Raffinage en péril

C’est l’hallali chez les pétroliers: les ventes de pétrole sont en baisse; au point qu’il va falloir fermer la raffinerie de Dunkerque. Quand les syndicalistes seront calmés. Pour commencer.

Cette baisse là, on ne l’attendait pas de sitôt. Elle n’était que dans des esprits chagrins: des écologistes attardés et des décroissants utopiques.

Mais essayons de faire un peu de politique-fiction!

Ne va t-on pas droit à l’affrontement devant tant de déconvenues du monde croissant ?

Entre les tenants d’un productivisme outrancier et ceux qui prônent un autre mode de développement plus respectueux de la planète?

Transport doux, dites-vous? n’est-ce pas un euphémisme quand il s’agit de nous faire redécouvrir la marche à pied et le vélo?

Retourner au Moyen-Age? Jamais! Partout, les esprits se crispent.

Les véhicules électriques tardent à dépasser le stade de la planche à dessin; les écologistes sentent le débat nucléaire leur échapper avec de nouveaux besoins providentiels en centrales EPR, pain béni contre l’effet de serre.

Les élections régionales n’arrangent rien puisque les transports sont au cœur de la problématique; comme en Ile de France où gauche et droite se déchirent sur les solutions propres à sortir de la thrombose parisienne.

Pour corser le tout, la SNCF ne cesse de s’enfoncer dans le rouge et AIR FRANCE enregistre son plus fort recul avec un déficit d’1,3 milliard d’euros en 2009.

En attendant que des solutions émergent de cette crise de société, il ne reste plus qu’à enjamber nos bécanes.

Doit-on se satisfaire de la situation?

Certes, non!

Mais il faut encore attendre… attendre que le monde politique prenne conscience qu’il n’est pas à la hauteur des enjeux.

Source: http://velomaxou.sportblog.fr/

Vélomaxou

A propos de Vélomaxou

Cyclo-citoyen, cyclo-randonneur depuis 1976. Venant du cyclotourisme "la tête dans le guidon", je me dirige vers le déplacement doux de l'écocitoyen à Mulhouse, dans les Vosges, en Alsace et dans la Forêt Noire.

3 commentaires sur “Raffinage en péril

  1. Pietro Majno

    Merci d’avoir mis en premier plan la question des raffineries et des syndicats. Commentaire de la part d’un décroissant (pas si) utopique: dans un débat d’idées c’est important d’appeler un chat un chat. La question Dunkerque s’attaque à un point fondamental: comment structurer les changements sociaux dans une société qui renoue avec les limites de la nature: qu’allons-nous faire des ouvriers des raffineries pétrolières et de l’industrie automobile? La reconversion ne se fera pas tout seule, elle aura besoin d’un leadership fort qui dévoue l’argent (LEUR argent, mais aussi NOTRE argent!) à présent destiné à l’achat de ces produits (qui contribuent à notre imaginaire de liberté et de confort sans limites) à des fins qui valorisent des biens communs (augmentation de la richesse écologique et sociale). Il en découle que:
    1) rentrer dans nos limites écologique ne pourra pas se faire avec le même degré de confort (donc quelque perte de libertés) ni avec les mêmes écarts de revenu (donc quelque perte de richesse pour les plus nantis). Le pari est que le niveau de bonheur ne descendra pas, au contraire (même pour les plus riches, s’il vont avoir plus te temps, plus de santé, plus de culture et moins d’instabilité en échange)
    2) le progrès technologique pourra aider, mais face aux changements de 1) il ne sera qu’un adjuvant. Par contre il faudra le canaliser dans la bonne direction (production d’objets qui durent et peu énergivores), et on on n’est pas encore sur le bon chemin
    3) la leadership politique actuelle ne montre pas d’être à la hauteur ni de 1 et ni de 2, car, à peu d’exceptions près elle est inconsistante du point de vue scientifique, culturel et moral.
    Au travail!

  2. Raghnarok

    En Suisse on commence à parler de limitation supérieure des salaires, ce qui serait une excellente chose et permettrai peut-être de commencer à faire changer les mentalités…
    L’avenir nous le dira.

  3. CarFree

    C’est tout le problème de la « décroissance » choisie (un autre modèle de société pour le bien de tous et de la planète) et de la « décroissance » qui s’imposera d’une manière ou d’une autre si on ne change rien, mais de manière beaucoup plus violente que l’option choisie…

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