Attention danger : ne pas conduire

Owen avait quatorze ans, il roulait à vélo avec un copain et il n’est jamais arrivé à destination. Il a été percuté par une voiture conduite par une dame d’un certain âge, bien connue et haut placée dans la région. Cette dame n’avait pas bu. Elle avait son permis. Elle n’était pas en excès de vitesse. Elle n’était pas au téléphone. Elle avait seulement pris ses médicaments. Sur la boîte, il était écrit: « Attention, danger: ne pas conduire. » Lire la suite…

Être attaché à sa voiture : une expérience sociologique

Il y a quelques temps de ça, j’ai publié une thèse de sociologie sur l’attachement à l’automobile. Le site de carfree fait partie des sources que j’ai consulté à de nombreuses reprises et il m’a parfois été d’un riche apport. N’étant jusqu’ici pas contributeur du site, je pense que la moindre des choses que je puisse faire est de vous signaler ma contribution au sujet. L’optique n’est pas militante, mais académique (c’est une thèse). Cela dit, pour une thèse, dont la neutralité scientifique constitue un pré-requis minimal, elle reflète néanmoins un engagement. Le premier chapitre débute d’ailleurs par un coming-out sincère dans lequel j’avoue mon hostilité de principe à l’automobile. Lire la suite…

Les automobilistes aiment les dictateurs

Notre dépendance à la voiture nous amène à soutenir les pires dictateurs de la planète et les récentes révolutions dans le monde arabe révèlent cruellement au grand jour cette « politique du réservoir de voiture ». Le cas libyen est intéressant. En 2007, Nicolas Sarkozy recevait en grande pompe à l’Élysée « notre ami » Mouammar Kadhafi. En 2011, les photos de cette visite officielle ont été précipitamment enlevées du site internet de l’Élysée pour ne pas montrer trop ostensiblement cette connivence entre le gouvernement français et le régime libyen. Lire la suite…

Prêt(e) pour une désintoxication collective ?

Tout comme Brigitte, nous sommes des millions de personnes aujourd’hui à ne plus supporter cette dépendance. Reconnaître que l’on est accro à un produit toujours plus dangereux, plus sale, n’est pas chose facile. Mais ensemble nous pouvons trouver des solutions.

Vous n’êtes plus seul(e) pour en sortir ! Rejoignez-nous sur :

www.vivement-la-desintox.com

La France en manque

À chaque heure qui passe, de plus en plus de Français et de Françaises peinent à trouver leur dose d’essence. Véritable dopant de la vie économique, l’amenuisement des stocks de pétrole raffiné rend ses consommateurs et des consommatrices fébriles, et les acteurs et les actrices chargé-e-s de l’approvisionnement de l’opium du peuple rongent leur frein en claquant des dents. Lire la suite…

Accroc de vélo, êtes-vous dans le déni ?

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Mon épiphanie – je suis une cycliste urbaine! – fut par un beau matin de printemps quand je me suis surprise à mentalement fragmenter la liste d’épicerie en autant de mini-listes qu’il y avait d’articles à se procurer, dans le but précis d’aller chercher ces articles, tout au long de la semaine, dans des épiceries, ou boutiques spécialisées, ailleurs, dans d’autres quartiers, loin, et non pas dans les épiceries près de chez nous. Là, j’ai compris que j’étais ‘faite’, que j’étais devenue une accroc du vélo urbain. Lire la suite…

VroooooOum ! Pourquoi nous restons accros à l’auto

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Si la crise de l’industrie automobile nous touche tant, ce n’est pas seulement à cause de ses conséquences économiques et sociales. C’est aussi parce que nous entretenons avec la voiture une relation singulière. Expression ultime de l’individualisme selon la London Review of Books, elle symbolise également la réussite sociale. Ne serait-ce que virtuellement, comme en Chine, où les cols blancs, raconte le Jingji Cankao Bao, s’offrent les véhicules de leurs rêves sur le Net. Mais, pour le magazine autrichien Falter, l’automobile, loin de nous libérer, nous asservit. C’est une drogue, dont on peut toutefois décrocher, comme en témoigne le reportage du Hamburger Morgenpost dans un quartier sans voitures de Hambourg. Lire la suite…

Sexe, drogue et bagnole

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Je viens des pays de l’Est mais le responsable du réseau est français. Il s’appelle Carlos et a mis en place des filières à travers toute l’Europe pour nous faire venir en France, une conséquence de la mondialisation sans doute. Car nous arrivons sur le marché français avec un prix de revient beaucoup plus faible que les françaises.  Lire la suite…

« Je combats l’addiction à la vitesse »

“Je combats l’addiction à la vitesse”

L' »addiction à la vitesse« : voilà une expression à ajouter au glossaire de l’altermobilisme. D’après cette nouvelle de l’AFP:

Un tour du monde à bicyclette … et en bateau

C’est une très bonne expression parce qu’elle associe le corps social au corps humain susceptible d’avoir des addictions, et, dans ce cas, la vitesse automobile est vraiment une addiction de notre société.