Airvore ou la face obscure des transports

Comme pour ce qui concerne la Mafia, l’industrie automobile a aussi ses repentis. Il s’agit en général de personnes qui acceptent de briser l’omertà ou d’une façon plus générale de révéler des informations cachées. Laurent Castaignède, ancien ingénieur du constructeur automobile Renault publie ainsi un livre intitulé « Airvore ou la face obscure des transports – Chronique d’une pollution annoncée. » Lire la suite…

Recettes du stationnement en ville : un business ultra-rentable pour… les sociétés privées

L’argent que les automobilistes dépensent pour se garer finit-il dans les caisses des communes ? Dans la plupart des cas, non. Sur le million de places de stationnement réglementées que compte la France, plus de la moitié sont gérées par des entreprises privées, le plus souvent au détriment des finances publiques. Il arrive même que les villes payent pour que les entreprises privées puissent s’enrichir en toute quiétude, voire même augmentent les tarifs de stationnement pour les habitants dans le but de se renflouer. C’est ce que révèle l’ouvrage Services publics délégués au privé : à qui profite le deal ? , d’Isabelle Jarjaille, publié ce mardi 27 mars par les éditions Yves Michel, et dont Basta publie ici un extrait. Lire la suite…

De la cyclo-lecture

Pour rendre plus accessibles les traces, les récits et les débats de nos devanciers, les Vélocio, Carlo Bourlet, Capitaine Perrache, Pierre Giffard, Abel Ballif, et autres pionniers du vélo… Voici des textes dont le format html permet d’être lus avec un appareil de lecture glissé dans une poche ou une sacoche. Lire la suite…

Bicyclopolis

Nous venons de recevoir directement des Etats-Unis un exemplaire de Bicyclopolis, la dernière bande-dessinée de Ken Avidor. Cette BD est actuellement uniquement en anglais, nous lançons donc un appel à des traducteurs et éditeurs pour publier en français cette fantastique BD. Lire la suite…

Misère de l’espace moderne (Le Corbusier au pilori)

Il est enfin admis ouvertement que Le Corbusier était un fasciste bon teint. On tolère ses mensonges et sa mégalomanie. On sourit en le voyant mépriser ses (riches) clients. Un observateur impartial découvrira vite qu’il n’a rien inventé, gommant les auteurs dont il s’est attribué les idées. La seule réelle compétence de Le Corbusier fut la promotion de son image publique au détriment de la qualité de son œuvre construite – catastrophique. Mais de tout cela on ne tire aucune conséquence, la plupart des critiques refusant de voir le monde cauchemardesque qu’il voulait édifier. Ce qui n’aurait aucune importance si Le Corbusier n’était devenu le modèle pour les architectes de l’après-guerre qui ont couvert la France de barres et tours en béton. Et si, aujourd’hui, ses théories ne faisaient les affaires des bureaucrates de Chine et de Russie. Lire la suite…

La 628-E8 d’Octave Mirbeau

La 628-E8 est un récit d’Octave Mirbeau paru chez Fasquelle en novembre 1907. Objet littéraire non identifié, ce récit de 416 pages est dédié au constructeur de l’automobile de Mirbeau, l’Angevin Fernand Charron. Sa voiture Charron C.G.V. de 1902 est justement immatriculée « 628-E8 ». Lire la suite…

OR NOIR La grande histoire du pétrole

Matthieu Auzanneau est l’auteur du blog « Oil Man, chroniques du début de la fin du pétrole, », publié par Le Monde depuis 2010. Journaliste spécialiste des questions à la croisée de l’économie et de l’écologie (Le Monde, Arte, « Envoyé Spécial », Terra Eco, etc.), il est en charge de la prospective au sein du Shift Project, groupe de réflexion sur la transition énergétique. Son ouvrage majeur de 882 pages intitulé « Or Noir – La grande histoire du pétrole » a été publié en version poche. Lire la suite…

De quoi Total est-elle la somme ?

« Total » : c’est ainsi qu’ils ont choisi de la nommer, comme dans un mauvais film tout en hyperboles. Active dans plus de 130 pays, cette société s’affaire à exploiter, traiter et distribuer des produits issus du pétrole, tout en oeuvrant dans le gaz, l’énergie solaire, la production électrique et l’industrie chimique. Le capital dont dispose cette firme traduit le fait d’une histoire chargée, couverte par l’état du droit ou par la complicité des États. Ce capital est le fruit d’actions tentaculaires sur un plan politique et économique, allant de la participation à des cartels internationaux capables de jouer sur les prix à l’accaparement de ressources dans le contexte néocolonial africain, en passant par la délocalisation d’actifs dans des États complaisants, par l’externalisation des coûts de production sous une forme massivement polluante et par la collaboration avec des partenaires pratiquant le travail forcé. Lire la suite…

Aux origines de la décroissance

En juillet 2014, le journal La Décroissance publiait un dossier spécial intitulé « Géants d’hier, néant d’aujourd’hui. » En une, ce titre était illustré par des portraits de Simone Weil, Léon Tolstoï et George Orwell, opposés à ceux de Luc Ferry, Jacques Attali et Caroline Fourest. Les pensées de vingt-huit auteurs majeurs pour le mouvement d’idées auquel appartient le journal étaient présentées dans un cahier central stimulant qui invitait à (re)découvrir leurs œuvres et à s’y plonger. Ce numéro a fait date, à tel point qu’il s’est vite retrouvé épuisé. Quelque temps après, afin de donner une pérennité à ces textes forts appréciés, les éditions québécoises Écosociété ont sollicité La Décroissance pour les republier sous la forme d’un livre. L’échappée et Le Pas de côté, complices et déjà co-éditeurs de deux titres construits autour du journal, Vivre la simplicité volontaire et Le Progrès m’a tuer, se sont joints au projet… Lire la suite…

Je suis cycliste et je vous emmerde !

Ce livre de Tristan Blanchard est un petit guide destiné à l’usager du vélo pour le sensibiliser au bordel urbain dans lequel il s’est fourré. Quel est ce monstre sanguinaire qui cherche à m’écraser contre le trottoir ? Quel est cet individu inconscient, surgissant de nulle part pour me barrer le passage ? Qui sont tous ces ­énergumènes qui me pourrissent la vie alors que je me rends tranquillement à mon travail sur mon vélo ? Des gens, tout ­simplement. Des citadins qui agissent comme à leur habitude, sans réfléchir et en mettant le bazar partout où ils passent. Car entre l’agressivité des automobilistes et l’inconscience des ­piétons, sans oublier la bêtise des autres cyclistes, le trajet ­quotidien à travers la capitale a vite fait de se changer en ­véritable parcours du combattant. Lire la suite…

Zen ou l’art de pédaler

«Voyager est une expérience très subjective, une conspiration entre perception, imagination et contrainte physique.» Par ces mots, Claude Marthaler révèle son engagement total dans cet art de vivre qu’il a fait sien. Pédaler et jouir de cette euphorie qui le porte et le transporte, qui lui fait enchaîner envolées déraisonnables et calembours hallucinés. Lire la suite…

Lisez Ellul ! Lisez Charbonneau !

Voici une introduction de Jean Bernard-Maugiron aux deux fondateurs de la critique radicale des technologies, Jacques Ellul et Bernard Charbonneau. Ce texte est également lisible sur le site de la Grande mue, consacré à Bernard Charbonneau et en version papier (voir conditions ci-dessous). Lire la suite…

La mutation du paysage formidablement illustrée par Jörg Müller

Certaines images valent mieux que de grands discours! L’artiste Jörg Müller* a fait ce choix pour représenter l’impact du développement urbain sur le paysage. Il a publié en 1973 et 1976 deux livres intitulés « La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d’un paysage » et « La pelle mécanique ou la mutation d’une ville. » Jörg Müller dont le style s’inspire du courant du photo-réalisme, utilise uniquement son talent de dessinateur pour questionner l’évolution de nos sociétés contemporaines, sans être moraliste ou fabulateur. Ses illustrations présentent avec conscience et réalisme comment l’aménagement du territoire et l’urbanisme ont profondément et irrémédiablement modifié le paysage. Lire la suite…

Bloquer les raffineries, c’est bon pour nos droits, c’est bon pour le climat

Les entrailles de la Terre contiennent suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon pour déclencher le chaos climatique. Prendre au sérieux le réchauffement climatique implique de laisser dans le sol la majorité des réserves d’énergies fossiles connues. Pour survivre, nous sommes donc condamnés à apprendre à vivre sans brûler des énergies fossiles dangereusement surabondantes. Lire la suite…