Pollution du Temps

Bien que le gain de temps constitue la principale justification économique des nouveaux aménagements routiers, l’expansion du réseau routier et l’augmentation du trafic ne semblent pas avoir donné plus de temps libre aux gens. Cela s’explique par le fait que le temps des piétons n’est pas évalué, que les voitures prennent beaucoup de temps de manière trompeuse et que les gens ont tendance à utiliser les gains de temps qu’ils réalisent pour se déplacer davantage. Lire la suite…

En voiture !

Et voilà, vous avez gagné à la grande tombola de l’été, bravo! Par contre, vous êtes passé à côté de la croisière sur la Méditerranée et des trottinettes électriques, en effet vous avez gagné… Une voiture! Lire la suite…

Culture de la voiture et paysage de la soustraction

« Culture de la voiture et paysage de la soustraction » est un texte écrit au milieu des années 1990 par Philip Goff, étudiant de troisième cycle en design urbain à l’Université de l’Oregon (USA). Ce texte effrayant nous rappelle que ce qui appartenait autrefois au public s’est transformé en voies de circulation pour voitures. De concert avec l’industrie automobile, les politiciens obstinés, les urbanistes et architectes modernistes, les ingénieurs de la circulation déshumanisés et les promoteurs démagogues sont reconnus coupables de cette évolution négative. Bon nombre des problèmes les plus urgents de l’humanité peuvent être attribués à la surutilisation de l’automobile et au développement suburbain incontrôlé. Jusqu’à ce que quelque chose dans le comportement humain soit freiné, notre mode de vie décadent continuera à décimer les communautés et les villes, et à précipiter la destruction continue du monde naturel. Lire la suite…

En grève de la faim contre le projet d’une nouvelle autoroute en Alsace

Depuis le 22 octobre, dix femmes et hommes ont entamé une grève de la faim pour demander un moratoire sur le Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO) et la remise à plat du dossier. « Quand on en est à s’affamer pour une cause, c’est qu’on ne défend pas simplement un pré carré, affirme Maurice Wintz, vice-président de l’association Alsace Nature et gréviste de la faim. Ça va plus loin. C’est pour le futur. D’ici 2050, il fera 50° en Alsace, il faut éviter cela. Le GCO est un symbole du combat que l’on doit mener. Contre le tout voiture, pour la nature et l’environnement. » Lire la suite…

Vision biaisée

De temps en temps, on voit dans la PQR (Presse Quotidienne Régionale) un article expliquant qu’un cycliste a été arrêté sur une autoroute. Information anecdotique qui fait l’objet d’un article en bonne et due forme. Imaginez seulement si la presse publiait un article à chaque fois qu’un automobiliste roule ou stationne sur une piste cyclable ? Lire la suite…

Les « innovations » d’Elon Musk ne sont pas l’avenir – elles le retardent

Les PDG de la Silicon Valley ne manquent pas de grandes idées dans le domaine du transport. Dans leur vision du futur, nous utiliserons des voitures autonomes pour parcourir de courtes distances – nous pourrions même nous déplacer en voiture dans un réseau de tunnels souterrains soi-disant plus rapides – et pour les déplacements interurbains, nous nous enfermerons dans des tubes sous vide qui nous mèneront à destination à la vitesse de 1 200 km à l’heure. Lire la suite…

Misère de l’espace moderne (Le Corbusier au pilori)

Il est enfin admis ouvertement que Le Corbusier était un fasciste bon teint. On tolère ses mensonges et sa mégalomanie. On sourit en le voyant mépriser ses (riches) clients. Un observateur impartial découvrira vite qu’il n’a rien inventé, gommant les auteurs dont il s’est attribué les idées. La seule réelle compétence de Le Corbusier fut la promotion de son image publique au détriment de la qualité de son œuvre construite – catastrophique. Mais de tout cela on ne tire aucune conséquence, la plupart des critiques refusant de voir le monde cauchemardesque qu’il voulait édifier. Ce qui n’aurait aucune importance si Le Corbusier n’était devenu le modèle pour les architectes de l’après-guerre qui ont couvert la France de barres et tours en béton. Et si, aujourd’hui, ses théories ne faisaient les affaires des bureaucrates de Chine et de Russie. Lire la suite…

Réinvestissons le périphérique parisien

Le périphérique parisien constitue sans doute le symbole de la ville-automobile des années 1970. Ce rêve pompidolien du 20ème siècle est devenu un cauchemar anachronique au 21ème siècle, une coupure urbaine faite de bruit, de pollution, d’émissions de CO2, d’accidents et de détours pour les piétons et les vélos. Un autre périphérique est possible qui soit réellement périféérique. Lire la suite…