Pauvre écolo

Comme son nom l’indique, Stéphane Marcheur est un véritable écologiste. Des convictions, il en a à la pelle, depuis la destruction de la planète qui nous attend au coin de la rue jusqu’à l’effondrement de la vie sur Terre pour l’année prochaine ou presque. Lire la suite…

Pollution du Temps

Bien que le gain de temps constitue la principale justification économique des nouveaux aménagements routiers, l’expansion du réseau routier et l’augmentation du trafic ne semblent pas avoir donné plus de temps libre aux gens. Cela s’explique par le fait que le temps des piétons n’est pas évalué, que les voitures prennent beaucoup de temps de manière trompeuse et que les gens ont tendance à utiliser les gains de temps qu’ils réalisent pour se déplacer davantage. Lire la suite…

Plus rien à foutre

L’autre jour à vélo, je me fais griller salement la priorité par un bagnolard, ce qui m’oblige à piler en plein milieu de la route pour ne pas terminer comme une crêpe. J’étais en train de le maudire sur quatre générations tout en relançant péniblement mon pédalier quand je m’aperçois que la voiture qui suit le bagnolard en question est une voiture de gendarmerie. Lire la suite…

L’Etat de droit a-t-il cessé d’exister en France?

« La question se pose de savoir si la France est encore un Etat de Droit » (1). La personne qui lance cette sentence historique en ce début d’année 2019 est compétente pour le faire; elle est avocate de profession. Depuis quelque temps, en effet, il se passe des choses graves qui désormais font système et qui, par ce fait même, apparaissent lourdes de conséquences pour l’avenir de la démocratie puisqu’aujourd’hui plus que jamais, une oligarchie menace la viabilité même du territoire Français. On est sorti des habituelles magouilles et affaires crapuleuses qui, au siècle passé, défrayaient à leur rythme la chronique politico-affairiste de la 5e République. Lire la suite…

Culture de la voiture et paysage de la soustraction

« Culture de la voiture et paysage de la soustraction » est un texte écrit au milieu des années 1990 par Philip Goff, étudiant de troisième cycle en design urbain à l’Université de l’Oregon (USA). Ce texte effrayant nous rappelle que ce qui appartenait autrefois au public s’est transformé en voies de circulation pour voitures. De concert avec l’industrie automobile, les politiciens obstinés, les urbanistes et architectes modernistes, les ingénieurs de la circulation déshumanisés et les promoteurs démagogues sont reconnus coupables de cette évolution négative. Bon nombre des problèmes les plus urgents de l’humanité peuvent être attribués à la surutilisation de l’automobile et au développement suburbain incontrôlé. Jusqu’à ce que quelque chose dans le comportement humain soit freiné, notre mode de vie décadent continuera à décimer les communautés et les villes, et à précipiter la destruction continue du monde naturel. Lire la suite…

Deux poids, deux mesures

On a souvent dénoncé ici le scandale des aides massives à l’achat de voitures, en particulier en ce qui concerne les voitures électriques largement subventionnées avec de l’argent public. Regardons aujourd’hui la différence de traitement entre les aides publiques à l’achat de voitures électriques et les mêmes aides à l’achat de vélos à assistance électrique. Lire la suite…

AUTO Une saloperie mortelle dans notre tête

Voici les beaux jours revenus, et on va recommencer à s’agglutiner sur l’asphalte, à la queue leu leu, et puis de temps en temps en petits tas fumants, entourés de badauds excités… Oh je vous ferai grâce des statistiques effrayantes, sur le nombre de morts et tout et tout. D’abord parce que je ne les connais pas par cœur, et puis parce que je pense que tous ceux que le problème intéresse en ont déjà une vague idée. Première cause de la mortalité chez les jeunes, plus de morts que les guerres d’Indochine ou d’Algérie (de notre côté, bien sûr, les autres ça ne compte pas dans les statistiques officielles hexagonales, et puis ils n’avaient pas encore d’auto, alors ça ne se compare pas, forcément), enfin bref on connaît tout ça, mais ça n’empêche pas. Lire la suite…

Aberration

Voici la version complète de l’article intitulé « Aberration » tiré de la célèbre Encyclopédie des nuisances (Dictionnaire de la déraison dans les arts, les sciences & les métiers) dont le directeur de la publication était Jaime Semprun. Lire la suite…

Contre la bagnole

Suite à certains évènements contondants entre un camion et moi, et suite à un ras-le-bol ancien et croissant, j’ai décidé de militer franchement contre la bagnole et compagnie. J’ai tâté le terrain, en particulier chez les gens-qui-militent. On m’a dit que je m’attaquais à un gros morceau. D’autres, ça les fait rire. Pourtant, ça intéresse quand même certains, militants ou pas militants. J’aurais été très malheureux d’être le seul écœuré. Lire la suite…

#Tous à l’Élysée. Message d’un écolo aux gilets jaunes

Le mouvement des gilets jaunes s’est initialement mis en branle contre la cherté de l’essence qui, pour un écolo, est, à 1,60, encore sous estimée. Car si l’on devait « internaliser toutes les externalités » (coût et entretien des routes, coûts sanitaires et écologiques) une rapide analyse montre que l’on serait plus probablement entre 4 et 5 euros du litre.  Lire la suite…

Parler plutôt qu’agir: Toulouse, tellement de pistes de cyclables!

Quatrième ville de France, Toulouse a une longue histoire d’idolâtrie de la voiture (85% des trajets motorisés y font moins de 3 km!): en retard sur toutes les tendances nationales (piétonisation, zones partagées, tram), il faut se souvenir que les berges du fleuve Garonne (qui font office de plage l’été) ont failli être transformées en rocade dans les années 80! Lire la suite…

Le Cauchemar climatisé

En 1940, la guerre oblige l’expatrié Henry Miller à regagner les États-Unis. Il part alors à la redécouverte de son pays, qu’il parcourt en un vaste périple. De sa déception est né Le cauchemar climatisé, publié en 1945. Faubourgs industriels, folies hollywoodiennes, Sud qui perd son charme, contaminé par l’esprit technocratique du Nord… Restent quelques phares, des artistes, comme le compositeur Edgar Varèse, dont Miller trace quelques portraits enthousiastes. Lire la suite…