L’homme a mangé la Terre

Ce documentaire de Jean-Robert Viallet réalisé en 2019 retrace l’histoire de deux siècles de progrès ahurissants. Deux siècles d’industrie, d’inventions, de développement économique, d’évolution de nos modes de vie et de nos modes de consommation qui ont fait basculé la Terre dans une nouvelle ère géologique qui porte le nom d’Anthropocène. Lire la suite…

« Ça n’arrive pas tout seul »

L’explication quasi officielle de l’existence de la voiture comme premier moyen de transport aux États-Unis est une extension de l’exceptionnalisme américain: « les Américains ont une histoire d’amour avec l’automobile, » dit-on, c’est tout ce qu’il y a à savoir sur la fabrication et la signification de la mobilité dans la « meilleure de toutes les sociétés possibles. »  Lire la suite…

Guide des aménagements cyclables merdiques

Faire de mauvais aménagements cyclables est quelque chose d’assez facile, pratiqué par de nombreuses communes. Mais, pour réaliser des aménagements cyclables vraiment merdiques, cela ne s’improvise pas et cela requiert même une certaine technicité. Tout le monde n’est pas capable de réaliser des aménagements cyclables merdiques constituant un savant équilibre entre gêne occasionnée aux cyclistes, dangerosité évidente et grand n’importe quoi.  Lire la suite…

Urbanisme radical

Le dessin ci-dessus est assez ancien, il date de 2015, mais il résume assez bien la situation actuelle. A l’heure où le gouvernement parle de déconfinement de la population, en particulier des enfants censés retrouver le chemin de l’école le 11 mai prochain malgré l’avis du Conseil Scientifique, commencent à se poser une multitude de questions pratiques concernant la distanciation sociale. Lire la suite…

Marcher

Inspiré par Ralph Waldo Emerson et son Nature, Henry David Thoreau (1817-1862) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans une forêt, près du lac Walden. Installé dans une cabane de 1845 à 1847, il ne marche pas moins de quatre heures par jour. Pour l’auteur de La Désobéissance civile et Walden ou la Vie dans les bois, farouchement épris de liberté, c’est bien dans la vie sauvage – sans contrainte – que réside la philosophie. Par cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l’apologie de la valeur suprême de l’individu. Conférence donnée en 1851, De la Marche constitue un bréviaire indispensable de l’éveil à soi par la communion avec la nature. Lire la suite…

Comment hacker Google Maps?

« Les 99 smartphones d’occasion sont transportés dans une charrette à bras pour générer des embouteillages virtuels dans Google Maps. Grâce à cette activité, il est possible de faire virer au rouge une rue verte qui a un impact dans le monde physique en faisant naviguer les voitures sur un autre itinéraire pour éviter d’être bloqué dans la circulation. » Lire la suite…

L’oiseau d’Amérique

Au vingt-cinquième siècle, l’humanité s’éteint doucement, abreuvée de tranquillisants et de drogues prescrits en masse par les robots qu’elle a elle-même programmés à cette fin. Le monde repose désormais sur les épaules de Robert Spofforth, l’androïde le plus perfectionné jamais conçu, qui possède des facultés inouïes… sauf, à son grand regret, celle de se suicider. Mais l’humanité moribonde se fend d’un dernier sursaut. Paul Bentley, petit fonctionnaire sans importance, découvre dans les vestiges d’une bibliothèque l’émerveillement de la lecture, depuis longtemps bannie, dont il partagera les joies avec Mary Lou, la jolie rebelle qui refuse ce monde mécanisé. Un robot capable de souffrir, un couple qui redécouvre l’amour à travers les mots, est-ce là que réside l’ultime espoir de l’homme? Professeur de littérature à l’université de l’Ohio, Walter Tevis (1928-1984) publie « L’homme tombé du ciel« , son premier roman, en 1963. Après un long silence, il revient à l’écriture en 1980 avec « L’oiseau d’Amérique« , comparé à sa publication au « Meilleur des Mondes » d’Aldous Huxley et à « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury. Lire la suite…

Vers des villes sans voiture

L’automobile s’est à ce point imposée comme le véhicule de nos sociétés que son omniprésence dans notre univers quotidien n’est plus guère remise en cause. C’est pourtant tout un « monde » que porte la voiture dans ses bagages. Mais le vent semble en train de tourner, et de grandes agglomérations essaient de sortir du « tout bagnole ». Le dernier dossier de la revue Silence intitulé « Vers des villes sans voiture » se concentre sur la situation en milieu urbain. Quelles sont les mesures les plus efficaces pour faire reculer la place de la voiture en ville? De quelles villes pouvons-nous rêver qui ne soient plus les royaumes de l’automobile? Lire la suite…