Mettons la SNCF en marche!

Il ne vous aura pas échappé que ce week-end la SNCF (Société Nationale-Communiste du Fer) a encore fait des siennes. Malgré des subventions indécentes depuis des années et un ruissellement maximal depuis les premiers de cordée vers les cheminots crypto-marxistes de la CGT, la SNCF montre une fois de plus son véritable visage de combinat stalinien abreuvé d’argent public. Lire la suite…

TGV : perdre sa vie à gagner du temps

Voici une protestation des Amis de Bartleby contre l’inauguration récente de la Ligne à Grande Vitesse entre Paris et Bordeaux (à lire dans le document ci-dessous: « TGV : gagner du temps et perdre sa vie »). Une nuisance à 9 milliards d’euros, destinée à faire gagner 54 minutes aux nuisibles (entrepreneurs, technocrates, universitaires, touristes, etc.) afin d’accélérer leur œuvre de destruction du milieu: 2 heures 04 minutes, au lieu de 2 heures 58. Soit 160 millions d’euros par minute gagnée et 5300 hectares ravagés. Leur temps, c’est nos vies, notre argent. Lire la suite…

À nous de vous faire préférer la bagnole

Tout le monde se rappelle sans doute de l’ancien slogan de la SNCF, « à nous de vous faire préférer le train« . Le nouveau slogan de la SNCF pourrait être aujourd’hui: « à nous de vous faire préférer la bagnole… » Une campagne publicitaire récente pour une voiture dans les gares SNCF se moque ouvertement du train en tant que mode de déplacement. La SNCF accepte donc, pour toucher de l’argent, que des annonceurs publicitaires discréditent dans les gares son activité principale, qui consiste jusqu’à preuve du contraire à faire circuler des gens dans des trains. Lire la suite…

Les trains de nuit : une alternative bien moins coûteuse que le TGV

« Le train de nuit allie sobriété, écologie et économies tout en permettant d’arriver tôt le matin », rappelle le collectif « Oui au train de nuit ». Vent debout contre la fermeture d’une dizaine de lignes, le collectif – qui réunit une trentaine d’associations, de syndicats et de partis politiques de gauche – dénonce les chiffres utilisés par le gouvernement pour justifier ces suppressions. Lire la suite…

Comment aller au boulot pour un euro par mois

Sans aller jusqu’à dire que le « travail » vient du mot latin « tripalium » (instrument de torture), hypothèse discutée par les linguistes, on peut reconnaître que très souvent aller au boulot est une contrainte. Même le chasseur de mammouths devait aller au boulot afin de pouvoir manger. Il faisait déjà des déplacements domicile-travail, ou plutôt des déplacements grotte-savane. Lire la suite…

La droite, la gauche et la route (3/3)

Troisième partie – La politique nationale

Le Grenelle de l’environnement, lancé par Nicolas Sarkozy fin 2007, a suscité beaucoup d’espoirs et a débouché sur des décisions importantes concernant l’investissement dans le domaine des transports: deux appels à projets de transports collectifs urbains en site propre (TCSP), le lancement de 3 lignes à grande vitesse et un effort de régénération du réseau ferré classique, l’adoption de l’écotaxe poids lourds destinée à financer les infrastructures de transport. Mais la taxe carbone a été abandonnée, abandon vite suivi d’un revirement très net en mars 2010: »l’environnement, ça commence à bien faire« . Exemple typique: l’autorisation de circulation des camions de 44 tonnes, un avantage décisif (+ 10 % de productivité) donné à la route face au rail et à la voie d’eau. Lire la suite…

La droite, la gauche et la route (2/3)

Deuxième partie – Les politiques régionales et départementales

Lors de l’élaboration des Contrats de Plan Etat-Régions (CPER) 2015-2020, les élus régionaux, y compris ceux d’Alsace et de Corse, seules Régions gérées par la droite à l’époque, se sont battus énergiquement pour sauvegarder les investissements ferroviaires alors que le gouvernement Valls les poussait à investir massivement sur la route. En moyenne, l’Etat dépensera deux fois plus pour les routes que pour le rail, les Régions trois fois plus pour le rail que pour les routes (les autres financeurs des CPER sont les départements et les établissements publics). Lire la suite…

L’État supprime les trains de nuit, l’un des modes de transport les plus écolo

Les trains de nuit sont amenés à disparaître, soit une dizaine de lignes [1]. Les trains « Intercité » restent pourtant le mode de transport le plus économe en émissions de CO2 : 5,8 grammes d’équivalent pétrole par km et par passager contre 27,1 pour la voiture et 39,4 pour l’avion [2]. « L’Intercité est l’un des transports les plus efficaces énergétiquement. Il est donc à favoriser pour la transition écologique dans les transports », estime le collectif « Oui au train de nuit », qui réunit une trentaine d’associations, de syndicats et de partis politiques de gauche. Pour le collectif, « supprimer l’une des alternatives les plus écologiques est une erreur historique dans la droite ligne du démantèlement du tramway au 20ème siècle ». « Moins cher que le TGV, le train de nuit dessert directement de nombreux territoires ruraux, de montagne et de côtes, et ses compartiments sont favorables à la convivialité ». Lire la suite…