Arbre et voiture

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Une voiture endommagée et un arbre « coupable » abattu.

Encore un arbre abattu dans la ville de Tours. Une de ses branches est tombée et une voiture a été endommagée. Le délit a été constaté, la culpabilité de l’arbre a été immédiatement établie. La justice a été exemplaire et expéditive.
Sous les ordres de l’état major municipal, la milice jaune fluorescente de la ville a procédé en urgence à l’unique solution envisageable. L’arbre coupable a été abattu. Par cette procédure énergique, la « menace latente » liée à la présence d’arbres a été annihilée. « On ne lésine plus sur la « sécurité des voitures » dans la ville de Tours » !

Voiture « victime » contre nature « coupable »

Jusqu’à aujourd’hui le Léviathan de « La Sécurité Routière »justifiait sa politique d’abattage systématique des grands arbres, en présentant des statistiques « effrayantes » de mortalité humaine, lié à la rencontre d’un automobiliste avec un arbre. Mort d’homme, Peine de mort collective pour les arbres. Quelques égarés de la chaussée ont percuté à grande vitesse de majestueux et paisible platanes, trois millions d’arbres centenaires ont été abattu en France (1)…

La ville de Tours vient de franchir une étape de plus, voiture endommagée et abattage de l’arbre « coupable ».

Sous « l’Ancien Régime » le délit de meurtre, passible de la peine de mort, pouvait être retenu contre un animal. La responsabilité de l’animal devait être établie au cours d’un procès en bonne et due forme… Les choses ont bien changé, en pire avec l’arrivée des voitures. Sangliers abattus en masse « responsables d’accidents de voiture », arbre abattu en masse « responsable d’accidents de voiture ». La « Peine de Mort » a été abolie en France au moment même ou elle se généralise à l’ensemble du monde vivant. Le Léviathan technocratique ne lésine pas avec « La Sécurité » et ne s’embarrasse plus avec des procédures juridiques complexes…

Le « risque zéro existe » « Le risque zéro n’existe pas », ce sont les autorités qui décident.

La gestion des risques est hiérarchisée de manière strictement arbitraire, elle n’est jamais politiquement neutre. Il s’agit toujours de structurer les rapports sociaux de subordinations et d’autorités et de renforcer la hiérarchie « administration » et « administré ». Le « risque zéro existe », il est imposé à la Nature par les autorités administratives pour instituer leur pouvoir sur leurs « administrés ». Le « risque zéro n’existe pas », il est imposé aux « administrés » pour renforcer encore plus le rapport de subordination des « administrés ». Le « risque zéro existe » contre les arbres et la nature, parce qu’il valide et pérennise la « peine de mort » comme prérogative du pouvoir. Le « risque zéro n’existe pas » pour l’industrie ou la voiture parce que l’administration sait avouer son impuissance ou plutôt sait se montrer complaisante envers la puissance industrielle qui la fait vivre et la domine. La hiérarchie s’établie ainsi : Nature, Homme, Voiture et Léviathan technocratique tout au sommet de la hiérarchie.

Dans le processus de verticalisation totalitaire de la société, l’homme simple non motorisé est de plus en plus précarisé, en chute libre dans son obsolescence finale (2). Pour le revaloriser symboliquement, le maintenir encore un peu au dessus des êtres de la nature sauvage et surtout pour l’instrumentaliser comme « basse de masse » servile du Léviathan technocratique, la « Peine de Mort » est appliquée de manière impitoyable à la Nature. L’administration sait « sécuriser » ses « administrés » et leur faire accepter leur statut social « de subordonné». Comme sous « l’Ancien Régine » la hiérarchisation sociale se fait encore de manière mortifère. Les prérogatives du pouvoir s’expriment encore aujourd’hui, par des « mise à mort ». Dans la ville se sont les arbres qui tombent et dans les campagnes en plus des arbres c’est la « Liste des Nuisibles » qui assure l’hécatombe de la faune sauvage. L’homme qui accepte ou même souhaite ces « mises à morts » fait acte d’allégeance à l’autorité administrative qui procède aux « mises à morts »

Une conscience écologique est née dans la ville de Tours

En deçà de ses considérations philosophiques sur les prérogatives du pouvoir, « La Peine de Mort » et le processus de verticalisation totalitaire de la société, il existe une raison plus prosaïque pour expliquer cette accélération de la politique d’abattage systématique des arbres de la ville.

Une conscience écologique est apparue dans la ville de Tours. Le mot « conscience » est bien trop optimiste, une « préoccupation » écologique existe. Le bon score des « Verts » aux « européennes » pose problème au Léviathan technocratique. Dans sa privatisation de l’espace public ce « bon score » inattendu l’oblige à accélèrer sa politique d’abattage des grands arbres de la ville. Une véritable course de vitesse s’est engagée. Jusqu’à aujourd’hui l’état major municipal pouvait mener ses « massacres à la tronçonneuse » en se contentant de quelques phrases démagogiques dans les « Page Vertes » de ses « organes de propagandes ».

Le « massacre à la tronçonneuse » programmé par la municipalité dans le bois classé du Parc Grandmont n’a pas pu être réalisé. Des gens sensibilisés et des associations naturalistes se sont mobilisés.

Des Habitants ont exprimé leur inquiétude sur un projet d’abattage d’une allée de cèdres, avenue de l’Europe pour faire passer le tramway (3).

La « Vélorution  de Tours » s’est mobilisée et tente de faire émerger dans le « débat politique » la nécessité urgente d’une « Charte de l’Arbre » dans la ville et enrayer la dynamique des massacres (4).

Mais c’est le « bon score » des « Verts », plus que toute autre chose, qui préoccupe l’Autocrate descendant héréditaire d’autocrate, Jean II du « BTP » héritier de Jean 1er le Visionnaire. Seize pour cent des suffrages exprimés, laissent supposer qu’il existe aujourd’hui dans la ville de Tours une « préoccupation » écologique.

Alors pour l’autocrate et son parti de la classe politique unifié, pour assurer sa politique de privatisation de l’espace public avec l’extension de son bassin de chalandise (5) ; il ne reste plus qu’une solution, la fuite en avant, faire de tout grand arbre, dans l’urgence, un cadavre !

Tours le 17 septembre 2009

JMS

(1) Association Arbres et Routes : Historique
(2) Günter Anders « L’obsolescence de l’homme »
(3) Le Tramway le moins écologique de France : http://velorutiontours.over-blog.org/article-33895938.html
(4) http://velorutiontours.over-blog.org/article-35765224.html
(5) Tout l’argumentaire politique a déjà été développé en détail dans : Un Jardin de la France en béton armé

Jean-Marc Sérékian

A propos de Jean-Marc Sérékian

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste des questions d'énergie et de biodiversité.

5 commentaires sur “Arbre et voiture

  1. Yôm

    « Le « risque zéro existe » contre les arbres et la nature, parce qu’il valide et pérennise la « peine de mort » comme prérogative du pouvoir. Le « risque zéro n’existe pas » pour l’industrie ou la voiture parce que l’administration sait avouer son impuissance ou plutôt sait se montrer complaisante envers la puissance industrielle qui la fait vivre et la domine. La hiérarchie s’établie ainsi : Nature, Homme, Voiture et Léviathan technocratique tout au sommet de la hiérarchie. »

    J’adore.
    Belle démonstration de l’usage des thèmes sécuritaires et associés.
    Tout comme on moralise le capitalisme et les fraudeurs de la finance en même temps que l’on garde à vue les « corbeaux », que l’on enferme les casseurs de voiture, que l’on affame l’Afrique…
    La rhétorique (propagande) des puissant se substitue à la justice et à son idée même.

  2. Philippe Schwoerer

    Question : la branche qui est tombée sur l’arbre annonçait-elle un problème de santé de l’arbre difficilement réversible ?

    Dans ce cas, voiture, cycliste, piéton… l’arbre était bel et bien dangereux et devait sans doute être abattu.

    Ce n’est peut-être pas le meilleur exemple pour décrier les coupes exagérées d’arbres comme on peu en voir à droite et à gauche.

  3. Jean-Marc SérékianJMS

    HISTOIRE ET DÉBAT SUR L’ARTICLE

    L’article a été rédigé la demande de « Vélorution Tours » suite à «l’alerte » d’une habitante du quartier où a eu lieu l’abattage. Les idées exprimées n’ont pas fait l’unanimité parmi les personnes qui souhaite la préservation des grands arbres en ville et qui dénonce l’arbitraire des abattages pratiqués par la municipalité.
    La discussion qui s’en est suivi est assez instructive.
    Voici histoire de l’article et le débat par e.mail, entre A.B et moi-même JMS

    Soff : « cet aprèm, une copine habitant bd Preuilly m’a alerté qu’un platane ayant
    perdu une branche sur une auto ce we a été abattu ce matin. Elle est allée
    voir les tronçonneurs pour leur demander de qui, de quoi, de qu’est-ce? Et elle a préféré quand même m’appeler au cas où. C’est drôle car les gens qui savent que nous faisons des actions pour demander une charte nous contacte…bon il va falloir en mettre un coup? Que suggérer vous, un article nouvelle rep? Un déplacement vers un lieu de probable abattage? Un blabla avec les Verts? En ce moment, je suis un peu charrette (préparation de la journée de
    mobilité, de la convergence bio et de fougère mais on peut trouver un créneau)
    … votre soff »

    JMS : Je peux toujours écrire un article, mais il me faudrait plus de détail sur
    ce qu’il c’est passé. En particulier si la branche a endommagé la voiture. Voici mon numéro de téléphone (…) si tu veux bien le communiquer à ta copine pour qu’elle me contacte. Si ta copine possède un appareil photo numérique il faut lui demander qu’elle fasse plusieurs photos. Elles me seront utiles pour l’article et elles pourront être utilisées sur le blog d’A.B.
    Nos seuls interlocuteurs restent « Les Verts ». Il faudrait que la copine qui t’a alerté, les interpelle directement. Si tu veux bien le lui suggérer.
    Venant de la part une personne indépendamment de « Vélorution » cela pourrait
    leur donner le sentiment qu’il existe bien une partie de la population qui se préoccupe des arbres dans la ville.
    Lors de l’abattage des platanes du boulevard Tonnellé, j’avais eu idée de coller une affiche sur chaque arbre avec ceci d’écrit :  » je suis un arbre – un être vivant – malheur à celui qui me tue ». Mais je restais incertain et une personne d’Aquavit m’en a dissuadé. La situation semble extrêmement préoccupante, la municipalité est dans l’action d’abattage systématique au moindre prétexte. Je propose cette campagne d’affichage, quel est votre point de vue. Le texte peut être différent, plus rationaliste c’est à discuter… Par cette campagne il s’agit de toucher plus largement la population et de « culpabiliser » les hommes de mains de la municipalité.
    A beintôt JMS

    Soff : JMS suggère de transmettre au verts (soit c’est ma copine qui le fait mais je la connais, ça va la gaver, j’essaie quand même) soit on le fait mais
    chat échaudé… je pense qu’il faut parler de la charte de l’arbre et demande une réelle commission de veille et d’entretien de la « strate arborée » (c’est comme ça qu’il faut dire?) parce que depuis quelques temps le sort s’acharne à nous démontrer que les arbres ne sont pas à la fête (les Prébendes, le cèdre du jardin des beaux arts…).les verts ne peuvent pas grand chose, il vaut mieux s’adresser à la communauté d’agglo pour élargir le territoire et les interlocuteurs; je pense que Jean Germain doit moins être despote à ce niveau, je n’en suis pas sûre mais bon…
    Avec Dominique (L), on avait rencontré monsieur vélo de l’agglo, me
    gillot de droite donc et il avait l’air trop content de notre coté dynamique et énergique.
    Ou bien l’article à la nouvelle rép peut porter sur tours, chambray et peut -être sur la gestion des arbres en général? C’est compliqué, je sais;
    ami velorutionnaire Alain à sam’di, à bientôt Soff

    AB : Il restera bien sûr le problème du replantage…
    Pas évident, peut-être, à cause de l’espacement limité…
    Et on peut se demander aussi pourquoi un arbre aussi dangereux n’a pas été détecté plus tôt. La surveillance municipale ne semble pas être aussi rigoureuse que c’est prétendu…
    Après tout, ce n’est peut-être pas si évident, le bois restant semblait sain… J’envoie une photo dans la soirée. Ci-joint, à moins que je ne la mette sur un ajout de mon blog demain…
    Non, je ne sais pas comment tourner ça et je suis trop indécis…
    A+
    A.B

    Après l’envoi et la lecture du texte « Arbre et Voiture »

    AB : Là, je ne comprends pas JMS. Cet arbre était complètement creux à la base (et encore plus sous terre qu’au niveau du sol…) et donc dangereux (à mon sens de façon évidente). Que les services municipaux s’en rendent compte lors d’un incident (branche tombée) et agissent rapidement, ça me semble naturel…
    Je t’ai envoyé une photo qui le montre clairement. Compare avec le tronc ci-joint, aussi du Bd de Preuilly, coupé il y a apparemment plusieurs années. Celui-là, oui, il était scandaleux de le couper, l’arbre était apparemment en très bonne santé… Il y a assez de cas flagrants comme
    celui-ci pour ne pas s’attarder sur des cas très discutables… A mon avis…
    Pour le reste du texte, je suis tout à fait d’accord…
    A.B

    JMS : « Ta remarque est tout à fait fondée dans l’absolu. Mais le contexte général dans la ville de Tours est à l’abattage systématique et sans préavis.
    Tant qu’il n’y aura pas une « Charte de l’arbre » et une politique écologique bien défini dans la ville, impliquant obligatoirement des associations naturalistes pour servir de contre pouvoir et statuer sur l’urgence de l’abattage, je pense qu’il faut critiquer ces exécutions sommaires.
    Cet arbre était « dangereux » depuis de nombreuses années, et la chute de la branche n’a causé que des dégâts matériels.
    On sait qu’il était creux, mais l’on ne saura plus jamais s’il abritait des chiroptères.
    http://www.museum-bourges.net/arbres.pdf
    Je te rappelle que des naturalistes ont défini des procédés pour préserver les arbres « malades » successibles d’être jugé dangereux. http://www.unine.ch/cscf/DOWNLOAD/vieux_arbres.pdf
    La dangerosité ne se décrète pas, elle doit être fondé sur des études statistiques. Contrairement à la voiture, ces études sont impossibles pour les arbres.
    Si on fixe comme unité de temps la semaine ou le mois, pour la voiture on peut dire qu’elle fait en moyenne tant de mort par semaine ou par mois. C’est impossible pour les arbres il faut prendre l’année ou la décennie pour arriver à comptabiliser un mort par an ou un mort par décennie.
    Un exemple caricatural de « risque décrété », a été celui de la « lutte contre la rage » en France pendant les années 1960. Des sommes colossales ont été dépensées pour éradiquer le Renard, théoriquement et officiellement accusé
    de transmettre la rage. L’épidémie de « rage sylvatique » n’a fait aucune victime humaine. Tous les morts humains ont été victimes au contraire de la « lutte contre la rage » (voir les deux n° spéciaux de La Hulotte sur le sujet). Le risque a été décrété pour organiser de bonnes parties de chasse au renard aux frais des contribuables. Ça paraît invraisemblable, mais ça
    c’est passé. La protestation des naturalistes et les accidents de la « lutte contre la rage » a fait cesser la tuerie…
    Un autre exemple qui va en partie dans ton sens, a été exposé par Rachel Carson dans « Printemps Silencieux ». Là la volonté arbitraire des autorités Américaines était de traiter par l’épandage massif de pesticides par avion la maladie de l’Orme, alors que tous les naturalistes disaient qu’il n’y avait qu’une solution écologique c’était d’abattre les arbres malades et de brûler le plus rapidement le bois pour que les coléoptères n’aient pas le temps de se disséminé. Mais il y avait de tellement gros contrat entre l’administration des Etats-Unis et l’industrie des pesticides que pendant 10 ans sans interruption les avions ont épandu des pesticides sur tout le
    territoire. Une des catastrophes écologiques et des une arnaque aux contribuables les plus célèbres de l’histoire des Etats-Unis,… L’abattage et le traitement des arbres ne sont jamais neutres politiquement.
    D’ou l’importance de la Charte et l’implication des naturalistes…
    Bonne lecture »
    JMS

    A.B : [Ta remarque est tout à fait fondé dans l’absolu. Mais le contexte général dans la ville de Tours est à l’abattage systématique et sans préavis. (citation du texte de JMS)]
    « Certes, mais je ne crois pas qu’il faille dire pour autant que tout abattage est obligatoirement abusif.
    [« La dangerosité ne se décrète pas, » (citation du texte de JMS)] « Elle se diagnostique avec une certaine fiabilité. Notamment il y de quoi reconnaître qu’un arbre est très creux, comme celui-là.
    L’arbre qui a été abattu est à l’entrée d’un établissement scolaire, il y a souvent des élèves qui sont dessous, il ne fallait pas attendre après qu’il ait été diagnostiqué dangereux…
    D’accord pour le reste.
    As-tu vu l’article de la NR d’ajourd’hui :
    http://www.tours.maville.com/actu/actudet_-2013-le-tramway-arrive-dans-le-quartier-_loc-1072630_actu.Htm
    Le peu de bruit qu’on a fait sur les cèdres de l’Avenue de l’Europe a tout de même eu de l’écho. Même si c’est déformé par le journaliste du principe de précaution (Thierry Noël) qui s’obstine à faire rimer polémique, défense des arbres et écologie, comme si la défense des arbres ne pouvait être le fait que d’écologistes polémistes…
    Mais le fait est que pour l’instant on s’est battu sur des causes solides. Si l’une d’entre elle s’avère véreuse, les Thierry Noël sauteront sur l’occasion pour démolir le peu de crédibilité que l’on a acquis…
    Il n’empêche que, sur cet arbre, notre discours sur l’opacité des décisions d’abattage reste tout à fait valable. Je n’exclue pas qu’un spécialiste aurait pu dire qu’on pouvait attendre 5 ans pour l’abattre, voire le
    traiter pour le garder plus longtemps… Ça m’étonnerait tout de même…
    Par contre, l’arbre que j’ai vu abattu au [Jardin] Botanique, qui certes apparaissait malade, ne me semblait pas dangereux, son bois apparaissait très ferme. A mon sens c’était un abattage abusif… Donc, oui une charte de l’arbre qui comprendrait des clauses de transparence
    sur les abattages, irait dans le bon sens… »
    AB

    JMS : « Tes nouvelles remarques m’ont emmené à relire mon texte et la réponse explicative que je t’ais faite.
    Je dénonce en effet, très fortement l’arbitraire de la politique municipale sur les grands arbres. Et je l’argumente, mais à aucun moment je déclare que « tout abattage est obligatoirement arbitraire ». C’est ce que je t’ais dit dans ma réponse en citant le cas de la maladie de l’orme exposée dans « printemps silencieux ».
    Précision sémantique : La dangerosité ne se décrète pas et ne se « diagnostique » pas non plus, elle se pronostique. C’est à dire elle ne peut que s’évaluer en fonction du contexte général où se trouve l’arbre. On « diagnostique une maladie ou un « arbre creux » et on pronostique un risque de mortalité ou une de « dangerosité » de l’arbre (pour la population). Un arbre
    « totalement creux » au beau milieu d’un champ non fréquenté a une dangerosité
    nulle, tandis qu’un arbre dans le même état en milieu urbain, a une « dangerosité » qui doit être évaluée… Même diagnostic « d’arbre creux » dans les deux cas, mais avec un pronostic de « dangerosité » évalué (pour la population) totalement différent.
    Il est probable que la dangerosité évaluée de cet « arbre creux situé » à cet endroit, justifiait son abattage. Mais a t-elle était vraiment évalué ?
    L’article se situ dans le contexte général de la ville de Tours et de la
    mobilisation de « Vélorution » autour de la préservation des grand abres dans la
    ville. »
    Pour information il a été mis en ligne sur carfree.
    http://carfree.fr/index.php/2009/09/18/arbre-et-voiture/
    Tu peux faire une réponse, ainsi notre discusion se fera un peu plus en public.
    JMS

    AB : Je pense que oui.
    Il y a un an environ une personne – Jac (ou jacques ?)B. – a été embauché par la municipalité. Il a le titre officiel de « responsable du patrimoine arboré de la ville » (apparemment un nouveau poste). C’est lui qui a fait l’exposé des services techniques lors du CVL-Est du 18 juin. Il a notamment développé sa responsabilité dans la reconnaissance de la dangerosité des arbres, évoquant quelques méthodes, notamment pour un arbre creux.
    Cela me porte à croire que les techniciens municipaux sont capables, en étant alertés par un incident (comme cette branche tombée sur une voiture) de pronostiquer la dangerosité d’un arbre et de décider de l’abattre s’ils le jugent nécessaire.
    Cela n’écarte pas toute question (j’en ai eu sur l’abattage d’un arbre du jardin Botanique qui apparaissait malade mais non dangereux…). D’abord les critères sont-ils sévères ou pas ? Privilégient-ils les solutions de surveillance et de sécurisation ? Ensuite et surtout sont-ils maîtres de la situation, ne sont-ils pas mis devant les faits accomplis des politiques ?
    Jac B. aurait-il pu éviter l’abattage du ginkgo biloba de la place de la Préfecture ? Ce n’est pas évident du tout. A-t-il pouvoir pour gérer les tilleuls de la place Mame ? Ce n’est pas évident du tout. Et il certain qu’il n’a aucun pouvoir sur l’abattage ou pas des cèdres de l’avenue de l’Europe. Et le 18 juin au soir il ignorait qu’un arbre venait d’être abattu dans le Bois de Grandmont et que des dizaines d’autres devaient l’être le lendemain matin.
    Son rayon d’action m’apparaît donc limité, mais le suivi individuel de la dangerosité des arbres de la voie publique est a priori son affaire. L’article se situ dans le contexte général de la ville de Tours et de la mobilisation de Vélorution autour de la préservation des grand abres dans la ville.
    [Pour information il a été mis en ligne sur carfree. http://carfree.fr/index.php/2009/09/18/arbre-et-voiture/
    Tu peux faire une réponse, ainsi notre discusion se fera un peu plus en public.]
    Il est effectivement bien possible que je le fasse en reprenant les propos que je viens de te tenir et certains des tiens… Mais là je pars faire une balade et je ne vais pas manquer le plaisir de passer par le jardin des Prébendes…
    AB

    JMS : Bonne initiative ! Je comptais te proposer (avec ton accord) de mettre tous nos échanges de points de vue en ligne à la suite de mon article sur carfree.
    A bientôt, peut être sur carfree. JMS

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