Délit de fuite

Peu de gens le savent mais prendre la fuite après un accident est le délit le plus répandu sur les routes françaises (29% des délits), avant la conduite en état d’ivresse (21%) et loin devant le refus d’obtempérer (5%). En 2017, les forces de l’ordre ont enregistré plus de 172.000 délits de fuite après un accident, soit une vingtaine d’infractions par heure.

En 2019, un article du journal Le Figaro faisait le point sur le phénomène, en hausse inquiétante, du délit de fuite. Le délit de fuite ne doit pas être confondu avec le refus d’obtempérer: il s’agit d’un conducteur qui, impliqué dans un accident, décide de ne pas s’arrêter et de poursuivre sa route en vue d’échapper à sa responsabilité civile ou pénale. Et il ne s’applique pas à toutes les situations: par exemple, en cas d’accidents corporels, si la personne s’arrête pour constater les faits et repart aussitôt, elle ne sera pas accusée de délit de fuite, mais de non-assistance à personne en danger.

Le phénomène des délits de fuite est en hausse continue depuis le début des années 2000. « Une explication vient probablement de la hausse du nombre de conducteurs sans permis et/ou sans assurance » suppose-t-on à l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). En effet, le nombre de personnes roulant sans permis et sans assurance a fortement augmenté ces dernières années. « Parce que le permis peut être coûteux, parce qu’on a tendance à ne pas assurer les petits véhicules pour faire des économies » commente Christophe Ramond, directeur des études à l’Association Prévention Routière. Ou tout simplement parce que les pertes de points se sont accumulées.

En 2016, l’ensemble des parquets de France ont traité plus de 42.000 affaires de délits de fuite. Cette infraction est lourdement sanctionné par le Code pénal puisque la peine maximale encourue est de trois ans de prison et 75.000 euros d’amende. Et lorsqu’elle s’accompagne de dommages corporels, elle est même considérée comme une circonstance aggravante. Ainsi, un homicide involontaire avec délit de fuite est passible de 7 ans de prison et 100.000 euros d’amende.

Mais pour la présidente de la Ligue contre la violence routière, la justice reste «trop clémente» avec les auteurs de ces faits: «Les peines prononcées sont souvent bien moindres que prévu», déplore Chantal Perrichon. «Nous demandons l’application de la loi dans toute sa rigueur. La justice doit être impitoyable avec ceux qui ont commis l’irréparable», plaide-t-elle.

Les statistiques françaises ne s’étendent pas sur la nature des victimes des délits de fuite. Mais, une étude belge sur le sujet indique que les principales victimes sont bien évidemment les usagers faibles de la route, piétons ou cyclistes. Comme nous le disions en 2018, quand on écrase un piéton ou un cycliste, il n’y a pas trop de dégât sur la carrosserie. Juste un peu de sang qu’on pourra vite laver chez l’éléphant bleu… C’est donc tentant de fuir comme un gros lâche en laissant sa victime se vider de son sang dans le caniveau. Quand on percute une autre voiture, c’est plus embêtant, car il y a en général de la casse, voire même la voiture ne démarre même plus, alors vous pensez bien que le délit de fuite va être plus compliqué…

Un article récent de la RTBF nous apprend que lorsqu’il renverse un cycliste, un automobiliste sur six prend la fuite… Il y a peu de chances que les automobilistes français s’arrêtent plus que les automobilistes belges. Ce chiffre est énorme: plus de 15% des cyclistes renversés voient leur bourreau s’enfuir. Enfin, manière de parler, car souvent ils ne voient plus rien, agonisant sur le bas-côté, lâchement abandonnés par un automobiliste pressé d’oublier qu’il vient d’assassiner une personne à vélo.

Un seul exemple, vendredi 18 décembre 2020, vers 7h00, le corps sans vie d’un cycliste est découvert à côté de la D401 à Marchémoret (photo du haut). Il aurait été projeté à plusieurs mètres par un véhicule circulant dans le sens Dammartin-en-Goële – Saint-Soupplets, dont le conducteur ne s’est pas arrêté. La gendarmerie de la Seine-et-Marne recherche toujours activement l’automobiliste.

Le cycliste tué et abandonné au bord de la route avait la cinquantaine, mesurait 1,70 m, mince, châtain, barbe courte poivre et sel au menton. Il portait un jogging noir, une veste noire molletonnée, des baskets montantes et il roulait sur un VTT.

Il n’a probablement même pas eu le temps de voir son meurtrier s’enfuir lâchement.

12 commentaires sur “Délit de fuite

  1. Prolo

    Incident bien moins grave qui m’est arrivé y’a quelques jours : en serrant à droite dans une petite rue de village, j’ai heurté le rétroviseur d’une voiture stationnée, avec mon propre rétroviseur. Les deux rétros abîmés : verre fissuré.

    J’ai laissé mes coordonnées (téléphone – immatriculation – n° d’assurance) en évidence sur un papier, dans une pochette étanche (il pleuvait) sur le pare-brise de ma « victime », et j’ai repris ma route.

    Il m’a rappelé le soir même : il était SURPRIS que je me sois arrêté. On lui avait déjà cassé son rétro au même endroit, et personne ne s’était arrêté.

    L’occasion de rappeler que, même pour un petit choc, une petite rayure, une connerie de rien du tout à 30 balles, partir sans laisser ses coordonnées c’est du délit de fuite. Et même si c’est bien moins grave que tuer un cycliste, c’est tellement monnaie courante qu’on s’y habitue, par exemple sur les parkings : oh, on m’a mis un coup de portière, ben tant pis… :/

    Les français sont des lâches, c’est un fait (et on le savait déjà en 39-45).

    Ceci dit, l’augmentation des véhicules non assurés s’explique aussi par le resserrement drastique des normes européennes sur le contrôle technique, auquel on inclut maintenant des choses qui n’ont rien à voir avec la sécurité. Ça devient difficile, très difficile de rouler avec un petit budget, même avec une petite voiture : les modèles anciens, simples à réparer (Citroen 2CV, Peugeot 205..) sont surcôtés sur le marché de l’occasion, et les restrictions du CT visent à éjecter les « voitures de gueux » de la route, pour faire de la place aux nouveaux machins SUV hybride autonomes.. il y a toute une france rurale qui ne suit plus le rythme financier imposé par l’europe et les constructeurs (il faut coûte que coûte vendre de nouveaux modèles), des paysans au RSA qui mettent du fuel de chauffage dans leur bagnole, des vieilles chiottes sans contrôle technique qui font 20km/mois.

    Bien évidemment, les « aides de l’état » ne s’adressent qu’aux riches : on vous offre 5000€ si vous achetez une voiture à 15000€, mais qui a les 10000€ qui manquent ? Je suis assez riche pour payer des impôts (donc offrir 5000€ aux riches) mais pas assez riche pour toucher une quelconque aide, et j’avoue que j’ai les boules quand j’entretiens vaille que vaille ma vieille ruine pour avoir droit au sacro-saint contrôle technique, en payant tout plein pot.

    Et il faut savoir que sans contrôle technique, vous n’êtes plus assuré. Même si le contrôle est refusé parce que (par exemple) le cache-culbuteur n’est pas 100% étanche (moteur un peu « sale »). Ça n’influe pas sur la sécurité, mais les règles administratives sont ainsi : pas de CT -> pas d’assurance -> vous êtes endettez à vie en cas d’accident corporel.

    Du coup, sans excuser la fuite (il faut s’arrêter, toujours), je comprends l’angoisse des gens qui savent qu’ils ne sont pas en règle et qui se barrent après un accident. J’avais il fut un temps prêté une oreille attentive aux discours de Chantal Perrichon sur l’évidente nécessité de pacifier la route, mais son discours fortement légaliste, fortement étatiste, a fini par me dégoûter de rejoindre sa ligue. Je refuse de cautionner un système qui sanctionne plus durement le plouc qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, tout en lâchant la bride à celui qui, parce qu’il paie, peut à peu près faire ce qu’il veut (se coller aux autres sur l’autoroute, rouler avec des plaques lituaniennes pour ne pas perdre de points..). Il faut pacifier la route, mais ce ne sont pas les brutes en uniforme et le fascisme financier de la macronie qui apporteront une paix autre que romaine : les gueux à pied et les routes réservées aux riches.

  2. Zap Pow

    J’aurais aimé recommander le commentaire de Prolo, que je trouve des plus pertinent !

  3. Pédibuspedibus

    délit de fuite, dépassement systématique des limitations de vitesse, stationnement illicite sur trottoir et équipements cyclables… :

    tout légitime désormais une petite révolution législative pour rendre obligatoire le tracking de « nos ami(e)s » automobilistes :

    localisation en temps réel de chaque véhicule motorisé individuel, pétoires à 2-3 roues comprises, et garantie pour les libertés avec un chaperonnage de la CNIL…

    bourrer les caisses et bécanes de capteurs aux endroits les moins traficables du chassis et contrôler inopinément ceux-ci c’est le seul moyen de faire rentrer dans le rang ce troupeau de pervers asociaux…

    outre les vies humaines épargnées ce sera désormais enfantin de corriger le bordel permanent qu’offrent nos villes avec la seule question du stationnement…

    reste à intéresser les acteurs les plus efficaces pour fabriquer un lobbying qui aille dans ce sens : à l’échelle nationale, européenne… ?

     

    exemple nantais (août 2020 – pression automobile faible à cette époque -) pour illustrer la « folie du stationnement » en ville, avec à gauche de la photo stationnement illicite bilatéral et à droite stationnement en épi bilatéral (autorisé) sur presque  toute la largeur du trottoir du boulevard :

    https://www.google.com/maps/@47.2256597,-1.5726256,3a,50.8y,296.31h,85.05t/data=!3m6!1e1!3m4!1sG7VZY_1xlq-9E9D-lyaYYw!2e0!7i16384!8i8192*

    vue aérienne de l’endroit à un autre moment (2019?) avec le même phénomène observable :

    https://www.google.com/maps/@47.2258086,-1.5727862,54a,35y,304.86h/data=!3m1!1e3

     

    pour la seule commune nantaise la recension des trottoirs-parkings semble irréalisable tellement la pratique – officieuse et officielle – est généralisée…

     

     

     

     

     

     

  4. Prolo

    @pedibus : parce que tu trouves qu’on n’est pas assez fliqués ? Y’a déjà des caméras là où les gens font de la merde (stationnement abusif, etc) et pourtant ces caméras ne sont pas utilisées, elles servent à rien (sauf pour repérer les opposants au régime pendant les manif). Ajouter du contrôle ne servirait à rien si, déjà, le contrôle existant n’est pas utilisé.

    Du reste, je vois mal comment, même avec une voiture bardée de capteurs de choc et de position, on puisse détecter un dépassement dangereux de cycliste.

    D’ailleurs, même quand les cyclistes ont une caméra et rapportent l’incident, il ne se passe rien.

    Par contre, ton système serait parfait pour repérer les gens qui se débrouillent comme ils peuvent, par exemple avec du travail au noir..

  5. Pédibuspedibus

    non Prolo le réseau viaire d’une grande ville, pire encore celui de son agglo, ses centaines de km de rues et de routes, n’est pas équipé des caméras en question…

    le puçage de nos chers véhicules motorisés ne permettra sans doute pas de prévenir et de corriger tous les types d’infractions routières mais au moins vitesse et utilisation abusive de l’espace public, plaies inguérissables actuellement de nos sociétés en raison du comportement automobiliste, ces deux éléments là donc devraient ne plus faire parler d’eux…

    et cette technique, dans le cas particulier du délit de fuite, devrait sans doute rendre plus fructueux les appels à témoignage post accident ;

    quant aux dérives de flicage la CNIL ou un organisme nouveau dédié, le fonctionnement démocratique « normal » et le débat public devraient amener à l’évolution sociétale recherchée en contournant soigneusement les écueils, comme celui que tu signales… et puis, comme toujours, il faut rappeler que la liberté des uns doit trouver ses bornes quand se trouve gravement menacée celle des autres : on est bien dans cette situation, hélas, avec nos « ami(e)s automobilistes »…

  6. vince

    Pour ma part j’ai l’impression que l’augmentation des délits de fuite est directement liée à l’amélioration des organes de sécurité des voitures, qui permet de prendre de plus en plus de liberté avec les règles de sécurité.

    Du coup, on est presque tout le temps limite en infraction, on roule vite, on frôle, on passe à l’orange, etc tant qu’on frôle des tôles de voitures ça va, mais quand c’est un être de chair et d’os il arrive que….

    Si on respecte strictement les limitations de vitesse quasi on créé des bouchons à certains endroits.

    Du coup le mec n’est pas clair alors il se barre.

     

     

  7. PMeBC

    Je peux, en faisant un effort, comprendre qu’il y ai des gens qui pour des motifs de manque de moyens se resignent à rouler sans être en règle. Mais je pense que si on se trouve dans une telle situation il faut être plus que prudent, porter une attention hyper concentrée, éviter à tout prix de risquer un accident. Et pourtant tel ne semble pas être le cas. Désolé Prolo, je ne peux pas accepter.

    J’ai été blessé par un lâche qui s’est enfui. Je roulais tranquile sur une ancienne Vespa, j’ai entendu un bruit de cyclomoteur bidouillé, dans un virage pris à vitesse excéssive le conducteur du cyclo m’a donné un coup d’épaule pour ne pas sortir de la route et m’a envoyé contre un mur. Il ne s’est pas arrété, j’ai eu une jambe cassée et la Vespa démolie.

  8. Septembre

    Je suis sensible à ce qu’évoque Prolo, je n’aime pas l’approche légaliste non plus. La seule solution est le réaménagement qui augmente la sécurité de tous et réduit le recours à la répression. Le problème est que l’être humain, sans y aller d’une quelconque définition de nature, est faillible.
    Pourquoi autant de voitures artificiellement nécessaires dans un pays à haute densité très très développé en transports?

    Regardez, ici, au Québec on a un État moins centralisé, mais dans un cadre tout aussi unitaire, et pourtant le délit de fuite est tout de même le délit le plus représenté dans les infractions routières selon les informations du ministère jusqu’à 2015.
    https://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/police/statistiques/criminalite/2016/criminalite_2015.pdf
    Pourtant dans le reste du Canada, je crois bien que c’est la conduite avec les facultés affaiblies qui est la plus représentée. Il faut dire que nous sommes la seule province avec du Code civil alors que dans le reste de la                    « fédération » c’est du common law.
    L’information est difficile à trouver ici et de plus peut être biaisée. De un, on a tendance, peut-être par déresponsabilisation chrétienne, à parler en termes de réductions de crash exclusivement. Pour en arriver avec des conclusions comme : il y a moins de morts que jamais sur la route. Or, c’est parce que le taux de motorisation est plus élevé que jamais et la mortalité piétonne a explosée… De deux, la compilation du nombre d’infractions criminelles relève des chefs de police maintenant…

  9. jol25

    Attention à ce que l’on souhaite : ça pourrait se réaliser. La voiture autonome coche toutes les cases.

  10. Prolo

    @Septembre : malheureusement je crois que tu as raison, l’aménagement « dur » fonctionne bien : chicanes, ralentisseurs, resserrement de la voie, barrières, pistes cyclables réellement protégées (au minimum par un petit muret qui dissuade les voitures en menaçant les jantes et les pneus). Ne pas laisser le choix : si tu fais l’idiot, tu casses ta bagnole, contre quelque chose de pas vivant et de pas cher à réparer.

    Sinon le moindre conducteur peut consciencieux décide d’ignorer l’affectation des voies, les limites de vitesse. Les limites de vitesse surtout en agglomération : les gens sont tétanisés sur l’autoroute à 131km/h quitte à mettre 3 km pour dépasser, à force de se faire remplir la tête par les histoires de radar (que ce soit des pro-radars ou des anti-radars, on ne parle que de ça), même si la circulation est ultra-fluide, mais ça prend allègrement du 70km/h ou plus dans les petits villages, pour peu que y’ait un bout de ligne droite).

    Il y a quelques années un organisme public a mesuré la vitesse d’entrée dans mon village, à hauteur du panneau (lequel signifie une limitation à 50 à partir du panneau) : moins de 10% des gens étaient à 50 ou moins.

    Ces panneaux ne sont pourtant pas mis là « par hasard » ou « pour faire chier ». Exemple ici :

    https://www.google.com/maps/@45.3755791,4.7085548,3a,75y,34.25h,75.87t/data=!3m6!1e1!3m4!1syEV6KHQJgtB5wKtETLvd5g!2e0!7i16384!8i8192

    Le panneau semble planté « au milieu de nulle part » alors qu’on croit avoir quitté le village. Il y a une grande ligne droite qui incite à accélérer. Et pourtant, juste avant le panneau à droite il y a une maison, donc possiblement des humains, des animaux ou des ballons de foot qui traversent sans prévenir et sans regarder. C’est pour ça que c’est limité à 50.

    Ben les gens s’en foutent, et ils s’en foutront tant qu’il n’y aura pas ou une équipe de gendarmerie avec un radar, ou un ralentisseur, ou un rétrécissement sévère, ou une chicane.

    Une solution serait une équipe de gendarmerie avec un radar (oui, c’est moi qui dit ça), pas pour cibler les vieilles voitures ou les gilets jaunes sur les pare-brises, mais pour contrôler les vitesses et verbaliser. Et double-verbaliser en cas de dépassement avant le panneau à plus de 50. Et triple-verbaliser en cas de dépassement sans clignotant à plus de 50. Et triple-verbaliser en cas de dépassement dangereux de cycliste, sans clignotant, à plus de 50.

    Ou alors l’infrastructure, dure, inamovible, en béton armé. Avec comme inconvénient d’emmerder un peu les camions et les engins agricoles.

  11. Prolo

    PMeBC :

    « Mais je pense que si on se trouve dans une telle situation il faut être plus que prudent, porter une attention hyper concentrée, éviter à tout prix de risquer un accident. Et pourtant tel ne semble pas être le cas. Désolé Prolo, je ne peux pas accepter. »

    Sur ce point tu as raison. Quand on se sait « hors des clous » il faut conduire (selon l’expression populaire) « comme une bonne sœur ». Si la situation administrative peut expliquer certains refus d’obtempérer, elle ne peut «  »justifier » » un délit de fuite, puisqu’il aurait fallu être plus prudent que ça (ou alors à la marge : victime à l’arrêt, sans CT ni assurance, qui se fait percuter par l’arrière et… s’enfuit.)

    @vince : « Pour ma part j’ai l’impression que l’augmentation des délits de fuite est directement liée à l’amélioration des organes de sécurité des voitures, qui permet de prendre de plus en plus de liberté avec les règles de sécurité. »

    Il y a clairement de ça. J’ai vu de mes yeux des conducteurs trouver « normal » que les voyants de correction de trajectoire s’allument (ABS, ESP) pendant qu’ils conduisent à l’extrême limite du possible, et ne pas ralentir pour autant. On voit la même chose avec les distances de sécurité, apparemment : les gens semblent se dire « si ça freine devant j’ai un airbag », et pas « si ça freine devant j’ai le temps de m’arrêter ».

  12. Letard

    Bonjour à  tous et bonne année 2021.

     

    Pour moi, si la taxation au kilomètre était généralisé à tout usage de véhicules motorisés sur la voie publique, cela serait une participation aux frais pour destruction de la voie publique ou usure pour avoir roulé dessus.

    Mais, aussi, elle pourrait permettre de détecter à distance tout délais de fuite, de véhicule qui roule à contre sens (conducteur fantôme) et de véhicules en excès de vitesse.

    Mais certains automobilistes n’en veulent pas sous le prétexte fallacieux, trompeur, abusif, d’atteinte à la vie privée.

    Ces gens, qui ne conduisent pas à leur volant avec les pieds sur terre, me semblent confondre l’intérêt de la santé et du bien publics avec leurs intérêts personels mesquins.

    Dommage qu’il y a trop de gestionnaires de voiries de papier et de politiquards qui leurs semblent donner raisons.

    A votre service.

    Danny Zone 30 Bruxelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Question anti-spam * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.