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Le 4×4, symbole de puissance

Avec 75.000 unités vendues en 2003, le 4×4 est devenu le symbole d’une certaine urbanité. Effet de mode polluant, le 4×4 est le vecteur psychologique d’une certaine forme de puissance machiste. Lire la suite…

À bas la voiture…vive le vélo !

À bas la voiture…vive le vélo !
Par Caroline Granier

La voiture n’est pas simplement un moyen de locomotion, comme certaines personnes particulièrement naïves pourraient le penser. L’invention de la voiture n’a pas non plus été un pas de géant sur le chemin du progrès, comme les publicitaires voudraient nous le faire croire.

Non, la voiture est un instrument de pouvoir et de destruction. Elle est l’ennemie des hommes : non seulement parce qu’elle les tue (piétons imprudents, passants distraits, victimes des meurtriers ordinaires, les chauffards), mais aussi parce qu’elle les déforme, les défigure, les nie : un homme au volant n’est plus un être humain.

Prenez un homme ordinaire, pacifique, réservé et habituellement calme. Mettez-lui entre les mains un volant et sous les pieds une pédale. Jetez-le dans un embouteillage, mettons par exemple le périphérique à six heures du soir. Regardez-le… Vous ne le reconnaissez plus ? Et pourtant c’est lui, cette brute inhumaine, le teint livide, interpellant les autres automobilistes à coup d’insultes obscènes et hargneuses… Il vous fait peur ? Ajoutez-lui un portable, vous multipliez par trois son pouvoir de tuer. C’est comme si vous donnez un revolver à quelqu’un… Rares sont ceux qui vont refuser de s’en servir.

Réjean Ducharme, un écrivain québécois, a particulièrement bien analysé ce processus qui transforme l’humain en automobiliste. D’ailleurs, il propose de ne plus dire automobiliste, mais automobile, tant il est vrai que tout conducteur fait corps avec son véhicule :

« Quand je dis automobiles, je veux dire automobilistes ; l’automobile et l’automobiliste font partie d’une seule et même chose : l’automobile. »

« On n’a pas une automobile ; on est une automobile. »

« On ne peut pas naître automobile : on devient automobile, tout à coup. »

(Extraits de : Le Nez qui voque, NRF, Gallimard, 1967)

Pour finir, voici un poème que compose le narrateur du roman de Ducharme :

Les automobiles

Sur le chemin des édicules,

Passent des hommes et des femmes

Greffés avec des véhicules

Qui éteignent le sang et l’âme.

Il passent en automobile,

Ces hommes fous, ces femmes folles.

Et ils se croient, hélas, habiles

De ne vivre que de pétrole.

Ils ne parlent pas, ils klaxonnent.

Et ils ne marchent pas : ils roulent.

Vu qu’à deux jambes, je fonctionne,

Ils rient ; ils me traitent de poule.

Ils sont jaunes, ou verts, ou noirs.

Entre eux, point de ségrégation :

Ils bougent entre les trottoirs

Côte à côte et à l’unisson.

Soyons vigilants !

Mais que faire, me demanderez-vous, si nous ne voulons pas devenir, à notre tour, des « automobiles » ?

La réponse est simple : soyons des cyclistes ! Le cycliste est le contraire de l’ « automobile » : même sur son vélo il conserve tout son libre-arbitre, il peut s’arrêter lorsqu’il le veut, se garer où bon lui semble… Il ne menace pas constamment la vie de ses voisins. Il est à l’écoute du dehors : au lieu de se blinder peureusement en s’entourant de tôle, il se plonge courageusement dans son environnement – qu’il évite par ailleurs de polluer. Il perd rarement le contrôle de soi, et se laisse guider par deux principes : la liberté et le respect d’autrui.

On voit donc que le choix d’un moyen de transport est avant tout un choix de vie : un état d’esprit.

Refuser la voiture, c’est refuser un mode de vie qui nous rend dangereux (pour nous-mêmes, pour les autres et pour l’environnement), c’est vouloir une vie autre que celles que nous proposent les publicitaires et que nous impose la société moderne.

Ce n’est pas seulement avec des mots qu’on change la société…

À tous ceux qui prônent l’individualisme, le communisme, l’écologisme… etc…

… je réponds : le cyclisme !

Caroline Granier

LA PERIFÉERIQUE

Le 15 novembre prochain, l’association « LA PERIFÉERIQUE » lance une grande campagne de mobilisation pour l’ouverture du périphérique aux piétons et aux sportifs. Lire la suite…

Vélorution

Les Vélorutionnaires dénoncent le stationnement sauvage

Samedi 6 novembre 2004, à l’occasion de leur «balade revendicative» mensuelle, les Vélorutionnaires dénonceront l’utilisation abusive des maigres aménagements cyclables existants par les automobilistes. Ayant choisi le vélo pour que tout un chacun respire mieux, le collectif revendique davantage de bandes cyclables sécurisées et une répression accrue en matière de stationnement sauvage. Lire la suite…

Pétrole, l’élan vers le pire

La hausse des cours du baril de pétrole donne lieu, pour l’instant, à des prévisions mondiales précautionneuses de la part des grands trésoriers Jean-Claude Trichet et Alan Greenspan, et à de vaines polémiques françaises sur les actions immédiates du gouvernement en faveur de certains secteurs touchés par les prix croissants des carburants. Lire la suite…

La civilisation de l’automobile

« L’Américain moyen consacre plus de mille six cents heures par an à sa voiture. Il y est assis, qu’elle soit en marche ou à l’arrêt; il la gare ou cherche à le faire; il travaille pour payer le premier versement comptant ou les traites mensuelles, l’essence, les péages, l’assurance, les impôts et les contraventions. » Lire la suite…

L’aberration automobile

L’automobiliste, doublement maltraité, lui qui travaille pour aller travailler, est directement contrôlé par la police dans ses moindres agissements. La voirie est son immense camp de travail soumis à l’arbitraire vexatoire de corps spécialisés de répression. L’automobiliste, redouté comme meurtrier potentiel, illustre parfaitement le modèle humain d’une société décadente : soumis et agressif, démuni et avide de domination, minable et narcissique, il lui manque deux qualités dans l’usage de sa machine, l’urbanité et la maîtrise. Il n’existe en effet que comme le représentant de la chose qu’il fait circuler. Isolé dans sa machine, c’est seulement un rapport fonctionnel entre les choses qui revêt pour lui la forme fantastique d’un rapport entre les hommes. Pourtant il a confiance dans l’avenir et croit au progrès avec la même fermeté qu’il conduit, c’est-à-dire jusqu’à la catastrophe statistiquement inévitable.(…)

Mais comme dans toutes les religions, ce qui compte c’est le rite et non le résultat, sinon celle-ci se serait déjà effondrée devant cette simple constatation: la vitesse de déplacement moyenne du citadin motorisé est de l’ordre du double de celle d’un piéton, mais si l’on ajoute à ce temps de déplacement, le temps socialement nécessaire à produire ce qui le permet, on arrive à une vitesse globale moyenne de déplacement nettement inférieure à celle de l’homme du paléolithique. Un tel résultat objectivement dérisoire devrait légitimement troubler l’usager et le planificateur si une quelconque objectivité constituait un critère de jugement dans cette société. On sait qu’il n’en est rien. Et ce qui pourrait prêter seulement à sourire devient moins drôle quand on constate que pour en arriver là, il a fallu bouleverser de fond en comble le territoire urbain et rural.

Source:
(Extrait de l’article « Aberration ». Encyclopédie des nuisances, n° 7. Mai 1986)
http://antivoitures.free.fr/contre_la_bagnole.pdf (1,5 Mo)

Pas de sang pour l’essence

Automobilistes occidentaux
Il fait la guerre pour vous

Automobilistes, motards, routiers occidentaux, W. Bush engage l’armée américaine (45 % des investissements militaires au monde) pour que le pétrole arrive jusqu’à vos réservoirs. Vous pouvez lui dire merci. Sans lui, votre belle auto, votre belle moto, votre beau camion, risquerait d’être bientôt cloué au garage. Lire la suite…

L’automobile : dernier des dinosaures?

Alors que le changement climatique occasionne déjà des dégâts importants, le salon de l’automobile continue de promouvoir un mode de transport polluant et énergivore, en grande partie responsable du dérèglement climatique.

Pour dénoncer cette vision d’un autre temps, les Amis de la Terre Paris accueillent le « Dinosaure Carbone » et présentent l’exposition itinérante sur les effets des énergies fossiles, place de la Bastille le vendredi 8 octobre 2004 de 9h à19h. Lire la suite…

Le non-sens de l’automobile

Banlieusards, Parisiens, vous vous rendez au travail dans votre voiture particulière au lieu d’utiliser les transports en commun ou le vélo. Vous râlez contre les embouteillages que vous provoquez. Lire la suite…

Cortège sans moteur vers le Mondial de l’automobile

Samedi 2 octobre 14h Place du Châtelet
Action anti-bagnole (cyclique, rollers et piéton, ensemble contre la pollution !)
Manif à vélo samedi 2 octobre en direction du Mondial de l’automobile
Appel aux médias envahis par la publicité automobile Lire la suite…

Mondial de l’auto-destruction

Mondial de l’auto-destruction 2004, Paris Porte de Versailles 25 septembre – 10 octobre 2004

La pollution automobile tue. En France. 5000 personnes par an
La voiture est en grande partie responsable du dérèglement climatique