Sandrine Rousseau, l’écologiste anti-vélo

Tout est parti d’une petite phrase de Sandrine Rousseau, la candidate à la primaire écologiste de 2022, lors d’une émission de télévision en juillet 2021, petite phrase qui a fait du bruit dans le Landerneau écologiste: « L’écologie c’est pas des hommes blancs à vélo dans les villes. » Sous-entendu: Sandrine Rousseau ne veut pas de cette écologie-là…

Quelques temps plus tard, elle a cherché à expliquer sur LCI sa phrase polémique sur le vélo. En essayant de s’expliquer, elle semblait toutefois s’enfoncer un peu plus en déclarant qu’elle est favorable à « une écologie de personnes qui n’ont pas de vélo, qui n’ont pas de capacité non plus à monter sur un vélo autant que de personnes, d’hommes blancs qui prennent le vélo. »

Cette phrase et les explications qui ont suivi semblent particulièrement étonnantes pour une femme politique revendiquée écologiste, membre d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) et candidate à la primaire écologiste de 2022, arrivée deuxième derrière Yannick Jadot.

On pourrait croire qu’il s’agit d’une unique sortie polémique pour faire le buzz, sauf qu’elle a non seulement maintenu sa déclaration initiale, mais elle est allée encore plus loin dans le dénigrement du vélo, associé dans son esprit à un mode de déplacement d’homme blanc et bourgeois.

A longueur d’interviews, on constate en effet que la promotion du vélo en général et des infrastructures cyclables en particulier est pour Sandrine Rousseau une « écologie facile, » une écologie de « ceux qui ont les moyens, » une écologie de « salons bourgeois » du type « prenez votre vélo, » bref une écologie « d’hommes blancs à vélo. »

Au-delà du fait qu’elle « racise » les utilisateurs du vélo, car dans l’esprit de Sandrine Rousseau, il faut forcément être blanc pour faire du vélo, elle sexualise également la pratique vélo, renvoyée à quelque chose de masculin. On n’a pas de statistique ethnique sur la pratique vélo, mais il est vrai qu’il y a moins de femmes que d’hommes à vélo, même si on ne peut pas réduire la pratique vélo à une pratique masculine, malgré ce que semble penser Sandrine Rousseau.

En 2018, le géographe Yves Raibaud réalisait une vaste étude sur Bordeaux et sa métropole et selon lui seuls 38 % des cyclistes étaient des femmes. C’est certes moins que les hommes, mais c’est loin d’être négligeable non plus. Et surtout, il est désormais admis que la clé du développement du vélo pour les femmes est le sentiment de sécurité à vélo, qui s’obtient entre autres en développant des aménagements cyclables sécurisés. Soit autant de choses nécessitant des politiques publiques fortes en matière de vélo et des hommes ou des femmes politiques qui les portent…

Au lieu de débiner le vélo en tant que mode de déplacement d’homme bourgeois et blanc, Sandrine Rousseau serait peut-être plus avisée de faire en sorte que le vélo puisse se pratiquer de manière réellement sécurisée en France, en ville ou à la campagne, pour les hommes ou les femmes, pour les blancs, noirs, arabes ou tous ceux qui n’ont par exemple pas les moyens d’acheter et d’entretenir une voiture ou de payer l’essence…

Le problème, c’est que dans le monde manichéen de Sandrine Rousseau, il semble y avoir les riches blancs à vélo et les pauvres immigrés et femmes en voiture…

Ainsi, quand certains chercheurs comme Vincent Liegey ou David Cayla expliquent lors d’un débat avec Sandrine Rousseau qu’il va falloir apprendre à se passer de la voiture et à privilégier le vélo ou la marche à pied, la réponse éloquente de Sandrine Rousseau est: « Ah moi je ne dis pas ça. »

Pour une « écologiste » comme Sandrine Rousseau en 2022, il ne faut donc pas « apprendre à se passer de voiture » et pas non plus « privilégier le vélo ou la marche à pied… » Peut-être qu’il faut apprendre à se passer de la marche et du vélo et privilégier la voiture?

Pour elle, le vélo est donc un mode de déplacement de « bobo urbain » quand les « vrais gens », sous-entendu ceux qui se lèvent tôt comme disait Sarkozy, prennent la bagnole car « ils n’ont pas le choix. » Et tant pis si son discours est fondamentalement faux, car on sait désormais que plus on est riche, plus on utilise la voiture pour aller travailler. Inversement, les « pauvres » sont ceux qui utilisent le plus la marche à pied et le vélo… soit une réalité qui dit tout le contraire que ce que semble penser Sandrine Rousseau.

Au passage, dans plusieurs de ses déclarations, elle explique « qu’il faut sortir du périphérique » pour prendre en quelque sorte le pouls du pays réel… ce qui semble amusant pour une femme politique qui s’est fait parachutée aux élections législatives… dans la 9e circonscription de Paris. A vrai dire, on se demande si elle est déjà sortie du périphérique, car dans son monde à elle, on a l’impression que les vélos sont seulement à l’intérieur du périphérique parisien…

En outre, dans les différentes interventions de Sandrine Rousseau, il y a à chaque fois l’idée que le vélo n’est pas vraiment une solution, car il y a toujours quelqu’un qui ne peut pas faire de vélo (personne âgée même si on peut faire du vélo à 90 ans, handicapé alors que des solutions existent, femme seule avec des enfants alors qu’on peut vivre sans voiture avec des enfants, personne issue de l’immigration même si on se demande ici pourquoi elle ne pourrait pas faire de vélo, etc.). On voit par-là que Sandrine Rousseau reproduit ici les clichés éculés sur le vélo véhiculés par… les bagnolards!

Et le ridicule ne s’arrête pas là. Sandrine Rousseau semble tellement déconnectée de la question du vélo et ses déclarations à l’emporte-pièce sur le sujet ont tellement choqué les utilisateurs quotidiens du vélo et en particulier les associations locales de promotion du vélo qu’elle a du organiser en urgence une sorte de débat avec des responsables associatifs en août 2021 pour déminer le sujet, soit environ un mois après la fameuse phrase polémique…

Si l’idée d’organiser un débat sur le vélo n’est pas en soi une mauvaise chose, c’est même l’occasion de parler au contraire de la « solution vélo, » il semble quand même éloquent qu’il soit nécessaire en 2021 d’organiser un tel débat, par et pour Sandrine Rousseau, afin d’éclaircir en quelque sorte son positionnement sur le sujet. Elle milite depuis une bonne dizaine d’années à Europe Ecologie Les Verts et la « solution vélo » n’est semble-t-il toujours pas évidente pour elle?

On a envie de dire, si une femme politique provenant d’EELV n’est même pas convaincue de la solution vélo, que fait-elle à cette place et que peut-on attendre des autres politiques? A vrai dire, si on regarde du côté d’un Jean-Luc Mélenchon par exemple, ce n’est guère mieux, on retrouve toujours le même discours bagnolard avec l’idée « que l’on n’a pas le choix, la bagnole est obligatoire et la marche et le vélo ne sont pas des solutions… »

Mais, revenons au débat vélo organisé par et pour Sandrine Rousseau. A vrai dire, on peut légitimement penser que ce débat n’avait pas vocation à « instruire » Sandrine Rousseau, beaucoup trop intelligente et depuis beaucoup trop longtemps dans le milieu écologiste pour cela, mais plutôt à déminer le sujet suite à ses déclarations définitives et choquantes pour beaucoup de cyclistes.

Aussi, si on cherche réellement à comprendre ce qu’il y a derrière le surprenant positionnement de Sandrine Rousseau, au-delà du fait qu’elle n’aime peut-être tout simplement pas le vélo, on peut tenter une explication par le biais d’un prisme féministe. Dans plusieurs de ses déclarations sur le vélo, il y a en effet la question des femmes, et en particulier des femmes seules avec enfants, qui ne pourraient pas selon elle utiliser le vélo.

Il faudrait peut-être qu’elle se rende à Copenhague ou Amsterdam, villes dans lesquelles les femmes pratiquent massivement le vélo et où les enfants sont massivement transportés à vélo-cargo, y compris par des femmes…

Egalement, il a fallu lui expliquer lors du débat que le vélo n’est pas une affaire de personnes, mais de trajets. Autrement dit, cela n’a aucun sens de dire que telle ou telle catégorie de personnes ne peut pas faire de vélo, car il faut s’intéresser à la question des trajets. Chacun peut faire certains trajets à vélo et d’autres pas. Mais, si tout le monde pratiquait au maximum le vélo en fonction des possibilités permises par ses propres trajets, on atteindrait sans mal une part modale du vélo de 30% au lieu de 3%… si une forte volonté politique et budgétaire permettait de développer des infrastructures cyclables sécurisées et de qualité…

Enfin, si elle pense que seuls les transports en commun sont viables pour remplacer la voiture, elle est bien tombée, car sur Carfree, nous pensons justement les alternatives à l’automobile de manière intégrée et complémentaire. Les transports en commun, tout comme la marche ou le vélo, ont un rôle majeur à jouer pour se substituer à l’automobile, mais en tout état de cause les transports en commun seuls ne seront pas une solution viable, sauf peut-être à l’intérieur du périphérique parisien… Et il se trouve en outre que le vélo est une formidable alternative non polluante à la voiture, seul bien sûr, mais encore plus en le mettant dans les transports en commun afin d’accroître encore plus son aire d’influence.

Au lieu de cela, on se retrouve avec toujours les mêmes hommes et femmes politiques dont le seul leitmotiv soit de trouver tous les cas possibles où « on ne peut pas faire de vélo » au lieu de trouver des moyens de favoriser au maximum le vélo pour tout le monde.

Bref, on en revient toujours au même point, il faut que la solution vélo soit portée au plus haut niveau par les hommes et femmes politiques de ce pays… Le problème, c’est que si les femmes et les hommes politiques dits « écologistes » de ce pays pensent eux-mêmes que le vélo n’est pas une solution, comme disait ma grand-mère, on n’a pas le cul sorti des ronces…

15 commentaires sur “Sandrine Rousseau, l’écologiste anti-vélo

  1. MamanVéloCargo

    En tant que maman à vélo cargo, je me rappelle avoir été surprise des déclarations de Sandrine Rousseau que j’appréciais pour son féminisme radical.  Quand je la lis j’ai l’impression de me trouver face aux élus municipaux que je rencontre avec mon asso cycliste… Quel dommage.

    Merci pour vos articles. Celui-là et les autres, c’est toujours un bonheur de lire Carfree.

  2. Bibinato

    Je vais l’inviter à la vélo-école, elle va rencontrer des individus d’un genre très féminin et très originaires de l’autre côté du périph’ ou de bien plus au sud. Elle rencontrera des femmes qui pensent, elles que le vélo est la solution et que leurs parents ont bien eu tort de ne pas leur apprendre plus tôt. C’est tellement rare que les hommes et les femmes politiques connaissent les sujets qu’ils abordent que cette position complètement acrobatique à l’égard du vélo, de la part d’une « écologiste » n’a rien d’étonnant. Toutefois, elle n’a pas tout à fait tort lorsqu’elle décrit le cycliste parisien type, sauf qu’au lieu de proposer des solutions pour que ça change, elle se contente juste de souligner le profil type, et de s’en servir comme énième preuve du suprémacisme mâle. Il y a une sorte de honte, de la part de la classe bourgeoise, à proposer le vélo, ce véhicule de pauvres, aux pauvres ; vous comprenez, il faut les hisser au dessus de leur milieu social en leur promettant la bagnole, comme si elle ne n’était déjà pas assez un objet éminemment désirable pour eux.

  3. pedibus

    la classe politique « montante » – à vélo ou sur les grands chevaux… – n’est décidément pas à la hauteur des enjeux socio-environnementaux et désormais géopolitiques ; la « descendante » a été flinguée récemment par pharaon Kronkrounette II – ripoublicains et socialos – et on ne déplorera pas sa perte, même avec un horizon bien borné (!) en termes d’ambitions politiques chez les autorités exécutives ; merci d’avoir pris la peine de dézinguer une « icone montante », où le temps manquerait pour bien analyser le vide et les trous noirs de son univers programmatique…

    quant au cul des mémés, dans les ronces ou les orties, c’est sûr que la pratique de la bagnole, en croissance fulgurante depuis les dernières phases pandémiques, ça ne va pas arranger les choses… : debout sur les pédales du biclou ou dans les transports publics bondés aux heures d’affluence semble la seule alternative, celle qui a le plus de fondement…

    boaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

  4. marmotte27

    L’art de pervertir la vérité. C’est très politicien ça, et on espérait que ça n’existe pas tant que ça à gauche…

    A croire que les écologistes eux aussi font plus parti du problème que de la solution, et de devenir du coup encore plus cynique sur notre avenir. Nous n’en avons pas, point.

  5. Keuj

    Je ne comprends pas votre façon d’interprêter ses propos et la polémique qui est faite _ pour ma part je le comprends dans le sens inverse de votre article.

    Sa phrase mets surtout en avant que l’écologie ce n’est pas un sujet  qui doit se limiter :

    1 – à la ville

    2 – au vélo

    3 – aux hommes

    Elle souligne que le sujet est plus vaste et implique des modifications de société plus large : (non-)consommation, énergie, modes de déplacement, inclusivité

     

  6. Nico

    Je ne suis pas sur de comprendre ce que vous reprochez à Sandrine Rousseau.

    Vous reprenez même une citation d’elle « une écologie de personnes qui n’ont pas de vélo, qui n’ont pas de capacité non plus à monter sur un vélo autant que de personnes, d’hommes blancs qui prennent le vélo. »

    Elle dit clairement que l’écologie INCLUS le développement du vélo, mais ne se réduit pas à ça.

    Je ne vois pas en quoi le fait de dire que le vélo ne convient pas à tout le monde implique que la solution du vélo doit être abandonnée. Le fait que le vélo ne convient pas à tout le monde est un fait, une réalité. Si le fait de dire quelque chose de vrai revient à militer pour la disparition du moyen, alors, toute discussion intelligente est impossible.

    Je ne vois pas non plus où elle dit que le vélo est exclusivement le fait d’homme blanc. Elle dit que l’écologie ne se réduit pas aux hommes blancs qui font du vélo. Cela n’implique évidemment pas qu’elle considère que tout ceux qui font du vélo sont des hommes blancs.

    Je suis totalement d’accord avec elle: pour travailler dans le secteur de la transition écologique, un grand frein aux progrès nécessaires, c’est le fait que certains sont totalement inconscients que simplement favoriser le vélo n’est pas suffisant, et, de par leur vie de tout les jours, n’ont AUCUNE IDÉE des difficultés des groupes de personnes dont le premier obstacle n’est pas la perte de confort de remplacer la voiture par le vélo (perte de confort due, par exemple, au manque de support pour cette solution, on est d’accord).

  7. TOM

    Nico et Keuj, c’est bien tenter mais Carfree ne se trompe pas sur le sens de ses propos pour qui le vélo c’est un combat de bobos, mâles, blancs. On lui dirait bien qu’elle est l’archétype de la bourgeoise blanche de gôche, mais passons.

  8. Xavier

    Pour moi la réalité est que bien souvent les gens qui se mettent au vélo sont beaucoup de CSP+ avec des vélos elec et le trajet ne fait pas 50 bornes non plus, contrairement à des prolos qui font de l’intérim ou des boulots loin et mal payés tôt le matin ou tard le soir.

    Ce que je comprends dans la critique de Sandrine Rousseau c’est qu’il ne faut pas que le vélo devienne un dogme comme l’est la voiture. C’est ce même dogme qui à mené à l’étalement urbain qui empêche beaucoup de gens de s’imaginer à vélo et donc de développer le vélo.

    Bien-sûr qu’il faut encourager le déplacement à vélo mais autant dans le changement de mentalité que les moyens techniques et commencer par déplorer la réalité comme elle le fait est un bon départ.

  9. Carfree

    Et bien votre « réalité » ressemble en tous points à des préjugés: selon l’enquête nationale transport et déplacements, pour ce qui concerne les déplacements domicile-travail, le vélo est un mode de déplacement absolument pas réservé aux « bourgeois » de Sandrine Rousseau ou aux CSP+ dont vous parlez. Au contraire, il est utilisé de manière assez homogène par l’ensemble des classes sociales, et même un peu plus par les 20% les plus pauvres… soit l’exact contraire de ce que vous dites. En fait, il n’y a pas plus égalitaire que le vélo, un mode de déplacement très peu cher, qui ne consomme pas de carburant ou de frais de stationnement ou qui ne nécessite pas d’abonnement mensuel ou annuel…

    Source: https://twitter.com/PolGM1/status/1389617021713801226

  10. Raph

    J’aimerais vous dire qu’il ne faut pas accorder d’importance à ce personnage misandre mais la réalité devrait nous pousser à alerter le plus grand nombre afin de nous armer contre ces fascistes finalement pas si mal surnommés « Khmers Verts ». EELV n’est qu’une concentration de techno tartuffes dont seules quelques modalités permettent de les distinguer de leurs homologues au pouvoir.

  11. Joffrin

    Ce message pour répondre à Raph, ci-dessus : ‘Khmer vert’, personnellement ça me va, sans complexes et sans scrupules, je revendique l’étiquette (pas vous ? Vous foutez quoi ici alors ?) ; je vais souvent sur le site de Casaux, le partage, où on est ‘borderline’ sans problèmes et réaliste ; ‘Khmer vert’, ça évoque donc ‘DGR’, ‘deep green resistance’, des américains qui inspirent le site ‘le partage’ et qui sont obsédés pas la ‘civilisation’, la ville, le néolithique etc. qui virent néo malthusiens et misanthropes (chacun son truc finalement) ; on est pas loin du vrai Khmer rouge dans un sens ! Ceci dit, je ne vais pas prendre les armes, je n’en ai pas. Je pense aux Basques par ex. : désarmés et (donc) colonisés (vu le prix du m2!) Tu es ‘pauvre’ ? Raus ! Par jeu, j’ai imaginé des partis politiques fictifs, comme le ‘RALB’ (retour à la bougie), ou le ‘PMF’ (parti mugabiste français) ; comme j’adhère au principe ‘soyons réalistes, demandons l’impossible’ (mais pas l’utopie), je milite pour l’abolition du coût social, ce qui est impossible, bien entendu ; plus pragmatique, je fais la promotion de l’inversion des valeurs, la vraie, pas comme chez Libération donc : passer de ‘free to choose but not to sell, except your labour force’ (le capitalisme, en deux mots), à ‘free to sell your product, but not to choose the social cost’ (le post capitalisme, ou quelque chose comme ça). Avec l’idée de la ‘planification écologique’, on est clairement – mais formellement – engagés dans le second principe ; on restera toujours loin du but : ça ne change pas le système sur le fond, qui fonctionne sur la base du premier.  

  12. Raph

    Ce message pour répondre à Joffrin, ci-dessus :

    Il n’est pas nécessaire, il n’est probablement pas réalisable et il n’est certainement pas souhaitable de fonder la limitation des sociétés industrielles sur un système partagé de dogmes écologiques dont il faudrait, dans l’intérêt général, qu’un pouvoir policier impose l’observance.

    — Ivan Illich

  13. Joffrin

    Ce message pour répondre à Raph, ci-dessus :

    « Entre la société capitaliste et la société communiste, se place la période de transformation révolutionnaire de celle-là en celle-ci. À quoi correspond une période de transition politique où l’État ne saurait être autre chose que la dictature révolutionnaire du prolétariat » Karl Marx

  14. mat b

    Ce message pour répondre à Karl et Ivan

    Mais vous êtes fou ? Oh oui !

    Benny B

     

  15. Joffrin

    J’avais oublié l’improbable ‘DAD’ (dictature amish décentralisée). What else ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

vingt − 5 =