L’impossible voiture propre

L’automobile en France, c’est comme la croissance : tout est bon pour éviter de la remettre en cause. Comme la croissance, industriels et médias dominants à leur service s’évertuent à la maquiller en « verte », « propre » ou « durable » pour mieux nous faire oublier une cruelle réalité : épiphénomène spatial et temporel, la civilisation de l’automobile est insoutenable. Nicholas Georgescu-Roegen affirmait : « Chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d’une baisse du nombre de vies à venir ». Néanmoins, si la voiture propre n’existe pas, la voiture « moins sale » si. Elle est extrêmement simple à mettre à place tout de suite et à grande échelle. Il suffit de limiter la cylindrée des automobiles. Une mesure politique évidente que se refuse à mettre en place actuellement notre société. A la place, les journalistes des médias dominants s’émerveillent devant des 4×4 et des voitures de sport équipées de moteurs hybrides et donc renommées « voitures propres » [sic]. Néanmoins, limiter la cylindré des automobiles ne doit pas avoir pour effet pervers de rendre plus pérenne la civilisation de l’automobile. L’objectif doit bien être de s’affranchir de cet objet et du modèle de civilisation qui lui est lié. Jean-Marc Jancovici affirme avec raison face à la question « Qu’est-ce qu’une voiture propre ? » « C’est pas plus de 50 millions d’unités sur la planète ». Autant dire pour nous les ambulances et les camions de pompiers.

Avant même d’avoir fait son premier kilomètre, une automobile aura produit une part importante de sa pollution. Chaque nouvelle voiture demande pour sa construction 300 000 litres d’eau. L’édification d’un véhicule, « propre » ou non, exige 20 fois plus de matières premières que son seul poids, soit 30 tonnes pour produire une voiture de 1,5 tonne (1). à l’autre bout de la chaîne, ce sont deux millions de véhicules particuliers légers qui sont jetés annuellement en France, soit, notamment, 280 000 tonnes de vieux pneus, 30 000 tonnes de résidus de batteries et 400 000 tonnes de déchets industriels spéciaux (2). Même si une partie de plus en plus large de ces déchets sont recyclés, leur transformation entraîne à son tour de nouvelles pollutions.

Dotée d’un parc nucléaire surdimensionné, la France cherche à promouvoir la voiture électrique sous le label « voiture propre ». Pourtant, celle-ci présente un écobilan largement inférieur à un véhicule classique, à moteur thermique embarqué. D’après l’ADEME (3), la voiture électrique nécessite 62 % d’énergie en plus pour le même rendement. L’énergie est produite hors du véhicule. Elle doit donc être transportée, puis stockée, ce qui engendre à chaque étape d’importantes déperditions. Les batteries (plomb, cadmium …) nécessaires à ce stockage sont elles-mêmes hautement nocives et produisent des déchets à durée de vie infinie. Un des rares avantages du véhicule électrique est le faible niveau de nuisance sonore à faible vitesse. A partir de 60 km/h, ce gain disparaît, les bruits de frottement l’emportant sur ceux du moteur.

La belle légende du moteur à eau
« Le moteur à eau existe et il ne demande qu’à être développé. Il suffira bientôt de remplir le réservoir de son automobile avec de l’eau pour faire avancer sa voiture. Cette invention n’est pas mise en œuvre à cause des compagnies pétrolières qui rachètent tous les brevets pour continuer à engranger des milliards sur le pétrole et protéger leur business. On dit même que les géniaux inventeurs seraient discrètement assassinés. »
Voici en quelques phrases résumé ce mythe du « moteur à eau », largement répandu dans notre société1. Cette belle fable, si elle répond parfaitement à un fantasme collectif, ne résiste malheureusement pas à la réalité. Le « moteur à eau » est assimilé à deux types de production énergétique directement associés à l’eau.

Le moteur à hydrogène.
En associant 2 molécules d’hydrogène à 1 molécule d’oxygène, on obtient une explosion (qui produit de l’énergie). Pour obtenir ces molécules d’hydrogène, la solution la plus fiable est d’utiliser l’électrolyse de l’eau. On sépare alors l’oxygène et l’hydrogène des molécules d’eau. Mais l’électrolyse nécessite de l’énergie. Selon les lois de la physique, si l’explosion des molécules d’oxygène et d’hydrogène fournit de l’énergie, séparer ces mêmes molécules nécessite un apport d’énergie au moins équivalent à celui produit par l’explosion. Entre les deux manipulations, il y a déperdition : le bilan énergétique de l’opération est forcément négatif. Contrairement au pétrole ou au gaz, l’hydrogène n’existe pas à l’état naturel. Il ne peut être qu’un vecteur d’énergie, comme une pile classique.

La voiture hybride
Les « voitures hybrides », type Prius, font état d’un écobilan calamiteux. En effet, si en fonctionnement elle émettent moins de gaz carbonique que les automobiles classiques, la prise en compte de l’ensemble de la chaîne – fabrication, fonctionnement, recyclage – leur est très défavorable. Ces automobiles font appel pour leur fabrication à des matériaux rares nécessitants beaucoup d’énergie pour leur extraction et leur transformation. Les batteries qu’elles utilisent pour stocker l’énergie sont un fléau environnemental. Ceci autant à cause des matières premières nécessaires à leur fabrication que lorsqu’elles deviennent des déchets hautement toxiques. Ces véhicules sont dotés de deux moteurs ce qui aggrave d’autant leur écobilan.

Le moteur pantone

C’est une technologie ancienne. Il s’agit d’ajouter un peu de vapeur d’eau dans un moteur à combustion classique afin d’en améliorer le rendement. Cet ajout d’eau ne peut être que très marginal. Le système pantone fonctionne sur des gros moteurs fixes (comme un groupe électrogène) car l’injection d’eau alourdie les véhicules (réservoir d’eau, pompe, etc.). L’amélioration du rendement ne compense pas le surplus de consommation lié à l’augmentation du poids du moteur.

Pourtant, même si elle est totalement irrationnelle, cette idée du « moteur à eau » n’en demeure pas moins un mythe très populaire, et ce jusque dans les rangs des écologistes !

Fantasme facile
Le « moteur à eau » révèle simplement un fantasme bien ancré dans notre inconscient collectif. Dans notre société de consommation, c’est-à-dire celle de l’inversion des valeurs, la science a été inconsciemment sacralisée. La science, « on y croit », on a la « foi » dans les capacités de l’homme à trouver de nouvelle technique. Surtout, cette croyance permet de s’affranchir de sa responsabilité personnelle et politique. Je peux continuer à rouler en voiture sans me remettre en cause puisque je transfère ma responsabilité sur de méchantes compagnies pétrolières qui cachent les solutions permettant de rouler sans polluer… Malheureusement, cette idée-là est encore une fois totalement contredite par les faits. Les premiers investisseurs dans les énergies alternatives sont aujourd’hui les compagnies pétrolières. Le Pdg de la BP (British Pétroleum) a dit en 2002 que BP devait signifier maintenant « beyond petroleum » (au-delà du pétrole). Les premiers à tirer la sonnette d’alarme et à rappeler qu’il n’y a aucune alternative à notre consommation actuelle de pétrole sont souvent des anciens cadres de l’industrie pétrolière.

Les biocarburants : un mythe à couler
Nous pouvons dire que le pétrole est un biocarburant. Un litre de pétrole est constitué de 23 tonnes de matières organiques qui ont été transformées sur une période d’au moins 1 million d’années. Tout cela pour faire avancer une automobile de 15 kilomètres en moyenne ! Un autre « bio-carburant », le bois, est beaucoup plus rentable. Pour faire avancer la voiture de 15 kilomètres, il suffit de 15 kg de bois dans un moteur à gazogène. Problème : il faut démarrer le moteur à gazogène 90 minutes avant de partir. Autre problème : voici 200 ans, la France était pratiquement dépourvue de forêt, tant le bois était recherché. Il était une ressource précieuse que nos ancêtres réservaient à la construction, au chauffage ou à la cuisson des aliments. Vital, il était impensable de s’en servir pour des usages superflus. Or, c’est exactement ce que nous proposent les adeptes des biocarburants à grande échelle.

Manger ou conduire
Lorsque le pétrole va se raréfier, c’est-à-dire très bientôt, les rendements de l’agriculture vont diminuer, car les engrais deviendront rares ou très chers (les engrais sont constitués de produits de synthèse fait à partir de pétrole ou sont importés grâce au pétrole). La France va devoir nourrir 60 millions de personnes sans engrais autres que naturels. Il faudra sortir des monocultures intensives pour retrouver une agriculture paysanne ayant de faibles besoins énergétiques.

Pour remplacer tout le pétrole utilisé actuellement dans les transports par de l’huile végétale, il faudrait multiplier par trois les surfaces cultivées en France, et les consacrer uniquement au pétrole ! Les biocarburants à grande échelle ne peuvent être que le fruit d’une monoculture qui nécessite beaucoup d’engrais et d’énergie, voire des OGM, à l’opposé de l’agriculture « bio-durable ». Qu’allons- nous préférer : produire de la nourriture pour tous ou cultiver des biocarburants pour le tiers des automobiles et camions français ? Dans le futur, les biocarburants ne pourront servir que pour des applications de première nécessité : pour les ambulances ou des travaux pénibles qui nécessitent beaucoup d’énergie, dans l’agriculture par exemple. Pour cela l’huile de tournesol semble la plus cohérente : elle a besoin de peu chimie. Ce n’est pas le cas du diester (à base d’huile végétale) et l’éthanol (fabriqué à base de betterave ou de blé) produit grâce à des réactions chimiques à base de… pétrole. Mais, même dans le cas de l’huile, la rentabilité énergétique est en question. Pour produire 1 litre de biocarburants, la consommation peut atteindre 0,9 litre de pétrole1. Dans ce cas mieux vaut utiliser directement le pétrole : on pollue deux fois moins. Selon une étude publiée dans la revue scientifique Critical Reviews in Plant Science : « La production d’éthanol nécessite la consommation de six unités d’énergie pour produire une unité d’éthanol. » Les biocarburants vont de toute façon se retrouver en concurrence, s’il reste des surfaces agricoles disponibles, avec les animaux de trait. Tracteurs ou percherons que le meilleur et le plus durable l’emporte !

Se libérer d’une perception de la science pervertie en foi.
En matière d’énergie, la pire des catastrophes écologiques serait l’arrivée d’une source d’énergie gratuite et infinie, et cela même si elle était « non polluante ». En effet, toute production d’énergie induit inéluctablement la consommation d’autres matières premières. Moins nous produisons d’énergie, quelle que soit la source, moins nous polluons et moins nous consommons de ressources naturelles.

Effet pervers de la « voiture écologique »
La « voiture écologique », qui ne consomme que trois litres tous les 100 km, rend la conduite automobile meilleur marché est plus attrayante. Le nombre de voitures sur les routes et le nombre de kilomètres parcourus augmentent en conséquence. Il s’agit du même effet pervers que pour les véhicules neufs : l’automobiliste recourt plus facilement à une automobile en bon état, surtout si elle bénéficie d’un label environnemental. Son déplacement ne se reportera alors pas sur un mode véritablement écologique (marche à pied, vélo, transport en commun…). De plus, si les véhicules neufs émettent moins de CO2, ces gains sont souvent annulés par l’arrivée de la climatisation en série, grosse dévoreuse d’énergie et productrice de polluants hautement toxiques (CFC…).

auto-ou-la-vie

L’automobile : avant tout une civilisation
La pollution atmosphérique, le pillage des ressources naturelles non-renouvelables et les déchets ne constituent qu’une partie des nuisances de la « voiture propre ». Le bruit, les millions de morts, de blessés, avec leur cortège de traumatismes physiques et psychiques, l’insécurité, le stress, la haine, l’envahisment de l’espace, le bétonnage et la déshumanisation de notre cadre de vie demeurent. Même mue par un moteur au jus de carotte bio, l’automobile resterait la principale source de nuisances écologiques et sociales de nos civilisations. La pollution atmosphérique ne fait que nous la rendre plus visible.

Il est important de comprendre que l’achat d’une voiture ne se limite pas à l’acquisition du véhicule en tant que tel mais aussi à tout l’univers qui lui est lié, c’est-à-dire des autoroutes, les rocades, les stations-service, les pétroliers pour transporter le carburant, les grandes surfaces (atteignables grâce à la voiture), les usines (pour produire ces automobiles et cet univers)… tout un milieu qui engendre un mode de vie à l’origine de la majeure partie de la crise environnementale. Utiliser une automobile de petite cylindrée est bien sûr mieux que de rouler dans un 4X4, mais dans un cas comme dans l’autre c’est toujours quatre roues sur une caisse roulant à vive allure qui formate un environnement qui sera quasiment le même dans un cas comme dans l’autre. Rappelons que 80 % de la population mondiale n’utilise pas de voiture, que l’automobile ne s’est généralisée en Europe que depuis 40 ans. L’automobiliste est un marginal tant dans le temps que dans l’espace.

L’obsession de la recherche d’une solution technique aux nuisances causées par l’automobile est symptomatique de l’idéologie dominante. Les scientistes voudraient qu’au nom du réalisme, nous fassions une croix sur notre rêve humaniste d’un monde sans voiture. Non seulement une approche véritablement rationnelle exige exactement l’inverse, mais, nous le savons, la seule réponse crédible à la crise écologique est culturelle, philosophique, politique. Les réponses techniques, si elles sont importantes, demeurent secondaires. Le problème n’est pas de construire des voitures propres, mais d’arrêter de produire des voitures. Le discours des défenseurs de « l’automobile écologique » rejoint en fait celui des promoteurs du « développement durable » ou de la « croissance soutenable ». Il consiste à repeindre en vert un système fondé sur deux croyances irrationnelles : le caractère infini des ressources planétaires et la capacité illimitée de la biosphère à absorber notre expansion. Une attitude culturellement contre-productive, car elle cautionne un système fondamentalement destructif. A l’image de la voiture propre vantée par EDF, elle présentera un écobilan négatif.

Vincent Cheynet

(Source: www.decroissance.org)

Image: http://imaginaction.over-blog.org/article-18112357.html

Lire aussi :
Automobile et décroissance
et par Jean-Marc Jancovici : Que pouvons nous espérer des biocarburants ?

1 – T&E Bulletin – n° 89 – Juin 2000.
2 – L’auto ou la ville – n° 2 – Avril 1996.
3 – Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

Vincent Cheynet

A propos de Vincent Cheynet

Fondateur de l'association et de la revue Casseurs de pub. En 2003, il crée le journal La Décroissance, le journal de la joie de vivre, un mensuel dont il est le rédacteur en chef.

45 commentaires sur “L’impossible voiture propre

  1. Daniel

    Bonsoir.

    Pourquoi impossible voiture propre?

    Je connais un Toulousain Mr Guy NEGRE qui a inventé le moteur a air comprimé.
    Cette voiture va être en production fin 2008,debut 2009.

    La voiture à Air Comprimé est donc un véhicule économique à l’entretien simple et peu coûteux, grâce notamment à la température modérée de fonctionnement du moteur : une vidange tous les 50.000 km avec de l’huile alimentaire (ce qui évite de recycler les huiles). Un véhicule sûr, sécurisé (pas de carburant inflammable, pas de risque d’explosion) et un véhicule 100% écolo qui n’utilise, pour circuler, que l’air que nous respirons. Mieux encore, cet air qu’il absorbe est déjà pollué, mais il « filtre » l’air qui respire et le rejette plus propre qu’il n’est entré. Le véhicule donc ne pollue pas, mais dépollue.

  2. CarFree

    Le moteur à air comprimé fonctionne avec une réserve d’air que l’on comprime grâce à de l’énergie électrique. Il se pose donc encore une fois le problème de la production de l’énergie électrique. En l’état actuel, étant donné les sources d’énergie utilisées pour produire l’électricité, le moteur à air comprimé n’apporte pas d’avantage environnemental majeur : le CO2 est libéré dans les centrales thermiques classiques productrices d’électricité (charbon, pétrole, gaz naturel) au lieu d’être libéré par l’automobile. Pour le nucléaire, la question des déchets radioactifs reste posée… Quant à de l’énergie électrique « propre » (éoliennes, solaire, etc.), son caractère propre reste encore à prouver (ces énergies nécessitent des process industriels polluants), et de toute manière, elles sont purement et simplement incapables de fournir la quantité d’énergie nécessaire pour faire rouler un parc automobile comme le parc automobile français, que les moteurs soient électriques, à hydrogène ou à air comprimé. Donc, une fausse « bonne solution » de plus qui illustre très bien l’article…

  3. Philippe Schwoerer

    A priori, la voiture à air comprimé aurait besoin d’un réchauffeur thermique pour fonctionner correctement sous nos latitudes. Sa consommation serait de toute façon bien inférieure à un modèle thermique. Cependant, le niveau sonore du seul prototype présenté, laisse supposer une pollution sonore assez importante, de l’ordre des anciennes voiturettes diesel (amélioration possible ?). Cette solution aurait sans doute était révolutionnaire il y a 10 ou 15 ans, lorsque Guy Nègre a commencé à communiquer sur le sujet. Aujourd’hui…

    Quant à l’énergie électrique « propre », je fais confiance au choix de Greenpeace. Ce sera toujours préférable au nucléaire et aux centrales thermiques et semble aller dans le bon sens. Un suivi en masse pourrait faire pencher la balance du bon côté.

    Au-delà de l’effet d’annonce, le principe d’un bonus-malus sur la consommation d’électricité serait une bonne chose à mon avis. Ainsi, équipé d’un véhicule électrique par exemple, la recherche d’économies à réaliser sur les autres appareils électriques énergivores pourrait permettre la recharge d’un véhicule électrique pour les besoins impératifs. On pourra par ailleurs se poser la question de l’utilisation des batteries au sodium de type zébra dite 100% recyclable, mais dont l’utilisation suppose une certaine attention.

    Il y a de l’arnaque dans l’air autour des véhicules propres. Il y a aussi des solutions palliatives et intermédiaires pour repenser le mode de vie de notre société dans l’idée d’un sevrage qui touche, entre autres, l’utilisation trop systématique de l’automobile. Ce sevrage devra passer par un signe fort des politiques en matière de maillage du territoire en transports en commun.

    Si les prises de position de CarFree sont radicales, force est de constater qu’elles sont difficilement attaquables dès lors qu’on envisage de prendre en compte la pollution engendrée par l’existence d’un véhicule, depuis sa construction jusqu’à son recyclage. Et Carfree ne pactise pas avec les industriels qui opposent un discours de marketing faussement rassurant à un constat écologique qui se doit être sans concession.

    C’est ensuite à chacun de voir, en son âme et conscience en pensant aux générations futures, les efforts et concessions qu’il peut faire dans différents domaines pour diminuer son empreinte négative sur la planète.

  4. Daniel

    @ Philippe Schwoerer

    On me dit radical,je viens de trouver mieux CarFree.Surtout ne pensez pas que je blâme CarFree,j’ai bien aimé la réponse a ma question.

  5. Vianney

    Ecobilan negatif… j’aime bien ce terme… Malheureusement quasiment tout ce que nous faisons a un ecobilan negatif. Alors moins de trouver une voiture fabrique avec rien, qui roule avec rien, et qui plante des arbres derriere elle, on s’en sortira pas !

    Combien d’energie, d’eau, de petrole englouti la production de mon velo ? et la maison dans laquelle j’habite ? et la route sur laquelle je marche ?
    Non, c’est foutu, desole, je suis pourtant 100% d’accord avec tout ce qui est dit sur ce site, mais malheureusement le defaitisme l’emporte.
    On ne peux que retarder l’echeance avec nos methodes « voiture vertes 3l/100 et hybrides ».

    Comme l’a George Abitbol : « Monde de merde »

  6. avanzata

    Aujourd’hui, l’industrie automobile est en crise…Comment va-t-on faire pour fourguer ces milliers de voitures, et surtout à qui, aux chômeurs ? Non, une voiture çà sert plutôt pour aller au travail, mais si on en a plus du travail ? Pour aller en vacances alors ? Mmm, pour avoir des vacances, il faut déjà avoir du travail , non ?

    Alors, les chaînes de montage commencent à ralentir la cadence, puis elles finiront par réduire la production, puis par fermer, çà se passe déjà aux Etats-Unis, et ce n’est pas le plan d’urgence d’Obama qui va sauver tout le monde, ni les ridicules primes à la casse suggérées par nos dirigeants, soyons sérieux et réfléchissons un tout petit peu…

    Comment, vous avez vraiment cru qu’on allait fabriquer allègrement des voitures jusqu’à perpète, et qui plus est, des modèles encore équipées de moteurs à explosion dont le principe date de Denis Papin ! Ne me dites pas que les grands capitaines d’industrie n’ont pas su voir arriver cette crise, parce que derrière la voiture elle-même, il y a la métallurgie, les fabricants de machines-outils, la sidérurgie, les pneumatiques et la chimie et bien sûr le pétrole, dont les cours fantaisistes et aléatoires conditionnent tout le reste, les équipementiers, les travaux publics les innombrables sous-traitants, demandez-vous tout simplement de quoi est composée une automobile et en fin de compte combien de personnes travaillent pour la fabriquer, c’est quelque chose d’absolument monstrueux, toutes les industries et les commerces qui peuvent s’y rattacher, absolument TOUT, de près ou de loin, se rapporte à l’automobile aujourd’hui…Parce que évidemment tout est lié: si l’ouvrier qui travaille à la chaîne de montage chez Peugeot, Fiat, Volkswagen ou Chrysler sait qu’il peut compter sur son job pour un temps indéfini et bien il consommera de tout et en toute confiance, fera des projets, empruntera et s’endettera pour construire une maison par exemple, ce qui entraînera d’autres activités et ainsi de suite…Tout est lié et tout le monde entre dans la spirale infernale.

    J’ai travaillé pendant onze années dans une usine de transformation des matères plastiques, à produire des bacs de batteries, des tableaux de bord, des plasticailles diverses, pour justement la sacrosainte bagnole, je n’ai jamais eu les moyens de m’en payer une neuve avec mon ridicule salaire de smicard, j’ai toujours roulé dans des vieilles casseroles d’occasion brinquebalantes et polluantes, et en voyant mes collègues s’endetter pour acheter des tires flambant neuves, j’avais mal pour eux de les voir tomber dans le piège de cette surconsommation à outrance.
    Oui je sais que je suis un mauvais consommateur, mais j’ ai eu tout le temps de me poser les bonnes questions, et ce qui arrive aujourd’hui n’est pas une surprise, et je dois l’avouer, quelque part çà me ravirait plutôt.

    L’idée que la bagnole est un moyen de s’affirmer socialement et non pas un simple véhicule pour aller du point A au point B est encore bien enracinée dans nos pauvres cerveaux endormis et gavés de publicité et de sport automobile, c’est pour çà qu’on a rien vu venir, ou qu’on a pas voulu le voir en faisant les autruches, et que çà tombe maintenant comme un couperet…

    Cette crise tombe vraiment à pic et c’est même une chance pour CHANGER TOUT CELA et se diriger vers une civilisation plus logique, où le partage, la parcimonie, la frugalité, seraient les mots-clés de la réussite, car la vraie réussite, ce n’est pas de rouler dans un 4X4 pour aller chercher sa baguette chez le boulanger qui se trouve à 100 mètres, ou de pouvoir se payer des vacances à la neige ou aux Seychelles, mais de se dire que chacune de nos actions quotidiennes ne va pas nuire à quelqu’un d’autre à travers le monde. Quand on aura compris çà, on pourra dire qu’on est devenus adultes, nous autres les humains…

  7. Philippe Schwoerer

    La crise nous donne effectivement une chance rare de voir le monde autrement et de modifier nos habitudes. Pourvu qu’on sache la saisir…

  8. o-toh

    Peut-être que beaucoup de petites solutions mises bout à bout pourraient retarder l’échéance de l’asphyxie totale, par exemple le co-voiturage, (regardz le nombre de personnes dans chaque véhicule aux heures de pointe), aller à pied quand c’est possible, aller au supermarché seulement deux fois par mois, ne pas acheter des crevettes venant du bangladesh, pas de patates venant de Chine ou du Chili, ni des tomates hors-saison venant de chais pas où (le mieux c’est de faire pousser sa bouffe soi-même si on peut), ne pas faire tourner le moteur à l’arrêt pendant un quart d’heure (si,si, il y en a plein qui le font alors arrête !) garder sa vieille caisse le plus longtemps possible (et ne pas se précipiter chez le marchand dès qu’ils sortent le nouveau -modèle- plus- mieux- avec -des- gadgets- rigolos -en -plus), freiner seulement en cas d’urgence, rouler en respectant le Code, ne pas accélérer comme un malade pour arriver le prem’s au feu rouge la-bàs, garder les distances de sécurité (pas de stress comme çà, surtout restez le plus loin possible des autres usagers et ne vous agglutinez pas comme des moutons,je le fais tout le temps, t’imagines pas comme c’est merveilleux), imposer au moins une fois dans l’année LA JOURNEE SANS VROUM-VROUM, LA JOURNEE POUR NOTRE PLANETE et la laisser respirer ne serait-ce qu’UNE SEULE PUTAIN DE JOURNEE (mais alors à cent pour cent sauf bien sûr les services d’urgence) juste pour voir comme çà peut être bon…T’as compris gamin ? Je te dis çà moi hein c’est pour ton bien tu sais, passque le Monsieur du permis de conduire il te l’a peut-être dit tout çà mais t’as sûrement oublié depuis le temps…

  9. JR

    Comme vous le dites tous il n’y à pas de vrai solution, mais une chose est sûr la planète était là avant nous et sera encore là aprés nous ,alors arrêtont d’essayer de trouver des solutions de bout de chandelle, essayons de sauver l’homme avant de vouloir sauver la planète, la planète elle s’en fout. L’homme a toujours bien réagit dans l’urgence, utilisons donc toutes les ressources de pétrole, quand il n’y en aura plus on trouvera bien une autre source d’énergie, de toute façon on n’aura pas le choix. Une dernière réflexion, les gens vivant sur les hauteurs de l’hymalaya ont depuis plusieurs générations subit des modifications anatomiques, en effet leur cage thoracique s’est élagie et leur coeur s’est devellopé, afin de palier au manque d’oxygène, il ne serait pas stupide de penser que nos générations futurs subissent des modifications anatomiques afin de lutter contre la pollution. Soyez optimistes !!!!

  10. AntecAntec

    Je pense plutôt l’inverse JR, il faut sauver la planète, parce que c’est elle qui nous loge, nous nourris, nous chauffe, nous laisse respirer son air.
    ça m’étonnerai qu’en 50 ans nos organisme arrivent à s’auto-nettoyer des particules toxiques inhalés. Sinon essayons de vivre dans l’eau, des branchies nous pousserons dans le cou !

  11. JR

    je pense au contraire que c’est l’homme qui nous nourri ( il cultive, il élève les animaux que nous mangeons et peut être un jour, il les clonera pour que l’on ai à manger ), nous loge ( c’est encore lui qui construit les maisons, les immeubles, les igloo, les tipis…etc ) , nous chauffe ( là c’est plutôt le soleil si on parle de chauffage naturel sinon c’est l’homme avec tous les moyens modernes aujourd’hui, par la découverte du feu dans le passé ), nous laisse respirer son air ( là je suis un peu d’accord mais l’homme sait en fabriquer ). Pour résumer je pense qu’on a pas à s’inquiéter du sort de la planéte, c’est la planète qui doit s’inquiéter du sort de l’homme, mais rien ne vous empêche de vivre dans les bois et d’attendre que la planète s’occupe de vous. Vivre dans l’eau pourquoi pas, certaines espèces y sont arrivés ( pas en 50 ans j’en convient ).

  12. JR

    je me suis égaré lors de mon dernier commentaire, je reviens sur l’automobile avec quelques infos pertinentes; la pollution causé par l’automobile représente 6 % de pollution mondiale, un vol aller retour new york pollue plus que tout une saison de formule 1, un cyclomoteur 2 temps pollue plus qu’un 4×4 reçent, les vaches polluent plus que l’automobile. Les plus gros pollueurs de la planète que sont les usines, le tourisme, les transports et l’automobile font vivre plus de la motié de la population active. On peut tous faire des efforts, faire pression sur les constructeurs, rouler moins, moins vite avec des voitures de plus en plus petites, de moins moins polluantes ,mais je suis convaincu que ça ne changera rien. Un homme politique a dit un jour « une planète qui ne pollue pas est une planète morte ». Demographie aidante ( nous allons passer de 6 milliards à 9 milliards en 2050 ) nous allons devoir nous adapter, trouver des solutions, mais je ne pense pas que prendre l’automobile comme cible soit la solution ni une solution.

  13. Philippe Schwoerer

    Désolé de te contredire JR, mais l’homme pourra bien faire ce qu’il veut, si la nature ne joue plus son rôle, c’est fini. On dit bien que si les abeilles disparassaient, la Terre ne pourrait plus nous nourrir qu’une poignée d’année. Ce sont les abeilles, qui par la polinisation assurer la fécondation des fleurs pour que naissent fruits et légumes.

    Si l’homme construit des igloos, c’est avec la neige que donne dame nature. Le béton est fabriqué à partir d’éléments trouvés dans la nature, de même que les appareils de chauffage et tout ce qui existe sur Terre. Tout ce que l’homme utilise vient d’élements trouvés dans la nature et qui sont ensuite transformés. Ainsi le métal, le verre, le plastique…

    Il est urgent de s’inquiéter du sort de la planète.

    JR, avez-vous des enfants ?

    Si non, vos propos, quoique étonnants, peuvent se comprendre. Vous n’avez pas d’être chers à aimer plus fort que vous même.

    Si oui, sauf à n’avoir pas encore était touché par la fragilité, la tendresse, les bras tendus d’un enfant qui est le vôtre car trop occupé dans des activités peut-être futiles, vous ne pouvez hypothéquer leur avenir avec des jugements trop rapides qui manquent, a priori, d’une documentation générale.

    La nature fournit : l’homme transforme. Plus de nature, plus d’hommes. Plus d’hommes, peut-être la nature pourra-t-elle se refaire. Mais notre intérêt, pour voir grandir nos enfants, c’est d’agir en sage et en bon père de famille auprès de notre planète nourricière.

  14. CarFree

    @JR
    vous parlez de ce que vous ne connaissez pas ou bien c’est de la désinformation pure et simple? la voiture représente 6% de la pollution mondiale… quelles sont vos sources SVP? En outre, cela ne veut rien dire, quelle pollution (CO2, NO, micro-particules, HAP, etc.). Etrange raccourci… Idem pour la comparaison formule 1 et vol aller-retour avion. Si c’est le CO2 dont vous parlez, c’est complètement faux! La preuve par une étude scientifique sur la question:
    http://carfree.fr/index.php/2007/09/29/emissions-de-co2-lors-d%E2%80%99un-grand-prix-de-formule-1/
    Pour les vaches, c’est très drôle… 😉 Je ne savais pas que les vaches émettaient des microparticules… 🙂
    Attention! A force de dire n’importe quoi, vous discréditez votre propre cause!

  15. JR

    @carfree

    Exact 15% à 20% suivant le pays ( disons 15% en France ) de la pollution mondiale mais sont inclus dans ce chiffre les PL, les transports en commun et les motos ou cyclos, donc je pense ne pas être loin de la vérité.D’après votre étude une course de Formule rejette 16.1 tonnes de co2, je parle uniquement de consommation, donc 15 Grand prix ce qui représente 241 tonnes de co2. Pour l’avion, un vol paris NY aller retour représente 12.000 kms, 150 tonnes de kérosène, d’après les infos ci-jointes, 1kg de kérosène correspond à 2.99 kg de co2 donc 448 tonnes de co2, et de deux !!. On parle bien entendu toujours de co2. Pour les vaches il s’agit là de méthane et de protoxyde d’azote beaucoup plus puissant que le co2 pour l’effet de serre, site ci-joint. Je n’ai pas de cause particulière à défendre, j’aimerais simplement qu’on arrête de taper constamment sur la même cible, qu’on change un peu de cible, flightfree, plfree, cyclofree, usinefree, vachefree etc… surtout que c’est dans le secteur automobile que les plus gros progrès sont fait, voir site ci-joint.

    http://www.penseelibre.info/blog/2007/03/rechauffement-planetaire/
    http://www.senat.fr/rap/r05-125/r05-1252.html
    http://evolutionnaire.free.fr/avions.php
    http://www.compenco2.be/content.aspx?l=009.003&lang=FR

  16. JR

    @Philippe Schwoerer

    Je parle bien de la planète, pas des abeilles, la nature jouera toujours son rôle qu’on soit là ou pas. Hormis la neige je ne pense pas que la pollution actuelle nous empêchera de fabriquer du béton ou des appareils de chauffage. Pour le métal, le verre et la plastique ils sont recyclables.Quand vous parlez du sort de la planète je pense que vous faites allusion au réchauffement climatique et si ce réchauffement était seulement cyclique et non dû à la pollution ( on s’est déjà trompé pour le trou dans la couche d’ozone ). J’ai deux filles et elles non plus ne sont pas inquiètes pour la planète, pourtant ,dans votre raisonnement c’est elle qui devraient l’être le plus. Pour votre dernière réflexion, je suis plutôt d’accord sauf que je pense qu’on ferait mieux de sauver l’homme avant la planète même si nos destins sont liés.

  17. Philippe Schwoerer

    Dans mon raisonnement, ce n’est pas vos filles qui devraient être le plus inquiète (insouciance de la jeunesse), mais bien vous pour elles. Car je suppose que vous souhaitez le meilleur pour elle. A ce titre, on ne peut prendre de risque. Nombre de conclusions de médecins et scientifiques renommés et documentés continuent à tirer le signal d’alarme, notamment concernant les rejets de particules toujours présentes dans les moteurs diesel malgré les FAP. Personnes sensibles, jeunes enfants comme personnes âgées, perdent la vie à cause de ces particules extrêmement fines.

    « On s’est trompé pour le trou dans la couche d’ozone » : pouvez-vous développer SVP. A contrario, on a longtemps dit que le tabac ne tuait pas directement ; on a ensuite dit que le tabagisme passif n’existait pas ; on a aussi dit qu’il n’y avait rien à craindre avec l’amiante, les micro-ondes, les relais de téléphonie mobile… Et aujourd’hui, on sait bien que tous ces dangers sont bien réels.

    Peut-être que le réchauffement climatique a une partie, même importante, qui n’est pas due à l’activité humaine : ça, on ne peut le quantifier. Mais justement, raison de plus pour ne pas aggraver la situation ; l’activité humaine a bien un impact aussi sur ce réchauffement.

    Bien sûr aussi que l’automobile n’est pas la seule responsable de la pollution et du réchauffement climatique. Mais dès lors que le problème est avéré, on peut au moins se passer de voiture pour faire 300 mètres pour amener son verre à recycler, on peut choisir un véhicule plus sobre qu’un inutile 4×4 des villes, on peut faire attention à sa consommation d’électricité…

    J’ai 2 enfants. Ma propre vie n’a absolument aucune importance. J’ai tourné la page de ma passion de l’automobile ancienne si polluante justement. Mais la vie des miens est aujourd’hui ma priorité. Et c’est bien au quotidien que je me bâts pour leur avenir et celui des autres jeunes.

  18. MB

    Quelques idées:
    L’endroit réputé le plus vert aux US: NYC!!! L’empreinte « CO2 » d’un NYorkais est 30% plus petite qu’un américain moyen. L’immeuble le plus écologique est une tour géante dans un pays chaud: on passe plus vite avec moins d’effort du rdc au 200eme avec un ascenceur à contrepoids et de +32 C à 22 C que de 0 à 22… Dubaï pollue moins que Stockolm ou Copenhague…

    On emet 8 fois plus de CO2 à chauffer une pièce qu’à la refroidir: A fond les aircos !!

    Produire et livrer un poulet bio produit 45% de gaz qu’un poulet non-organique…

    Pour respecter Kyoto, le canada devrait raser toutes ses forets: après +/- 55 ans, les arbres ,absorbent plus de CO2…

    Le riz génétiquement controlé pourrait sauver 50 MT de CO2: on tue Bové?

    Tout Kyoto ferait « gagner » 6,5 jours… Tout ça pour ça ?

    A poids égal, construire une Prius pollue plus que construire un Hummer et une Prius doit rouler 100000 miles pour économiser le CO2 produit par une Tercel de 1998

    L’erreur est de focaliser sur le CO2 et de plus, ça fait 2000 ans que les intégristes de tout poil disent que l’Homme va mourrir. Brider le progrès revient à interdire aux hommes de continuer leur progression qui fait que nous sommes de plus en plus nombreux, plus vieux, plus grands, avec un QI plus élevé, moins malades, et si pour continuer on doit vivre sur une sphère en polymères comestibles: feu !!

    Un poisson d’hier meurt dans une eau d’aujourd’hui mais nous ne survivrions pas dans les villes du 19eme dont l’air était vicié à 100%… Pourtant, Londres a toujours grossi… Nous adapterions-nous ?

    Dernier paradoxe: on blame la chine et son industrie et pourtant 35% des cellules solaires viennent de chez eux…

    Une centrale atomique produit au moins 500 fois moins de CO2 qu’une au charbon et les écolos en s’acharnant n’ont fait que retarder l’évolution.

    Maître-mot: évolution. De tous les temps, le grand nombre s’est sacrifié pour la sauvegarde de l’espèce. C’est en allant à fond sur la route du progrès, au coût de la modification de notre environnement, que nous sauverons l’espèce qui vivra à coup sûr autrement que nous. Qui voudrait vivre comme au moyen-age ou même au début du 20eme? Il y avait des hommes tués par des ours dans les forets… Celui qui vit en ville ne sent pas l’air qu »il respire et se plaint de l’odeur de purin de la campagne… Les deux sont mauvais mais « respirables ».

    La question est celle du choix: régression ou évolution ? Nostalgie ou envie d’avenir ? Science ou sorcellerie ?

    Gageons que les conseillers en manière de vivre ne soient pas sortis des mêmes écoles que les financiers qui nous promettaient une croissance éternelle!

    Un train vide pollue plus qu’un Hummer rempli…

    Et puis, surtout, si c’est si chiant d’être un Occidental Blanc sur une planète de merde, autant la niquer de suite et cassos les hommos!!!

    Source des affirmations: diverses universités US relayées dans la presse locale…

  19. JR

    @Philippe Schwoerer

    Je respecte vos choix même si je les trouve un peu excessifs, mais respecter ceux des autres, je défend l’automobile parce que j’y passe beaucoup de temps, quelle m’est indispensable pour mon travail et qu’elle n’est pas la principale responsable de tous vos problèmes. Malgré tout je pense que les petites attentions de tous les jours que nous faissons maintenant presque automatiquement ne changerons rien à notre futur et je suis convaincu que les problèmes que recontreront mes filles plus tard ne seront pas dus à la pollution et ils m’inquiètent davantage. Vous avez de la chance de pouvoir vous passez de voiture pour votre travail, vos loisirs, vos courses, vos déplacements ou peut être vivez vous enfermé chez vous ou sur une ile ou tout simplement en centre ville prés de votre travail, de celui de votre femme, d’une fac, d’un grand magasin, d’une école et de tous vos proches. Contrairement à vous, ma vie est importante et je compte bien en profiter le temps qu’il me reste, je ne vis pas pour les autres, je vis avec les autres.

  20. Philippe Schwoerer

    Le problème des centrales nucléaires est la gestion des déchets, mais aussi le risque d’accident qui est bien réel. Souvenons-nous de Tchernobyl par exemple, mais aussi cette manière de minimiser les incidents pour faire passer la pillule, comme pour Tricastin. Vous habiteriez vous à côté d’une centrale ou d’un centre de traitement des déchets nucléaires ?

    Attention à ne pas se tromper de cibles : sont-ce les sympathisants du Réseau sortir du nucléaire qui ont bloqué l’évolution de notre approvisionnement énergétique, ou bien plutôt les lobbies nucléaire et pétrolier en trompant un débat qu’ils ne voulaient surtout pas orienter vers les énergies renouvelables ? On saurait se passer de centrales à énergie fossille tout en même temps que des centrales nucléaires si les bonnes décisions politiques avaient été prises dès le départ.

    Un meurtrier en série serait-il pardonnable sous prétexte qu’il est un excellent professeur, prêtre ou psychologue dont l’activité a permis à plein de jeunes de bien se construire ? Il en va de même pour la Chine. Doit-on fermer les yeux sur les problèmes environnementaux dus à une production « débridée » (à l’origine presque imposée par nos pays) simplement parce que la Chine serait la première productrice de panneaux solaires. Non bien sûr. Il se passe des choses inquiétantes en Chine, et il convient d’y remédier. Mais il s’y passe aussi des choses encourageantes sur lesquelles on peut fonder un espoir d’amélioration.

    « Un train vide pollue plus qu’un Hummer rempli… » : Un hummer vide pollue plus que 10 cyclistes… On peut aller loin comme ça !

    Concernant les sources, si je valide certains de vos exemples, vous savez très bien qu’on trouvera dans la presse tout et son contraire. Et c’est bien en la confrontant, en décelant les éventuelles articles de complaisance, en s’entourant de l’avis de scientifiques ou de spécialistes sérieux qu’on peut faire le tri, qu’on peut dégager l’info de l’intox.

    Il n’est pas question de revenir au temps jadis, à une époque qui ne me fait pas envie du tout d’ailleurs. Mais bien, en s’appuyant sur les progrès techniques qui ne feraient aucune concession en terme de dégradation environnementale irréversible à l’échelle de l’homme, de créer un cadre de vie respectueux de la nature et des autres, une société avant tout basée sur l’humain et non la consommation à tout va qui sait si bien remplir les placards et vider les têtes.

    A chacun d’être vigilant ! A chacun d’agir selon son âme et conscience en pensant à l’avenir de ses enfants !

  21. FRANK

    CONTROLE DEMOGRAPHIQUE = la solution

    Plutôt que de se battre pour en finir avec les voitures, ou toutes ces sources de pollution battons nous pour cesser la croissance démographique,
    le pire ennemi de l’homme, c’est l’homme.
    Au plus on sera sur cette planète, au plus on aura de pollution, d’insécurité, de religions, de guerres…
    Ne cherchez pas ailleurs et arrêtez de taper toujours sur la même chose.

  22. Philippe Schwoerer

    @JR

    Le fait de ne pas nous connaître peut donner de fausses idées.

    Ainsi : qui a dit que je n’avais pas de voiture ? J’ai une XM au GPL que j’utilise de moins en moins à cause du CO2 qu’elle rejette, et un Kangoo électrique qui sert principalement.

    Qui a dit que je n’ai pas besoin de voiture au quotiden ? Mon travail est à 25 km de la maison (il m’arrive même de le faire à vélo : 50 km AR) ; l’école de mes enfants (non desservie par les transports en commun) est à 5 km ; le travail de mon épouse est à 7 km.

    Penser à l’avenir de nos enfants nous a poussés à acheter la voiture électrique. Autrefois, mon épouse et moi prenions chacun un véhicule. Maintenant, c’est covoiturage familial au quotidien. Du coup, ce sont 15.000 km en moins dans l’année et les 3/4 restants à l’électrique (alimenté par le réseau Enercoop : énergie 100 % renouvelable).

    Vous voyez : finalement, je suis dans la même situation que vous sans doute, mais je la gère avec un soucis permanent de réduire notre impact sur la planète. Et ne croyez pas qu’il soit triste de vivre chez nous.

    Tous nos efforts au quotidien sont des gouttes d’eau qui assemblées… Elles auront obligatoirement un impact sur la pollution de demain.

    Que répondez-vous aux spécialistes (médecins et scientifiques) qui affirment que le trafic routier en ville est responsable de maladies repiratoires et cause de nombre de décés prématurés ? Car au-delà de nos habitudes de confort, c’est bien là le coeur du problème.

    Respecter le choix des autres m’est d’autant plus facile qu’ils sont le fruit d’une réflexion qui prend en compte les problèmes qu’ils peuvent poser. S’il y a négation des problèmes graves, ces choix peuvent-ils être respectés ? Ils peuvent tout au plus être compris.

  23. o-toh

    Ben tiens ! On a qu’à faire du carburant aussi avec toute cette surpopulation galopante non ? Avec la graisse des bons gros américains bien gras sans doute on pourrait continuer à faire vroum-vroum un petit moment ?
    Il paraît qu’un chirurgien américain a fait rouler son 4X4 avec les résidus de liposuccion de ses patients, fallait la trouver celle-là !
    Roulons à tout prix, même si on a nulle part où aller ! et même au supermarché, je suis sûr que si certains pouvaient circuler en voiture entre les rayons ils le feraient !
    berk, désespérant…

  24. CarFree

    Ouh la la… c’est le rendez-vous des révisionnistes et négationnistes de tout poil? (enfin je dis ça pour JR, MB et FRANCK…)
    La pollution? une affaire d’écolos intégristes… Le réchauffement climatique? Un complot mondial orchestré par des scientifiques juifs… Le Hummer? un mode de déplacement durable… Les vaches? le vrai problème de la planète (merci pour elles!). N’en jetez plus! Un vélo pollue plus que 10 hummers et le piéton est un ennemi environnemental de la planète…

  25. O'toh

    Hier soir dans le train en rentrant du boulot, il y avait quatre imbéciles en costard-cravate qui en sont presque venus aux mains pour savoir qui avait raison…
    Je vais vous dire l’objet du litige : Le capot du BMW X5 serait plus long que celui du X3 ! Rendez vous compte, c’est d’une importance capitale !  » Mé nan je te dis, j’en ai eu un pendant trois ans, je sais de quoi je parle  » etc…. etc…
    Voilà tout leur sujet de préoccupation à ces guignols !

    Comment ne pas désespérer de l’être humain quand on entend des trucs pareils et qu’on voit les posts narquois et abracadabrants de certains ?

    Affligeant ! Il faut arrêter au plus vite ce Grand Délire Vroum-vroumesque, car il y a péril en la demeure on dirait…

  26. JR

    ça prouve qu’ils existent et qu’il sont j’espère plus nombreux que vous, enfin j’en suis sûr, car sinon on serait déjà tous à vélo. Je constate agréablement que même dans vos rangs vous n’êtes pas d’accord. Monsieur SCHWOERER utilise une Kangoo électrique, personne ne l’a prévenu !!

    Tiré de l’article situé en début de page
    « Les batteries qu’elles utilisent pour stocker l’énergie sont un fléau environnemental. Ceci autant à cause des matières premières nécessaires à leur fabrication que lorsqu’elles deviennent des déchets hautement toxiques.

    Frank a raison moins il y aura d’hommes sur la planète plus celle ci deviendra propre. Les écolos ont peut être une solution à proposer, car même sans voiture, l’homme continuera à polluer.

  27. Fred

    Je crois aussi que le produit qui pollue le moins est celui que l’on ne fabrique pas
    et que les 2 gros problèmes actuels et à venir sont la déforestation massive de la terre et la surpopulation
    La réponse à tout cela est dans la tête des humains.

  28. Fred

    Je voulais ajouter que l’on peut très facilement diminuer la consommation d’électricité en France ( le Bengladesh n’a pas garnd chose à faire pas plus que la mongolie) et qu’en matière de déplacement , mettre un frein aux voyages intercontinentaux est salutaire de même que le développement de transports en commun ou partagés est louable.

  29. Philippe Schwoerer

    « Je constate agréablement que même dans vos rangs vous n’êtes pas d’accord »… Je suis un électron libre JR, comme vous. Il n’y a donc pas de désaccord dans les rangs de Carfree puisque je ne suis pas adhérent. Je connais les positions de Carfree sur les véhicules électriques et Carfree connais les miennes sur ce sujet (on en a largement débattu sur le présent forum : ce n’est donc pas un secret d’Etat.

    J’interviens simplement régulièrement ici car je me retrouve dans de nombreux thèmes débattus.

    En outre, qui saurait tout changer d’un coup ? Encore que…

    Je tente d’améliorer globalement mon impact sur la planète avec ce que je connais et peux trouver.

    Quand je dis que l’automobile est un fléau, rejoignant les idées de Carfree, je le dis avec la force de quelqu’un qui a été bercé dans le monde de l’automobile tout petit et vous ne pourrez jamais imaginer jusqu’à quel point. Aujourd’hui, le monde professionnel de ma cellule familiale est la médecine et le journalisme : autant d’univers où l’on est particulièrement bien informé sur les problèmes liés au monde automobile.

    Mon témoignage n’est donc pas celui de quelqu’un qui déteste l’automobile depuis toujours, mais bien de quelqu’un qui en a été passionné et qui conservera toujours quelques modèles réduits. J’ai eu plus de 20 voitures, mais les réelles problèmes politiques et environnementaux que l’automobile pose en général m’ont amenés à prendre de la distance. il s’agit bien d’une prise de conscience après mure réflexion et confrontation de bien des travaux contradictoires.

  30. CarFree

    Tout à fait d’accord Philippe, je reconnais qui plus est une certaine sagesse dans ton propos, celle d’un homme qui a connu beaucoup d’expériences et qui a donc pu en tirer un certain nombre d’enseignements.

  31. FRANK

    « les 2 gros problèmes actuels et à venir sont la déforestation massive de la terre et la surpopulation »
    entièrement d’accord avec toi fred! Je crois qu’on peut même affirmer que déforestation et surpopulation sont quelque part un peu liés.

    Supprimer la voiture n’est qu’une solution paliative.

    augmentation de population = augmentation en besoin energetique = augmentation de pollution. CQFD

    Le co-voiturage, transports en commun, les économies d’eau, le tri des déchets, le recyclage sont de très bonnes idées qui diminuent déjà grandement la pollution mais ne règlera rien à long therme.

  32. CarFree

    Donc, si je suis ton raisonnement, autant ne rien faire du tout pour changer quoi que ce soit, et rouler en 4×4 à fond pour aller en forêt profiter de la nature en défonçant les chemins avec son quad… la vie, quoi! 😉

  33. JR

    D’accord avec FRANK et on peux rouler en 4×4, pour la sécurité, sans être toujours à fond et on peux défoncer les chemins avec son vtt. Et aprés hop ! une petite ballade en scooter 4 temps. Avec modération, qu’est ce qu’elle est belle la vie !!!!

  34. O'toh

     » Seules deux choses sont infinies : L UNIVERS ET LA BETISE HUMAINE  » . Albert Einstein.

    La preuve dans ce forum…

    J’ai pas beaucoup d’espoir qu’on vienne à bout de la deuxième chose…

  35. philippe Schwoerer

    Un livre tout nouveau et très intéressant pour approfondir le sujet : Le Testament des glaces, d’Emmanuel Hussenet aux Editions Transboréal.

    A lire absolument parce que le réchauffement climatique n’est pas qu’une affaire de science mais aussi de conscience.

    Points forts :
    – un hymne à la pureté du Grand Nord et de l’Antarctique ;
    – un point de vue à la fois esthétique et littéraire ;
    – un essai documenté sur l’avenir du monde et les valeurs indispensables à l’homme pour éviter le pire.

    Emmanuel Hussenet aborde la question du retrait des glaces et du réchauffement climatique sous un angle inédit, dépassant le constat scientifique pour explorer les paradoxes du progrès. Pour lui, la crise actuelle s’explique par la corruption du lien à la nature, mais aussi par une déficience spirituelle et un rejet de l’esprit d’aventure. Familier des expéditions polaires, il montre en quoi le voyage aventureux, bien au-delà de la satisfaction de celui qui l’entreprend, offre un remède à nos contradictions, et libère l’énergie nécessaire à une véritable mobilisation des consciences.
    Le Testament des glaces, c’est aussi un regard à la fois personnel et documenté sur les hautes latitudes, une manière poétique d’approcher la transparence avant qu’elle ne se retire, et nous laisse orphelins.

    Emmanuel Hussenet est conférencier et guide en milieu polaire. Son expérience, qu’elle soit à pied, en brise-glace ou en kayak de mer, s’étend de l’Alaska au Groenland, via les terres d’Ellesmere et de Baffin, du Spitzberg à la terre de la Reine-Maud, en Antarctique. Il a notamment publié Rêveurs de pôles (Seuil), Spitzberg, Visions d’un baladin des glaces (Transboréal) et Anders ou l’Irrésistible Quête (Belin). Il anime http://www.reveursdepoles.com/ et http://blog-de-glace.org/.

    Transboréal est une maison d’édition indépendante qui veut promouvoir le travail d’auteurs, d’illustrateurs et de photographes ayant fait preuve d’abnégation lors d’études ou de voyages au long cours marqués par une réelle connivence avec le milieu humain ou le monde naturel.

    (Extraits du sossier de presse)

  36. JR

    Entièrement d’accord avec O’toh et surtout avec Monsieur EINSTEIN. Ca résume bien l’idée de ce site.

  37. CarFree

    c’est vrai que le problème automobile est un problème universel aux multiples implications et conséquences négatives…

  38. FRANK

    merci JR.

    je pense que si on veut un changement radical, il faut des mesures radicales et couper dans les libertés de chacun.

    Par liberté j’entend:
    interdire aux gens de circuler librement de la façon qu’ils veulent (engins motorisé) d’après votre vision, ou
    stoper la croissance démographique.

    Dans les 2 cas ça devrait s’appliquer à l’échelle mondiale et ça ferait de nombreux mécontents.
    Combien de familles vivent grâce à l’automobile?
    Vos 20 milliards d’individus viveront peut-être d’amour et d’eau fraîche dans de belles forêt remplis d’annimaux, sans aucune pollution?
    Arrêtez de dire des conneries.
    Sortez un peu de votre douce france!
    Des villes sans voitures? ok à condition de proposer des solutions alternatives moins polluantes mais qui auront un coût forcément important que toutes les villes ne pourraient pas s’offrir.

    Si je m’amuse à vous répondre et à balancer des messages sur ce site c’est que je suis aussi préoccupé par l’avenir de notre planète et que je trouve que bon nombres de solutions écolos sont bonnes.

    Mais Interdire quoi que ce soit ne servira à rien!
    Il faut s’éduquer, prendre conscience, recycler et ne pas gaspiller.
    Je suis sur qu’il y’a moyen de cohabiter proprement.

    Mais votre idée simpliste et extrêmiste de dire que supprimer l’automobile effacera tout les maux de la terre est complètement débile. Vous ne tapez que sur un seul maillon d’une des chaines de la pollution. Ca montre la bassesse de votre niveaux et la aussi je rejoind le commentaire de JR à propos de la reflexion de O’toh au sujet d’Einstein.

    Sur ce bonne journée!

  39. CarFree

    pour les « familles qui vivent de l’automobile », il va falloir se reconvertir rapidement… et ce n’est pas Carfree France qui le dit, mais le marché! 😉 Plus sérieusement, je suis contre la production d’armes de guerre, même si cela donne du travail à tout un tas de gens. La solution consiste donc dans la reconversion, la formation vers d’autres domaines d’activité plus prometteurs… Quelques exemples ici:
    http://carfree.fr/index.php/2008/12/15/pour-un-new-deal-des-transports-publics/

    Dans la suite de votre propos, je trouve, (enfin!), des éléments à partager, comme quoi, vous n’êtes pas complètement fermé aux problèmes posés par l’automobile… Effectivement, la « ville sans voitures » ou même les quartiers sans voitures nécessitent une mutation radicale des espaces urbains et péri-urbains, des systèmes de transports, etc. On est bien d’accord! Pour le coût, rien ne se fait sans financements et je dois rappeler que le système automobile a un coût considérable pour la société (infrastructures, accidents de la route, morts et malades de la pollution, murs antibruit, etc.), coût qui n’est pas payé par les automobilistes (car l’ensemble des taxes ne recouvre pas l’ensemble du cout de l’automobile). Des tentatives pour évaluer le coût de passage d’une ville française à une ville sans voitures ont déjà été menées, et le coût global n’est pas si exorbitant que cela…:
    http://carfree.fr/index.php/2008/05/05/toulouse-concept-pour-une-ville-sans-voitures/
    http://carfree.fr/index.php/2008/04/26/caen-concept-pour-une-ville-sans-voitures/
    Ensuite, ok pour la pédagogie (sensibiliser, éduquer, recycler, etc…) mais cela ne suffit pas toujours! Des interdictions sont parfois nécessaires et souhaitables car il y a toujours un grand nombre de personnes qui reste réfractaire à toute pédagogie : « tant que c’est permis je le fais, même si c’est mauvais pour l’environnement et la planète ».
    Enfin, juste une correction; je n’ai jamais dit, et vous ne trouverez personne sur ce site qui dit que « supprimer l’automobile effacera tout les maux de la terre »… L’automobile est un problème en soi, aux multiples conséquences négatives, probablement pas le plus grand problème du monde, mais un problème suffisamment profond pour qu’on cherche à y apporter des alternatives. Par contre, vous avouez vous-même dans votre conclusion que l’automobile est « un maillon d’une des chaines de la pollution », voici déjà un premier pas de fait! Il est vrai qu’il faut intervenir sur bien d’autres domaines, et pas seulement environnementaux, mais aussi économiques et sociaux. Il existe pour cela une multitude d’autres sites, associations, groupes, etc

  40. Yôm

    « Il faut s’éduquer, prendre conscience, recycler et ne pas gaspiller.
    Je suis sur qu’il y’a moyen de cohabiter proprement. »
    Bin voilà enfin un point d’entente.
    « Cohabiter » implique de partager les richesses.
    Cela ne se fait pas tout seul et l’on ne peut laisser l’oligarchie gérer les modalités de ce partage.
    Les services publics (santé, énergie, communication, éducation, transports…) sont les fruits de luttes acharnées menées par les classes populaires.
    Ce sont des instruments étatiques de redistribution des richesses.
    Depuis plus de 20 ans, 9,3% du PIB français sont passés des mains des travailleurs à celles des actionnaires.
    On ne peut compter sur la bonne fois et la charité des plus riches.
    Seuls une re-réglementation du marché (avant de ré-inventer un modèle plus égalitaire que le capitalisme) et l’impôt permettrons à chacun de vivre dignement du revenu de son travail, d’éduquer ses enfants, de se soigner voir de se déplacer (transport public) gratuitement.
    Il me parait indispensable de réglementer, soit d’interdire certaines pratiques.
    Carfree traite en autre de la redistribution de l’espace public.
    Personnellement, « contraindre » les gens à utiliser leur vélo et des transports publics (dont on doit améliorer l’efficacité) plutôt que la voiture individuelle me réjouis plus que de priver des couples du bonheur d’avoir des enfants.
    Laissons la voiture (bridée à 30km/h) et les restes de pétrole aux personnes handicapées moteur.

    Il s’agit d’un front d’attaque (parmi d’autres) de l'(injuste) économie libérale.
    S’émanciper (autant que possible) de l’automobile (mais aussi jeter sa télévision, manger moins voir plus du tout de viande, travailler et consommer moins, se déplacer lentement…) permet à chacun à travers sa petite existence de prendre part à cette lutte.
    Entamer une « révolution » dans sa petite vie (d’où l’individualisme révolutionnaire) me semble complémentaire de la lutte au niveau « global » (législatif).

    Donner du sens à sa petite vie participe au bonheur, éloigne le cynisme.

  41. o'toh

    Hé Yom t’es fou ? Tout ce que tu veux mais pas la télé !!! Et mon documentaire animalier sur Arte alors ?Moi je m’en régale et c’est à peu près la seule chose qui me réjouit à la télé après ma journée de travail (en ce moment c’est l’Amazonie vue comme si on était au début du Monde) Alors jette les bagnoles les ordinateurs la viande si tu veux mais PAS les documentaires d’ Arte s’te plaît…Merci

  42. Yôm

    Bin si.
    Et comment que je l’ai jetée la tv il y a 5ans.
    Sans regret.
    Je ne dis pas qu’il n’y a que de la merde. Tout comme l’auto peut et devrai ne servir qu’à des personnes à mobilité réduite. Il s’agit là de leur rendre un peu de liberté.
    Alors que tout le monde prétend ne regarder que les choses intéressantes, ce sont 3 heures 30 de perdues tous les jours pour la majorité des Français.
    Depuis l’invention du cinéma, le 7è art ne sert quasiment que la propagande.
    Quant à la presse télévisuelle (et radiophonique, hormis « Là bas si j’y suis »)…

    Je suis infirmier dans la fonction publique.
    Lorsque j’entends au cours d’un flash info (France Inter) s’exprimer une « journaliste » au sujet de manifestation de fonctionnaires mobilisés pour la sauvegarde de « leur » hôpital en ces termes: « grogne ».
    Je me dis: « merde, j’aime et ai envie de préserver cette possibilité de soigner toute personne gratuitement; je « grogne »? suis-je un chien? »
    A froid, je réalise que le taf de cette meuf n’est rien d’autre que de la propagande au service d’intérets antisociaux.
    S’il m’arrive de regarder un peu un écran de tv chez un camarade, j’ai du mal à contenir mon sens critique et pour le moins ma colère devant cette violente merde.
    Je pense que la télévision dessert l’intelligence et les causes.
    Elle nie la réalité et ne sert que les puissant en fabriquant le consentement par l’abrutissement et la « culture du scoop ».
    Je ne dis pas que tous les journalistes ne font pas bien leur boulot mais sans tv, je préserve ma santé mentale et préfère choisir mes lectures…
    Bref, on peut en débattre longtemps… ailleurs peut-être?

  43. Marjolin

    Content de voir que ça se bouscule dans la tête des gens
    des idées, des avis, des concepts, des aprioris

    Je ne suis pas plus informé que la moyenne

    Ce que je pronerait c’est soit
    1) la décroissance et des marché raisonnés (optimisé et de proximité)
    2) la croissance et la question de l’énergie

    on connaît mieux les solutions de la décroissance, elles viennent de notre passé…

    Mais serions nous prêt à abandonner des innovations marquantes qui marquerais l’arrêt de notre évolution?
    Il faut bien répondre aux problème futur de notre planète, et ce n’est pas la décroissance qui apportera les solutions.
    Arrêter de vouloir se déplacer le temps d’un week end ou bien pour le travail, et privilégier les voyages plus long en terme de période, dans notre économie se n’est pas possible, il y aura toujours un petit malin cupide qui enfreindra les règle difficile à suivre de l’écologie par la décroissance pour damner le pion aux concurrents vertueux.
    Le nombre d’habitant de la planète ne chuteras pas brutalement par un cataclysme salvateur (ou pas de si tôt!)
    Un jour la décroissance sera un évènement subit, des énergies nouvelles seront découverte, une façon d’exploiter l’énergie qui anime notre univers, il faudra peut-être gérer d’autres problème, de déséquilibre cosmique!! Toute activité humaine intense amène un déséquilibre dans notre monde. alors pas de solution miracle, il faut compter sur la recherche et l’essai de nouvelle technologie, les meilleurs choix s’imposeront d’eux même.

    Arreter la suspicion envers toutes les solutions proposé actuellement, il n’y en pas de mauvaise, seulement il faut toutes les tester.
    Epuisont nous à chercher avant que l’on n’épuise la planète, là est le vrai enjeu.

    si c’est quelques pensées peuvent faire avancer le débat, je suis content. De mon coté je ne voit pas de solution claire, alors à notre échelle nous ne trouverons surement pas LA solution, mais il faut que l’on est le mérite d’essayer et de continuer à essayer.

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