La Chine devient le premier marché automobile mondial

Comme l’avait prédit Alain Peyrefitte, la Chine s’est éveillée… et pollue! D’une société de la bicyclette, elle passe au stade de société de l’automobile. Son décollage économique actuel se traduit, malgré la crise économique mondiale, par une “faim d’énergie” sans précédent, alimentant les tensions mondiales sur les cours des matières premières. Car la crise mondiale ne touche pas les pays de la même manière: si dans les pays occidentaux on parle désormais de croissance 0 ou de même de récession, en Chine, la crise mondiale se traduit en fait par un taux de croissance de l’économie qui passe pour la première fois depuis longtemps en-dessous de 10%! (La Chine prévoit une croissance de 8,3% de son PIB en 2009). Lire la suite…

Automobile : de l’argent public pour continuer à… régresser

Un paradoxe caractérise notre monde en mutation constante, nos sociétés occidentales dont le fonctionnement est, depuis des décennies, fondé sur le principe du « développement », de la croissance. Il s’agit de la prégnance du mythe de « l’état d’équilibre », de la possibilité de fonctionner « hier comme aujourd’hui » dans un monde en évolution constante. Ce désir de continuer en roue libre, sans réelle remise en question, est particulièrement présent dans le monde industriel, pourtant particulièrement attaché à la notion de croissance. Illustration par l’automobile… Lire la suite…

La démotorisation, Comment se sépare-t-on de sa voiture ?

Dans « La révolution automobile », ouvrage collectif paru en 1977, Jean-Jacques Chanaron citait comme un phénomène propre aux grandes villes d’Europe occidentale « une relative sous-motorisation favorisée par l’existence de réseaux organisés de transports collectifs et aggravée par un mouvement de  »démotorisation » engendré et accéléré par les problèmes de circulation et de stationnement ». Le constat de l’aggravation est aujourd’hui passé plutôt du côté d’une motorisation et d’une multimotorisation croissantes, au fur et à mesure que les grandes agglomérations urbaines « s’adaptaient  » à l’automobile, en s’étalant et en se dé-densifiant. Lire la suite…

Les voitures du futur seront des voitures propres

Sur le site Carfree France, on ne se contente pas d’être critique vis-à-vis de la société de l’automobile et de ses innombrables nuisances, on propose également des solutions d’avenir et on souhaite dès à présent préparer le futur de l’automobile, un futur propre et sans pollution. Nous vous présentons donc en avant-première quelques exemples de voitures du futur adaptées à tous les besoins de mobilité. Lire la suite…

Le mythe des effets positifs de la vitesse en agglomération

L’accroissement des vitesses de transport en agglomération est généralement présenté par les économistes et bien d’autres spécialistes à leur suite comme un progrès considérable de multiples points de vue : gains de temps ou au moins accessibilité croissante, choix de destinations plus large source d’efficacité économique, desserrement urbain évitant la promiscuité, accès au foncier et aux biens de consommation à coût réduit en périphérie pour les ménages à revenus modestes… La liste des bienfaits de la vitesse est impressionnante et à côté ses nuisances semblent avoir bien peu de poids. Dans les années d’après-guerre, les villes européennes ont ainsi multiplié les plans de circulation, les voies rapides urbaines et les transports collectifs lourds, et plus récemment quelques unes ont même opté pour des péages urbains, l’objectif étant toujours de limiter la congestion et d’accroître la mobilité. Lire la suite…

Propositions pour une ville moins motorisée

Il s’agit d’abord de faire valoir dans la planification des transports urbains d’autres logiques que celles qui s’exercent depuis des décennies sans que leurs effets aient été correctement analysés. Ainsi Richard Gilbert, du Centre pour les Transports Durables de Toronto, propose-t-il (cf Entretiens Jacques Cartier, 1998) de mettre en avant d’autres principes, notamment un principe qu’il nomme EANO (« Equal Advantage for Non-Ownership »), qui poserait que « chaque région urbaine devrait être aménagée de telle sorte qu’en tout point de la région les avantages de ne pas posséder de voiture soient au moins égaux aux avantages de posséder une voiture ». Lire la suite…

Vivre sans voiture pour vivre mieux

Voici une étude édifiante sur les ménages non motorisés qui montre que les sans voitures dorment plus longtemps, travaillent moins, ont plus de loisirs (et dépensent plus pour leurs loisirs) et mangent mieux que les ménages motorisés…  L’étude montre également clairement que les citadins sans voiture, même s’ils supportent un loyer plus conséquent que les motorisés périurbains, dépensent moins globalement que les ménages motorisés: la somme logement+transport est de 38% du budget chez les sans voiture, 46% chez les mono-motorisés et 48% chez les bi-motorisés. Lire la suite…

Automobile, CO2, effet de serre et réchauffement climatique

Le rôle croissant des transports dans les émissions de gaz à effet de serre

C’est la mission interministérielle de l’Effet de Serre qui nous l’apprend, le secteur des transports est désormais le secteur en France le plus émetteur de gaz à effet de serre, en particulier le CO2. A lui seul, le secteur des transports (regroupant la circulation automobile et le transport routier) représente en 2004 environ 26% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Lire la suite…

A fond dans le mur !

Par année, une auto brûle 1700 litres de carburant pour rien
Et c’est cela même qui est génial
!

par Richard Bergeron, Ph. D.*

La Seconde Guerre mondiale a brutalement accéléré le développement technologique et fait exploser la capacité de production. Ceci sans crise de surproduction ni chômage puisque, c’est le propre de la guerre, tout ce qui sort des usines est détruit au même rythme. Mais qu’arriverait-il quand la guerre prendrait fin ? Vivrait-on une nouvelle dépression pire que celle des années 1930 ? Il fallait à tout prix l’éviter. Roosevelt soumit le problème à un groupe d’éminents universitaires, eux-mêmes conseillés par Alfred P. Sloan de General Motors. La solution qu’ils proposèrent fut la consommation de masse, dont le principe est on ne peut plus simple : en contexte de guerre, les soldats détruisent en continu tout ce qui sort des usines; avec la consommation de masse, c’est à la population du pays que cette tâche revient. Lire la suite…

La civilisation de l’automobile

Futuribles / Etude rétrospective et prospective des évolutions de la société française (1950-2030)

La civilisation de l’automobile

C’est au sortir de la Seconde Guerre mondiale que fut lancé, en France, le projet de la démocratisation de l’automobile qui avait été initié Outre Atlantique par Ford et General Motors dans les années 1920. La généralisation progressive de la «motorisation des ménages» s’est accompagnée d’un développement de l’infrastructure routière. Cette entrée dans l’ère de l’automobile a contribué à modifier profondément tant le rapport des Français à l’espace et au temps que la structure et la forme des villes. On s’interrogera sur les futurs envisageables à l’horizon de l’entrée du marché de l’automobile dans sa phase de maturité. Lire la suite…