Les voitures sont passées à la caisse

Des militants de Friends of the Earth Bruxsel et plusieurs autres associations ont interpellé les automobilistes empruntant la rue de la Loi à Bruxelles pour les faire passer à la caisse.

Les six associations [1] ont voulu montrer par leur action l’urgence pour le Gouvernement bruxellois d’adopter une mesure forte, le péage urbain, pour réguler l’entrée des voitures dans la ville et faire face à la multitude des nuisances que Bruxelles et ses habitants subissent.

Des panneaux ont été placés tout le long de la rue de la Loi pour annoncer aux automobilistes un système de péage au « poste de contrôle » Arts-Loi. Arrivés au point de contrôle, les militants ont distribué aux automobilistes une facture accompagnée d’une formule de virement reprenant les coûts externes liés à l’usage de la voiture (congestion, émission de CO2, pollution de l’air, insécurité, occupation de l’espace public…) et les informant du bienfait de l’introduction d’un péage. 500 factures ont été ainsi distribuées en 3/4h.

Payez maintenant – Nu betalen !

L’action a également été mise en scène grâce à un pollumètre géant symbolisant la station de mesure située sur ce tronçon et enregistrant des taux de dioxyde de carbone et de microparticules particulièrement élevés. De l’autre côté du poste de contrôle, des piétons et des musiciens, entourés de petits moulins à vent multicolores ont célébré la qualité de l’air et de l’espace ainsi libérés des nuisances de la voiture. Des cyclistes déambulaient sous le slogan « À vélo, c’est gratuit ! ».

Cette action menée le mardi 22 avril 2008 intervient en plein débat politique sur la pertinence de l’introduction d’un péage et/ou d’une taxe kilométrique intelligente. Si l’on se base sur les discussions en cours, nous ne devons rien attendre de tangible avant 2012, voire 2016. En attendant, la qualité de la vie à Bruxelles se dégrade et l’exode urbain se poursuit, la navette augmente. Le Gouvernement bruxellois qui sera issu des prochaines élections se doit de prendre des mesures volontaires et efficaces comme l’ont déjà fait d’autres villes européennes, telles que Londres, Stockholm, Berlin, Cologne,Milan, pour ne citer qu’elles.

Les associations plaident pour un péage urbain « intelligent » c’est-à-dire établi sur un territoire pertinent par rapport aux effets attendus, modulé en fonction de la nocivité du véhicule et de ses heures d’usage. Les recettes devraient être affectées au bénéfice des transports en commun, des piétons et des cyclistes.

Friends of the Earth Bruxsel

À cette occasion, Inter-Environnement Bruxelles a présenté une brochure très documentée qui analyse les différents systèmes de péage et leurs avantages pour Bruxelles.

Téléchargez la brochure sur le site d’IEB : « Le péage urbain aux portes de Bruxelles : la clé d’une ville humaine ? » (pdf 2,8 Mo)[1] Inter Environnement Bruxelles, Brusselse Raad voor het Leefmilieu (Bral), de PlaceOvélo, du Fietsersbond, du Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ) et de 4X4info.

Karl Marx

A propos de Karl Marx

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste des questions de transports collectifs

2 commentaires sur “Les voitures sont passées à la caisse

  1. vigier

    Pour la France: qui pourrait me dire les sommes que raportent la TIPP et la somme que les différentes collectivités investissent sur les infrastructures routières. En plus qui pour me donner le couts colateraux: police gendrarmerie, pompier, secu mutuelles pour arret travail, soins, pensions; pollution (bruit eau terre air),salissures des facades
    merci

  2. LomoberetLomoberet

    coûts collatéraux non chiffrables : agressivité, obésité, fainéantise, j’en oublie !

Les commentaires sont clos.