La voiture nucléaire

voiture-nucleaire-propre

La voiture reste encore aujourd’hui le symbole absolu de  l’incapacité de la société de consommation à se remettre en cause et à stopper cette course en avant technologique. Ainsi, bien que le pétrole soit enfin reconnu comme une énergie épuisable, la société entière (Etat, entreprises, médias, chercheurs, …) n’arrive toujours pas à imaginer une société sans automobile individuelle. On cherche donc désespérément une alternative au pétrole… bien que sur terre il n’y ait pas d’autre énergie aussi concentrée et aussi disponible que le pétrole. Ils en sont alors à  proposer de nouvelles pseudo alternatives comme l’est la voiture  électrique.

Voiture électrique = voiture nucléaire

La preuve par les chiffres: si on estime la consommation d’une petite voiture électrique à 0.2KWh (KiloWattHeure) par km (climatisation et autres options énergivores comprises) et que celle-ci parcourt 14.000 km/an (kilométrage moyen en France) on obtient: 0.2KWh par km x 14.000 km par an = 2,8 MWh (MégaWattHeure) pour une petite voiture par an.

En France, 36 millions de petites voitures x 2,8 MWh = 100 millions de MWh par an.

A titre de comparaison la puissance éolienne installée aujourd’hui est de 6000 MWH, la production solaire est de quelques milliers de MWh. Alors que reste-t-il pour fournir ces millions de MWh? Le nucléaire!

Avec une production moyenne de 6 millions MWh par réacteur et par an on obtient: 100/6 = environ 17 nouveaux réacteurs nucléaires sont donc nécessaires pour pouvoir électrifier l’ensemble du parc automobile français!

Irréaliste

Finalement, si on se place d’un simple point de vue économique (dans la logique du capitalisme), le projet d’une voiture électrique semble irréaliste au vu des coûts très largement supérieurs à une voiture à essence. Entre le  prix élevé des batteries et le prix de l’électricité, qui ne peut d’ailleurs que  progresser, cela semble illogique de développer cette technologie. Même si les prix du pétrole continuent de progresser, ils ne peuvent compenser le surcoût du prix du véhicule, surtout que la majorité du coût de l’essence  vient des taxes et l’on n’est donc pas à l’abri d’une baisse des taxes pour compenser l’augmentation des prix du pétrole brut.

La pile à combustible = fausse solution

Pour pallier le problème du stockage de l’électricité (batteries lourdes, à faible durée de vie et polluantes), on nous parle souvent de la pile à combustible. On peut résumer son principe en expliquant qu’une membrane spéciale permet de créer de l’électricité à partir de l’hydrogène en relâchant juste un peu de vapeur d’eau. Comme ça a l’air génial! Sauf qu’il n’y a pas d’hydrogène disponible dans la nature. Alors que faire? Créer cet hydrogène à partir de l’eau et de… l’électricité. Electricité nécessaire alors en quantité phénoménale, donc forcément issue de centrales nucléaires (dangereuses et polluantes!).

Il existe aussi un autre type de pile à combustible alimenté en méthanol. Mais comme cet alcool est artificiel et n’existe pas dans la nature il doit donc être créé par l’homme et le problème de l’énergie se repose… échec et mat!

Voiture électrique ≠ véhicule propre

• A l’heure d’aujourd’hui la voiture électrique rechargée sur le réseau d’électricité est tout sauf un véhicule propre. En effet, si on prend le cas classique de la personne qui rentre chez elle après son travail et qui met alors sa voiture électrique « en charge », elle va consommer de l’électricité très polluante en CO2.

Rappelons qu’entre 17h et 20h, heures de pointe de la consommation d’électricité en France, l’électricité produite vient en partie de sources  fossiles (essentiellement le gaz pour la France mais aussi le charbon ou le pétrole pour d’autres pays). En terme de bilan carbone (Selon le Réseau de  transport de l’électricité, les usages intermittents de l’électricité ont un bilan carbone avoisinant les 600 à 700 grammes de CO2 par kWh.). La voiture électrique risque d’émettre autant voire plus de CO2 que son équivalent à essence. Un comble!

• Le bilan carbone de la voiture électrique reste très mauvais. Il faut dire que 20 à 30% de son bilan carbone est lié à sa seule fabrication.

• En fin de vie, la dépollution et le recyclage pour les deux systèmes envisagés (pile à combustible ou batteries), n’est écologiquement pas neutre. En effet ils comportent des matériaux polluants et dangereux (plomb, nickel et autres métaux lourds) dont le recyclage total (sans pollution) n’est pas possible. De plus les batteries s’usent assez vite, cinq années de durée de vie en moyenne (tout types de batterie confondus).

• Enfin l’électricité nucléaire engendre des déchets polluants donc dangereux pour des dizaines de milliers d’années!

Foi aveugle dans le progrès technologique

Bien sûr cette histoire de trouver de nouvelles technologies pour sauver  l’automobile vient en partie de cette foi aveugle dans l’idéologie du progrès. Ainsi certains rêvent d’une voiture avec des panneaux solaires qui s’autoalimenteraient (très irréaliste), une voiture à réacteur nucléaire, une voiture à air comprimé (nucléaire elle aussi car il faut de l’énergie pour comprimer de l’air), à bio carburant (alors qu’on a déjà du mal à nourrir tous les êtres humains on va consacrer des terres agricoles à faire du carburant?), … tout ça pour éviter de remettre en cause le concept même de l’automobile individuelle!

Le ratio « poids du véhicule / charge à transporter » très négatif

Tout le problème du gaspillage des ressources par l’automobile vient de ce ratio poids du véhicule/charge très défavorable. En effet, une voiture moyenne pèse 1200kgs (rajoutons 200kgs de batterie cela fait 1400 kg). Or en moyenne on est 1,8 personnes dans une voiture (à peu près 120 kg à transporter). Ainsi le moteur utilise seulement 8% de son énergie utile pour déplacer les personnes et 92% de son énergie pour bouger le véhicule!

Scientifiquement c’est une hérésie et un gaspillage éhonté de l’énergie. Qu’est-ce qui explique donc cette aberration? Simplement que le concept de l’automobile a été inventé à une époque on l’on croyait que le pétrole était inépuisable et que sa combustion ne polluait pas…

Aujourd’hui, avec les nouvelles connaissances scientifiques, on aurait du remettre en cause le mythe de l’automobile… mais la rationalité s’est vite effacée devant cette nouvelle idéologie qu’est l’automobile, entre religion (adoration irrationnelle) et drogue (dépendance).

Autres problèmes environnementaux non résolus

A part sur la question du bruit où les voitures électriques suppriment cette nuisance, tous les autres aspects négatifs du transport automobile subsistent. La défiguration (pollution visuelle) des villes et des campagnes restera la même. Les embouteillages continueront, les accidents de la route resteront ce qu’ils sont, la place de la voirie consacrée à ce transport individuel restera majoritaire sur les autres occupations d’espace public (places, bancs, espaces verts, zones piétonnes, espaces de jeu pour les enfants, etc.).

En conclusion, comme la voiture électrique ne remet pas en cause l’aberration qu’est l’automobile individuelle, elle ne résout aucun des problèmes environnementaux liés à l’automobile. Et pourtant des solutions existent, notamment en privilégiant le transport collectif (bus, train, tramway) qui est moins consommateur d’énergie ou le transport individuel non polluant (vélo, vélo à assistance électrique, marche, roller, etc.). Mais comme l’automobile résulte d’un choix idéologique presque religieux, tout le discours rationnel, environnemental et scientifique a du mal à passer et à convaincre. Et pourtant une autre manière de se déplacer est possible…

Collectif lyonnais « pour une ville sans voitures« 

CVV

A propos de CVV

Collectif lyonnais "Pour une ville sans voitures"

36 commentaires sur “La voiture nucléaire

  1. Tassin

    Grosses imprécisions! On ne peut pas convaincre ses contradicteurs avec des erreurs pareilles au niveau des chiffres. Quand on sort des chiffres pour convaincre, mieux vaut être sûr de ce qu’on dit!
    Déjà commencer par ne pas confondre puissance et énergie… Je corrige donc le passage sur l’énergie, l’auteur se chargera d’éditer le billet.
    La puissance éolienne installée en France métropolitaine à l’heure où j’écris ces lignes est de 6 300MW. Pour une production prévue en 2011 d’environ 12TWh. http://www.suivi-eolien.com/
    La puissance photovoltaïque est de 1 600MW au même moment, et on attend une production de 1,5TWh pour 2011.
    Les 100TWh nécessaires à l’électrification du parc auto (le calcul est exact) pourraient être produits au choix par :
    – 9 EPR de 1600MW (à 7000h par an) soit 15GW soit +24% de capacités par rapport aux 63GW déjà en fonctionnement.
    – 40 à 50 GW éoliens terrestres (2000 à 2500h par an) soit environ 8 fois la puissance installée actuelle.
    – 28 à 33 GW éoliens offshore (3000 à 3500h par an)
    – 100GW de PV (1000h par an) soit 50 fois la puissance installée fin 2011.
    Voilà voilà voilà.
     

  2. StruddelStruddel

    « La défiguration (pollution visuelle) des villes et des campagnes restera la même. Les embouteillages continueront, les accidents de la route resteront ce qu’ils sont, la place de la voirie consacrée à ce transport individuel restera majoritaire sur les autres occupations d’espace public (places, bancs, espaces verts, zones piétonnes, espaces de jeu pour les enfants, etc.). »

    Le reste je ne sais pas, n’étant pas un écolo pur et dur et imaginant qu’il y a tellement de choses qui polluent dans ce bas monde qu’il faut prendre les choses dans leur ensemble et non au cas par cas, mais pour ce dernier paragraphe, je suis tout à fait d’accord.
    La voiture électrique supprime une autre nuisance malgré tout : l’odeur dans les rues, car quand je suis à vélo derrière les files de bagnoles, j’ai l’impression dans dans un salon fumeur et d’inhaler de la fumer partout, c’est immonde, là cette nuisance est également supprimée.
    Mais en effet, ce n’est pas en changeant le carburant qu’on changera les problèmes de place monstrueuse que prend l’automobile dans le paysage.
    Le particulier doit apprendre à se déplacer autrement, les solutions sont là, elles existent.
    Mais il y a du travail avant de convaincre les gens … il y a encore peu, une motarde chevronnée m’expliquait à quel point il était compliqué de faire du vélo dans sa ville (Brest), car les côtes rendaient le trajet impossible, et que les transports en commun n’étaient pas assez développés dans sa ville.
    J’ai eu beau sortir toute ma panoplie de contre-arguments habituels, elle a fini par me sortir une sorte de problème physique handicapant qui l’empêchait de marcher longtemps et de pédaler, excuse qui s’apparentait plus à de la mythomanie qu’à autre chose …
    Quand les gens en arrivent à mentir sur leur condition physique pour justifier l’utilisation du moteur, on se dit qu’on n’est pas près de sortir de tout ça …
    Mais je continue à penser que le véhicule électrique est l’avenir des véhicules d’urgence (samu, pompiers, etc.), ces gens qui sont obligés d’aller très vite avec le minimum de contrainte possible, et dont j’échangerais volontiers les vies sauvées contre un peu de CO2 et d’espace gaspillé.
    Donc je ne pense pas qu’il faille être contre le véhicule électrique qui reste un (petit) progrès par rapport au véhicule à pétrole (bruit/odeur), mais plutôt qu’il devient urgent de convaincre les particuliers d’utiliser autre chose que leur véhicule à moteur pour se déplacer.

  3. Lugdunet

    Je suis assez d’accord pour dire qu’actuellement voiture électrique ne rime pas avec environnement mais certain arguments données sont faut
    Je m’insurge notamment pour défendre les piles à combustibles qui ont fait de grand progrès en termes d’efficacité.
    Et  en matière de production d’hydrogène on sait depuis 2008 en produire grâce à l’énergie solaire. cf http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55856.htm
    Depuis cet article les rendements ont encore été améliorés.
    Il est également possible de produire de l’hydrogène avec des bactéries cf: http://www.actualites-news-environnement.com/27115-eau-bacterie-hydrogene.html
     
    Donc Non la pile à combustible est belle est bien à long terme notre meilleur atout pour faire fonctionner toutes sorte de machines ou véhicules sans pétrole (et presque sans pollution).
     
     

  4. Gagar

    Lugdunet n’a rien compris. Et en plus, il n’a pas lu les commentaires éclairés. Il ne s’agit pas de technologie, il s’agit 1) d’ordres de grandeur = la voiture pose un certain nombre de contraintes nouvelles, en terme de matière première pour les batteries, en terme de production d’énergie, telle qu’il ne peut pas y avoir de voiture électrique pour tout le monde, et de toute façon, 2) Ca ne changera rien au mode de vie, où il faut toujours aller plus vite… dans le mur. Il ne faut pas longtemps à une assemblée populaire pour admettre qu’elle préfère une meilleure qualité de vie à tout autre chose.

  5. FRANCE

    Décidément, la solution ne pourra venir que du développement des transports en commun : surtout le rail, mais également les bus, etc… Car question économies d’énergie le calcul est rapidement fait.

  6. voiture

    Je dis : la solution idéal n’existe pas (encore peut-être), mais nos choix actuels nous sont imposés par le réchauffement climatique. Cela impose des actes à cour terme, comme l’utilisation du nucléaire et autre, et l’investissement dans la recherche énergétique. Et dans un second temps on va pouvoir se poser la question du changement de mode de vie ou d’une adaptation énergétique. Rien ne sert de courir… Un problème capital vient pourtant contredire ce que je viens d’énoncer : à quel moment passe t-on à la deuxième phase? Serons-nous assez humble pour changer notre mode de vie si les solutions n’arrivent pas? A suivre…

  7. Le cycliste intraitable

    Comme toutes les solutions technologiques en développement, la voiture électrique a ses avantages et ses limites, bien au-delà des critiques que je trouve trop souvent sur Carfree.
    La motorisation électrique est de loin la plus efficace à basse vitesse et lorsqu’il faut démarrer et s’arrêter. Une autonomie de l’ordre de 100 km (avec quelle circulation ?) est largement suffisante pour la plupart des trajets pendulaires au quotidien, ou pour des déplacements au sein d’une aire urbaine.
    C’est donc le véhicule idéal pour la conduite urbaine, quand une automobile est nécessaire pour transporter du monde ou un peu de fret. C’est pour ça qu’elle est très intéressante pour des services d’autopartage urbain comme Autolib’. Mais le parc auto ne sera jamais totalement électrifié, contrairement à ce que les vendeurs de totos électriques nous promettent. Pour les longs déplacements ou la vie à la campagne, seules les voitures à essence resteront adaptées.
    Le rechargement des batteries des voitures électriques consomme de l’électricité nucléaire. Certes, mais les heures de pointe de circulation correspondent à peu près aux heures de pointe de consommation électrique. Autrement dit, les batteries sont surtout rechargées en milieu de journée ou pendant la nuit, pendant les fameuses « heures creuses » de votre facture d’électricité.
    Pendant la nuit, l’excédent d’électricité nucléaire sert en partie à inverser les turbines hydroélectriques pour renflouer les réservoirs d’altitude. De plus, les astronomes et bon nombre d’écolos demandent la diminution de l’éclairage nocturne, source de gaspillage énergétique au moins aussi scandaleux que la bagnole. Diminuer ces éclairages urbains permettrait de libérer largement assez d’énergie pour recharger les batteries des totos électriques.
    Donc oui, la voiture électrique va très probablement prendre une part de marché importante dans les véhicules urbain, probablement plus dans l’autopartage ou chez bobos qui croiront se donner bonne conscience.
    Je sais comme vous que c’est la réduction de l’automobile individuelle qui va agir dans les prochaines années, plus que l’électrification du parc auto. Mais pour être franc, l’acharnement anti-nucléaire de bon nombre d’entre vous (que je sais à tendance « écolo ») est aussi hypocrite que l’annonce du maintien de la bagnole sous forme électrique par les promoteurs de voitures électriques. Parce que l’énergie nucléaire a quelques avantages que seule une facture d’électricité triplée pour cause de remplacement du « vilain nucléaire » par toute source d’énergie autre que le très polluant charbon peut faire comprendre. J’exclus bien sûr les veinards qui habitent et travaillent dans des structures autonomes en énergie.

  8. Anthony GrégoireBaillecycliste

    En étant chez enercoop, qui ne fournit ni nucléaire, ni charbon, le cout est plus élevé, mais loin d’être triplé, 25% plus cher qu’EDF qui nous promet 25% d’augmentation pour les prochaines années, et qui contrairement aux énergies renouvelables, comprend beaucoup de coût cachés, que l’on paiera plus tard, ou dans nos impôts. Sortir du nucléaire à l’échelle nationale ne coûtera pas plus cher au consommateur. La production sera moindre qu’avec le nucléaire, c’est pour ça que l’on doit commencer par des économies d’énergie, et arrêter de croire en une voiture électrique propre.

  9. Lugdunet

    @Gagar: Si tu veux dire que le débat n’est pas là, je suis d’accord, favorisons des maintenant l’essor des économies d’énergie et du transport collectif !!!
    Mais je reste sur ma position les piles à combustible sont l’avenir pour l’industrie, les transports.

  10. Tassin

    @ Lugdunet :
    Avec des rendements théoriques de l’ordre de 50% je ne vois pas bien l’intérêt des piles à combustibles comparées aux batteries.

  11. oltho

    On oublie généralement un gros souci avec les voitures électriques, ce sont des cages en métal, comme les voitures à moteur thermique. La différence, en hiver, c’est qu’on peut chauffer l’habitacle en récupérant une partie de la chaleur du moteur. Pour les voitures électriques, chauffer l’habitacle va demander une surconsommation qui diminuera d’autant leur autonomie.
    A moins de tabler sur un réchauffement climatique d’une bonne dizaine de degrés, on s’apprête à produire en masse des frigos mobiles extrêmement énergivores. En Belgique, le désinvestissement en transports publics est colossal, l’Etat donne des primes à l’achat de « voitures vertes », les trains sont régulièrement en retard voire supprimés.
    Négliger les transports en commun, c’est nier des perspectives d’avenir pacifiques.

  12. MOAMOA

    cycliste intraitable « Mais pour être franc, l’acharnement anti-nucléaire de bon nombre d’entre vous (que je sais à tendance « écolo ») est aussi hypocrite que l’annonce du maintien de la bagnole sous forme électrique par les promoteurs de voitures électriques »

    Hypocrites? ah bon? j’ai pas bien compris pourquoi. En dehors du nucléaire, « there is no alternative » ? Si vous pouvez expliquer. Sinon, des scenarii comme negawatts existent. Ils sont hypocrites?

    cycliste intraitable  » Parce que l’énergie nucléaire a quelques avantages que seule une facture d’électricité triplée pour cause de remplacement du « vilain nucléaire » par toute source d’énergie autre que le très polluant charbon peut faire comprendre. « 
    C’est faux.

    Sinon, être contre les EPR et ITER c’est aussi être hypocrites? ou bien l’hypocrisie serait de se dire qu’après nos réacteurs à 2ème , on s’arretera là… hein? pas de pseudo 3ème génération (ah merde trop tard, EPR arrive mais bon, « on n’a pas le choix » faut pas être hypocrite), pas de fusion nucléaire (ah merde ITER est en cours… bon, ça c’est sûr on l’aura pas, c’est juste qu’on aurait pu mettre le financement ailleurs non? hypocrisie de lutter contre?).

    Et les scenarii negawatts, hypocrisie?

    Et les études/dossiers du collectif sortir du nucléaire, des hypocrites aussi?

    Sinon, plus sérieusement :

    EELV Toulouse appelle à manifester ce samedi 15 octobre à Toulouse contre le nucléaire

    Pour la transition énergétique, MOBILISONS NOUS !

    Contre l’archaïsme et la dictature du nucléaire, MOBILISONS NOUS !
     
    – Parce que nous ne voulons pas courir le risque d’un accident majeur qui contaminerait des régions entières,

    – parce que nous ne voulons pas léguer à nos descendants des déchets radioactifs dont on ne sait toujours que faire,

    – parce que le financement sans fin de la filière nucléaire se fait au détriment d’investissements dans la recherche pour les énergies renouvelables,

    – parce que nous ne voulons pas rester dépendants d’un combustible dangereux, extrait dans des conditions destructrices pour l’environnement et très préjudiciables pour les populations locales,

    – parce que nous ne voulons pas d’une technologie qui sert à  fabriquer des bombes, et parce que nous savons qu’il est possible d’en sortir en réduisant les gaspillages, en optimisant l’utilisation de l’énergie, en développant  les énergies renouvelables,

    rendez-vous place Arnaud BERNARD à 14h samedi 15 octobre, avec toutes les forces associatives et politiques unies dans ces mêmes objectifs citoyens de santé publique, de sécurité, et de contrôle démocratique de la production énergétique.

  13. Ampère

     
    Je ne peux accorder aucun crédit à cet article pour trois raisons :
     
    1) Il confond puissance (MW) et énergie (MWh) ; exemple : « la puissance éolienne installée aujourd’hui est de 6000 MWH »
     
    2) Il se base sur une hypothèse irréaliste : 36 millions de voitures électriques en France, dans un pays de 66 millions d’habitants.  Si çà arrive un jour (en 2050 ou en 2080 ?), ce jour-là il y aura des millions d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques.
     
    3) Il postule aussi le cas classique de la personne qui rentre chez elle après son travail et qui met alors sa voiture électrique « en charge ». Hypothèse tout aussi irréaliste. En effet, nombreux sont les automobilistes qui font souvent un détour pour acheter leur carburant 1 ou 2 % moins cher qu’à la pompe de leur quartier.  Quand ils auront une voiture électrique, ils ne la mettront JAMAIS en charge en rentrant du travail : ils la mettront en charge la nuit, à l’heure (programmée) de la mise à disposition du tarif « heures creuses » qui est généralement 25 à 30 % moins cher que le tarif « heures pleines ».
     
    Puisque le rédacteur continue en évoquant « qu’entre 17h et 20h, heures de pointe de la consommation d’électricité en France, l’électricité produite vient en partie de sources  fossiles », il aurait pu ajouter  que si les centrales nucléaires étaient démantelées suivant son souhait, à ces heures-là, l’électricité produite viendrait encore plus de sources  fossiles : en hiver, on trouve souvent des soirées froides avec vent nul, au cours desquelles les éoliennes et les panneaux photovoltaïques ne produisent plus rien.
     
    Dommage que pour dénigrer les voitures électriques, on doive recourir à d’aussi minables arguments.
     

  14. Ampère

    Dans mon message d’hier, j’ai oublié de mentionner (tellement c’est évident pour moi !) qu’en France et la nuit (en « heures creuses ») 100 % de l’énergie disponible sur le réseau est d’origine nucléaire ou éolienne (pour autant qu’il y ait du vent), les centrales alimentées en combustibles fossiles étant en stand-by jusqu’à la prochaine pointe de la demande. Il en résulte que les voitures électriques rechargées la nuit ne consomment que de l’énergie produite sans émission de CO2.
    La nuit, les centrales nucléaires ne sont pratiquement jamais utilisées à pleine charge, à telle enseigne qu’une partie de la puissance disponible est utilisée pour pomper de l’eau du bassin inférieur au bassin supérieur des stations de transfert d’énergie par pompage (STEP). En heures de pointe, cette eau est turbinée du bassin supérieur au bassin inférieur en rendant ainsi au réseau les 3/4 de l’énergie accumulée la nuit.
    À ce jour, les stations STEP sont le seul moyen de stockage à grande échelle de l’énergie électrique.  Mais ce moyen sera concurrencé quand le nombre de voitures électriques en circulation sera suffisant pour constituer un ensemble de V2G (Vehicle to Grid) avec des compteurs vraiment intelligents. Cette technologie repose sur la constatation que l’autonomie des voitures électriques arrivant maintenant sur le marché est d’environ 150 km alors qu’en Europe, 70 % des trajets automobiles quotidiens en semaine sont inférieurs à 30 km et 95 % sont inférieurs à 80 km. 
    Il en résulte que, quand la voiture électrique revient à la maison en fin d’après-midi (soit juste avant le début de l’heure de pointe), sa batterie contient encore beaucoup d’énergie, qui pourrait être revendue au réseau, évitant ainsi pendant l’heure de pointe un trop grand recours à l’énergie d’origine fossile, génératrice de CO2. Avec un compteur vraiment intelligent, l’utilisateur pourrait décider combien de kWh il désire revendre au réseau, étant entendu que la nuit suivante (en « heures creuses »), il achètera au réseau l’énergie nécessaire à la recharge complète de sa batterie.
    Sur la base d’un million (pas 36 millions !) de voitures électriques contenant chacune une batterie de 25 kWh dont l’utilisateur accepte de revendre 10 kWh chaque soir, l’énergie ainsi « pompée » dans ce million de batteries serait égale à 10 millions de kWh = 10.000 MWh = 10 GWh = plus de l’énergie produite en une heure par neuf réacteurs nucléaires actuels (en France, la puissance électrique moyenne par réacteur est de 1086 MW  http://www.econologie.com/le-nombre-de-centrales-et-reacteurs-nucleaires-en-france-articles-3296.html ).

  15. CarFree

    Ça me fait bien rigoler cette histoire d’heures creuses. Et à vrai dire, c’est un vieux serpent de mer… Depuis qu’on publie des articles critiques sur la voiture électrique, je ne compte plus les fois où des commentaires viennent nous dire que le rechargement des batteries « n’est pas un problème », « il se fera la nuit », pendant « les heures creuses », etc.

    Les partisans de la voiture électrique oublient de dire une chose (mais s’en rendent-ils vraiment compte?): sans même parler de l’ensemble du parc automobile, quand plusieurs millions de voitures électriques seront en circulation (c’est un peu quand même le but, non?), il y aura alors plusieurs millions d’automobilistes qui chargeront leur batterie en même temps durant ces fameuses heures creuses… qui ne seront alors plus vraiment des heures creuses!

    Mais ça, je ne sais pas si les défenseurs de la voiture électrique sont capables de l’envisager, car cela nécessite juste une vision un peu collective et globale du problème.

    Autre chose, pour l’instant, la voiture électrique est essentiellement présente au sein des administrations et de certaines entreprises. Dans la mienne par exemple, il y a 5 ou 6 voitures électriques pour les déplacements professionnels des employés. Ces voitures sont en charge en permanence, sauf quand elles sont utilisées! J’en vois donc certaines en charge du matin au soir (la nuit, je ne sais pas car je suis chez moi!). Vu qu’il n’y a pas de raison que cela se passe autrement dans les autres entreprises ou administrations, cela veut dire que, pour l’instant, l’essentiel du parc de voitures électriques en France est en charge durant les heures de pointe!

  16. Mondine

    Malheureusement cet article traite de la voiture comme d’une relique religieuse.
    Il faut se poser la question de pourquoi des personnes vivant dans des environnements fortement doté en trasnports en commun ou ayant la possibilité d’accéder à leur travail en vélo ou à pied préférent la voiture.
    Ayant fait le choix du vélo pour aller à mon travail j’en suis tout de même venu à m’acheter une voiture pour des mouvements de grande ampleur ou des courses alors que je ne le souahitait pas:
    -Les courses: Avez-vous fait vos courses en sac à dos? c’est physiquement usant et vous êtes limité dés que vous achetez du pondéreux. Cela impose de multiplier les courses ou de les faires dans des magasins de centre ville plus chers. (Je précise que je n’achéte jamais d’eau en bouteille ce qui limite grandement le poid des courses.)
    -Les trajets grandes distances: Familles et relations sont dispersées aux quatres coins de la France. Partir d’un de ces coins pour aller à l’autre en train est d’un complexité inouie sans parler de la gestion de la charge lorsque vous avez un bébé (10kg de viande humaine mais 50Kg de matériel à porter sur votre dos.)
    Bref, la voiture est le seul moyen de transport capable de vous assurer un porte à porte convennable lorsque vous êtes chargés.
    Je ne voulais réellement pas en acheter en raison du coût, mais j’y suis venu car c’est souvent la seule solution.

  17. Tassin

    @ Mondine :
     
    Pour les courses, que je fais à vélo depuis 1 an sans jamais utiliser la voiture même pour les packs de 40 bières et les bouteilles de lait, il faut des sacoches sur le porte-bagage pour mettre les produits « denses » (bouteilles…), puis un tendeur pour mettre les trucs volumineux (bières, packs d’eau, PQ…). Le sac à dos ne sert que pour le restant c’est à dire pas grand chose.
    Pour les produits frais, on va au marché tous les dimanches matin. En vélo aussi évidemment.
    Dans le cas de besoins de grosses courses (plusieurs enfants à la maison), il te faut absolument une remorque. Ça peut-être mono-roue pour une charge réduite (25-30kg) ou si tu habites en appart et que tu dois passer dans des petites portes. Ou plus grande, une remorque classique bi-roue dans laquelle on peut également mettre 2 enfants pour le transport.

  18. JiBOM

    Mondine, enfin !! Si vous aviez pris la peine de consulter d’autres articles et réactions sur ce site, vous n’auriez certainement pas succombé à la conclusion facile : « la voiture est la seule solution ».
     
    Pourquoi les gens préfèrent la voiture même quand ils n’en ont pas besoin ? Vous avez vous-même répondu partiellement à la question dans votre première phrase. <a href=http://carfree.fr/index.php/2011/09/23/etre-attache-a-sa-voiture-une-experience-sociologique/>L’attachement automobile</a> confère à cette dernière un rôle a priori inattendu mais aujourd’hui accepté inconsciemment par la masse.
    Concernant les courses, oui j’ai déjà pratiqué le sac à dos et à vélo. Evidemment, ça limite la quantité à transporter mais acheter une bagnole rien que pour ça ! Je préfère faire mes courses un peu plus souvent (en l’occurrence au gré de mes déplacements pédestres) et même pour plus cher s’il le faut, bien que ce ne soit pas franchement le cas (mais bon, j’ai de la marge puisque je ne suis pas motorisé). Et puis il existe des cabas et autres caddies très pratiques. Avez-vous également pensé à vous faire livrer ?
    Pour les trajets de longue distance, si le train peut en effet s’avérer trop compliqué voire quasi-impossible dans certains cas, il reste la possibilité de louer un véhicule. Faites le calcul, vous êtes à coup sûr gagnant sur le plan financier et aussi sur le plan sociologique car vous ne possédez pas la voiture. Vous pouvez la choisir juste en fonction de vos besoins ponctuels et vous en libérer ensuite. Alors évidemment, si vous partez en vadrouille tous les week-end, c’est une autre histoire… (le leasing peut-être)
    Bref, cherchez, lisez, documentez-vous et… imaginez ! L’Internet est là et j’ai l’impression le regain d’informations apporté par cet outil n’a fait qu’écraser le niveau de ces informations par sa propre masse. De même, la recherche « facile » nous a habitués à laisser notre imagination de côté, noyés que nous étions par le torrent de réponses pourtant très souvent redondantes dans le fond ! Une bonne recherche nécessite un haut niveau de critique, préalable à un bon tri. Vous avez trouvé Carfree, c’est déjà un bon point ! 😉

  19. Ampère

    @Carfree
     
    « quand plusieurs millions de voitures électriques seront en circulation« .
    La question est plutôt : « En quelle année serons-nous quand il y aura plusieurs millions de voitures électriques en circulation ? »
    Et ensuite : « Cette année-là, combien y aura-t-il d’éoliennes en service ? » et aussi « Cette année-là, comment se présentera le diagramme de charge du réseau électrique ? ».
    Pour les gestionnaires du réseau électrique, l’idéal est d’avoir un diagramme de charge plat, avec le minimum de pointes et de creux. Mais cet idéal est un leurre : il y aura toujours des creux à combler et les voitures électriques sont l’outil idéal pour les combler, puisque, comme les autres voitures, les voitures électriques sont à l’arrêt 22 à 23 heures sur 24.  Reste donc à s’organiser avec des compteurs vraiment intelligents « appelant » la charge des voitures électriques aux heures où c’est utile et nécessaire.
    S’organiser, c’est manifestement ce que ne font pas les employés d’administrations publiques qui branchent en permanence la voiture électrique qui leur a été confiée ; évidemment, çà leur est égal, puisque ce n’est pas eux qui paient ! Cet exemple illustre parfaitement la gabegie qui prévaut dans les services publics.  Maintenant, ce n’est pas parce qu’un câble de charge est raccordé à une voiture que de l’énergie est prise sur le réseau : quand la batterie d’une voiture électrique est complètement chargée, la charge s’arrête et plus aucune énergie n’est prise au réseau, même si le câble reste connecté entre la voiture et la prise de courant.

  20. Jean-Marc

    Ampère, as-tu déjà utilisé des appareils sur batterie rechargeable ?
    comme des perceuses ou des perforatrices : malgré un double jeu de batterie (une sur la machine, une sur le socle, en train de charger), dès qu’on s’en sert un peu, on passe son temps à attendre qu’elles soient chargées.
    Mais celà, c est un détail (faudrait peut-etre penser à mettre un plateau de batteries facilement enlevable sur les voitures, pour faire un echange standard batteries déchargées contre batteries chargées… mais pour celà faudrait déjà une norme… or ce n est tjrs pas le cas…)
    Outre le pb de la charge, les batteries actuelles ont un pb largement plus embetant (on pourrait aussi évoquer la dépendance au lithium, produit rare) :
    Tout possesseur de portable ou de tel portable le connait : une batterie, celà tiens généralement entre 2 et 6 ans.
    Pour une batterie de portable, qui est rendu obsolescent (sous windows et iOS, pas sous linux ou bsd) tous les 4 ans, c est peu génant : quand la batterie est HS, après qq temps à travailler sur le réseau élec, on fini par jeter le portable (en faisant un transfert des données du DD sur le nouveau portable)
    Mais, pour 10 000€ de batteries, dans une voiture, c est un autre pb… (certains constructeurs veulent louer les batteries, pour réduire ce pb).
    Celui qui possède ces batteries très très coûteuses, va-t-il les laisser brancher en heures pleines (pour alimenter la conso élec de ses voisins), ce qui va entrainer un vieillissement prématuré de ses batteries, pour un gain financier négligeable ? [de la 10aine de centimes d’euro par jour pour ses batteries partiellement chargées; car, comme nous le vante les défenseurs de la voiture élec, le plein complet est de l ordre d’un euro]
    réponse : non.
    Même si EDF rachetait 4 fois plus cher en heures pleines qu’en creuses (ce qu’il ne fera pas…), le vieillisement accéléré des batteries rend ce système non intéressant pour le proprio des batteries… qui branchera donc sa voiture seulement en heures creuses (ou qui désactivera la « recharge du réseau » hors heures creuses).
     
    Seuls les pigeons (qui ne comprendront pas qu’en gagnant 10 centimes ils perdent bien plus)* et les loueurs de batteries, laisseront leurs batteries alimenter le réseau.
    * on en trouve tjrs…c.f. le nombre impressionnant de personnes faisant plus de 10km pour économiser 3-4 euros, en allant acheter « moins cher », c.f. http://xkcd.org/951/   (lire le message qui apparait quand on passe sa souris sur l’image)

  21. Citro

    Comme toujours, beaucoup d’idées préconçues et d’avis de personnes qui n’utilisent pas de voiture éléctrique…
    Le lithium n’est pas rare, il y en a assez pour motoriser toute la planète et il est disponible jusque dans les océeans. Actuellement il faut 80€ de lithium terrestre pour équiper une voiture, il en faudrait à peine 800€ de lithium marin, pas de quoi boulverser un prix de vente d’autant plus que de nombreuses alternatives de stockage d’énergie électrique se profilent car ce domaine va représenter l’un des enjeux majeurs des années à venir.
    Ceci dit, la voiture éléctrique ne sera pas un véhicule universel comme ne l’est pas non plus la voiture à pétrole, contrairement aux allégations des constructeurs. La voiture, en général sera de plus en plus bannie des villes qu’elle encombre.
    Concernant l’énergie qui alimente une voiture électrique (20kWh/100km) ce qui correspond à environ 2 litres de carburant, on voit vite la gaspillage que présentent les voitures à pétrole… Quand on sait que 20m² de panneaux solaires (la surface d’un garage) produisent de quoi parcourrir 15.000km électriques par an, on voit vite que le nucléaire n’est pas indispensable…

  22. lynx

    Faut-il continuer à ergoter sur ces problèmes de charge, d’heures creuses et autres détails techniques? Pourquoi ne pas reconnaître simplement qu’électrique ou pas, le problème de l’énergie reste entier et rien n’y fera surtout pas avec 9 milliards d’êtres humains à l’horizon 2050 et des pays qui veulent accéder à leur tour à la société de conso avec ses symboles.
    Quant à ceux qui justifient le recours au nucléaire, une question: êtes-vous prêts à déménager à Fukushima avec votre petite famille??? Pensez-vous sérieusement qu’en France on est plus malin que partout ailleurs? Si oui, vous êtes bien naïfs.

  23. Jean-Marc

    @ Citro
    Bien sûr qu’il y a du lithium dans la mer, et de l’or, et de l’uranium, et de…
    L’érosion de pierres diverses (contenant de l’or, du lithium, de..) se retrouve dans les océans… donc on trouve des TRACES d’un peu près tout.
    Par contre… c est juste des trâces… Pour la majorité de ces minéraux, ce n est pas exploitable.
    => à de très rares exceptions près, quand c est possible techniquement, vu leur concentration (faible) et leur mélange à plein d’autres minéraux, ce n est pas rentable d extraire ces trâces (que ce soit les ions dissous dans l eau, ou les minéraux présents dans les sables et graviers).
    Sinon, merci Citro, pour tes informations non sourcées.
    Regardons plutôt ce qu’en dit un journaliste reconnut du domaine, Hervé Kempf :
    « De plus, il y a de bonnes raisons de penser que tout comme le pétrole, l’uranium, le charbon et le lithium, vont se raréfier dans les prochaines décennies. On est dans une impasse et l’auto électrique est une fausse solution. »

  24. Tassin

    @ Citro : « Concernant l’énergie qui alimente une voiture électrique (20kWh/100km) ce qui correspond à environ 2 litres de carburant, on voit vite la gaspillage que présentent les voitures à pétrole »
     
    Toujours ce même oubli du fameux coefficient d’énergie primaire…
    20kWh*2,58=51,6kWh primaires. Soit 5L de gasoil.

  25. MOA

    Lynx « Pensez-vous sérieusement qu’en France on est plus malin que partout ailleurs? Si oui, vous êtes bien naïfs. »

    Juste un détail…. je pense plutôt que l’on est dans le domaine de l’arrogance et de l’ignorance.

  26. citro

    @ Jean-Marc,
    Voici une source, parmi d’autres, pour illustrer mon propos et, peut-être, balayer une de tes idées reçues…
    http://www.decouplage.org/article-23717210.html

    Hervé Kempf est un personnage aussi notoire que controversé…
    Dans ses propos je relève l’incapacité à imaginer que l’on peut alimenter un véhicule électrique avec autre chose que de l’uranium, du charbon…
    Mes 20m² de panneaux solaires produisent de quoi rouler 15.000km/an avec l’une de mes 106 électriques. J’espère tripler cette surface pour couvrir la consommation de mes 2 voitures et de ma maison et remplacer ainsi mes tuiles au bilan énergétique négatif…

    Polémiquer sur une hypothéthique pénurie de lithium est stérile car il existe d’autres alternatives (nanotubes de carbone, couples électrochimiques utilisant l’air, supercapcités… et même le plomb!)

    Je vous rejoins, ainsi que Kempf sur la fin de l’âge d’or de l’automobile qui de symbole de liberté est devenu un objet qui aliene nos existances, détruit la planète, dévore notre temps, notre pouvoir d’achat et brise parfois nos vies. Je m’efforce de substituer au maximum la voiture électrique par le scooter électrique ou le vélo électrique qui s’avèrent bien souvent plus rapides et nettement moins énergivores 8kWh/100km en scooter et 3kWh/100km en VAE.

    @ TASSIN,
    Je ceux bien que tu utilises le coéfficient énergie primaire/énergie finale (du puit au consommateur) mais il faudrait également avoir l’honnêteté d’utiliser le même instrument pour mesurer combien de litres de gasoil sont dépensés pour mettre 1 litre de carburant dans le réservoir d’une voiture (extraction pérolière, transport, rafinage, transport). Vous seriez alors tous surpris de voir s’envoler les émmisions CO2 des véhicules…

  27. Tassin

    @ CITRO : Oui bien sûr, pas de problème. Prenons une VW Golf TDI, un véhicule équivalent à la bagnole électrique type Leaf ou Fluence :
    TDI en cycle mixte : 3,8L/100km (99g de CO2). Ratio d’énergie primaire
    pour le gasoil : 1,25 (source WWF). Et 1L de gasoil=10kWh.
    3,8*1,25=4,75. 47,5kWhep/100km
    Voilà voilà.
     

  28. Tassin

    Faisons fi de la polémique des chiffres.
    Comme tu le dis toi-même : « […] la fin de l’âge d’or de l’automobile qui de symbole de liberté est devenu un objet qui aliene nos existances, détruit la planète, dévore notre temps, notre pouvoir d’achat et brise parfois nos vies.  »
    Les véhicules électriques qui se vendront dans les années à venir seront honteusement subventionnés par les impôts (il est prévu 5000€ de bonus pour l’achat d’un véhicule électrique ! ! ! ) et rouleront détaxés, ce sera leur seul succès.
    Avec le pillage des salars de Bolivie en cerise sur le gâteau, en plus du charbon Polonais ou de l’uranium Australien qu’il faudra extraire pour faire les faire rouler. Un progrès vous dites ?

  29. Citro

    Les subventions sont une honte car l’argent va toujours dans les mauvaises poches, celles qui sont déjà pleines, pour le plus grand malheur de ceux qui ont les poches vides…
    Cependant, je préfère que l’on utilise du lithium, plutôt que du pétrole, que notre planète à mis des millions d’années à enfouir pour nous rendre l’atmosphère RESPIRABLE en stockant le CO2.
    Il est urgent d’arrêter de déstocker ce poison et de mobiliser nos forces pour le capter et le remettre à l’abri. Tout comme il est urgent d’arrêter d’utiliser l’énergie nucléaire pour éviter d’autres catastrophes comme celles que nous connaissons et qui sont minimisées par les pouvoirs politiques inféodés aux lobbies de l’énergie.
    La voiture électrique n’est évidemment pas la panacée, elle est cependant un progrès que l’on ne doit pas écarter mais au contraire utiliser comme transition pour éradiquer plus vite la voiture à pétrole. Il faut cependant effectuer cette mutation de pair avec le dévelloppement d’une production d’électricité renouvelable de masse.
    Ma propre expérience m’a prouvé que c’est possible et que les seuls obstacles sont politiques et idéologiques comme vous l’exprimez avec virulence.
    Oui, ma femme et moi roulons quotidiennement en voiture électrique, 30.000km/an, elle représente pour moi une étape vers des déplacements encore plus vertueux comme le scooter électrique et le vélo électrique…
    Et puis pourquoi tant de hargne contre la voiture électrique? Vous êtes si accros que cela à la voiture puante et bruyante? Ou peut-être défendez-vous votre gagne pains comme le syndicat des cochers essayait d’interdire, il y a un siècle la circulation des automobiles qui « faisaient peur aux chevaux »?
    Bref, quel véhicule voulez-vous pour l’AVENIR ???

  30. Ampère

     
    @ JEAN-MARC (17 OCT 2011)
     
    Non, Jean-Marc, je n’ai jamais utilisé des appareils sur batterie rechargeable comme des perceuses ou des perforatrices : chaque fois qu’un appareil électrique peut être alimenté par un cordon relié à une prise de courant, c’est toujours ce mode d’alimentation que je privilégie.
    Par contre, j’ai une grande expérience des batteries rechargeables, parce qu’il y a 11 ans que je roule en voiture 100 % électrique (pas une hybride NON rechargeable qui ne consomme que du pétrole !) et je ne suis jamais tombé en panne : il suffit de savoir planifier où on va !
    Pour l’échange standard des batteries déchargées contre batteries chargées, çà existe déjà : voir Better Place
    En ce qui concerne la longévité des batteries, tout dépend de la façon dont elles sont utilisées : sur les Peugeot 106 Electric et Citroën Saxo Electric, j’ai vu des blocs de batterie « morts » après un an et j’en connais d’autres toujours en service après 10 ans.
    Je connais aussi un Roadster Tesla qui a actuellement déjà couvert 140.000 km avec la batterie d’origine et qui n’a pas encore noté de diminution de son autonomie.
    Quant au prix auquel  EDF pourrait racheter en heures pleines l’énergie fournie en creuses, il peut être très élevé : déjà actuellement, quand des centrales sont à l’arrêt pour entretien ou réparations et que les autres centrales sont à leur maximum sans pourtant faire face à une pointe sur le réseau, EDF achète de l’énergie à l’étranger 4 à 5 fois plus cher que son prix de revient (question d’offre et de demande !).

  31. apanivore

    Je suis contre la voiture tout court, pas spécialement électrique. La voiture électrique ne résout (ou plutôt déplace) qu’un seul des défauts de l’automobile, celui de la pollution qu’elle émet en roulant.
    Je me suis renseigné sur le lithium, qu’on extrait pour l’instant de manière rentable que dans des milieux d’exception, malheureusement. C’est beau les espoirs du moment : un prototype dans la Salton Sea espère produire 1 tonne par mois, sachant que la tonne est à 2000€, c’est rentable ? Il y a 2 possibilités, soit les capacités de production vont augmenter avec la destruction des salars, soit le prix va exploser. Dans tous les cas, pour du pognon on est prêts à tout détruire.
    Autre lecture intéressante sur ce métal :
    http://www.liberation.fr/monde/0101570631-bolivie-sur-un-baril-de-lithium
     
    Autre point, l’idée que si on met des panneaux solaires sur les garages, on va pouvoir recharger les voitures est une belle idée de quelqu’un qui aime bien notre urbanisme récent : l’étalement pavillonnaire. Dans ma ville pas grand-monde n’a de garage, et même si tous les toits étaient en panneaux solaires on ne pourrait pas répondre à la demande. Tout bêtement mon immeuble a à peine 100m2 de toiture pour 6 appartements, alors que pour ton seul foyer Citro il te faut 60m2 de panneaux, dont les 2/3 pour faire tes 30000km/an. Bref, un exemple individuel n’est jamais généralisable.
    Pour moi rouler en voiture électrique, ou ne serait-ce qu’en posséder une, n’est pas vraiment vertueux, pas beaucoup plus qu’avoir un diesel. C’est avoir bien ingéré la soupe médiatique qui réduit toujours les problèmes de l’automobile à un seul : ça émet du CO2. C’est rester dans un système de pensée qui n’envisage pas de faire sans l’automobile. C’est manquer cruellement d’imagination.
     
     

  32. apanivore

    Quel véhicule voulez vous pour l’AVENIR ?
    Je ne le veux pas, je l’ai déjà mon véhicule avec lequel j’envisage l’avenir sereinement, c’est un vélo. Et il représente pour moi une étape vers des déplacements encore plus vertueux … à moins qu’il ne soit pas qu’une étape, mais plutôt un aboutissement.
    Et des fois j’utilise juste une paire de chaussures pour me déplacer.
    Désolé d’avoir atteint le nirvana des transports avant toi Citro.

  33. Citro

    @Apanivore.
    Tu as entièrement raison sur presque toute la ligne.
    J’ai circulé à Bordeaux en vélo, il y a 25ans, et c’était quasiment suicidaire, il n’y avait de place que pour la bagnole. Depuis 10ans, Bordeaux à mené une guerre à mort contre la bagnole, et le vélo à reconquis la ville mais pas encore toutes ses banlieues.
    Mes trajets sont principalement de banlieue (dortoir) à banlieue (industrielle). Il y a 10ans, le meilleur moyen était d’emprunter une rocade à 110kmh, aujourd’hui cette rocade est à 90kmh et mes 20km de trajet se font à moins de 40kmh de moyenne, ce qui permet a mon scooter électrique ou au vélo électrique de concurrencer la voiture sur des trajets ou cela semblait inimmaginable… C’est la raison qui m’a retardé pour atteindre le « nirvana des transports ». Cependant, je persiste à vanter les mérites de la voiture électrique dont le rendement est considérablement supérieur à la voiture à pétrole. quand je suis à l’arrêt avec une consommation NULLE au millieu d’une multitude de voitures arrếtées, comme moi, mais moteur tournant POUR RIEN !!!
    Ma voiture électrique consomme 4 fois moins d’énergie que ma précédente voiture au gaz.
    Concernant tes remarques sur les panneaux solaires et la voiture en ville, ils démontrent l’absurdité de posséder une voiture quand l’habitat devient vertical.
    Le diesel, ne fait pas qu’émettre du CO2, il emet bien pire, et notamment des particules, je puis aussi parler de la pollution sonore et olfactive.
    Je mefforce de faire sans l’automobile et l’électrique me permet d’être plus efficace quand je fais avec l’automobile, ce que m’imposent mes activités et celles de ma famille.
    Un ami citadin à vendu sa voiture pour un abonnement à un service d’auto partage beaucoup plus économique que l’usage qu’il faisait de son véhicule. Le reste de son mode de vie est comparable au tien, mais il n’a pas d’enfants, pas de jardin potager…
    Bref, ton exemple individuel n’est pas généralisable non plus…
    Ceci dit, il faut dénoncer l’usage de la voiture partout ou il est inutile et contre productif. Les citoyens dans leur majorité, sont incapables de se réguler, Il faut donc un système politique fort qui les y contraigne. L’expansion des péages urbains en est un exemple, il sera suivi de l’interdiction des véhicules diesels en ville (c’est déjà prévu pour très bientôt), puis de l’interdictions des véhicules thermiques.

Les commentaires sont clos.