Auto-destruction du milieu urbain

Guy Debord (1931-1994) est un écrivain, essayiste, cinéaste et révolutionnaire français, qui a conceptualisé ce qu’il a appelé le « spectacle » dans son œuvre majeure La Société du spectacle (1967). Il a été l’un des fondateurs de l’Internationale lettriste (1952-1957) puis de l’Internationale situationniste (1957-1972), dont il a dirigé la revue française. Voici quelques extraits de La Société du spectacle concernant plus spécifiquement l’automobile et l’urbanisme. Lire la suite…

A nous la catastrophe !

La pénurie d’énergie ne fait que commencer. Ses conséquences sont souvent présentées de manière catastrophiste (Yves Cochet, Pétrole apocalypse, Richard Heinberg, Pétrole, la fête est finie, Jean-Marc Jancovici, Le plein s’il vous plaît, etc.). C’est-à-dire réaliste. Dario Fo, prix Nobel de littérature 1997, est assez documenté sur le sujet pour ne pas déborder d’optimisme. Mais dans son ouvrage L’Apocalypse différée, l’auteur italien imagine une prise de conscience soudaine et salvatrice. Lire la suite…

La vie sans voiture : le vélo pour faire les courses

Comment allons-nous faire pour survivre dans un monde sans pétrole et sans voitures? En fait, nous allons tout simplement commencer à vivre, en utilisant le vélo. Revue de détail des possibilités offertes par la vélogistique, que ce soit pour le transport des enfants, le transport de charges lourdes et/ou encombrantes, ou pour déménager tout simplement… Seconde partie: le vélo pour faire les courses. Lire la suite…

Importer la « Vélorution » d’Amsterdam à Metz !

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Mon silence de quelques jours s’explique par une petite escapade à Amsterdam.

[Mode justification ON]Je n’y suis pas allé en train, trop long et compliqué depuis Metz, et cher quand on est 4 Je n’y suis pas allé en avion, trop compliqué et encore plus cher, et d’abord ils étaient cloués au sol (un avant goût de l’après pétrole, très bon billet de la députée Martine Billard sur ce sujet  !). Amsterdam n’est qu’à 500 km de Metz, et j’ai donc fait le voyage en monospace à mazout. 1000 km, 58 litres de gasoil, soit 60 euros au tarif luxembourgeois. Cela doit représenter 150 kg de CO2, que je compenserai en plantant un baobab dans mon jardin en disant du mal des modes de transports polluants, dont une baisse infinitésimale de la fréquentation suffit à soulager l’atmosphère de quelques mégatonnes de CO2. Voilà, c’est dit ![Mode justification OFF] Lire la suite…

Pour la paix et la démocratie, lâchons la voiture

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Au rythme de succion des moteurs à explosion, des chauffages au fuel et des industries, il devient de plus en plus évident que l’âge du pétrole ne fera plus long feu. C’est embêtant car notre dépendance est bien ancrée et les alternatives pires (nucléaires, biocarburants) et/ou irréalistes dans le cadre de nos modes de vie actuels. Lire la suite…

Contre le sommet de Copenhague

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Le XXIème siècle s’est ouvert comme le siècle des catastrophes, et, symétriquement, celui des états d’exception permanents. Grippe A, grippe aviaire, grippe à venir. « La » crise, le terrorisme, les catastrophes. Les vieux capitaines pétroliers assistent paniqués à la désertion de pans entiers de l’équipage, se taillant leurs propres canots dans l’épave. Lire la suite…

Un Jardin de la France en béton armé (4)

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Résumé : Urbanisme et Totalitarisme

Cette série d’articles est partie d’une question simple : pourquoi, dans un contexte général de crise écologique on continue à abattre des arbres dans la ville de Tours? En janvier 2009 une allée de 65 platanes centenaires est abattue, puis on découvre qu’il ne s’agit pas d’un événement isolé mais d’un programme d’abattages systématisés.

La réflexion menée à partir de ce fait incompréhensible vise à montrer les mobiles cachés et les intérêts économiques soutenus par la politique municipale : création d’un bassin de chalandise, spoliation de la population, confirmation de l’emprise de la circulation automobile sur la ville, privatisation de l’espace public, fonctionnalisation économique des habitants comme « usagers » d’une « ville supermarché »…

Le texte est long, mais se présente sous forme de tableaux pouvant être lus de manière individuelle après l’introduction. Lire la suite…