Le règne de la machine

Voici un passage intéressant extrait du livre « En marchant au pas des goums dans le désert » écrit par Michel Menu (éditions SEDIAC, 1980). Lire la suite…

Introduction à une critique de la géographie urbaine

De tant d’histoires auxquelles nous participons, avec ou sans intérêt, la recherche fragmentaire d’un nouveau mode de vie reste le seul côté passionnant. Le plus grand détachement va de soi envers quelques disciplines, esthétiques ou autres, dont l’insuffisance à cet égard est promptement vérifiable. Il faudrait définir quelques terrains d’observation provisoires. Et parmi eux l’observation de certains processus du hasard et du prévisible, dans les rues. Lire la suite…

Anarchologie

A travailler sur les besoins falsifiés de l’Homme, par la médiation, par la pseudo science, par le mythe du progrès, on finit par projeter sur un écran l’image d’une nature dénaturée, d’une nature qui n’a plus rien de naturel ! Qu’ils sont beaux et naturels, ces champs beaucerons surexploités jusqu’à la désertification d’un sol fertile, qu’elles sont belles, ces forêts monocultivées landaises où seule une essence forestière, celle essentielle au commerce, est tolérée, les autres étant systématiquement rejetées, coupées, arrachées, pour laisser place nette, qu’ils sont beaux, ces arbres, ces platanes alignés le long des routes ou circulent des millions de véhicules rejetant dans l’air leur dose de destruction climatique ! Lutter pour protéger cette « nature », c’est lutter pour protéger cette société de surconsommation, c’est une prise de conscience admise par le pouvoir parce qu’elle sert ses desseins. Lire la suite…

La planète malade

La « pollution » est aujourd’hui à la mode, exactement de la même manière que la révolution: elle s’empare de toute la vie de la société, et elle est représentée illusoirement dans le spectacle. Elle est bavardage assommant dans une pléthore d’écrits et de discours erronés et mystificateurs, et elle prend tout le monde à la gorge dans les faits. Elle s’expose partout en tant qu’idéologie, et elle gagne du terrain en tant que processus réel. Ces deux mouvements antagonistes, le stade suprême de la production marchande et le projet de sa négation totale, également riches de contradictions en eux-mêmes, grandissent ensemble. Ils sont les deux côtés par lesquels se manifeste un même moment historique longtemps attendu, et souvent prévu sous des figures partielles inadéquates: l’impossibilité de la continuation du fonctionnement du capitalisme. Lire la suite…

La seule issue est la violence

Gewalt – ja oder nein ? Eine notwendige Diskussion. Tel est le titre d’un petit volume du philosophe allemand Günther Anders qui a ouvert en 1987 une polémique philosophique et culturelle que n’attendaient plus des intellectuels européens résignés qui se souvenaient de 1968 comme on se souvient de quelque chose qui ne se reproduira pas, qui ne voulaient pas regarder en arrière vers la violence désespérée du groupe Baader-Meinhof et avaient fini par se lasser d’entreprendre toutes sortes d’actions pacifistes contre l’État atomique et la société anti-écologique de la consommation et du gaspillage. Pourquoi cette polémique a-t-elle surgi à ce moment-là ? Parce que, dans ce petit volume, Anders, le penseur pacifiste par excellence, le moraliste, avait écrit, à quatre-vingt-cinq ans, alors qu’il pouvait à peine encore bouger ses doigts à cause de la polyarthrite, que la seule issue était la violence. Lire la suite…

Provo

1965, Amsterdam. Un petit groupe sans leader et sans structure secoue le royaume. Composé de jeunes révoltés, il s’attaque aux têtes couronnées, interpelle les bourgeois vautrés dans leur vie confortable, agite la rue, tague, diffuse des tracts, des textes et des dessins rentre-dedans, des revues interdites, défie l’autorité, se bastonne avec les flics, affronte procès et prison, repeint des statues, manifeste contre la guerre du Vietnam, s’oppose au décervelage médiatique, à la pub, à la consoumission de masse, au travail, à la patrie, obtient un siège au conseil municipal de la capitale, revendique le droit au logement en ouvrant des squats… Lire la suite…

Vélo et politique


Camarade cycliste, choisis ton camp!

Le vélo urbain est un combat politique quotidien. A la suite du camarade vélorutionnaire Lénine, chaque cycliste peut choisir l’orientation politique de son choix en fonction de sa pratique du vélo et de ses tendances cyclo-politiques:

– le cycliste marxiste-léniniste : vélo tous les jours (en théorie);
– le cycliste trotskyste : vélo tous les jours, au milieu de la route, pour forcer les voitures à tomber;
– le cycliste stalinien : avec des esclaves qui le poussent dans la côte;
– le cycliste brejnévien : en disant haut et fort qu’il fait le trajet en 5 minutes alors qu’en réalité il prend sa voiture;
– le cycliste stakhanoviste : allers-retours tous les jours en vélo, plus les escaliers, les courses et pour le plaisir, un détour de 30 km;
– le cycliste capitaliste: avec un vélo haute technologie, à moteur pour les côtes, et quand il ne pleut pas;
– le cycliste écologiste: tous les jours avec un vélo de récup, des sacoches pour les produits bio et une charrette pour les enfants;
– le cycliste socialiste: un jour sur deux, en tandem, pour les partisans du oui et du non à la constitution européenne;
– le cycliste royaliste: en tandem 7 places pour toute la famille et une voiture avec chauffeur pour transporter les affaires;
– le cycliste anarchiste: de temps en temps, roule sur les trottoirs avec un vélo volé pendant une manif;
– le cycliste umpéiste: avec un vélo de fonction, une fois par an, devant les caméras;
– le cycliste souverainiste: avec un vélo gitanes uniquement avec des pièces d’origine.

Si vous connaissez d’autres tendances cyclo-politiques, n’hésitez pas à poster un commentaire en bas de ce message.

La Vélorution est en route!