#SeDéplacerMoinsPolluer

Selon un arrêté publié au Journal officiel mercredi 29 décembre, les publicités automobiles devront faire la promotion de la mobilité active, du covoiturage ou des transports en commun à partir de mars 2022. Désormais, les publicités pour les voitures devront en effet comporter un message d’information encourageant des pratiques vertueuses, sur le même modèle que les messages du type « Evitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé » imposés depuis 2007 dans l’alimentation.

Parmi les phrases citées qui devront être reprises sur tous les supports publicitaires – télévision, radio, cinéma, Internet, journaux et magazines – on trouve par exemple: « Pensez à covoiturer », « Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo » ou « Au quotidien, prenez les transports en commun. » Le message sera en outre suivi du hashtag #SeDéplacerMoinsPolluer sur tous les supports cités, sauf à la radio. En bref, la publicité sera désormais accompagnée d’un avertissement visant à rappeler la possibilité de trouver des alternatives, sans parler réellement des effets néfastes de l’utilisation de la voiture. L’objectif est d’encourager de plus en plus de citoyens à utiliser des moyens de transport alternatifs à la voiture, surtout lorsque les distances sont courtes, et de ne pas trop pénaliser les « pauvres » constructeurs de voitures qui ont déjà du mal à vendre leurs voitures neuves hors de prix.

Si l’annonceur n’adopte pas cette mesure, une amende pouvant aller jusqu’à 50 000 euros par émission est envisagée… soit environ le prix d’un gros SUV neuf. Les constructeurs de voitures doivent trembler de peur!

Selon le journal Le Monde, « les publicités pour les véhicules les plus polluants (plus de 123 grammes de CO2/km) seront même complètement interdites à partir de 2028, afin de préparer les consommateurs à la fin du moteur thermique proposée par la Commission européenne pour 2035. » Bon, à 122 grammes de CO2/km, ça passe…

Au départ, il était question d’interdire la publicité pour toutes les voitures, le secteur des transports étant responsable de 30% des émissions totales de CO2 de l’Union européenne. C’est une vieille demande de nombreuses associations écologistes dont Carfree France. Evidemment, c’était trop « disruptif » pour l’industrie automobile dont tout le business-model consiste à nous vendre des voitures à base d’un déversement sans précédent de publicité sur tous les supports possibles et imaginables.

Honnêtement, il n’y a pas beaucoup de secteurs économiques qui reposent autant sur la publicité. Car, pour vendre une voiture neuve de plus d’une tonne et bien souvent de plus de 20 ou 30.000 euros, il faut en dépenser de l’argent en publicité, car à vrai dire, à part les vieux riches, personne ne se lève le matin en se disant qu’il va vendre pour une bouchée de pain sa vieille voiture d’occasion pour acheter une voiture neuve au prix d’une quinzaine de mois de SMIC… C’est pour cela que le secteur automobile est le secteur qui dépense le plus d’argent en publicité tous supports confondus. Et c’est pour cette raison que l’on voit des publicités pour voitures partout jusqu’à la nausée.

Comme le disait l’astrophysicien Hubert Reeves, en promouvant massivement des produits dangereux pour la santé ou le climat, « les publicitaires ont une responsabilité majeure quant à l’avenir de la vie sur la Terre. » Il aurait pu ajouter que les constructeurs de voitures et les médias ont également « une responsabilité majeure quant à l’avenir de la vie sur la Terre. » En effet, si la responsabilité des constructeurs de voitures dans les catastrophes sanitaires, environnementales et climatiques n’est plus à démontrer, il ne faut pas oublier que l’ensemble des médias sont sous perfusion de publicité en général, et de publicité automobile en particulier.

La plupart des journaux ou magazines, que certains appellent des « sacs à pub, » font la promotion à longueur de pages de voitures neuves en général et de SUV ou autres 4×4 en particulier. Dans le cas de la presse, c’est même tellement important qu’une bonne partie des magazines ne pourraient sans doute même plus exister sans publicité automobile. De quoi émousser le sens critique de ces médias sur l’impact réel de l’automobile en matière de destruction de l’environnement et du climat.

Au lieu de l’interdiction pure et simple de la publicité automobile, nous aurons donc des messages « informatifs », probablement écrits en tous petits caractères en bas de la publicité, comme dans les contrats, sur la possibilité éventuelle de faire des trucs révolutionnaires du genre… covoiturer!

La planète brûle et nous allons… covoiturer.

Et pourquoi pas plutôt des messages affichés en grand sur le produit comme « Conduire tue » ou « L’automobile détruit le climat »? On l’a bien fait pour les cigarettes. On pourrait même envisager d’apposer des autocollants géants sur le capot montrant des gens écrabouillés dans leur carcasse de voiture accidentée ou des poumons d’enfants noircis par la pollution automobile…

C’est sans doute la prochaine étape. Rendez-vous en 2040, si on est encore là…

11 commentaires sur “#SeDéplacerMoinsPolluer

  1. Danny Letard

    Bonjour à tous et toutes,

    Un slogan plus véridique serait, pour moi, conduire un véhicule à moteur surtout thermique, détruit, empoisonne et, éventuellement, tue.

    Car, comme je l’ai déjà signalé un véhicule à moteur qui n’utilise pas des pieds pour avancer, sauf en descente, à besoin  d’empoisonner pour avancer.

    Cela, c’est à cause du dioxygène (O2) de l’air aspiré qui, combiné avec une partie du diazote (N2) de cet air produit des poisons violents, des oxydes d’azote ( NOx) expulsés dans des gaz d’échappement qui contiennent, alors moins de 1% de dioxygène (O2),

    Il faut que l’intégralité du mélange air aspiré carburant soit portée à  1400⁰ dans les cylindres pour que l’oxydation de ce mélange soit la plus complète possible et permettent une poussée suffisante des pistons pour faire avancer ce type de véhicule, sauf avec les pieds ou en descente.

    La destruction, c’est aussi celle du revêtement où il roule.

    A votre service, bonne année et, surtout, bonne santé et meilleurs vœux pour l’année 2022

  2. mat b

    Mes deux premières voitures étaient de quasi épaves qui ont d’ailleurs fini leurs jours en casse après mon utilisation. En 2009, j’ai décidé de casser ma tirelire et de m’acheter une Twingo neuve. Résultat, une fois dans mes pattes, j’avais un objet neuf et cher auquel j’avais envie de prendre soin. J’ai donc loué une place de parking, ce qui a occasionné en premier lieu un besoin moindre de la déplacer par rapport au règlement urbain.

    Ce que l’on peut ajouter, c’est que dans l’entretien courant, en plus des visites au garage, le bon sens veut qu’on malmène moins sa voiture, accélération, freinage, patience, bref une conduite plus modérée et donc plus appréciable pour l’ensemble des acteurs de la mobilité, actifs inclus

    A contrario, acheter un tas de boue pour des clopinettes entraine un non respect de son objet. On s’en fout de faire une rayure ou une bosse dessus, du coup on roule comme un con et on devient un danger pour autrui, surtout les mobiles actifs.

    12-13 ans après, la voiture a conservé un bon aspect cosmétique, n’a pas dépassé les 80 000 km et autre paradoxe du marché, vaut moins cher qu’une Twingo diesel de 5 ans, sale, mal entretenu et qui a dépassé les 150 000

  3. Lydie

    Le coût d’une voiture est exorbitant de l’achat jusqu’à la mise à la casse sans aucun doute. Quand cesserons nous de ne pas prendre suffisamment en compte toutes les personnes qui pour se déplacer n’ont pas d’autre choix que le recours à la voiture. Le vrai combat doit être celui de mettre à la disposition du plus grand nombre d’entre nous des transports en commun ou des alternatives crédibles de mobilité accessible à tous avec le moins de pollution possible. La publicité reste un fléau mais elle fait vivre une multitude de personnes. Devons nous maintenir artificiellement ce nombre incommensurable  d’activité qui n’apportent pas le nécessaire et le bien être à l’homme? Quand  corrigerons nous notre rapport avec la terre que nous épuisons avant sa destruction totale? Beaucoup de blablas avec des demi mesures. une de plus parmi tant d’autre. Que du discours! Les revues sous perfusion de la pub ne devraient elles pas être boycottées par exemple. Les constructeurs automobiles ne devraient ils pas être mieux cadrés dans l’intérêt public? Le monde de l’individualisme nous tue et asphyxie la planète. Faite ce que je dis mais ne faite surtout pas ce que je fais. La pauvreté du débat actuel est alarmant et ne présage rien de très positif dans les années futures.

  4. Alex

    Et bien quelle surprise ce site!

    Un site de citadin conçu pour les citadins…

    Comme si nous avions le choix en campagne !

    Mais sans parler de ça, étant un passionné d’automobile, je trouve ce type d’endroit triste.

    Nous savons pourtant que la conception d’un véhicule électrique pollue autant que le cycle de vie d’une thermique.

    Sans parler que de part leur surpoids, elles produisent plus de poussière de frein et provoque une usure des pneus bien plus rapide…Ce qui représente la plus grosse part de pollution d’un véhicule. Donc bon… Pas de solution miracle !

    Le train ? On vient de remettre en marche les centrales à charbon en France 🙂

    C’est bien de se donner bonne conscience mais il n’y a pas de solution miracle.

     

    Vive la bagnole !

  5. Carfree

    Vivre à la campagne sans voiture , c’est possible…

    http://carfree.fr/index.php/2015/01/14/vivre-a-la-campagne-sans-voiture-2/

    Quant à la voiture électrique, si vous aviez pris ne serait-ce que 5 minutes pour consulter le site, vous auriez pu constater que nous la critiquons tout autant que la voiture thermique…

    http://carfree.fr/index.php/2021/06/09/la-voiture-electrique-ne-nous-sauvera-pas/

    C’est bien pour cela que la solution, c’est la vie sans voiture… 🙂

  6. pedibus

    oh!…  comme c’est mignon tout plein, cet apôtre de Ste-Gnognole perdu sur notre site… !

    allez les carfrites, faites un voeu pour qu’il retrouve bien vite son chemin… :

    z’auriez pas une paire de groles ou un biclou pour qu’il aille plus vite… ?

    un beau conte de nouvel an…

  7. mat b

    Carfree et pedibus, je vous trouve méchant. Il n’y plus beaucoup de commentateurs ces derniers temps sur le site et dès qu’un petit nouveau se pointe, vous le rembarrez direct. Moi même, il m’a fallu policer mes dires pour pouvoir avoir le privilège de paraitre dans ces pages.

    Je veux pas dire mais ça tourne un peu en rond par ici et chacun y va un peu de sa rengaine. Laisser un peu de place à des discours  différents permettrait de régénérer plein d’idées ou même le stock de blague de pedibus.

  8. pedibus

    vroum vroum

    tut tut tut

    vroum vroum

    pouettttttttttttttttttttttttttt

     

    la bonne blague, pardi… j’vais vous raconter l’histoire de mes caisses successives, depuis mon permis de con(duire), tout de suite, tiens… :

    prout…

  9. mat b

    Tu vois pedib, tu prends toute la place en lâchant des gaz. Le parallèle avec les automobilistes est évident.

    Mais cette vie sans voiture, tu vois, je ne suis pas tombé dedans quand j’étais petit et que si pour toi, ça t’as toujours semblé naturel, mon effort est plus important que le tien.

     

    Crotte

     

  10. Letard

    Bonjour à tous ou toutes,

    Voici quelques précisions découvertes sur internet, essentiellement wikipedia et aussi le service de l’environnement en région bruxelloise,  l’ibge.

    Norme OMS dioxyde d’azote (NO2) admissible 40 microgramme par heure par an.

    L’oxyde d’azote (NO) en haute atmosphère peut se transformer en protoxyde d’azote (N2O), en présence d’ozone (O3) qu’il détruit en le transformant dioxygène (O2)..

    Ce protoxyde d’azote participe à l’effet de serre et au réchauffement climatique 298 fois plus que le gaz carbonique (CO2).

    Un réacteur d’avion, pour faire décoller et voler un avion, absorbe 1 100 000 litres d’air à la seconde dont près de 20% se transforme en dioxyde d’azote (NO2), soit quasi tout l’oxygène de cet air absorbé combiné à 20% du diazote (N2) de cet air absorbé  se transforme en oxyde d’azote (NO).

    Mélangé à de l’eau (H2O), le dioxyde d’azote (NO2) peut former de l’acide nitrique (HNO3) très corrosif et responsable de pluies acides qui participent à l’acidification des océans et à la déforestation comme l’acide sulfurique (H2SO4) formé par le trioxyde de soufre (NO3) combiné avec de l’eau (H2O).

    Ce trioxyde de soufre (SO3) est aussi formé à l’aide de l’ozone (O3) à partir du dioxyde de soufre (SO2) issu des moteurs diesel.

    En basse atmosphère, près du sol, les gaz d’échappement des véhicules à moteurs thermique sont composés de poison dont le dioxyde d’azote (NO2).

    La formation de cet oxyde d’azote (NO2) est due, au niveau du sol, à plus de 50% à l’usage de l’automobile.

    Les plantes, les animaux ne produisent pas doxydes d’azote (NOx). Mais il a été constaté la production de dioxyde d’azote par des bactéries issues de plantes putrefiées découvertes par la fonte du permafrost dû au réchauffement climatique.

    La combustion de combustible, les éclairs, les arcs électriques, donc, aussi des volcans en produisent aussi mais moins que les moteurs thermiques et même les moteurs diesel surtout de bateaux, ou pire, les réacteurs d’avions.

    Les pots catalytiques me semblent une fumisterie, car ils me semblent calibrés pour le carburant mais pas pour le dioxygène (O2) de l’air absorbé par ce moteur. Ils sont uniquement efficaces qu’entre 250 et 450°C température conservée par une sonde lambda.

    L’emploi de la Céruse contenant de l’urée qui se transforme en ammoniac (NH2) peut en améliorer les performances.

    L’ajout d’hydrogène (H2) peut aider mais peut former du cyanure d’hydrogène (HCN) ou de l’acide cyanidrique en solution aqueuse.

    Le dioxyde d’azote (NO2) semble 40 fois plus toxique que le monoxyde de carbone (CO) et 10 fois plus toxique que l’oxyde d’azote (NO).

    L’état et des industriels me semblent rejeter la proie pour l’ombre en s’occupant surtout de la suppression du dioxyde de carbone (CO2) plutôt que de celui du dioxyde d’azote (NO2).

    A votre service et à votre santé.

  11. Lobo

    « Tu fais une pub, tu es rayé de la liste des artistes pour toujours, fin de l’histoire. Tu es une autre putain d’entreprise, une autre pute du gang-bang capitaliste. Si tu fais une pub, tout ce que tu dis est suspect et chaque mot qui sort de ta bouche est maintenant comme un étron qui tombe dans mon verre. »

    Bill Hicks.

     

    Alors imagine faire de la pub pour ste. gnognole !

    3 petits exemples pour rire en s’amusant.

    3mn12s pendant le SuperBowl 2021. Ça coûte combien la minute pour abrutir une peu plus les crétins ?

    https://www.youtube.com/watch?v=JVSx_4PWVWk

    1mn45s S.B. 2020. Non pas lui ! Ben si !

    https://www.youtube.com/watch?v=P3qH4TKLP0c

    Je termine par le président du dernier festival de Cannes …

    https://www.youtube.com/watch?v=ZIeyFSuuR6g

    Ce brave homme nous dit sur le site officiel du festival mondain :

    « À titre personnel, le Festival de Cannes (outre le fait qu’il soit le plus grand festival de cinéma au monde – sans vouloir offenser qui que ce soit) a eu un impact énorme sur ma carrière de cinéaste. On pourrait même aller jusqu’à dire que Cannes a façonné ma trajectoire dans le cinéma mondial. »

    Une autre merde dans mon verre ?

    Vous aurez remarqué qu’on fait pas dans la citadine (merde pour la ville) quand on a un nom.

    Bonne années à tous.

     

     

     

     

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