Comment évacuer les voitures: l’exemple nantais

Depuis quelques années, Nantes mène une politique offensive en matière de reconquête de l’espace au profit des piétons et des vélos. Peu à peu, l’automobile est évacuée de l’ensemble du centre-ville.

Au détour d’un article de Métro France, on apprend qu’à Nantes, « vélo et marche à pied remplacent la voiture« . On a vu récemment que Nantes était en pointe en matière de vélos triporteurs et biporteurs, car la métropole nantaise subventionne l’achat de ce type de vélos.


La Place Royale de Nantes il y a quelques années


La Place Royale aujourd’hui… sans voitures

Les derniers chiffres de mobilité montrent que les choses évoluent dans le bon sens à Nantes. Nantes métropole a mené en effet une grande enquête sur l’évolution des déplacements entre 2008 et 2012 (pdf). Résultat: la part de la voiture dans les déplacements est passée de 57% en 2008 à 50,9% en 2012. Et cette évolution concerne l’ensemble de l’aire urbaine de Nantes, pas seulement le centre-ville ou la commune.

La part du vélo est passée quant à elle de 2% en 2008 à 4,5% en 2012, une augmentation « plus importante que prévue ». Ce n’est pas encore le Pérou, mais c’est malgré tout une évolution notable. En outre, d’ici à 2014, l’aménagement de deux grands itinéraires cyclables nord-sud et est-ouest, devraient renforcer cette tendance. Ils rejoindront le cœur de Nantes: de Rezé à la place du Pont-Morand, et de Malakoff au quai de la Fosse.

Par ailleurs, Nantes Métropole a été désignée comme ville hôte pour la conférence mondiale Velo-city 2015, ce qui récompense une politique cyclable locale très active. En plus, c’est la première fois qu’une ville de moins d’un million d’habitants accueille le congrès Velo-city.

Les trajets piétons passent eux de 24% en 2008 à 26,8 % en 2012 alors que l’utilisation des transports collectifs reste stable, à 15,8%.

Et Nantes Métropole s’est dotée d’objectifs pour le moins ambitieux, d’ici à 2030, l’agglomération veut faire baisser la part des voitures à 40 %, et augmenter à 58% la marche, le vélo et les transports en commun. Nul doute que l’objectif pour 2050 sera de faire passer la part de la voiture à 20% puis à 0% en 2070!

Dans le même temps, l’aménagement de l’espace public se poursuit. En ce moment, la Place Graslin est en cours de rénovation avec pour objectif, là encore, d’évacuer les voitures.


La Place Graslin aujourd’hui… comme dans les années 1970.


Le projet d’aménagement de la Place Graslin (en cours)

Il ne s’agit pas ici d’apprécier l’éventuelle qualité architecturale des projets urbains, mais de constater que l’évacuation des voitures est un phénomène de fond à Nantes.

Et pour mettre en musique cette nouvelle politique, la ville de Nantes a eu la bonne idée d’éditer un Guide intitulé « Tout savoir pour se déplacer dans le centre-ville » (pdf).

On peut y voir des cartes plutôt intéressantes comme celle-ci qui montre l’extension des espaces piétonniers sur la période récente. Bien sûr, cela concerne « seulement » quelques dizaines de rues, à comparer aux centaines de rues de la ville, mais ce sont des rues ou des places emblématiques, centrales et parfois fondamentales pour la traversée du centre.

Sur cette autre carte, la ville de Nantes compare les temps de parcours selon les modes de déplacement pour rejoindre les deux extrêmes du centre-ville, de la place Graslin à l’Ouest au Musée des Beaux-Arts à l’Est, soit sur environ 1.400 mètres en ligne droite. Selon cette comparaison, la voiture est à peine plus rapide que le piéton car elle doit faire un parcours de plus de 2.000 mètres pour rejoindre sa destination. Le vélo est près de deux fois plus rapide que la voiture pour traverser le centre de la ville d’Est en Ouest.

Également, on apprend dans ce guide que la zone limitée à 30 km/h est passée à Nantes de 10 à 100 hectares, une belle progression avant d’envisager une généralisation complète à l’échelle de la ville?

Dans le même temps, le Cours des 50 otages, l’artère centrale de Nantes qui traverse la ville du Nord au Sud, va être encore plus contrainte pour la voiture avec pour objectif d’enlever 10.000 véhicules/jour. Il faut quand même rappeler que cet axe central avait 7 files de circulation automobile dans les années 1970! Aujourd’hui, il bénéficie du tramway et d’une future allée centrale réservée aux vélos alors que dans le même temps, plus de 50.000 piétons le fréquentent chaque jour!

On le voit, pour faire diminuer la part de l’automobile dans les déplacements, il ne suffit pas de proposer des alternatives en tablant sur le fait que les automobilistes sont des gens intelligents qui abandonneront leur voiture si on leur fournit des espaces piétonniers ou des pistes cyclables. La clé de la réussite, c’est plutôt la capacité à supprimer l’espace automobile. En fermant les voies et les places à la circulation automobile, vous contraignez tellement la circulation automobile que cela devient un calvaire de prendre sa voiture au quotidien, surtout quand on fait en plus ses comptes à la fin du mois…

Nantes semble donc sur la bonne voie en matière de mobilité urbaine. La ville de Jean-Marc Ayrault voudrait-elle faire oublier sa passion inavouable pour le bétonnage d’aéroports inutiles en pleine nature?

Marcel Robert

A propos de Marcel Robert

Fondateur du site Carfree France et auteur des livres "Vélogistique", "Pour en finir avec la société de l’automobile" et "Îles sans voitures".

27 commentaires sur “Comment évacuer les voitures: l’exemple nantais

  1. Gwenael De Boodt

    Pour être juste, j’aurais mis la question qui conclue l’article par le bétonnage de Notre dame des Landes en introduction, voir je l’aurais annoncée dans le titre. En effet, les 100 hectares de zone 30 à Nantes semblent bien ridicules comparés aux 2000 hectares du projet d »aéroport. En outre, je crains que l’économie de consommation d’énergie fossile acquise au centre ville de Nantes grâce au refoulement des voitures à sa périphérie (car dans les aménagements piétons, il s’agit plus d’un refoulement que d’une diminution globale du flux automobile ayant pour conséquence une « rocadisation-hangardisation » des campagnes proches des villes) ne soit un leurre supplémentaire pour citadins sensibles aux tartufferies de nos télé-écologistes.
    On ne peut pas reprocher à Carfree de ne pas être sur le front (tout au moins celui des mots) mais il y a certaines urgences…
    Aujourd’hui, Ouest-France attaque les zadistes en pages Bretagne dans un article immonde digne de la collaboration vichyssoise. Il ne faut plus hésiter un instant à souligner, même lourdement, toutes les contradictions possibles entre les mesurettes destinées à trépaner les gogos de leur sens critique et les gros chantiers menaçants poussés par la dictature d’un capitalisme dont le visage humain ressemble de plus en plus à une opération de chirurgie esthétique.
    Malgré tout, bravo pour votre site qui reste un formidable outil d’apprentissage de la conscience désautomobilisée (en plus de la pratique bien évidemment)

  2. Gwenael De Boodt

    C’est tout même bizarre toutes ces opérations nantaises relayées par la presse au moment où siègent de nouvelles commissions censées soi-disant réévaluer le projet d’aéroport. Il y a à peine une semaine, on apprenait sur ce site l’instauration par la communauté urbaine de Nantes, complètement impliquée dans les magouilles pro-aéroport, d’une prime à l’achat de vélo-cargos.
    N’avez vous jamais envisagé sur Carfree un classement méthodique qui mettrait en relation, de manière plus capitale que les commentaires, les sujets entre eux et donneraient à voir la perversité antithétique de la propagande médiatique en faveur de la croissance du moteur ?
    On pourrait ainsi plus facilement se rendre compte de la schizophrénie de la croissance économique.

  3. Laurent

    Un aller retour Nantes – New york en airbus c’est plus de CO2 qu’il n’en faudrait émettre chaque année. A quoi bon aller à pied au centre ville de Nantes si c’est pour que d’autres prennent l’avion et collaborent en plus au bétonnage de NDDL.

  4. StruddelStruddel

    Nantes est capitale verte de l’Europe pour l’année 2013, ceci expliquant pourquoi on entend tellement parler d’elle dans les média sur le plan écologique en ce moment.

    Tout ceci s’inscrit dans un but principal pour la ville : communiquer sur son image pour attirer.

    En attendant, sorti du centre ville, de grands boulevards dangereux et une banlieue proche abandonnée aux voitures.

    Saint-Sébastien-sur-Loire est une ville clairement non cyclable par exemple.

  5. Marcel RobertMarcel Robert Auteur

    Je ne partage pas cette vision des choses. En particulier, je ne pense pas que le Monde est blanc ou noir, avec d’un côté les méchants bétonneurs et de l’autre les gentils anti-aéroports. En fait, la réalité est sans doute plus proche du gris… Je m’explique: que la ville de nantes (ou l’agglo) soit partie prenante dans le projet aberrant d’aéroport de notre-dame-des-landes, c’est indéniable; mais cela ne permet pas, de mon point de vue, de jeter aux orties tout ce qui peut être mené à nantes sur d’autres sujets. En l’occurrence, si des choses pas trop mal sont faites à nantes en matière de mobilité urbaine, je pense qu’on peut le dire, même si on peut aussi dans le même temps critiquer le projet d’aéroport, on l’a fait de nombreuses fois sur Carfree et on le fera sans doute encore…

    Egalement, il ne faut pas tomber dans la parano du style « c’est bizarre que nantes communique autant sur sa mobilité en ce moment ». Sur le sujet des subventions sur les cargo-bikes, c’est en fait un truc qui date de l’été dernier et qui n’est pas du tout dans l’actualité. On en a parlé sur Carfree en ce moment car on l’a appris très récemment… et incidemment (en tout cas pas par les autorités nantaises). Pour cette enquête déplacement, elle est certes d’actualité, mais elle suit à mon avis un rythme qui n’a rien à voir avec celui de NDDL. Il y a des enquêtes déplacement périodiques dans toutes les agglos françaises…

    Ensuite, quand je lis vos commentaires, j’ai une drôle d’impression, mais je peux me tromper. J’ai l’impression à vous lire que tout ceci (les soi-disants efforts en matière de mobilité urbaine) ont peu d’importance au regard du « désastre écologique » que représenterait NDDL. Désolé, mais je ne partage absolument pas ce point de vue. Bien qu’étant contre ce projet d’aéroport, je pense que son bilan global, en particulier en matière d’émissions de polluants et de gaz à effet de serre, est beaucoup plus faible que le poids de l’automobile sur une aire urbaine comme celle de nantes ( a fortiori si on ajoute celle de rennes également concernée par le projet). Le projet d’aéroport NDDL bénéficie à mon avis de l’effet « grand projet inutile » emblématique: une concentration en un seul de point de tous les maux possibles. En particulier, avec l’argument du nantes-new-york qu’on retrouve souvent: un seul trajet transatlantique suffit à dépasser son quota d’émissions de CO2 (ce qui est vrai). Sauf que le nombre total de voyages en avion générés par un gros aéroport comme celui de nantes ou le projet NDDL reste bien limité par rapport à l’ensemble des émissions de CO2 liées à l’automobile. Dit autrement, l’utilisation de l’avion est réservée quand même à une « élite », ce qui représente des émissions massives par individu, mais relativement marginales ramenées à l’ensemble de la population. A l’inverse, une seule voiture, c’est en moyenne plus d’une tonne de CO2 par an, sauf que presque tout le monde a une voiture!

    Alors, passer de 57% de part modale bagnole à 50,9% en 4 ans, c’est une belle performance qui représente un gain d’émissions de CO2 et de polluants phénoménal. Au passage, c’est relativement faux de dire que cela ne fait que repousser les bagnoles en-dehors du centre ville. Ces chiffres portent sur l’ensemble de l’aire urbaine de nantes, l’aire urbaine au sens insee étant l’espace de la vie quotidienne en particulier pour les déplacements domicile-travail. Ce n’est donc pas un report de l’automobile en-dehors du centre-ville, c’est une baisse de la mobilité voiture de manière globale. C’est un fait qui mérite d’être salué.

  6. Bertrand

    Bonsoir,

    Il ne faut pas être nantais pour oser recopier les dossier de presse de la municipalité… il faut oublier que les ponts (indispensables à Nantes) laissent peu passer les vélos, qu’il n’y a rien pour les ranger, que le stationnement est payant dans tout le centre ville (sauf pour les plus riches… qui ont des garages) , seul moyen trouvé pour éloigner les voitures et que le ticket de bus va passer à 2€, merci pour nous.

    Quand aux vélos, ils n’ont toujours guère de place dans le flot des voitures.

    Nantes Capitale Verte, c’est à 90 % de la communication – et 10 % de petites choses intéressantes, comme partout.

  7. Marcel RobertMarcel Robert Auteur

    J’ai voulu un peu creuser cette histoire de comparaison entre avion et voiture. Selon futura-science, un aller-retour paris-new-york en avion représente une tonne de CO2 par passager, soit environ 140 grammes de CO2 par km. Tiens tiens, 140 g/CO2/km, c’est à peu de chose près les émissions moyennes d’une petite voiture (un 4×4 ou une grosse berline pouvant atteindre les 300 grammes…). Et une tonne de CO2, c’est comme je le disais un peu moins que ce qu’émet une voiture sur un an (sur la base du kilométrage moyen en france qui doit être autour de 12.000 km/an). Donc, en gros, le passager-avion qui va à new-york émet autant de CO2 qu’un automobiliste en un an. Le problème, c’est qui va à New-York? Certains hommes d’affaires, ou personnes du show-biz, les vacanciers fortunés… Alors que des automobilistes qui émettent une tonne de CO2 par an avec leur voiture, il y en a un bon paquet, à vrai dire tous vu que cela représente une moyenne (entre ceux qui font 1000 km par an seulement et les gros rouleurs qui font 20, 30 ou 40.000 km par an…).

    Maintenant, comparons avec la situation nantaise. La mobilité dans l’aire urbaine de Nantes, c’est environ 2,1 millions de déplacement par jour, soit 1,2 million de déplacement en voiture chaque jour en 2008 et un peu plus de 1 million de déplacement en voiture chaque jour en 2012. C’est donc environ 200.000 déplacements en voiture de moins chaque jour dans l’aire urbaine de nantes en seulement quatre ans. Bien sûr, on ne peut pas traduire cela concrètement en CO2, vu qu’on ne connaît pas les distances parcourues par ces voitures. Mais, si on extrapole sur l’année, on peut estimer que cela représente environ 200.000 tonnes de CO2 en moins par an sur l’aire urbaine de nantes, ce qui est loin d’être négligeable pour une baisse de la mobilité voiture de 6 points entre 2008 et 2012.

    Et cela représente donc environ 200.000 aller-retour paris-new-york par an en avion…

  8. MaxogerMaxime

    Il est un fait incontestable vous évoquez: le déplacement automobile devient un calvaire à Nantes.

    Ce fait est d’ailleurs valable pour chaque agglomération assujettie aux mouvements pendulaires.

    En revanche je nuancerai votre article très optimiste, par une autre réalité qui est celle de l’urbanisme réglementaire (ou politique) confondue à la pression du marché de l’immobilier privé : le parking automobile.

    « Peu à peu, l’automobile est évacuée de l’ensemble du centre-ville.  » Cette assertion pourrait être tenue pour vérité et l’on pourrait même présumer qu’il s’agit là d’un engagement politique fort au dam des automobilistes… Or, le PLU de Nantes, comme celui de l’immense majorité des villes, inscrit dans son règlement d’urbanisme une curieuse exigence: pour chaque foyer construit, chaque appartement ou chaque cellule d’immeuble de bureau, il doit être réalisé un nombre de stationnement automobile proportionnel. La dernière opération immobilière actuellement en construction, en plein centre de Nantes, témoigne de cette exigence, qui participe du pouvoir d’attraction (entendez force de vente) dont bénéficient les promoteurs immobiliers. 13000m² de commerce, 76 logements, 520 places de parkings. Pour 3 m² de surface commerciale ou habitable, il est dédié 1 m² à l’automobile. (http://www.carre-feydeau.com/index.php) . Exigence réglementaire traduite en exigence commerciale puisqu’un bien dépourvu de stationnement n’est pas au goût de l’investisseur. Le dictat de l’automobile est inscrit dans notre économie. Je n’ose même pas vous parler de la toute récente extension de l’immense galerie marchande Atlantis, à St Herblain en périphérie. Le ratio explose à 0,20 m² de surface commerciale pour 1m² de parking. http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-atlantis-sagrandit-le-15-novembre-visite-et-explications-video-06-11-2012-50994

    On peut toutefois reconnaître une certaine cohérence dans cette logique: La libre circulation devenant de plus en plus pénible, on ménage au moins à nos automobiles de bonnes conditions d’immobilité, vous en conviendrez.

    Au demeurant, il est vrai que le cours des 50 Otages récemment réaménagé limite la circulation automobile dans l’hyper-centre, et que la Place Royale est maintenant presque exclusivement piétonne. D’autres “libérations” suivront encore. Encourageons – les ! Mais, je rejoins ici certains lecteurs, ne nous laissons pas leurrer par les images d’épinal diffusées par la ville, qui servent davantage les opérations de marketing urbain, dont la campagne actuelle “Nantes Européan Green Capital” est le dernier avatar.

    “La réalité est sans doute plus proche du gris”, peut-être. Elle est alors grise asphalte, ou gris bitume si vous préférez. Le canevas de la ville est celui de l’automobile, car, hélas, tout est dimensionné à sa mesure. C’est une réalité. Ce n’est pas parce que la circulation automobile est entravée dans le centre ville qu’elle est condamnée et remise en question, le problème est déplacé en périphérie, où il est largement ignoré. Afin de d’envisager la question de la mobilité urbaine de façon cohérente, il faut l’étendre à l’échelle d’une l’aire urbaine, c’est à dire, dans les dimensions réglementaires de l’urbanisme. Alors, peut-être faut -il envisager la mutation de la mobilité dans les villes à travers la question de l’immobilité de l’automobile plutôt que par sa circulation. Pour commencer à évacuer la voiture, il faut peut-être évacuer les conditions même de sa mobilisation, à travers une nécessaire réforme des PLU.

  9. StruddelStruddel

    Si si, la voiture est toujours là en périphérie, les chiffres peuvent dire ce qu’ils veulent, des villes comme Saint-Sebastien sur Loire ou comme Sainte-Luce restent très peu cyclables, bourrées de bagnoles et très peu agréables à vélo.

    Le centre-ville se débarrasse de la voiture mais la banlieue reste maîtresse de l’archétype un pavillon-un garage-une voiture.

  10. divine

    Une étude datée d’il y a à peu près 10 ans, en Suisse, mettait en évidence que par le simple fait de parler de vélo amenait 30% de bonnes opinions en plus pour les politiques. En clair à Nantes ils sont en pleine campagne de greenwashing, mettant hors du centre-ville les pauvres, sous prétexte de rénovation urbaine… Rien de nouveau sous le soleil ! Je serai à la place des zadistes, je me méfierai…

    Quant à organiser Vélocity à Nantes, il faut voir plusieurs choses : d’une c’est un salon, comme celui de l’automobile, et pour les associations cela signifie un ticket d’entrée à plusieurs dizaines voire centaines d’euros ; deux, qui dit salon dit foire commerciale et promotionnelle, en clair le contraire de l’écologie.

    Enfin, subventionner les Vélos Anti-Ecologiques (VAE, non ?) comme les cargos n’a aucun intérêt si ce n’esty en terme d’image et de com, seuls les riches peuvent se payer un engin dont le coût minimal dépasse les 1000€

    En clair, Nantes pue, sa mairie pue autant que l’ancien maire ou la marionnette qui le remplace.

  11. Marcel RobertMarcel Robert Auteur

    Comme vous le dites, l’urbanisme réglementaire impose des places de parking pour toute construction, mais c’est une obligation liée au code de l’urbanisme, pas forcément à la volonté des municipalités. D’ailleurs, j’ai connu des villes que cela dérangeait d’avoir à appliquer ce principe… Ce principe est valable de mémoire pour les POS, mais pas pour les PLU… A voir quelle est la situation à Nantes sur ce point.

    En outre, il ne faut pas se leurrer, on ne passe pas de la « ville-automobile » à la « ville sans voitures » en un claquement de doigts. A vous lire, j’ai l’impression que « puisqu’il y a encore plein de voitures à nantes, c’est nul »… Le plus rigolo, c’est quand je lis des trucs comme: « les chiffres sont faux puisqu’il y a encore plein de voitures en ville… » Les chiffres montrent une tendance, ils ne vont pas supprimer les voitures du jour au lendemain!

    Pour le reste, on semble m’accuser d’optimisme démesuré, je n’avais pas cette impression en écrivant l’article, mais je comprends le reproche. Mon propos n’est pas de dire que tout est génial à nantes, mais de remarquer qu’il se passe des choses qui vont dans le bon sens. On passe assez de temps sur ce site à critiquer ce qui ne va pas pour pouvoir dire de temps en temps ce qui va dans le bon sens…

    Dit autrement, passer d’une part modale automobile de 57% à 50,9%, ce n’est pas passer à 40% ou même à 20%! Mais c’est déjà ça… en outre, leur objectif est d’atteindre à terme 40%, mais cela, on en reparlera le moment venu…

    Egalement, je pense qu’il faut arrêter avec le « greenwashing », tout n’est pas « greenwashing »… Un enquête déplacement, cela fournit des chiffres, chiffres qui montrent en l’occurrence une baisse substantielle de la part modale de la voiture à nantes sur 4 ans. Ce n’est pas de la communication ou du greenwashing, c’est un résultat!

    Enfin, j’ai l’impression que le débat est largement pollué (c’est le cas de le dire) par NDDL. Dans l’esprit de certains, nantes c’est la ville de JM Ayrault, c’est donc nul….Si c’est ça, le niveau est bien bas…

    Je ne vais pas faire l’historique de la mobilité urbaine à nantes, mais il faut voir d’où on part. Dans les années 1970, nantes était comme toutes les grandes villes, paralysée par la voiture. Elle a été une des premières villes françaises, avec Grenoble, à réintroduire le tramway (c’était avant JM Ayrault). Les mandats de JM Ayrault ont vu ensuite l’extension du réseau de tramways et une politique de réduction de l’espace affecté à la voiture; Alors oui, il reste sans doute beaucoup à faire, nantes est loin d’être une ville sans voitures, mais de mon point de vue, elle soutient avantageusement la comparaison avec la plupart des grandes villes françaises de taille comparable.

  12. Struddelstruddel

    « seuls les riches peuvent se payer un engin dont le coût minimal dépasse les 1000€ »

    J’ai à peine plus d’un smic pour 3, ça me fait plaisir d’apprendre que je suis riche avec mon triporteur.

    Ou alors je me suis endetté car je n’ai pas d’autre moyen pour transporter de gros objets comme des matelas par exemple, et que je préfère aller les chercher que me les faire livrer pat une camionnette au pétrole, et du coup, j’apprécie beaucoup la subvention.

    Mais je préfère la version « je suis riche », elle me plait beaucoup plus.

  13. Struddelstruddel

    Marcel, il est évident que le centre a changé et qu’au delà de la communication (réelle malgré tout, Nantes a toujours été une ville ultra communicante pour afficher sa reconversion), la plupart des gens du centre ont réellement le sentiment d’une ville plus agréable, c’est un fait vécu, pas de la simple com.

    Malgré tout, trouvez-vous réellement qu’il y a eu des changements au delà de centre ? Pratiquement aucun maillage de transports en commun en dehors de commerce, de timides lignes qui sortent à peine en très proche banlieue (et encore, ça dépend quelle banlieue), un réseau quasiment inexistant au delà, un tram-train avec trois ou quatre rames par jour quasiment toujours annulées, des boulevards énormes avec des rond-point géants, plusieurs dizaines de centres commerciaux avec leurs centaines de places de parking et leur 5 anneaux pince vélo (quand il y en a).

    Le tout avec des loyers inaccessibles interdisant le centre-ville aux familles.

  14. Tassin

    Nantes réalise exactement l’urbanisme Bourgeois « de gauche » bien enclenché dans toutes les grandes villes de France.
    Écolo dans les apparences, pas de voiture la semaine et marchés bio, et de l’autre côté sur-consommation de nouvelles technologies, hyper-connexion aux réseaux, weekends à Prague en avion et TGV régulièrement.
    Dans le fond, c’est toujours aussi crade, mais les aspérités sont lissées et un certain hygiénisme s’installe.

    Cela dit, vive le vélo.

  15. bikeman

    Cela fait 15 ans que je vis à Nantes + 8 ans en agglomération.

    Ce que je peux affirmer ici, c’est qu’effectivement on constate une nette amélioration des conditions de circulation pour les vélos et piétons, et ceci, d’années en années. C’est indubitable.

    Bien entendu, certaines villes en banlieue sont peut-être moins bien loties, mais cela s’améliore avec le temps.

    Et franchement, rouler en plein milieu de la route à vélo, sur le cours des 50 otages, artère principale de la ville, c’est sur-réaliste et vraiment merveilleux.

    J’ai envie de dire « Fuck cars, go bike ».

    Entre les bandes cyclables, les pistes cyclables, les panneau « tourner à droite » et « tout droit » permettant de ne plus s’arrêter eu feu rouge, font que Nantes doit être une des villes les + agréable de France pour rouler à vélo.
    Bien sur, cela pourrait être bcp mieux, mais cela va dans le bon sens…
    Sans parler du tri des déchets, qui devient intéressant aussi…

    Bref, à part le projet de NDDL qui vient ternir le tableau, Nantes est sur la bonne voie…
    (Même si on regrette la destruction du square Mercoeur, et de ses arbres cinquantenaires, au profit du béton, dommage ça…)

  16. Sam_Nantes

    @Bertrand : il y a quand même des appuis vélos un peu partout (pas en nombre suffisant certes et pas encore cartographiés, mais Nantes métropole y travaille, aguillonnée par Place au vélo)

    @tous : Nantes a aussi ses élus pro-bagnole…dans l’opposition municipale. Voir « Nantes passion » de février 2013 page 20 groupe ensemble pour Nantes
    http://viewer.zmags.com/publication/98a7ac6f#/98a7ac6f/1

    Je recopie leur prose (Madame normale connaît-elle la Tan, les vélos spéciaux, le covoiturage, les transports Douillard…)?

    8 h 00 : emmener mon bébé chez Alice l’assistante maternelle
    Ma demande était prioritaire, mais je n’ai pas obtenu de place en
    crèche. Mon petit dernier est gardé par une assistante maternelle
    dont la maison est mal desservie par les transports publics. Je prends
    ma voiture pour le déposer – 1er contact avec les bouchons nantais*.
    *Nantes capitale des bouchons 2011.

    8 h 30 : déposer l’ainé à l’école
    Je dépose mon grand à son école. Je reviens à la maison sans avoir
    la certitude de retrouver une place de stationnement. J’habite à la
    limite de deux secteurs résidents. C’est nouveau, il y a moins de
    places disponibles*.
    *Janvier 2013, Nantes centre divisée en 6 secteurs de stationnement
    résidents.

    9 h 00 : réunion au bureau
    Après avoir déposé Lucas à l’école, je fonce prendre le chronobus
    pour me rendre à mon travail. Je pars de Commerce jusqu’à
    Orvault*. Je profite du trajet pour twitter : @epNantes : bouchons
    chronobus bloqué. véhicule bondé, un autre suit vide. Le chauffeur
    peste, il lutte contre le temps, en vain #retard #bouchons #Nantes
    *Octobre 2012 : lancement du chronobus. Budget 65 millions d’euros.
    Promesse : 20 minutes pour faire le trajet ; réalité : 40 minutes tous
    les matins.

    12 h 00 : pause déjeuner
    Difficile de sortir et d’aller en ville. Trop de circulation et un stationnement
    à plus de 3 euros les deux heures*. Je renonce.
    *Depuis 2008, tarifs stationnement + 30 % et extension de la zone rouge.

    18 h 00 : récupérer mes enfants
    en rentrant, je découvre des travaux dans ma rue. Aucune information
    préalable donnée aux riverains. La route est barrée et des
    bouchons se sont formés sur les axes de déviation*.
    *Nantes en chantier. Tout est sens dessus dessous.

    19 h 00 : déposer le verre et les cartons
    Je ne dispose pas du tri sélectif et je me rends au point d’apport
    volontaire situé près de chez moi. Mais un lundi impossible, les
    conteneurs débordent !*
    *Nantes capitale Verte 2013 mais pas de tri sélectif généralisé.

    20 h 00 : match du FCN à la Beaujoire.
    La journée se finit bien. encore une victoire du fCN.

  17. Struddelstruddel

    Il y a moyen d’envoyer mail à ces chères personnes ?

    Je m’en vais chercher de suite pour leur donner la vision des choses avec la même journée vue par un possesseur de triporteur ou de remorque pour vélo qui ira ensuite à son travail avec son vélo personnel.

  18. Bertault

    A Montpellier le recul de la voiture en centre ville a commencé en 1980 su la place de la comédie rendue piétonne

  19. StruddelStruddel

    Voici la version envoyée à « ensemble pour Nantes » :

    Bonjour,

    Votre publication dans le dernier Nantes Passion racontant la journée de madame Normale à beaucoup intéressé madame 2sousdejugeotte qui tenait à vous faire partager sa journée :

    8 h 00 : emmener mon bébé chez Alice l’assistante maternelle
    Ma demande était prioritaire, mais je n’ai pas obtenu de place en crèche. Mon petit dernier est gardé par une assistante maternelle dont la maison est mal desservie par les transports publics. Je prends mon vélo triporteur que Nantes Métropole m’a aidé à financer et que j’ai pu avoir sans problème grâce aux économies réalisées par un budget voiture inexistant, pour le déposer – 1er contact avec les pistes cyclables nantaises fluides et sans bouchon.

    Notons que mon amie madame Pasplusbetequuneautre utilise une remorque, ce qui fonctionne aussi.

    8 h 30 : déposer l’ainé à l’école
    Je dépose mon grand à son école. Je reviens à la maison sans problème puisque je peux déposer mon vélo triporteur dans mon jardin. J’habite à la limite de deux secteurs résidents mais peu importe, ça ne me concerne pas.

    9 h 00 : réunion au bureau
    Après avoir déposé Lucas à l’école, je fonce prendre mon vélo personnel pour me rendre à mon travail. Je pars des environs de Commerce jusqu’à Orvault.
    30 min de trajet et bientôt moins lorsque l’axe cyclable nord-sud sera finalisé.
    J’arrive toujours à la meme heure chaque matin car je n’ai aucun bouchon et que j’ai toujours la possibilité de contourner les obstacles vélo à la main si je suis bloqué par un camion poubelle par exemple.

    12 h 00 : pause déjeuner
    Un petit tour en ville s’impose, je récupère mon vélo, pas besoin de chercher de place de stationnement, je profite du temps gagné pour acheter un magazine

    18 h 00 : récupérer mes enfants
    en rentrant, je découvre des travaux dans ma rue. Aucune information préalable donnée aux riverains. Le triporteur passe quand même, bon courage à ceux qui ont eu la très mauvaise idée d’utiliser une automobile en milieu urbain.

    19 h 00 : déposer le verre et les cartons
    Je ne dispose pas du tri sélectif et je me rends au point d’apport volontaire situé près de chez moi. Mais un lundi impossible, les conteneurs débordent !
    Du coup, je vais à celui d’après, à vélo, la vie est cool, je stresse moins et m’énerve moins pour ce genre de petites contrariétés. D’autant plus que je n’ai pas la désagréable impression que mon geste de tri est annulé écologiquement par mes déplacements en automobile.

    20 h 00 : match du FCN à la Beaujoire.
    La journée se finit bien. encore une victoire du fCN.

    Bien à vous

    Un administré de Nantes Métropole

  20. SEMAJ

    Je suis piéton, cycliste et automobiliste ! ! ! !
    ARRÊTEZ DE VOULOIR DES VÉLOS PARTOUT
    Le piéton n’aime pas les vélos qui roulent sur les trottoirs
    le cycliste n’aime pas les voitures mal garé et les autres voitures qui le suive de trop près parce quels ne peuvent doubler dans une rue trop étroite
    BREF « LA RUE » EST POUR TOUS, IL FAUT QUE TOUS LE MONDE VIVE AVEC

  21. alain

    Semaj:
    Il ne faut pas des vélos partout mais alors pourquoi voit-on des voitures partout même dans les endroits qui leur sont interdits?
    et si il ne faut pas des vélos partout, alors comment passe t-on le pic pétrolier en cours de réalisation? En prenant sa voiture?

    rapidement:
    Production pétrole Exxon 2012 : -5,5%
    Production pétrole Chevron 2012 : -4,6%
    Production pétrole BP 2012 : -8,2%
    Production pétrole Shell 2012 : -2,0%

    http://petrole.blog.lemonde.fr/2013/02/05/petrole-le-declin-des-majors-se-confirme-en-2012/

  22. StruddelStruddel

    On ne veut pas des vélos partout, on ne veut plus de voiture, c’est tout.

    Après libre à chacun d’utiliser ses pieds, les transports en commun, ou tout autre moyen de transport autre qu’un engin individuel à moteur, le tout dans le partage de l’espace et le respect de tous.

    Personne ici n’est pour l’invasion des vélos sur les trottoirs, ou pour importuner les piétons en roulant n’importe comment dans les zones piétonnes.

  23. Lee

    « On ne veut pas des vélos partout, on ne veut plus de voiture, c’est tout. »
    Sauf quand la voiture est intéressante pour faire des économies de trajet (en gros quand ça l’arrange), sinon, pas plus de voiture, hein.

  24. MOA

    semaj : « BREF « LA RUE » EST POUR TOUS, IL FAUT QUE TOUS LE MONDE VIVE AVEC »

    C’est mignon ces lettres capitales. Et puis ça en impose. Perso, tout de suite, ca m’impressionne et ça me convainc.

    Donc, la rue est pour tous…. bon… casanier-e peut être? vous n’êtes pas sorti de chez vous depuis longtemps? ou alors un problème de vue peut être?
    Car si vous sortez de chez vous et que vous ouvrez les yeux un tout petit peu, vous remarquerez qu’en réalité les rues sont envahies de bagnoles… regardez bien.

    Il aurait donc fallu dire « actuellement la rue est envahie de bagnoles alors qu’elle devrait appartenir à tous »

    Tiens, on vient de goudronner un espace vert pour en faire un spendide parking (assez monstrueux) pas loin de là où je bosse. C’est beau ce parking neuf bientôt envahi de bagnoles.

    Et là normalement la suite c’est « oui mais bon, y faut bien des voitures pour aller travailler, j’ai pô le choix.. et toussa….et blabla »

  25. StruddelStruddel

    « « On ne veut pas des vélos partout, on ne veut plus de voiture, c’est tout. »
    Sauf quand la voiture est intéressante pour faire des économies de trajet (en gros quand ça l’arrange), sinon, pas plus de voiture, hein. »

    Plus de voiture en milieu urbain là où elle est inutile, je maintiens, sur l’autre sujet on parlait de de trajets tels que Lille-Marseille moins d’une fois par an, ça n’a donc pas de rapport, restons dans le sujet.

  26. Sam_Nantes

    Les élus nantais pro-bagnole continuent (cf. ci-dessous), avec des sous-entendus « clichés » bien lourds : le vélo c’est pour les jeunes mais c’est dangereux, la marche à pied c’est mal et fatigant (400m pour aller du palais des sports à l’arrêt tripode…), le vélo se résume au Bicloo (qu’il faut absolument étendre), il faut des « pistes cyclables sécurisées » (définition? hep les élus pro-bagnole, on prend sur les places de parking automobile?), les transports en commun c’est cher et ça augmente (par rapport à quoi? et pour quels aménagements/dessertes?)

    Page 20 de http://www.nantes.fr/files/PDF/Publications/02-VDN/proximit%c3%a9/relation-usagers/NP-2013/2013-Nantes-Passion-232.pdf

    Une journée de nathan normal* – 17 ans

    *Il s’agit d’un nom d’emprunt, en prévention de la manie du fichage
    de la municipalité.
    w 7 h 30 : départ pour le lycée
    Pas de pistes cyclables sécurisées sur mon trajet. Je prends le bus
    malgré l’augmentation de 30 % de mon billet mensuel depuis 2008*.
    *Tarifs de la TAN : + 31 % en moyenne depuis le début du mandat.
    w 9 h 30 : cours d’histoire de l’art
    Dans cette option, on étudie les grands courants artistiques, sans
    pouvoir aller aux musées fermés au public*.
    *Les musées des Beaux Arts et Dobrée sont fermés depuis 2011.
    Réouverture prévue en 2018 pour le premier (facture de 83 millions
    d’euros, plus que le centre Pompidou à Metz) et date inconnue pour le
    second musée géré par le Conseil général.
    w 10 h 30 : interro de math
    Problème à résoudre : une école accueille 200 élèves. Le projet
    de construction du nouvel établissement est évalué à 26 millions
    d’euros. Finalement la facture s’élève à 32 millions. Quelle est
    l’augmentation ?
    selon le professeur Trois-Jean, il n’y en a pas*.
    *Il s’agit de la nouvelle école des Beaux-arts aménagée sur lîle de Nantes
    dont l’investissement dérape de 6 millions d’euros.
    w 14 h 30 : cours de sport
    Le gymnase municipal habituel est indisponible. il pleut et la fuite
    dans le toit ne permet pas d’accéder aux équipements *.
    *Selon un président de club de la métropole, « À Nantes, les équipements
    sportifs sont pourris ». La municipalité a fait prendre un retard
    énorme à ses installations sportives dans un état global médiocre.
    w 16 h 00 : « Folle Journée »
    Le lycée nous fait découvrir cet évènement culturel majeur nantais.
    Créé par rené martin en 1995, ce festival connaît un grand succès
    et participe à la renommée de la ville.
    w 20 h 30 : match du hbC Nantes
    Nouvelle victoire nantaise.
    Pour rentrer, je marche du Palais des sports jusqu’au busway, qui
    me dépose ensuite place Foch. Je termine à pied, mon quartier
    n’a plus de bus la nuit depuis le lancement des Chronobus et ne
    dispose pas du Bicloo.
    *Plus de transport public dans certains quartiers dès 20 h 30 ; malgré
    la hausse de la fréquentation depuis sa dernière extension, le périmètre
    du bicloo reste trop restreint.

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