Le Progrès m’a tuer

Le 14 novembre 2015, quelques heures après les attentats de Paris, l’organisateur du Contre-sommet à la COP21, le mensuel La Décroissance, annulait l’évènement. Le journal des objecteurs de croissance présente la suite de cette réflexion dans un ouvrage « Le Progrès m’a tuer », co-édité par L’échappée et Le Pas de côté.

Le dérèglement climatique s’accélère; les glaces fondent; les océans s’acidifient; le niveau des mers monte; la maison brûle… Alors que les rapports sur les ravages environnementaux se font de plus en plus alarmistes, institutions internationales et États appellent à la mobilisation générale pour faire face au défi climatique. Leur plan d’urgence? Accélérer l’innovation technologique pour rendre le développement plus durable. Leur écologie est en fait une opportunité pour conforter le système industriel et intensifier la marchandisation du monde.

En quatre décennies, ce programme a pourtant fait la preuve de son échec. Le développement durable n’a pas eu lieu. Il n’y a pas de croissance verte. L’expansion économique se nourrit d’une quantité sans cesse accrue d’énergie et émet toujours plus de pollution. Nous ne pouvons pas prétendre préserver la nature et l’homme sans nous attaquer à cette dynamique.

C’est pourquoi notre écologie, elle, porte un projet de rupture radicale: elle remet en cause le capitalisme, le déferlement technologique, l’organisation industrielle, l’impératif de croissance, un certain mode de vie et d’être. De sensibilités diverses, mais partageant tous cette perspective, les auteurs réunis ici, grandes voix critiques venant des quatre coins du monde, appellent à rejeter l’idéologie destructrice du Progrès.

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LE PROGRÈS M’A TUER, LE LIVRE
Avec les contributions de Joan Martinez Alier, Julio Anguita, Matthieu Auzanneau, Denis Bayon, Karim Ben Mustapha, Aurélien Bernier, Jean-Michel Besnier, Cédric Biagini, Marie-Josèphe Bonnet, Dominique Bourg, Thierry Brulavoine, Vincent Cheynet, Bruno Clémentin, Angélique Del Rey, François Del Rey, Dany-Robert Dufour, Chems Eddine Chitour, Gustavo Esteva Figueroa, Dario Fernando, Jean-Baptiste Fressoz, Richard Heinberg, Alessandro di Giuseppe, Yvan Gradis, Alain Gras, John Michael Greer, Célia Izoard, Thierry Jaccaud, François Jarrige, Serge Latouche, Bernard Legros, Giulio Marcon, Firoze Manji, Jean-Claude Michéa, Moins, Serge Mongeau, David Murray, Pierre G. Nakoulima, Clarilton C. Ribas, François Roddier, Filka Sekulova, Agnès Sinaï, Joseph Tainter, Mohammed Taleb, Pierre Thiesset.

Disponible en librairie à partir du 24 mai contre 20 euros, vous pouvez d’ores et déjà le commander et le recevoir en renvoyant le fichier ci-joint ci-dessous.
http://www.ladecroissance.net/images/marino-livreLPMAT_HD.pdf

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6 commentaires sur “Le Progrès m’a tuer

  1. PMeBC

    Quel est le but de la faute d’orthographe dans le titre? Je ne le comprends pas.

  2. emmp

    Bonjour,

    La faute d’orthographe est la reprise d’une vieille affaire de meurtre résumée ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_m'a_tuer .  La formule a été réutilisée maintes fois et est pour ainsi dire passée dans la langue commune, un peu comme « à l’insu de mon plein gré », autre fôte inoubliable.

    Voilà, c’était notre séance « maître Capello » ou « nous mourrons moins bêtes ».

  3. Françoise

    Tout a fait d’accord avec le quatrième paragraphe de cet article.

     

  4. MaxH

    J’espère que le « Progrès » dont l’ouvrage fait question y est défini clairement, car ce n’est pas le cas dans l’article à mon avis.

    La Décroissance, on pourrait vous prendre pour des conservateurs (du genre, c’est mieux maintenant, ou c’était mieux avant).

    Signé : un non-conservateur qui pense qu’apprendre à se passer de voiture, pour améliorer la société au sens relationnel et l’environnement, est un progrès.

  5. guillaume

    Je parle sans savoir mais il est très probable que la notion est effectivement explicitée, de la même façon que dans les livres sur la décroissance le premier chapitre explicite qu’on parle de s’opposer à la croissance économique, celle dont on parle tout le temps dans les médias.

    De la même façon ici, le Progrès avec un P majuscule doit être entendu dans son acception la plus courante, c’est à dire toujours plus de technologie, d’énergie, d’objets.

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