Pollution du Temps

Bien que le gain de temps constitue la principale justification économique des nouveaux aménagements routiers, l’expansion du réseau routier et l’augmentation du trafic ne semblent pas avoir donné plus de temps libre aux gens. Cela s’explique par le fait que le temps des piétons n’est pas évalué, que les voitures prennent beaucoup de temps de manière trompeuse et que les gens ont tendance à utiliser les gains de temps qu’ils réalisent pour se déplacer davantage. Lire la suite…

Prendre un rond-point…

L’architecte et urbaniste Eugène Hénard (1849-1923) proposait en 1906, pour résoudre les problèmes de rencontre de deux voies à circulation intense, une solution « élégante » et « originale » : le « carrefour à giration ». Lire la suite…

Les écraseurs

Nulle part on n’écrase comme à Paris. C’est que dans aucune grande agglomération la réglementation de la circulation n’est tombée dans une telle désuétude. Les autos civiles et militaires, à présent civiles plutôt que militaires, s’en donnent à cœur joie. Femmes, enfants, vieillards, bref tous ceux qui n’ont pas bon pied bon œil sont des victimes désignées dans les randonnées à toute allure dont nos principales voies et nos places publiques offrent le spectacle quotidien et accoutumé. Les chauffards s’en tirent à si bon compte. Il y a si peu de contraventions. Lire la suite…

Irréaliste, violente, destructrice. La représentation de la mobilité au cinéma (1/6): Introduction

Le cinéma est politique. C’est le nom d’un site qui offre des critiques de films sous le prisme de l’analyse politique. Si cette démarche vous paraît inhabituelle je vous invite à d’abord lire le texte «  Pourquoi le cinéma est-il politique ? » en bas de page. Ce qui va être analysé à travers cette série d’articles est la question du transport tel qu’il est montré au cinéma. Lire la suite…

Ajouter des voies de circulation pour faire face à la congestion du trafic, c’est comme desserrer sa ceinture pour soigner l’obésité

Cette célèbre phrase de Lewis Mumford que l’on trouve régulièrement sur Internet provient probablement d’un article du New Yorker de 1955. En fait, il est probable que la phrase exacte ne soit pas exactement celle qui circule, même si son sens originel est proche. Lire la suite…