dont je me sers pour verrouiller mon vélo (à énergie musculaire). Certaines communes de la Haute Vallée de Chevreuse (de la Haute, hein, faut pas déconner) ont mis en place un service de partage de voitures atomiques, mais cela reste plutôt confidentiel, probablement parce que les habitants de la région ont déjà leur véhicule personnel. Ce service s’adresse peut-être aux visiteurs ou, comme le suggère Bocvel, à la mentalité des futurs clients éventuels, que les fabricants trouveront, plus qu’ailleurs, dans cette région de riches.

  26. Vince

    @ Le cycliste intraitable

    « Et l’autopartage ou la mutualisation des véhicules motorisés ? »

    Il faut dire que la conduite est une activité fondamentalement individualiste, je suis à l’abri dans ma lourde carapace métallique, fermé au monde,  je sors de chez moi pour rentre dans mon auto et je sors de mon auto pour rentrer dans mon bureau.

    Oui il y a un covoiturage qui existe mais quand on voit le trajet moyen de la voiture en ville, quelques kilomètres au plus est-ce que ça vaut le coup d’attendre autrui pour de si courts trajets, attente contre-nature sinon je prendrais le bus.

     

     

     

     

     

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