La lente agonie de General Motors

Dans la crise actuelle du capitalisme, rien n’est plus symbolique que le naufrage des grandes firmes automobiles américaines. Elles ont tout inventé : le productivisme, la division du travail, la chaîne de montage, la consommation de masse… Alors que la faillite guette General Motors (GM), c’est toute l’histoire industrielle du XXe siècle qui défile… dans le rétroviseur. Et c’est l’hégémonie économique des États-Unis qui vacille. Impensable, il y a peu de temps encore ! Et pourtant c’est bien de « faillite » que s’entretiennent cette semaine à Detroit les dirigeants de GM, de Chrysler, les syndicalistes de la United Auto Workers, et les membres d’un groupe de travail constitué par Barack Obama. Lire la suite…

La vélorution de mars contre-attaque !

Alors que les automobiles ont presque réussi à domestiquer l’espèce humaine, les dernier-e-s martien-ne-s vivant-e-s viendront apporter leur soutien à la résistance et témoigner de la catastrophe que leur planète a subie. Après la prise de pouvoir par les technologies énergivores, les ressources naturelles se sont progressivement épuisées et la vie sur Mars a disparu. Seul-e-s celles et ceux qui avaient refusé la dictature automobiliste et avaient quitté la planète sur leurs vélos intergalactiques ont survécu. Ce sont ces résistant-e-s exceptionnel-le-s qui rendront visite aux terrien-ne-s de Paris le samedi 7 mars. Lire la suite…

L’autre salon automobile de Genève

Si les hivers deviennent célèbres pour leurs taux record de particules fines dans l’air, les étés eux ne sont pas en reste avec des concentrations alarmantes d’ozone. Les médias en parlent de temps en temps en y consacrant un article ici et là… et puis on oublie tous très vite ces « faits divers » récurrents. Les habitants peuvent enfin retrouver bonne conscience en se déplaçant quotidiennement avec leurs véhicules crachant des particules fines. Si on ne parle plus de pollution dans la presse, c’est qu’il y en a pas, n’est-ce pas ??? Et peut-être l’année prochaine, comme chaque année à la même période, une nouvelle alerte à la pollution sera lancée, cette fois-ci pour avoir dépassé le quintuple des limites journalières. Les politiciens en parleront au Conseil d’Etat, les journaux en feront leur couverture, certaines personnes seront choquées. Lire la suite…

A la guerre comme à la guerre?

Tous les jours, on lit dans la presse qu’une personne a été tuée par une autre en voiture, sans trop de commentaires. L’état des routes est comme l’état de guerre: tant de tués pour tant d’engagés, et un petit papier pour chacun (et encore, la rubrique des « chiens écrasés », malgré son nom, ne parle que des humains!). Lire la suite…

Ma bagnole est atomique

On la croyait increvable. En 1908, voilà tout juste un siècle, sortent des chaînes de Detroit les premières Ford T. La bagnole vole ensuite de triomphe en triomphe, remodèle les villes, nos vies, le travail, les paysages, les équilibres géostratégiques (la guerre contre l’Irak). Lire la suite…

Vivre et penser comme des porcs

Vivre et penser comme des porcs est un livre de Gilles Châtelet au titre-choc destiné à percuter le lectorat dans ses tripes, à l’interpeller dans sa bestialité originelle, tellement excitante et flatteuse ! Il y a des livres sains, salutaires, qu’il est conseillé, et même recommandé, de mettre entre toutes les mains. Y compris celles du lecteur moyen. Lire la suite…

2075: Les temps changent

En 2075, notre planète sera bien différente de ce que nous connaissons aujourd’hui. Au travers du destin de Julia dans un vignoble bordelais, Idrid et Faouzi au Mali, Lotte à Hambourg, Niels, son mari, et de Grace, au Canada, « 2075 : les temps changent » traite non seulement des répercussions écologiques, mais aussi géopolitiques et économiques du réchauffement climatique… Lire la suite…

Manifeste pour une décroissance conviviale

À vous qui vous préoccupez de l’avenir des prochaines générations. Nous vivons dans un monde en crise. « Lucides » ou « Solidaires », tous s’entendent là-dessus. Mais les solutions proposées, qu’elles soient néolibérales ou progressistes, restent dans le paradigme du développement et de la croissance économique, alors même qu’il s’agit là d’une cause majeure de bien des problèmes. Lire la suite…

La cause de la guerre est stationnée à l’extérieur dans votre rue

Les intérêts énergétiques des États-Unis ont désespérément besoin que les USA maintiennent leur influence dans les régions riches en énergie, dont le pétrole, que sont le Moyen-Orient et la Mer Caspienne. Ils utilisent le seul pouvoir qu’ils ont laissé: la terreur. Lire la suite…

Changement climatique : quatre vérités dérangeantes

Les scientifiques interrogés par Gwynne Dyer en sont maintenant convaincus. Les objectifs définis par le GIEC sont obsolètes. Le réchauffement est plus rapide que prévu, mais pire encore, passé un certain point, des boucles de rétroactions vont se déclencher, et le processus échappera à notre contrôle. Si le réchauffement atmosphérique s’emballe, sur terre, la situation deviendra incontrôlable. Des Etats en faillite, la famine, les guerres, les exodes massifs vont se multiplier. Dans ces conditions, la mise en œuvre de politiques internationales de réduction des émissions n’aurait plus aucune chance de succès. Combien de temps nous reste-il ? Trop peu pour réduire les émissions avant de dépasser les limites dangereuses. Voilà résumées les conclusions que tire Dyer de la série d’entretiens qu’il vient de réaliser à travers le monde avec des scientifiques, des militaires et des politiques. Lire la suite…

NO FLUO

Ah les années 80. Un air rudimentaire décomplexé et bariolé sifflait sur nos têtes casquées. Nos corps affublés de tenues aux couleurs sur-naturelles s’agitaient dans le vide. Rien d’étonnant à ce que le fluo et sa musique ravivent la juvénile euphorie consumériste, en ces « temps de crise ». Lire la suite…

Vers la crise d’un modèle basé sur l’étalement urbain?

« Nous sommes littéralement coincés dans un cul-de-sac dans un 4×4 figé en panne d’essence. » C’est ainsi que James Howard Kunstler, l’auteur de “The Geography of Nowhere: the rise and decline of America’s man-made landscape” présente la situation actuelle des Etats-Unis.

Depuis la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont investi une grande part de leur richesse dans le mode de vie péri-urbain. Les suburbs américains ont consacré l’idéal de « l’american way of life », une voiture synonyme de liberté et une maison au « milieu de la nature ». Ce mythe a donné naissance à un empire intérieur, Suburbia et ses banlieues pavillonnaires qui s’étendent sur des milliers de kilomètres. Et l’empire s’est écroulé. Lire la suite…