Ivan Illich ou la ville conviviale

Ivan Illich (1926-2002) propose dans ses ouvrages une critique radicale des « institutions » (Église, école, hôpital, transports, machines, etc.) qui toutes, à un moment de leur déploiement, se révèlent contre-productives. Peut-on transposer au domaine de l’urbain ses analyses? Si oui, en quoi contribuent-elles à rendre intelligible ce qui « travaille » les villes à l’ère de l’urbanisation planétaire? Lire la suite…

Un certain regard sur Ivan Illich

Voici un document exceptionnel. Imaginez une émission de télévision de plus de 50 minutes avec Ivan Illich qui passerait à la télévision un soir de semaine. Impossible aujourd’hui, mais cela s’est passé à l’époque de ce que l’on appelait l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française). Peu d’images filmées d’Ivan Illich sont disponibles. C’est pourquoi, ces 50 minutes où il parle en français en plus, sont précieuses. Lire la suite…

Préface à l’édition italienne de Le temps qu’on nous vole

« Un monde dans lequel la vitesse des transports serait limitée à vingt-cinq kilomètres à l’heure serait un autre monde. » Ainsi s’exprimait récemment une amie de longue date, lectrice assidue d’Ivan Illich. Elle ajoutait: « Au fond, le seul thème d’Illich dont la réception publique soit quasi inexistante est celui des limites, en particulier de celles qu’il faudrait imposer à la vitesse. » Lire la suite…

De la légitimité d’un salaire astronomique

Par Olivier Meunier

Les chiffres sont tombés : monsieur Carlos Ghosn, PDG du groupe Renault-Nissan, est le mieux payé des patrons du CAC 40. Son salaire annuel, pour l’année 2009, est de 9,2 millions d’euros. Pour le commun des mortels, cette somme ne veut rien dire, parce qu’elle est inaccessible à une vie entière de travail salarié pour la classe dite « moyenne ». Lire la suite…

Plus d’autoroutes et de TGV égale plus d’inégalités

Il fut un temps où le progrès social rimait avec celui de la technologie malgré les coûts multiples qui pouvaient déjà en résulter. Les avantages tirés du progrès technique pouvaient justifier la dureté de la condition ouvrière comme celle des mineurs, ces soutiers de la première société industrielle. Les transports rapides, l’électricité, l’équipement des ménages profitaient à tous ou du moins, tous pouvaient espérer en profiter. C’est ainsi que Ford incita ses ouvriers à s’endetter pour acquérir une automobile. Cette situation dura en France jusqu’à la fin des « trente glorieuses ». Lire la suite…

Piétons et cyclistes, des dangers publics

La France comptait 18.000 automobiles en 1900. Soixante ans plus tard… 14.350.000. Face à cet envahissement soudain et à l’explosion des accidents, il a fallu multiplier les règles, les lois, les sanctions et disposer de plus en plus de képis pour contrôler les veaux. Et pourtant, les automobilistes-moutons osent invoquer leur « liberté » dès qu’on s’attaque un tant soit peu à leur tréteau. Lire la suite…