Pourquoi faut-il interdire les trottinettes électriques?

Vous l’avez sans doute remarqué, il y a actuellement une multiplication étrange de trottinettes électriques dans nos villes. Cette multiplication des trottinettes n’est pas sans poser question pour l’avenir de l’humanité? Notre destin est-il d’arrêter de marcher et de faire du vélo pour devenir gros sur des trottinettes électriques?

Un collectif de vidéastes a mené l’enquête et en arrive à la conclusion qu’il faut interdire les trottinettes électriques.

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13 commentaires sur “Pourquoi faut-il interdire les trottinettes électriques?

  1. Alfredine

    Prendre une trottinette au lieu d’une voiture c’est déjà un progrès. Ca occupe moins d’espace publique, c’est moins polluant à la construction et à l’usage. C’est moins bruyant. Le bagnolard qui prend sa trottinette est moins dangereux sur une trottinette que dans sa voiture. Le mythe de la bagnole en prend un coup au passage. Bien sur pour la santé, la convivialité c’est mieux la marche ou le vélo.

  2. Franck

     
    Forts sans efforts.
     
     
     
    L’énergie musculaire fait place à la facilité nucléaire.
     
    Avant, nous rechargions nos batteries par le sport,
     
    Désormais nous les déchargeons sans efforts.
     
    Nous nous perdons à laisser les machines tout faire.
     
    L’Homme « augmenté » est de plus en plus diminué,
     
    Avec ces assistances motorisées il est moins exténué.
     
     
     
    Notre modèle s’essouffle et nous perdons notre souffle.
     
    Nous sommes électrisés par ces nouvelles prothèses,
     
    Ainsi les nouveaux sportifs deviennent plus obèses.
     
    Et peu à peu les technologies nous coupent les ailes.
     
     
     
    Les trottinettes et hoverboards sont pilotés par des zombies,
     
    L’immobilité des usagers laisse à penser qu’il n’y a plus de vie.
     
    Leurs regards semblent ailleurs et sont comme impassibles,
     
    Les œillères sont posées, réduisant le champ des possibles.
     
     
     
    Ces nouveaux pacemakers ne font plus battre le cœur,
     
    Et « quand le cœur ça bat plus, c’est pas la peine d’aller »,
     
    Comme le chantait si bien l’ami Léo Ferré.
     
    Nous nous égarons des chemins menant au bonheur,
     
    Affairés que nous sommes à vouloir aller vite.
     
    Honneur à la sueur, avant que nos corps ne s’effritent !
     

  3. jol25

    Au delà de la plaisanterie, je trouve nuisible l’idée de motoriser des moyens de déplacement doux, fonctionnels par eux mêmes. Cela alimente la même passivité issue de l’automobile (passivité physique et bien souvent mentale également). Est-ce réellement un bénéfice par rapport à l’utilisation de la bagnole ? Je ne suis pas convaincu que les usagers soient des automobilistes repentis  (=1 gyropode/1 trotinette en plus -> 1 bagnole en moins ? Je doute)

  4. Matthieu

    La recrudescence de ces modes de transport dits « doux » est d’une absurdité totale : les mecs vont au boulot en trottinette électrique ou en gyropode électrique (pasque bon, pédaler c’est fatigant), et le soir on les retrouve en train de faire du footing pour rester en forme, ou pire, en train de pédaler sur un vélo fixe derrière une vitre, à côté d’autres mecs qui soulèvent des haltères.

    On ne se sert tellement plus de notre corps pour se déplacer ou pour travailler qu’on est obligés de le maintenir en forme de façon artificielle dans des salles de sport. Alors qu’il suffirait de prendre un vélo (non électrique, bien entendu) pour faire d’une pierre deux coups : se rendre au boulot ET entretenir son corps.

    Quant à l’argument massue de dire que ces engins débilectriques sont moins polluant qu’utiliser une voiture, c’est faux : la fabrication des batteries qui alimentent ces machins est une véritable catastrophe écologique, de la conception (matériaux rares, émission énorme de CO2) jusqu’au recyclage (quasiment impossible, donc très polluant).

  5. Pédibuspedibus

    les mecs vont au boulot en trottinette électrique ou en gyropode électrique (pasque bon, pédaler c’est fatigant), et le soir on les retrouve en train de faire du footing pour rester en forme, ou pire, en train de pédaler sur un vélo fixe derrière une vitre, à côté d’autres mecs qui soulèvent des haltères.

     

    après la division internationale du travail…

    … vive la division internationale du transport !

     

    boaaaaaaaaaaaa

  6. Olivier

    Je  partage les avis sur l’absurdité de démocratiser l’assistance ou le moteur électrique sur les modes « doux », mais c’est mais un peu la suite logique de l’argumentaire suivant :

    « – Tu comprends, je prends ma voiture sur 3 km parce qu’il y a une côte/ que j’ai plus de 60 ans/ que je suis pas sportif comme toi »

    Vu que la réponse « –  Si tu faisais du vélo régulièrement, ces problèmes ne se poseraient pas » ne fonctionne pas, ma réponse est plutôt:  » – Avec une assitance électrique, tes arguments ne tiennent pas »

    Si je ne suis pas le seul à suivre cette stratégie, ça expliquerait pourquoi on voit des gens en bonne santé juchés sur des trottinettes électriques…

    Mais passée cette absurdité, je me sens un peu forcé de constater qu’en ville, la trottinette électrique réussit là où le vélo a échoué, au moins sur deux points :

    1) Elle a une chance de rendre « cool » l’idée de ce déplacer en ville autrement qu’en voiture.  Je reste et resterai fidèle au vélo à mollet, mais j’ai l’impression que le vélo a du mal à se remettre d’une longue campagne de diabolisation qui ne laisse personne sans opinion, on est soit pour soit contre, et surtout contre. Tandis que les trottinettes, même si mal accueillies en raison de leur « filiation » avec le vélo en terme de place sur la voirie, ont pour elles la nouveauté qui leur donne l’opportunité de convaincre les indécis.

    2) Elle interpelle les pouvoirs publics mieux que ne l’ont fait les vélos sur la place à prendre à la voiture pour que tout ce beau monde puisse se déplacer sans se gêner.

    Si je me laisse  rêver un peu : peut-être que la trottinette sera l’alliée que le vélo attendait pour lutter contre la place démesurée de la voiture en ville ? Vers une masse critique combinée? Vers plus d’infrastructure cyclable et piétonne dignes de ce nom ?

     

    Il sera toujours temps ensuite de rendre le vélo cool, il aura son heure.

     

  7. Tom34

    La trottinette est sans doute le plus intéressant moyen de petit déplacement urbain depuis la paire de baskets :

    très facile à prendre en main,
    ultra compact en mouvement,
    facilement transportable en inter-modalité,
    prix modeste,
    disponible en version musculaire ou hybride électrique.

    C’est pour moi le meilleur compromis urbain entre le vélo et le roller.

    Au lieu de lutter stérilement contre cette redécouverte de la trottinette et l’avènement sa version hybride, je vous encourage à en accompagner le développement là où elle est particulièrement efficace (petits trajets urbains et inter-modalité). Et ainsi aider à éviter les éventuels abus inhérents à toute nouvelle tendance. Aidons la trottinette à trouver le meilleur chemin dans nos villes !

  8. Ludovic Brenta

    Toute la question est de savoir ce que remplace la trottinette. Personne ne veut la poser: la réponse est assez gênante…

    Si elle remplace une bagnole, alors oui c’est « bien » et « cool ». Mais comme jol25, je pense que c’est un cas rarissime.

    Si elle remplace un vélo électrique, alors c’est encore « bien » et « cool » (moins d’encombrement, moins de poids donc batterie et moteur moins gros), mais nettement moins que pour remplacer une bagnole.

    Si elle remplace un vélo normal, alors l’impact est carrément négatif.

    Si elle remplace la marche, alors l’impact est encore plus négatif.

    Si elle remplace les transports en commun… je ne sais pas. Neutre?

    D’après moi, malheureusement la plupart des trottinettes électriques sont dans ces trois dernières catégories et donc leur impact est le plus souvent négatif.

  9. Prolo

    @Olivier : Pour l’instant, les automobilistes se foutent un peu des trottinettes électriques, et ce sont les piétons et usagers des TC (et cyclistes ?) qui en ont marre d’en avoir en travers de leur chemin. Parfois surmontée d’un conducteur, parfois juste abandonnées. En terme de « masse critique combinée » c’est pas terrible, la trottinette électrique ça a un plutôt l’effet d’un scooter en moins bruyant, moins dangereux, moins puant, mais en contrepartie encore plus laxiste sur le respect des autres et l’attention à l’environnement.

    Le vélo à assistance électrique (avec une silhouette de vélo et un pédalier) c’est un peu différent : ce qu’on voit en premier depuis le pare-brise d’une voiture, c’est un vélo, ensuite on s’aperçoit qu’il est électrique. La silhouette du cycliste et de sa monture électrique, le mouvement des pédales, la position sur la voie, participent directement à la visibilité des vélos en général.

  10. Olivier

    @Prolo : Quand les trottinettes (surtout élec) auront suffisamment embêter les piétons, ces derniers obtiendront qu’elles suivent les règles appliquées au vélo. C’est ce qui me paraît le plus logique et il me semble qu’il est prévu de légiférer à ce sujet, mais je ne sais pas dans quelle direction.

    Si les vélos doivent partager leur place avec les trottinettes, ça ne me dérange pas plus que ça  : ça fera des usagers supplémentaires qui réclameront des aménagements. Et si les trottinettes électriques observent les règles de conduite des vélos, alors c’est un allié pour améliorer la vigilance des quatre roues.

    Mais c’est pas pour tout de suite, je suis d’accord, je me tentais à de la SF optimiste. 🙂

    Je me disais que comme elles sont là et qu’il y a peu de chance qu’elles soient interdites, autant en tirer profit comme on peut.

    Pour l’instant, je vois surtout des piétons voulant devenir les rois du trottoirs, comme les voitures sont devenues les reines du bitume, et cet individualisme m’attriste. Pour la SF pessimiste : finis les piétons, finis les vélos : des trottinettes sur les trottoirs, des voitures sur les routes.

     

     

     

     

  11. ikook

    La trottinette électrique est encore un objet bien de notre siècle:

    – La très très très grande majorité des acheteurs de trottinette électrique l’achètent sur Amazon.
    – Ils achètent principalement la marque Xiaomi (et notamment la M365) parce que…. on l’a trouve à pas cher sur… amazon (entre 3 et 5 fois moins chère qu’une trottinette électrique de bonne qualité).

    Mais voilà… c’est de la camelote. Alors les pneus crèvent assez souvent (Xiaomi fournit même un pneu et un chambre à air d’avance maintenant), surtout dans les villes française où le nettoyage est pas terrible… Et donc? On me dit dans l’oreillette qu’ils appellent les magasins de vélos pour leur réparer leur trottinette chinoise. Mais comme très, très, très peu de magasins vélos osent se faire chier pendant 1 h à monter un pneu de merde de 8 »…. le possesseur de trottinette chinoise acheté à un énorme groupe américain gueule sur le petit magasin français….

    La trottinette électrique est donc très écologique. Elle favorise le commerce international et permet de défouler ses nerfs sur les acteurs locaux qui ne sont pour rien dans les problèmes qualité et de SAV des E-commerçants américains.

  12. dap

    Un petit témoignage :

    J’utilise depuis 1 an 1/2 une trottinette électrique en remplacement d’un vélo pliant (que j’ai du utiliser 4 ans mais moins régulièrement) et en complément de ma voiture, pour la partie ville, donc.

    Je ne peux pas faire le trajet complet en vélo, la route est trop dangereuse.

    Pourquoi, je suis passé du vélo pliant à la trottinette ?

    . Pour moi, c’était difficile de faire 5 km matin et soir sans arriver en sueur au taf et surtout qu’on ne sait jamais comment s’habiller pour ne pas avoir trop chaud ni trop froid.

    . La trottinette est devenue abordable et contrairement à ce qui est dit ci dessus, c’est fiable (j’ai la xiaomi). J’ai pas plus de panne qu’avec mon vélo. Par contre, faut bricoler soit même car il n’y a pas de boutique d’entretien, pour le moment.  Je la prends tous les jours et en faisant 10km de trottinette, j’économise 14 km  de voiture

    Sur ma manière de rouler, je roule à peu prêt à la même vitesse et de la même manière qu’en vélo et ça se passe très bien

    Sur le coté écologique, vu que je la prends plus souvent que le vélo, ça me parait beaucoup mieux que de prendre une voiture d’1 tonne et je ne contribue pas aux bouchons mais c’est subjectif et moins bon que si je prenais le vélo tous les jours.

    dap

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