Diesel et santé publique : retour sur un scandale d’État

La grande majorité du parc automobile français est aujourd’hui équipée de moteurs diesel, malgré les conséquences détestables du gazole sur la santé publique et les coûts faramineux que cela engendre pour la société. À qui la faute ? Depuis les années quatre-vingt, responsables politiques, industriels et professionnels du transport n’ont eu de cesse d’encourager le développement du diesel, tandis que le potentiel fortement nocif — voire cancérogène — de ses émissions était connu dès les origines, et que les études à charge ont continué à s’accumuler. Plus récemment, le gouvernement a annoncé un futur alignement des prix de l’essence et du gazole. Faut-il y voir – enfin – un changement de cap après trente années d’erreurs? Lire la suite…

Les Mengele de l’automobile

Il sera dit qu’on ne touchera jamais le fond. Le Dieselgate, c’est-à-dire le scandale sur les moteurs truqués de l’industrie automobile, vient de franchir un nouveau pallier dans l’horreur. Certains constructeurs de voitures ont délibérément gazé des singes et des êtres humains pour tenter de prouver que les gaz d’échappement de leurs voitures étaient inoffensifs. Lire la suite…

La pollution des moteurs diesel a des effets sur les fœtus sur 2 générations

Les pics de pollution aux particules fines sont de plus en plus fréquents et intenses, et des données épidémiologiques montrent que les femmes enceintes exposées ont plus de risques d’avoir des bébés de faibles poids, entraînant aussi des risques de développer certaines pathologies comme le syndrome métabolique. Les premiers résultats d’un projet de recherche* coordonné par l’Inra montrent chez l’animal que l’exposition maternelle chronique aux gaz d’échappement de moteur diesel muni de filtre à particules (comme pour les voitures vendues en Europe) pendant la gestation entraine des effets délétères sur la croissance et le métabolisme des fœtus en première et deuxième génération. Les scientifiques établissent aussi pour la première fois que des nanoparticules de diesel inhalées sont capables de traverser la barrière placentaire et d’atteindre le sang fœtal. Lire la suite…

Das Auto Kapital.

Le scandale VW mériterait de figurer dans une anthologie d’exemples concrets montrant l’impossibilité du capitalisme vert. On connaît les faits: le géant allemand de l’automobile a triché pour faire croire que ses véhicules diesel respectaient les normes américaines de pollution aux NOX (différents oxydes d’azotes qui contribuent à la formation du smog). La tricherie est grossière et délibérée: les voitures sont équipées d’un petit logiciel qui, en situation de test, active le dispositif de recirculation des gaz d’échappement et le désactive en conditions normales. La limite de l’émission de NOX aux Etats-Unis est fixée à 0,04g/km par le Clean Air Act. Au laboratoire, grâce à la recirculation des gaz, elle est respectée – la voiture est « propre »; sur la route, elle est dépassée plus de quarante fois – la voiture est (très) sale. Le pot-aux-roses a été révélé le 18 septembre par l’Agence US de l’environnement (EPA). Onze millions de véhicules sont concernés au niveau mondial. Le choc est énorme. Lire la suite…

Pollution automobile: prévenir plutôt que guérir…

Nous avons une fois de plus traversé en mars 2015 une semaine de pic de pollution atmosphérique (à l’instar de celle de mars 2014) condamnant les habitants des grandes villes à respirer un air dangereux pour leur santé, chargé de particules fines, de dioxyde d’azote, d’ozone et de dioxyde de souffre. En dehors de ces épisodes médiatisés, nous sommes pour la plupart quotidiennement exposés à des seuils supérieurs à ceux préconisés par les organisations internationales sans que des mesures de protection sanitaire ne soient prises. 
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Qu’ils dégagent tous!

Que penserait-on d’un pays qui ne protège pas la santé de ses citoyens? Probablement qu’il s’agit d’une infâme dictature ou d’un pays tellement pauvre qu’il a d’autres chats à fouetter. En fait, il s’agit de notre pays, la France, accusé par la Commission Européenne de ne pas avoir « adopté les mesures qui auraient dû être appliquées depuis 2005 pour protéger la santé de ses citoyens. » Lire la suite…

Le diesel à Paris: Hidalgo accepte l’enfumage des constructeurs

On annonçait des mesures fortes de la mairie de Paris pour lutter contre la pollution de la circulation automobile, en particulier les particules fines émises par les moteurs diesel et dont l’effet cancérigène est reconnu certain par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Décidément, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Lire la suite…

Les particules et les menteurs

Ça y est, c’est officiel, le pic de pollution aux particules fines qui a touché la région parisienne est élucidé ; le principal coupable est trouvé … c’est le trafic routier (pour plus d’information voir la synthèse de AirParif). La surprise est de taille, alors que certains « experts » avaient essayé d’expliquer que la cause principale venait des centrales à charbon de notre voisin allemand. Lire la suite…

Les cyclistes moins exposés que les automobilistes à la pollution atmosphérique!

Dans le cadre de la conférence intitulée « Vélo, air et santé » qui se déroulait le 18 juin à Strasbourg, I Bike Strasbourg revient aujourd’hui grâce à Michaël Bertin* qui était présent, sur une présentation réalisée par Cyril Pallarès de l’ASPA (Association pour la Surveillance et l’étude de la Pollution Atmosphérique en Alsace). Lire la suite…