Le transport routier apparaît comme le facteur clé du réchauffement climatique

Selon la NASA, le transport routier est le plus grand contributeur net au changement climatique dans le monde, ce qui permet de rappeler que les voitures ne font pas partie du problème, elles « sont » le problème.

Depuis des décennies, les climatologues étudient les gaz et les particules susceptibles de modifier le climat de la Terre. Ils ont découvert et décrit certains produits chimiques en suspension dans l’air qui peuvent capter les rayons du soleil et réchauffer le climat, tandis que d’autres refroidissent la planète en bloquant les rayons du soleil.

Une étude dirigée par Nadine Unger, de l’Institut Goddard d’études spatiales (GISS) de la NASA à New York, a proposé en 2010 une méthode plus intuitive pour comprendre ce qui modifie le climat de la Terre. Plutôt que d’analyser les impacts par espèce chimique, les scientifiques ont analysé les impacts climatiques par différents secteurs économiques.

Pour cela, ils ont utilisé un modèle climatique afin d’estimer l’impact de 13 secteurs de l’économie de 2000 à 2100. Ils ont basé leurs calculs sur des inventaires réels d’émissions recueillis par des scientifiques du monde entier, et ils ont supposé que ces émissions resteraient relativement constantes à l’avenir.

Dans leur analyse, les véhicules à moteur sont apparus comme le principal facteur de réchauffement de l’atmosphère, aujourd’hui et à court terme. Les voitures, les bus et les camions rejettent des polluants et des gaz à effet de serre qui favorisent le réchauffement, tout en émettant peu d’aérosols qui s’y opposent.

Les chercheurs ont constaté que la combustion de biocarburants domestiques – principalement du bois et des déjections animales pour le chauffage et la cuisson – est le deuxième facteur de réchauffement le plus important. L’élevage, en particulier le bétail qui produit du méthane, est le troisième facteur de réchauffement le plus important.

À l’autre extrémité du spectre, le secteur industriel rejette une telle proportion de sulfates et d’autres aérosols réfrigérants qu’il contribue en fait à refroidir considérablement le système. Et la combustion de la biomasse – qui résulte principalement des incendies de forêts tropicales, de la déforestation et des feux de savane et d’arbustes – émet de grandes quantités de particules de carbone organique qui bloquent le rayonnement solaire.

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Ce type d’analyse offre aux décideurs et au public une compréhension beaucoup plus détaillée et complète de la manière la plus efficace d’atténuer le changement climatique. Pour Nadine Unger, « cibler le transport routier est une solution gagnant-gagnant-gagnant », c’est bon pour le climat à court et à long terme, et c’est bon pour notre santé. »

En raison des problèmes de santé causés par les aérosols, de nombreux pays développés ont réduit ces émissions par l’industrie. Mais ces efforts éliminent également une partie de l’effet de refroidissement de cette pollution, éliminant une forme de géo-ingénierie involontaire qui a probablement contrecarré le réchauffement climatique au cours des dernières décennies.

« Le réchauffement devrait s’accélérer à mesure que nous continuons à éliminer les aérosols, » selon Nadine Unger. « Nous n’avons pas d’autre choix que d’éliminer la pollution particulaire des aérosols pour protéger la santé des humains et des écosystèmes. Cela signifie que nous devrons travailler encore plus dur pour réduire les gaz à effet de serre et les polluants responsables du réchauffement. »

D’ici à 2100, les projections d’Unger suggèrent que l’impact des différents secteurs changera considérablement. En 2050, la production d’électricité dépassera le transport routier en tant que principal promoteur du réchauffement. De même, le secteur industriel passe de la plus petite contribution en 2020 à la troisième en 2100.

Source : https://www.giss.nasa.gov/research/news/20100218a/
Image : Photo envoyée par la NASA dans la sonde Voyager en 1977 afin de donner à l’univers une image de notre civilisation

7 commentaires sur “Le transport routier apparaît comme le facteur clé du réchauffement climatique

  1. pedibus

    le carrosse de Ste-Gnognole est un véritable corbillard…

    …et l’inaction de nos décideurs (qui ne décident plus) et cons-sommateurs (jusqu’à plus de deux bagnoles par foyer) nous mène droit au tombeau :

    bien sûr l’électrification – sans les soviets* – ne va pas arranger les choses, maquillant davantage encore la cata, énergie grise** aidant…

     

    *« Le communisme, c’est le gouvernement des Soviets plus l’électrification de tout le pays. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_GOELRO

    **https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_grise#%C3%89nergie_grise_dans_les_transports

     

     

  2. letard

    Bonjour à tous et toutes,

    Il faudrait y encore ajouter l’apport non négligeable du trafic maritime et aérien.

    A votre service.

  3. Danny Letard

    Bonjour à tous et toutes,

    La poussée des véhicules thermiques, avion, train, bateaux, automobiles est surtout due, selon moi, à l’oxydation de l’air.

    La poussée se fait dans les pistons pour les véhicules automobiles, trains, bateaux, moto, auto, etc … et grâce à  de l’air chaud pulsé et oxydé, suite à  l’air aspiré pour des réacteurs d’avions ou de missiles.

    Cela participe aussi beaucoup au réchauffement climatique.

    De plus coca cola comme sponsor pour la COP27 ne devrait, pour moi,  vendre de soda s’il veut aller vers 0 carbone pou 2050.

     

    A votre service.

  4. Joffrin

    Message de soutient à la CGT (continuez à bloquer les raffineries, bravo les gars : enfin du communisme révolutionnaire décroissant, tous ensemble vers la vélorution !) et à TotalEnergies ou ExxonMobil (continuez, en mode suicidaire, à ne pas payer vos salariés pour qu’ils continuent leur grève ad vitam ad padres, bravo messieurs : enfin du capitalisme décroissant, même si c’est un oxymore, ce que les décroissants idiots à la mode Parrique ne comprennent pas. Le capitalisme est suicidaire, pas décroissant). Plus aucune goutte dans les stations d’essence ! Vive Mao : tous aux champs à biner la terre (cf. ‘un binage vaut deux arrosages’, extrait de : Mao Tse Toung, Le petit livre vert). 

    https://www.lefigaro.fr/politique/penurie-de-carburant-derriere-la-strategie-jusqu-auboutiste-de-la-cgt-les-querelles-internes-20221011

  5. letard

    Bonjour à tous et toutes,

    Je me dois de donner une explication pour mieux faire comprendre ma réponse.

    L’air est composé d’environ 70% de diazote (N2) et d’environ 20% de dioxygène (O2), suite à la combustion cet air se transforme principalement en dioxyde d’azote (NO2) autour du combustible essentiellement. Donc, cela peut s’apparenter à une « oxydation de l’air ».

    Pour le cola, pour créer des bulles dans le cola ainsi que dans la plupart des boissons gazeuses de la marque, il a été ajouté de l’acide carbonique (H2CO3) qui à pression atmosphérique et à température ambiante d’environ 20ºC se transforme en eau (H2O) et gaz carbonique ou oxyde de carbone (CO2).

    Donc, si Coca Cola veut aller vers 0 carbone pour 2050, en 2050 il ne devrait plus vendre aucun soda sauf si ce soda est fait à partir du bicarbonate de soude et encore …

    A votre service.

    Cela, donc, crée des bulles dans quasi tous les soda de cette marque.

    A votre service.

    Danny

  6. letard

    Bonjour à tous et toutes,

    Je me dois de donner une explication pour mieux faire comprendre ma réponse.

    L’air est composé d’environ 70% de diazote (N2) et d’environ 20% de dioxygène (O2), suite à la combustion cet air se transforme principalement en dioxyde d’azote (NO2) autour du combustible essentiellement. Donc, cela peut s’apparenter à une « oxydation de l’air ».

    Pour le cola, pour créer des bulles dans le cola ainsi que dans la plupart des boissons gazeuses de la marque, il a été ajouté de l’acide carbonique (H2CO3) qui à pression atmosphérique et à température ambiante d’environ 20ºC se transforme en eau (H2O) et gaz carbonique ou oxyde de carbone (CO2).

    Donc, si Coca Cola veut aller vers 0 carbone pour 2050, en 2050 il ne devrait plus vendre aucun soda sauf si ce soda est fait à partir du bicarbonate de soude et encore ..

    Coca Cola donc, fait créer des bulles de gaz carbonique dans quasi tous les soda de sa marque.

    A votre service.

  7. Joffrin

    Bonjour, ce message un peu anecdotique pour un renvoi vers un article du Figaro ; je ne cherche pas à ‘marxiser’ à tout crin (Sankt Marx !) et à prêcher avec le couteau entre les dents mais, pour faire écho à mon commentaire ci-dessus et pour inciter un éventuel lecteur à toujours garder en vue la taille du problème, Le Figaro étant le médium du capital, ici nous avons une sorte de pétition et un fait : pour que ça tourne, il faut faire venir du travailleur (le télétravail a ses limites, ça ouvre un problème inédit) et c’est un coût de transaction, un coût plus ou moins ‘variable’ (ça se discute) qui entre dans le coût général du capital humain, qui correspond au capital variable avancé ; le cri du capital donc ici :

    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/blocages-cette-france-sans-privilege-qui-veut-travailler-20221021

    Dans d’autres messages, j’ai donné deux liens vers deux articles du Monde sur les ZFE et c’est exactement la même rengaine des chiens de garde du capital ; reste à déterminer quel est le plus fasciste des deux, et là c’est assez compliqué : une idée sur la question ?

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