Le camion aménagé: un bonheur non négociable?

Notre monde tourne autour de la bagnole: travail, loisirs, courses, mobilité du quotidien ou des vacances, seul, en famille ou avec les amis, on y écoute la musique qu’on veut, confortablement installé dans notre petite bulle. On y est tellement bien, et tellement habitué, qu’on oublie en général les conséquences du fait de se déplacer individuellement dans une tonne de métal. A Grenoble et sa cuvette, comme dans toutes les villes où le tout-voiture a régné pendant des décennies, la bagnole reste omniprésente, dans les rues, dans les pratiques et dans les imaginaires, avec son cortège de nuisances. Malgré des efforts pour diminuer la pression automobile, bien rares sont celles et ceux qui envisagent de se passer de bagnole. Ne pas en posséder serait sacrifier une partie de sa liberté, de son bonheur et se vouer à une mise au ban de la société. La mode des camions aménagés, très en vogue parmi les jeunes parents grenoblois, illustre le chemin à parcourir, dans les mentalités et dans les pratiques, pour arriver à une ville, et une vie, sans voiture… Lire la suite…

Ces voitures qui tuent

Ralph Nader, avocat et homme politique américain – il se présenta quatre fois consécutives à l’élection présidentielle américaine, en particulier avec le Parti Vert – a joué un rôle important dans l’histoire de la critique automobile. Il a publié en effet en 1965 un livre intitulé « Unsafe at any speed » (« Dangereuse quelle que soit la vitesse »), un livre qui a fait date dans la défense des consommateurs face aux lobbies industriels de l’automobile. Lire la suite…

Homme libre, toujours tu chériras le vélo

Voici un éloge inconditionnel de la bicyclette paru dans la revue Le Sauvage, n° 3, juin-juillet 1973, et écrit par un amateur inattendu, Serge Moscovici, professeur de psychologie sociale à l’université de Paris VII et directeur à l’école des Hautes Études et, accessoirement, père de l’ancien ministre socialiste Pierre Moscovici.  Lire la suite…

« Ça n’arrive pas tout seul »

L’explication quasi officielle de l’existence de la voiture comme premier moyen de transport aux États-Unis est une extension de l’exceptionnalisme américain: « les Américains ont une histoire d’amour avec l’automobile, » dit-on, c’est tout ce qu’il y a à savoir sur la fabrication et la signification de la mobilité dans la « meilleure de toutes les sociétés possibles. »  Lire la suite…